jeudi 4 septembre 2014

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Le site complet compte à ce jour 145 articles : il est à votre disposition. Toutes les pages sont issues de mes recherches personnelles et universitaires. Les emprunts à des auteurs sont signalées et il n'y a aucun élément qui tombe sous le coup de la protection des données des lois européennes sans compter que je respecte avant tout la tradition de libertés et de démocratie de la république française. En tant que citoyen français je me conforme à la législation française. Toutes les photos publiées l'ont été avec l'accord des personnes à la date de leurs publications. Ces pages ainsi que tous les documents produits sont assujettis à Copyright et droits d'auteur. Il n'y a aucune raison commerciale, ni déclarée ni cachée, pour la construction de ce blog.  Vous pouvez aussi aller sur le moteur de recherche à droite de votre écran sur cette page. Vous pouvez rechercher tout ce qui vous intéresse, du dessin à la peinture, à l'archéologie, à l'architecture, à la poésie, à la sculpture, aux pages magazines, pour votre stricte curiosité ou culture personnelle, et pour toute autre action ne débordant pas le cadre strict de la consultation. Pour les universitaires qui voudraient produire certains de ces travaux, me contacter sur la partie "blogger" en bas de page, en me laissant votre adresse courriel de messagerie. Pour clarifier mes compétences professionnelles, voici le panorama de mes formations. Lycée technique, mécanique, où j'ai appris le dessin industriel que j'ai par la suite appliqué au dessin d'architecture de relevés archéologiques appris à l'université de Poitiers. Formation militaire BMP1 (engagé trois ans dans les Commandos Troupes de Marine - 22° RIMA puis 1° BPCS - Importante formation à la topographie si utile pour mes recherches archéologiques) - Formation d'Infirmier du Secteur Psychiatrique en 28 mois, IDE par Réforme Hospitalière -  Nombreux travaux et nombreuses formations avec des maîtres de la peinture (lithographie, gravure, peinture,...) et de la littérature contemporaine. Doctorat Lettres et Arts  (mention Très Honorable avec Félicitations), Histoire de l'Art et Archéologie, Université de Provence Centre d'Aix à partir d'autres formations de ce cycle à l'Université de Tours (2 ans - Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance), de l'Université de Poitiers (2 ans - Centre d'Etudes Supérieures de Civilisation Médiévale), et deux ans de formation en lettres à l'université de Nice, et stages divers - Diplôme Inter-Universitaire de la Faculté de Médecine de Lille, "La Santé Mentale dans la Communauté" en lien avec l'OMS/CCOMS. Sur Google "Les budgets aidants..".http://www.ccomssantementalelillefrance.org/sites/ccoms.org/files/Memoire-Peynaud.pdf. J'exerce au C.H.Cannes en tant que coordinateur/responsable des Ateliers Thérapeutiques-Psychothérapie Institutionnelle du Pôle Santé Mentale en Intra Hospitalier)

 Pour voir des liens avec de nombreux articles sur les 145 que compte ce blog, veuillez vous reporter en bas de page. Merci.

              APRES LES ANNEES 2011-20122012-2013, 2013-2014
voici les séances de nus 
2014-2015
ces séances de dessin et de recherche sur le dessin de nu 
à l'ABAC le lundi soir
dont vous êtes de nombreux fidèles lecteurs :
à ce jour plus de 6000 à travers le monde
si j'en crois mes statistiques.

LA PAGE NUS 2014/2015

EST TROP LOURDE
ALORS POUR LA SUITE DE LA REDACTION A PARTIR DU 23 MARS 2015  RENDEZ VOUS
SUR LA PAGE
NUS 2015
mois de mars 2015
http://coureur2.blogspot.fr/2015/03/nus-2015-nackt-2015-nude-2015-2015-2015.html






Bonjour à toutes et bonjour à tous
Cette page que je n'avais pas encore enregistrée vient d'être "endommagée", je me vois contraint de la refaire.
Eh oui il y a souvent des attaques sur ce blog et certains articles sont très visés. 
C'est à la fois la rançon du succès et la preuve que votre travail intéresse beaucoup, mais ça nous le savions déjà.


J'avais commencé cette page en rendant hommage à ceux qui nous ont soutenu dans les périodes difficiles :
 Pierre Marchetti, Danielle Bénitsa-Chaminant et son mari Claude Chaminant 
ont été de généreux soutiens et amis
Il a aussi fallu compter sur le soutien sans défaillance du Conseil d'Administration de l'ABAC que je remercie ici.
                                                     
De très jeunes artistes nous ont accompagné certaines années : Amanda Beal venue de Floride à Cannes et qui est retournée au USA, Lucile Boudier Dupuy qui était venue se perfectionner pour compléter une formation au concours d'entrée dans une grande école d'art parisienne où elle doit être maintenant en seconde année.



Tous ceux qui ont participé à ces ateliers nous ont laissé de très beaux souvenirs. Certains sont encore là et ce sont toujours des amis. 
Je dois aussi rendre hommage aux modèles qui nous font un formidable travail, car ils participent grandement à la réussite des séances et sans eux, tout comme sans la secrétaire salariée de l'ABAC, Mademoiselle Patricia Mella qui gère nos modèles sur avis donnés par le groupe, il n'y aurait pas de séance de modèle vivant. On m'a parfois demandé de présenter en photo les modèles nus. Certains auraient accepté, mais je n'y tiens pas car nous nous devons aux respects des mentalités de tous les pays du monde qui viennent sur ces pages, de pays où on a n'a pas la même culture du corps qu'en France. Car le travail sur le corps nu, à l'égal pour le danseur du travail à la barre à danser ou des gammes pour le musicien, est très lié à l'histoire de l'art occidental depuis les Grecs (Kouros et Korées). Parfois je livre une photo autorisée par le modèle mais qui n'en dévoile pas plus, tout au plus, que lorsqu'on est à la plage. Ce blog est public. Le but n'est pas le voyeurisme mais le travail. Ce principe que j'ai créé doit permettre un retour sur les travaux de la soirée pour travailler individuellement lorsqu'on est revenu à la maison ou dans son atelier. Ce principe permet de se faire connaître aussi. Margaret Laird vient de terminer une exposition en Ecosse et ce sont les nus réalisés dans ces séances qui ont fait la joie des collectionneurs du nord de l'Europe. (j'attends certains clichés de Margaret Laird pour vous présenter cette exposition).
Michel Phelippeau commence aussi certaines avancées en publiant aux USA.
On me parle avec éloges de Vincent Alliot dans certaines galeries, et par la même occasion des autres du groupe qui suscitent une réelle curiosité.
D'une façon générale je ne connais pas tous les profils extérieurs des artistes et des chercheurs qui fréquentent cet atelier mais je n'ai à ce jour que des avis positifs de toutes les productions et souvent élogieuses comme cette réflexion que je viens d'avoir d'un galeriste, après un autre : "vous avez le haut du panier" (sic). Aussi nous allons essayer de projeter une exposition en fin d'année, si la Mairie de Cannes nous y autorise en nous aménageant un créneau à l'espace Miramar.
.
Voilà chacun a sa part de succès et lorsqu'on veut découvrir un artiste sur son temps réel de travail on vient sur ces pages. Cela commence à entrer dans les mœurs. Aussi est-il important que ces pages aient une certaine tenue morale, artistique et scientifique car ceux qui habitent loin et à l'étranger, de l'Europe dans son ensemble, à la Chine et à l'Asie par extension, à la Russie au Canada, à l'Amérique du Nord et du Sud, aux pays du Moyen Orient et d'Afrique du Nord et du Centre et plus bas, et même en Australie sans oublier Madagascar, la Réunion et le les îles de toutes les mers dont la Nouvelle Calédonie et les Antilles, lisent aussi ces pages pour pouvoir profiter des recherches de la soirée.


Pour s'intégrer dans ce groupe de travail il n'est pas utile d'être un dessinateur expérimenté. Le groupe est ouvert à tous les artistes débutants ou plus confirmés qui veulent s'inscrire dans une dynamique et un esprit de recherche à partir du modèle vivant. Il n'y a pas de cour à proprement parler. Il y a les échanges entre les participants et ce retour sur le blog qui permet à chacun d'évoluer selon son propre langage et de bénéficier de la recherche des autres chercheurs pour avancer, pour diversifier son travail ou pour se perfectionner. Chacun est libre mais le résultat en fin d'année est là. Tout le monde a progressé sans se conformer à une idée reçue du "beau dessin de nu" : c'est nous qui créons notre beauté, la beauté.





Ce soir
29 septembre 2014 
1° séance de l'année 2014-2015

avec comme modèle,
la divine poétesse gothique

Mélisandre

Et je vous assure que sa poésie est très belle et très originale dans un contexte littéraire où la littérature dite "gothique" n'est finalement pas tellement représentée à ce niveau là.
voir sur ce blog :
"Art et Spiritualité contemporaine"
http://coureur2.blogspot.com/2013/06/lart-et-la-spiritualite-contemporaine.html

Commençons la présentation des productions de la soirée avec
les œuvres de deux nouvelles arrivantes dans le groupe

Joëlle AMERIO

qui nous présente ce soir de très sensibles sépias/pastels qui démontrent

une pratique déjà bien affirmée de la discipline.

avec déjà des recherches de détails qui annoncent  de belles implications.

Soyons patients pour voir où ce beaux travail va nous conduire. Patience et attente sont également les deux qualités dont il nous faudra user avec les productions de notre seconde nouvelle
dessinatrice de la soirée, que nous connaissons déjà mais qui n'avait fait que des passages épisodiques
dans l'atelier.

Claire Palué


a déjà une solide formations artistique. Elle reprend ce soir le dessin de modèle vivant
et elle nous livre déjà de très beaux dessins au trait très fins et très expressifs
sans approcher le détail. De mon point de vue ça va être très excitant d'attendre pour voir comment vont évaluer ces toutes premières grandes qualités déjà en place.

Michel F.

était bien là avec nous mais son travail de ce soir ne semblant pas lui convenir il ne m'a pas laissé photographier son travail. A lundi prochain Michel.

A lundi prochain également pour 
Stéphane
qui lui non plus n'était pas content de son travail et qui ne présente donc rien ce coir.

Personnellement,
Claude Peynaud
je ne suis pas spécialement satisfait de mon dessin. j'ai fait du dégrossissage - du nu aux multiples de portraits en macros croissants -  pour essayer de trouver des nouvelles voies. je vous présente tout de même
ce travail pour que vous puissiez mieux apprécier ce qui précède et

ce qui suit.

en renouant avec toute la finesse et la rigueur de la construction du dessin de

REMI
Rémi est quelqu'un qui charpente énormément ses dessins avec d'aller aux détails de l'écriture et de la forme. Aussi, sur des temps de poses d'un quart d'heure comme ce soir, il était très intéressant d'évaluer son art dès ses premières mises en place.
Et, l'équilibre des productions de ce soir se reconstitue entre les dessins de Joëlle Amério et de Claire Pallué. 

alors que de son côté

Margaret LAIRD
propose de nouvelles bifurcations avec des dessins au trait d'aquarelle, complétant la gamme avec les dessins pastels/sépia de Joëlle Amério
Toujours ce travail très élégant, nacré, si caractéristique de
Margaret LAIRD
jusqu'aux vibrations de la lumière


Voilà c'est sur cette belle et dernière oeuvre de cette soirée que je vous quitte et que je vous dis 

à lundi prochain avec comme modèle la très belle 
Véronique. 



A lundi.
Désolé pour les deux dernières séances - je n'ai pas pu être présent mais les séances ont eu lieu et je remercie vivement Stéphane pour m'avoir remplacé à l'accueil des
dessinateurs.
LUNDI 20 octobre 2014
notre modèle
c'est la très appréciée
LOUISE
l'un de nos modèles presque parfait
Eh non ce n'est pas Louise !
c'est?????
c'est....?

VINCENT ALLIOT
qui nous accueille avec son plus beau sourire
 pour nous présenter
son premier dessin de l'année
et son second
ces dessins sont : petit et très petit...ça démarre fort Vincent !

Nous voici en piste avec le dynamisme jamais pris en faute
de
Vincent Alliot
qui accueille ce soir de nouveaux dessinateurs
que je vous présente dès maintenant.
Le groupe progresse en nombre mais ce nombre est aussi porteur de
qualité. L'idée d'une exposition du groupe en fin d'année (mai ou juin 2015) à MIRAMAR, se profile plus fermement et enthousiasme les artistes.
L'atelier sera-t-il un jour trop petit qu'il faudra solliciter la Mairie de Cannes
pour nous héberger sur un autre site, dans une autre structure ?
Nous n'en sommes encore pas là mais prévenons tout de même les personnes intéressées que si l'atelier continue comme actuellement à attirer des chercheurs de haut niveau, même des dessinateurs débutants qui veulent se lancer dans l'aventure de la recherche, que nous essaierons ensemble de trouver des solutions pour effectuer nos travaux dans les meilleurs conditions possibles.

Alexandre Luccini-Montiel
est un ancien élève des Beaux-Arts
qui décide d'entreprendre des recherches dans notre groupe.
Nous l'accueillons avec enthousiasme vu l'originalité fermement exposée
dès ses premiers dessins que voici.
On distingue mal sur ce cliché deux petits détails : les lèvres et le médaillon sont rouges.
Alexandre me demande mes premières impressions. Je lui réponds que je suis très intéressé par ce type d'écriture plastique qui ne fait intervenir que des espaces de variations autour d'un trait initial très fermement posé (je lui parle des esquisses pédagogiques de Paul Klee) sur une structure anatomique parfaitement maîtrisée tant dans les volumes que dans les proportions. En plus ces deux points rouges sont avec de simples coups de traits qui définissent autant la courbe d'un œil fermé que le mouvement d'un collier d'où pend un médaillon, des outils de structures simples anatomique, du cou et de la naissance du volume du torse.
Il y a là un principe d'écriture qui va nous entraîner vers des voies qui n'étaient pas encore représentées dans le groupe. Et j'en appelle à témoin Joëlle Amerio tout autant séduite que moi par ce nouveau regard sur le nu; toutefois à la rencontre des dessins de ce soir de Vincent Alliot : La magie de l'atelier ?
quand le talent est là : attardez-vous un instant sur ces courbes à la base du dessin : c'est aussi l'art et l'écriture de Scanavino. 
Donc un nouveau dessinateur à suivre et avec beaucoup d'intérêt, d'autant plus qu'il est très jeune.
Peut-être prochainement acceptera t-il d'être photographié : il vaut véritablement la peine d'être reconnu.

Ensuite, que ce voies rencontrent celles du Surréalisme de Giorgio de Chirico n'est pas un souci. Un artiste jeune, même inconsciemment, est héritier d'une certaine culture et que celle-ci trouve des voies de "réexpressions" est plutôt porteur d'évolutions très prometteuses.

Tout autant nous allons suivre avec beaucoup d'intérêt
HERVE
qui arrive ce soir dans l'atelier pour reprendre le dessin de nus après plus de vingt ans d'interruption.
Hervé est un professionnel qui ne veut pas encore dévoiler son nom car ses œuvres sont cotées en galeries, de la Bretagne à Paris à la Côte d'Azur.
A mon avis une pudeur bien inutile car le talent de cet artiste ressort inévitablement, brillant, dès le premier dessin
Nous souhaitons donc la bienvenue à Hervé qui nous présente ses autres dessins de la soirée

où la nervosité du trait apparaît déjà comme une écriture caractéristique d'un style soit déjà en place soit en préparation et qui peut nous ramener, mais sans assimilation, à des formes de recherches de TIM. En tout cas un trait beau travail sur la traduction des volumes par des réseaux alternés fins et forts, très efficaces. 

Recherches que je veux faire suivre directement de celles de

REMI
qui trinque ce soir au verre que Michel.F. vient de lui verser. En effet, comme j'ai traversé plusieurs des merveilleuses provinces françaises je me suis arrêté pour acheter des produits aux producteurs, dont cette bouteille de vin qui a fait le régal des dessinateurs. La France et ses provinces c'est fabuleux et ça n'existe nulle part ailleurs avec une telle diversité et une telle richesse. Tellement fabuleux que sur 1000 kilomètres, moins ou plus, on peut avoir l'impression de visiter 10 pays différents si on évite les autoroutes.
Et puis c'est aussi une façon pour moi de trinquer en mémoire d'Alexander Kalder, ou à Cucchi White, deux grands artistes américains installés sur notre sol qui avaient adopté le vin français en toutes occasions.
Alors qu'on a l'habitude de voir Rémi travailler par étape de temps de construction pour un second temps de mise en volumes et un troisième temps d'accès aux détail méticuleusement traités, nous voyons ce soir Rémi travailler très rapidement réclamant même des poses courtes de 5 minutes
.
Le résultat est surprenant : même dans les poses courtes Rémi compose à partir d'une structuration très solide, sur une charpente qu'il affirme spontanément, si je peux m'exprimer ainsi.

Je pense qu'il peut être parfois difficile de bien identifier les dessins entre les productions d'Hervé et de Rémi, sur une petite photo de blog. J'ai donc intentionnellement présenté ces deux production de la soirée pour que chacun puisse à la maison travailler sur ces identifications de langages différents. J'ajoute que le regard sur le travail d'Alexandre Luccini-Montiel apporte encore à la richesse de ces lectures, par les réseaux de base dont il entoure son second dessin présenté plus haut.

Eh oui plus on monte en gamme et plus les analyses doivent se resserrer. Ce n'est pas pour autant que si on rompt avec ces vocabulaires que le travail redescend en qualité de recherches ou simplement en qualité artistique, comme nous l'avons déjà vu avec le travail de Vincent Alliot.

Alors créons une rupture avec le travail de la soirée de

JOËLLE AMERIO
qui nous présente des pastels d'une sensualité complice des ombres et des lumières
magnifiquement distribuée entre sanguine et fusain/mine de plomb
superbe dessin dont elle risque de nouvelles déclinaisons sur une pose courte
très beau travail de recherche de mise en confrontation du temps, de l'espace et de l'écriture.
Joëlle Amerio
 a produit ce soir d'autres dessins mais je préfère vous montrer cette seule petite palette de recherche en deux pages que de vous noyer dans d'autres axes que cette artiste a exploré ce soir. Evidemment nous aurons inévitablement l'occasion de reprendre sur ces axes de recherche que je ne vous présente pas ce soir.

Allons maintenant faire un tour du côté de

STEPHANE
que je ne peux que surprendre
car il ne veut pas encore présenter son travail : seulement cette photo de lui en train de dessiner.
Peut-être la semaine prochaine ?

DAMIEN
accepte ce dessin mais j'ai du mal, en rédigeant cette page à vous présenter ce dessin en ayant la certitude qu'il soit de Damien qui nous avait habitué à des recherches plus calligraphiques.
J'ai tendance à situer ce travail très lumineux comme une épure entre les travaux d'Hugo, de Rémi et Joëlle. La mis en profondeur est impeccable,
 les volumes sont parfaits avec très peu de moyens d'écriture. Les traits incisifs superposés à des traits plus lourds fonctionnent en ombres et lumières que des hachures discrètes viennent parfois compléter en demi-tons. La tête un peu petite ajoute un note expressive très élégante et confirme la valeur du travail du dessinateur.
Lundi prochain je me ferai préciser l'attribution de ce dessin que je vous présenterai de toute façon.

BRIGITTE
qui accepte la seule présentation de ce seul dessin
Les volumes commencent à se mettre fermement en place ainsi que la mise en profondeur de la pose.
La discussion porte sur le pied très disproportionné. Effectivement. Personnellement je suis de ceux qui pensent que ce type "d'erreur" peut être générateur d'un autre regard et offre là une ouverte vers les prochaines approches de Brigitte dont le travail a subi un axe d'évolution très inattendu depuis les derniers dessins de 2013/2014. En revanche l'élégance très féminine qui a toujours marqué ses dessins, demeure fort heureusement intacte.
On a hâte d'en voir plus : nous avons toute l'année pour ça.

Comme fort heureusement moi aussi
Claude Peynaud
j'ai toute l'année pour évoluer.
Toutefois avec la reprise des séances j'essaie de jeter les bases d'une recherche en décomposant en deux planches la planche unique que j'avais pris l'habitude de travailler.
Ceci me permet d'isole, de poser, des petites bases de langages, comme beaucoup de dessinateurs du groupe, entre traits forts et traits fins, voire incisifs.
Puis, ces vocabulaires mis en place sur des tentatives de scénographies, je reprend le principe sur une autre planche que j'épure
 Voilà, c'est peu, ce n'est pas grand chose, mais je parviens ainsi à une expression
pergaméenne, ou quasi antique, des dessins composés comme le furent les figures de certains tableaux dits "classiques" du XIX° siècle, d'Ingres à Géricault.

et pour faire repartir l'esprit de la recherche, quel meilleur prétexte puis-je trouver que celui de présenter maintenant les dessins de la soirée de

MICHEL.F.

Voilà c'est fini pour ce soir...on range l'atelier et Paula toujours très gentiment nous aides avant de nettoyer la salle.


A lundi prochain avec un modèle masculin dont je vous ménage la surprise.

LA PAGE 2014-2015 
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Philippe
est ce soir notre modèle
Lundi 27 octobre 2014
et nous avons encore un nouveau dessinateur

Jean-Louis Valéra
qui travaille les arts plastiques depuis à peu près 40 ans. 
Ses dessins témoignent effectivement d'une certaine maîtrise même si de son propre aveux cette séance de ce soir est un reprise de contact avec le dessin de nus qu'il avait délaissé
depuis de nombreuses années


Le premier dessin proposé par Jean-Louis Valeria est un dos en pleine page exploitant l'aspect massif du modèle, conférant à ce dessin une réelle force et un naturel obtenu par des moyens simples et efficaces. Ces moyens épousent ici les blancs entre les courbes et dans ce second dessin, ci-dessous, 

 Jean-Louis Valéria  exploite les traits répétés, nerveux, d'une grande force d'expression.
Ce langage peut évoluer et bien sûr ces grandes plages blanches qui apparaissent comme des abstractions domptées entre des réseaux qui épousent tantôt les courbes des formes du modèle ou se répartissent en planches quasi orthogonales toutefois rendues au mouvement du corps, sont une originalité de son travail pour saisir et rendre le naturel de la pose.
Encore un travail qui s'inscrit d'entrée dans de puissantes capacités d'évolutions et de recherches.
Le groupe est donc heureux d'accueillir Jean-Louis Valéria qui fait partie de ces artistes qui s'inscrivent à l'ABAC pour participer seulement à ce groupe de recherches de l'atelier de modèles vivants du lundi soir.

Comme le travail de Jean-Louis Valéria nous entraîne d'entrée dans des
répertoires "tirés au traits" entre expressions linéaires et courbes en dehors des normes de fonctionnement des réseaux, je veux vous présenter dès maintenant le seul dessin que

DAMIEN
m'autorise ce soir à vous présenter ce dessin en lavis
Je vous parlais de ces alternances des réseaux organisés des traits et des réserves en planches blanches.
Damien
fait d'un seul coups évoluer son travail en recherches de calligraphies sur des expressions qui cousinent avec le travail en trompe l'oeil. Il construit son volume du torse par des aplats qui se répètent en bandes verticales qui, sortant de l'ombre, gagnent peu à peu la lumière - jusqu'au blanc de la page - et retournent dans l'ombre aux hasard des accidents du corps du modèle.
Travail "vertical" qui se dissout à l'occasion du bras vers des traits forts et fins qui, d'un seul geste, marquent et soulignent le raccourci sur le membre supérieur pour finir par une expression très épurée de la tête qui se dissout dans le blanc de la page.
C'est véritablement un très beau travail que nous n'avions encore jamais dans cet atelier, à la fois de recherche artistique et de réflexion, exprimé jusqu'à la parfait maîtrise surtout dans cette relation par le bras entre le corps et la tête.

Ce travail, ces travaux de Jean-Louis à Damien 
peuvent se situer sur une voie à laquelle

Michel Phelippeau
donne encore une nouvelle orientation à la maîtrise de dessinateur et d'artiste qui travaille la recherche dans notre groupe dès sa création. Michel Phelippeau est une figure et une des emblèmes de cet atelier de nu. De dessin en dessin, d'année en année, il fait partie de ceux qui prouvent que le dessin sur modèle vivant est une véritable école de la recherche fondamentale.

Je commence la présentation du travail de Michel Phelippeau par ce nu, toujours dans ces encadrés qui redéfinissent l'espace des blancs, des valeurs, et qui nous amènent progressivement vers les approches en noirs et blancs qui constituent l'approche du dessin et de la forme chez Michel Phelippeau. Vous avez l'impression que j'exprime ici un "lieu commun" en dessin, que je radote. Eh bien c'est faux. Si Michel Phelippeau exploite comme tous les dessinateurs les valeurs pour traduire un dessin, Michel Phelippeau exploite ces valeurs pour approcher le dessin,  ce qui est bien différent et ce qui nous donne ces formes qui naissent progressivement du blanc "intérieur" de la page. Ainsi c'est un jeu gigogne qui s'installe au fur et à mesure que Michel Phelippeau fait monter à notre connaissance la forme qu'il extrait du blanc de la page en réduisant sa blancheur, dont par le biais de l'encadrement qui réduit "La page blanche"  puis par le signe qui devient sens, comme un écrivain au fur et à mesure que les signes s'installent pour créer un texte, de l'ombre et à la lumière et c'est quand l'ombre naît que la lumière du dessin jaillit, que la connaissance, parviennent jusqu'à nous.
dans ses divers phases
Clair obscur me direz-vous ? Ce n'est pas de la peinture, c'est du dessin.

Bien différent est le travail  d'
HERVE
qui définit la forme pour ensuite en extraire toutes les variations sensibles en lumières et en volumes.
Le signes sont inventifs, complices des sens - avec ce jeu double sur ce mot - et le dessin brutal du départ s'assouplit en d'infinies nuances.
Qu'un corps en perspective cavalière bascule tout en haut dans l'angle de la profondeur de la page ou qu'une tête ponctue à la manière d'un point une masse plastique, l'ensemble est vibrant, vivant. 
Voilà encore une autre voie pour créer de la beauté.

Autre caractère qui marque l'atelier de ce soir, c'est la rencontre des écritures, qui s'était toutefois déjà produite la séance dernière. Mais qui ici est conséquente en matière de création et de 
"flexibilités" des bifurcations.


Nous entrons ici dans une autre phase de l'atelier.

Je commence avec

REMI
dont nous avions pris l'habitude des dessins très structurés par des charpentes de mise en place.
Rémi dessine ce soir au stylo bille et son dessin ne comporte aucun effacé. Toutes les écritures qui ont élaboré la figure restent donc en place.
Peu à peu Rémi se libère de ses structures de formation pour entrer dans une véritable  recherche personnalisée, et bien que nous retrouvons des formes d'écritures déjà évoquées




nous assistons plus à une recherche d'efficacité du rapport du dessin à la page qu'à un travail uniquement fondé sur le dessin lui-même.

 Paradoxalement, en se libérant des structures de construction le dessin gagne en force,
en puissance
et en naturel 

Vincent Alliot
serait-il l'antithèse de tout celà ?
Avec lui on passe du portrait au changement de profil pour un buste.
Gisela Pankow écrivait "Le fragment pour le tout" dans L'homme et sa psychose
Peut-on avancer que Vincent Alliot réduit ce soir la psychose ?

Suivez les dessins


pour gagner le buste
puis de corps
et corps presqu'entier
dans un festival de couleurs
EN FACE
froissé chiffons
Autre dessinateur qui va vers de nouveaux sentiers, vers de nouveaux regards

Joëlle Amerio
qui nous propose ce soir un dessin rehaussé de vert par lequel les traductions blanches du dessin confinent à certaines carnations des tenants du Fauvisme. Néanmoins ces carnations en reflets ou ombres vertes ne vont pas jusqu'à l'agressivité du dessin. Non. Cela reste dans une douce harmonie entre les valeurs et les formes rondes. J'aime beaucoup ce travail avec des ombres parfois redistribuées en dehors de la figure proprement dite, qui redonnent de l'éclat à certains volumes. Nous avions déjà analysé ces phénomènes l'année dernière et je les avais largement développés autour des dessins à l'aquarelle de Margaret Laird.

Puis
Joelle Amério
revient à ses dessins au pastel qui
en échos l'un de l'autre offrent une progression dans la page qui m'intéresse beaucoup pour travailler la composition. Pas à dire le dessin est impeccable, les ombres aussi.
Bien que ceci n'empêche nullement les bifurcations de reprendre leurs droits.
Je remarque particulièrement les membres inférieurs avec quelques traits remarquablement efficaces par des couleurs différenciées qui jouent un peu ce rôle entre traits forts et traits fins dans un rapport classique des valeurs d'un dessin à la mine de plomb.

Si j'en arrive à

BRIGITTE
je remarque encore des approches de toutes les techniques plus haut évoquées. Tout se met en place progressivement et ceci est très net dans le dessin de la main repliée et son bras qui sont déjà de beaux morceaux avec une mise en place du raccourci allongé qui arrive à une certaine maîtrise de cette difficulté sur une diagonale rabaissée vers le milieu de la page à la coupure des jambes. La face vue en perspective cavalière arrière est également joliment saisie.
Tout avance dans les dessins de Brigitte.

Pour 

MICHEL.F
la question est un peu différente. 
Quoiqu'on en pense, ce travail très affirmé est un travail très exigeant. Il ne peut pas évoluer comme un autre dessin : il pratique par ébauches saisies en atelier et travail repris à la couleur à la maison.
En saisissant l'opportunité de l'ombre de mon bras sur le dessin lorsque je le photographie, je crois que nous pouvons avoir une approche assez réaliste des mutations qui se forment autour d'un croquis de base qui saisit un des aspects de la pose, qui le sélectionne.
Voire des fragments qui de toute façon recomposent la page et le dessin dans son ensemble.
J'aime beaucoup l'exploitation de cette diagonale, de cette composition en croix de Saint-André à partir d'un corps mis en perspective avec beaucoup de naturel et ces fragments de jambes repliées qui forment un "tiers".

J'en arrive à moi

Claude Peynaud
J'essaie de progresser lentement, certes, vers des mises en place de la page par les lumières mais de façon mnémonique dont le principe est bien sûr mis en échec par le dernier dessin puisque le dernier temps de présence est un terme. Je ne retouche rien à la maison.
Donc, quand une pose est terminée, je continue à dessiner dessus tout en élaborant la suivante face au modèle.
J'essaie, sinon de faire bifurquer, au moins de faire pivoter la pose :j'en fais un nu masculin qui pivote dans un poudrier

 partant du simple fonctionnement des concaves et des convexes dans une composition. Ce n'est jamais qu'une bifurcation de la leçon de Raphaël à l'Ecole d'Athènes.




Avant de vous quitter, j'aimerais rendre un hommage à l'un de nos modèles.

Mélisandre
qui est un poète de grand talent, dans un genre particulier de la poésie gothique, et qui fut ce samedi 25 octobre 2014
l'invitée d'honneur d'une soirée culturelle organisée par la Mairie de La Roquette-sur-Siagne
qui avait fait appel aux Mots d'Azur pour la composer.
Beaucoup de poètes de haut niveau participaient à cette soirée. Ils furent remarquablement entourés par les musiques de deux artistes du conservatoire de Cannes



Béatrice Guiffray et Emeline Chatelin

Voir le reportage complet de cette soirée sur la page
2° partie - Rencontres Méditéranénnes de la poésie - Mots d'Azur 2014-2015
http://coureur2.blogspot.fr/2014/09/rencontres-mediterranneennes-2-partie.html
(si le lien ne fonctionne pas en cliquant dessus, faire un copié/collé et le placer sur la barre d'adresse. Ou alors chercher la page par le moteur de recherche du blog)


_____________________________________

Pour ceux et celles qui souhaitent se tenir
au courant de la vie de l'association des Beaux Arts de Cannes
je vous donne rendez-vous sur la page
ABAC 2014-2015
http://coureur2.blogspot.fr/2014/09/abac-20142015-une-association-des-beaux.html
(si le lien ne fonctionne pas en cliquant dessus, faire un copié/collé et le placer sur la barre d'adresse. Ou alors chercher la page par le moteur de recherche du blog)
où vous trouverez le Compte Rendu du dernier Conseil d'Administration de
l'ABAC du 28 octobre 2014
__________( rédigé)_____________ et suite...

LUNDI 3 NOVEMBRE
notre modèle c'est
LOUISE
un des modèles préférés du groupe
mais pas de photo de Louise.
Je commence ce soir avec quelqu'un qui attend avec impatience
le commentaire de la soirée. Je suis un peu en retard, j'ai eu des contre-temps.

Bonsoir

Joëlle Amério
qui souhaite ce soir ne montrer que ce très bel essai au pastel.
C'est un technique qu'elle aborde.
La semaine dernière elle nous avait présenté des fins d'écritures de volumes tout à fait réussies et intéressantes d'un point de vue de l'écriture plastique.
Aujourd'hui elle nous montre une approche des volumes et surtout l'intervention de cette zone en "trait large" qui souligne la phase convexe de la courbe. A la fois le volume est souligné et à la fois il est intégré dans la page blanche. Ce n'est pas une technique de renvoie en dehors du dessin des couleurs du sujet, c'est une autre approche des saisies sur la page blanche pour cerner le mouvement, pour donner une approche soulignée du mouvement, de  l'enchainement des volumes, et tout à la fois étendre le dessin dans l'espace. J'aime beaucoup ces dissolutions du haut du corps dans la lumière qui cesse de saisir les couleurs, alors que le bas du dessin rejoint d'autres dissolutions : celle des écritures.
Une sorte de bipolarité des techniques utilisées par Joëlle Amério et effectivement un seul dessin suffit ce soir pour toute une leçon sur des approches d'une nouvelle technique que Joëlle Amério cherche à maitriser. C'est plutôt très prometteur ! On a hâte de voir la suite...
A suivre...

Pour sa seconde expérience consécutive dans le groupe nous suivons les progrès ou les nouvelles expériences de

Jean-Louis Valéra
de face ci-dessous en compagnie de Michel.F. et de Michel Phelippeau

Jean-Louis Valéra
aborde le dessin de nu de façon très différente de la semaine dernière : il cherche l'impact de l'écriture
Ce sont des traits noirs, uniformes, discontinuent qui se chevauchent puis se libèrent les un des autres, ou s'isolent pour cerner une forme retravaillée en volumes au crayon sépia. Crayon rouge/brun qui, à son tour, peut devenir le trait du cerne de la forme. Ainsi les lumières alternent de façon simple, rapide et extrêmement efficace pour des complémentarités d'écritures alternées "minimales".
Ce sont des "coups de poing".

Elisabeth JOSEPH
est de retour parmis nous.
Elle nous propose pour sa "rentrée" de nouveaux volumes tout à fait intéressants, sculpturaux, synthétiques, très denses et à la fois très esthétiques où le mobilier s'intègre absolument au dessin du nu sans aucune variation de méthode.


Est-ce un nouveau départ de ces recherches multidirectionnelles auxquelles
Elisabeth Joseph
avait véritablement commencé à nous habituer dès la moitié de l'année dernière ?
Encore des aventures qui nous conduisent à regarder vers celles de

STEPHANE
qui ne travaille ce soir que sur la deuxième heure.


Ce dessin est le seule que j'ai pu voir ce soir de Stéphane et je l'ai phptogtaphié 
"à la sauvage" mais Stéphane ne s'est pas opposé à ce que je produise sur cette page.
Ce dessin m'intéresse beaucoup car il me donne l'impression de "n'être" qu'un lumière posée sur
un corps abandonné, en ricochets.
 Delacroix donne de ces travauction des corps féminins "abandonnés dans" ou "par" la lumière, mais rien d'oriental dans ce nu...plutôt une réelle présence du visage hâtivemetn saisi et pourtant "parlant" :.un dessin entre guillemets pour une seconde heure.



toujours dans ce style très particlier "impressionniste" qui, après avoir défini la scuplture de l'oeuvre, la renvoie dans d'infinies variations de vibrations de lumières.

C'est aussi un peu  la recherche d'
HERVE
sur la séance de ce soir
qui laisse plus de place au blanc qu'il ne le fait d'habitude et qui, contrairement à Elisabeth Joseph ouvre un nouveau registre d'écriture pour traiter différemment le mobilier et le corps.
 avec des détails qui à eux seuls sont des répertoires
de premières lettres de son alphabet exploré en densités ou en dissolutions.
Et si vous remontez dans le dessin, la tête "explose la méthode" en un "naturalisme" saisissant de poésie dans sa lumière.

Rejoignant ces recherches

REMI
nous surprend encore ce soir
travail posé sur une feuille légèrement colorée et froissée ou gaufrée, les vibrations de lumières sont intégrées au support alors que la structure, la charpent coutumière aux dessins de Rémi
s'intègrent plus résolument au dessin de première facture avec
seulement quelques temps forts qui rejoignent aussi, en carrefour des écritures, le travail de ce soir, sur un mode toutefois différent, de Jean-Louis Valéra.
Ces temps faibles, dissolus dans le blanc de la page, ébauchés, fonctionnement eux aussi en dialogue avec la page blanche et donnent tout compte fait une autre traduction en structure des approches de Rémi.

Structures
que recherche à la passion
Alexandre Luccini-Montiel
Alexandre Luccini-Montiel qui ne veut toutefois ce soir ne rpésenter que ce seul grand dessin
qui ramène la couleur dans l'expression des dessins de ce soir.
C'est avecla complicité d'Alexandre que je vous montre en avant plan le matériel de dessin
sur le même cliché que celui du dessin. Je trouve ce contraste très représentatif de ces voies de sensibilités des très jeune artistes culturellement imprégiés du Surréalisme, comme de précédents dessin d'Alexandre nous l'a déjà montré, mais aussi des rencontres des héritages Hip-Hop et Pop-Art. Héritages ne veut pas dire "prison", "redite" ou "esclavage", certes non lorsqu'on s'attarde, entre autre, au magnifique travail de la tête de ce dessin qui montre que ce jeune dessinateur a déjà toutes ses porpres capacités d'mancipation et de création. Cette couleur qui fait exploser le dos est encore un axe de recherche ayquel Alexandre Luccini-Montiel commence à nous familiariser.

Héritage des mouvements et des matériaux et des couleurs
que
Mararet LAIRD

fait exploser : la palette avant l'oeuvre





Deux alternatives, deux positions artistiques différentes à partir des mêmes procédés de dessin à l'aquarelle, sortis de la palette comme le dessin sortait des flacons d'Alexandre.
Je dois dire que ce travail m'impressionne un peu car sous des apparences de dissolution, d'intégration du fond à la forme, le dessin est en fait, comme je l'ai analysé à la séance précédente par les dessins de Michel Phelippeau, un tout de la page blanche qui se colore pour donner naissance, à des dégrés différents de présence, au thème, à la figuration, au nu, au modèle vivant. 
Si le jeu du langage est propre ici à exprimer une naissance, je crois qu'ici il n'est jamais aussi véritable dans la couleur.
Il y a quelque chose de la position antique du peintre de vases dans cette position de l'artiste face au modèle. Qu'aurait été le dessin de nu d'un artiste de l'antiquité grecque, peintre de vases, s'il avait connu le papier canson et l'aquarelle ? Eh !
Le retour à l'atelier de Margaret Laird est toujours un évènement.

Un autre évènement est la présence toujours très captivante de

Michel PHELIPPEAU 
Même en l'absence du modèle il continue à dessiner...
...présence et absence...


Une authentique maîtrise de la page

Cette maîtrise de la page que je
Claude PEYNAUD
questionne moi aussi inlassablement
Ce soir, et pourtant je n'avais pas vu le travail d'Elisabeth Joseph ni de Rémi, ni de Joëlle,
ni des autres, je travaille sur l'axe central du modèle pour le redistribuer dans la page
tout en explorant les salissures de la gomme pour atteindre d'autres écritures qui me permettent de travailler des densités différentes là où d'autre déssinateurs travaillent en variations des traits ou de tons, que je n'exclue toutefois pas. J'arrive ainsi, par d'autres moyens, à canaliser la lumière pour une expression intense de la tête, véritable noeud du dessin sur la colonne vertébrale de l'axe central de la jambe en avant du nu debout et de face qui perd de sa présence , tout en maintenant la structure centrale de la compostion, face à la montée progressive tournante du nu assis à gauche vers le nu de profil debout à droite qui est la présence du dessin.
Le jeu des regards présent ou oblitérés complète ce montage. Je vais dans le second montage n'explorer que les regards oblitérés traduits par leur projection commune.

Dans la deuxième heure, j'épure donc cette recherche des progressions, que j'avais commencée toutefois depuis un certain temps, en ricochets.
J'utilise ici le concept de PROJECTION que j'inscris sur ma page pour bien le garder en présence
(la semaine dernière j'avais travaillé sur la mémoire)
Je "pique" l'idée initiale de réduction de la page à Michel Phelippeau.
Je la centralise en montage perspectif de la fenêtre albertienne pour en donner l'image d'un écran regardé par deux personnages de trois quart dos puis de dos.
En réalité je vous décris le montage à l'inverse de l'ordre de sa construcion car ce sont bien sûr les poses et ma position dans l'atelier - pur hasard - qui ont "projeté" l'idée de la construction mise en perspective projective de regards qu'on ne voit pas.
J'ai fait un petit schéma en bas de la page pour montrer comment cela fonctionne en deux modes.
Le premier mode : les personnages regardent simplement la même image projetée sur un écran. C'est le mode simple de la construction pyramidale dans la perspective albertienne.
Le second mode : utilise la rotation de la position lascive sur la chaise recouverte d'une couverture, pour transmettre les regards en écho sur une courbe qui part du modèle de droite vers le modèle de gauche pour se terminer sur l'image projetée sur l'écran.
Voilà deux modes de fonctionnements pour une même composition, et en trois si je récupére la composition du premier dessin de la première heure pour faire sur la séance de deux heures une seule et même étude en deux compositions complémentaires.

PROJECTION
C'est avec ce concept que je vais ce soir terminer ce compte rendu de la séance du 3 novembre 2014,
avec ces dessins de
MICHEL.F.
que j'aime beaucoup mais qui me surprennent aussi beaucoup maintenant que mon oeil s'est fait aux
saisies de leurs variations
Michel.F. 
est de la veine de ces dessinateurs qui imposent d'abord un style et ensuite qui nous antraînent à régarder leur style évoluer vers des traductions de plus en plus riches de moment, d'instants singuliers.
Certains dessinateurs de BD ou du Pop Art nous ont déjà pas mal entraînés dans ces voies, Michel.F. propose la sienne et c'est véritablement passionnant de la voir évoluer.


A lundi 10 novembre 2014
notre modèle est la tant désirée
CAROLYNE
ci dessous en compagnie de
Margaret Laird et de Joëlle Amério
Pour cette séance de 2h30 il nous fallait un excellent modèle avec une capacité de tenir
la pose unique sur toute la durée de la séance : et là on peut dire que nous avons été comblés.
Comblés aussi par la présence du modèle et par ses expressions qui ont ce soir grandement servi les dessinateurs, et je vous présente d'entrée
ce très grand dessin d'
Elisabeth JOSEPH
qui a surpris tout le monde tant l'expression, la finesse et la mélancolie de
carolyne
sont criants de vérité : le réalisme en art passe parfois par des phases romantiques à souhait et des écritures inattendues
mais qu'Elisabeth Jospeh travaille toutefois dans cet atelier depuis sa création en 2011, et sait nous imposer par la magie de son art pourtant tellement atypique !
Ce soir sera la soirée des découvertes de dessins et d'oeuvres atypiques avec une nouvelle dessinatrice CRYSS qui, d'entrée, va imposer une nouvelle écriture : mais nous n'en sommes pas là. Jetons d'abord un coup d'oeil à l'atelier, à Elisabeth Joseph qui se dessine entre l'épaule de Rémi et son carton à dessin posé sur le chevalet en support du travail qu'elle est en train d'exécuter. Et, à gauche, le demi profil de Margaret Laird qui elle aussi va nous surprendre

REMI
est caché, pas pour longtemps car le voici nous
présentant son projet d'affichage des dessins du groupe pour notre projet d'exposition à la fin du printemps 2015
ce qui nous vaut aussi l'occasion de découvrir deux superbes portraits qu'il a réalisé chez lui et qu'il à signé R.B. Rémi ne pas encore autorisé à publier son nom de famille, donc on se contentera, comme nous l'avons fait jusqu'à présent, de son prénom. Bien sûr je le regette un peu quand on a dans le groupe un artiste et un chercheur de cette trempe

Il s'agit de plaques à aspect métallisé, qu'on découpe au format du dessin ou qu'on fait déborder pour faire un encadrement argenté, sur lesquelles on colle le dessin sans utiliser la technique lourde du marouflage sous ses dizaines de kilogs de pression sur 24 heures.
Le groupe semble assez convaincu d'autant plus que ce que nous propose Rémi est assez peu honéreux. Donc, moyens ou pas moyens, l'exposition sera abordable par tous les artistes du groupe.
Le choix de plusieurs salles de Cannes ou d'ailleurs, est évoqué car le groupe souhaite une exposition sur 15 jours à trois semaines.
L'académie libre de nus du lundi soir rapporte beaucoup d'argent à l'ABAC par les inscriptions des artistes dont la plupart ne cotisent que pour cette seule et unique participation au sein de l'ABAC (130 € annuels et 5 € par séance). Ce qui veut dire que l'ABAC qui n'a aucun frais sur cet atelier et beaucoup de bénéfices pourrait tout de même nous approvisionner en sopalin pour nettoyer les chevalets, comme cela a été décidé au dernier CA du 28 octobre, disponible sur la page ABAC 2014/2105 de ce blog.
Pour les excédents de séances - il faut huit dessinateurs à 5 € chacun pour couvrir les frais du modèle - puisque nous somme généralement 10 à 11 dessinateurs par séance sur les 17 inscrits (les obligations des uns et des autres font que nous ne sommes pas tous présents de façon régulière) sur les séances, seront, d'un commun accord, utilisés pour participer aux frais de l'exposition de printemps qui sera réservée aux seuls dessinateurs de ce groupe qui auront participé de façon conséquente aux séances. Le groupe souhaite que cette exposition se fasse sur Cannes. Si cela était trop difficile les communes périphériques pourraient être sollicitées, mais ce ne serait en rien une action visant les capacités culturelles de la ville qui sont vivement appréciées puisqu'elles permettent à des groupes comme celui-ci de pouvoir s'épanouir et travailler en recherches et en liens, dans de bonnes conditions et dans le respect de toutes et de tous. La secrétaire salariée de l'ABAC me demande une liste des personnes inscrites. Cette demande surprend le groupe car tous nos travaux ainsi que nos participants sont régulièrement publiés sur ce blog. Nos travaux ont toute la transparence qui puisse être souhaitée. Je vais tout de même fournir cette liste car nous aimons beaucoup Patricia.
Voici pour les liens et les nouvelles du jour.
Reprenons alors avec le dessin que 
REMI
a composé ce soir.
Et regardez, il ne doit en rien à ceux réalisés hors atelier : c'est stupéfiant cette proximité de ces dessins avec ceux des artistes de la Renaissance du Nord de l'Europe, des pays germaniques
Vous vous rendez-compte, présenter à Cannes une exposition d'artistes et de chercheurs cannois de cette qualité !
L'Ecole de Cannes 
est en route..et les autres dessinateurs, chaucun en conservant son langage, ne cédent en rien sur le terrain de la qualité de la recherche et de l'invention

Alors, pour "casser les baraques"
Je vous présente le travail de notre nouvelle
venue dans le groupe
CRYSS
La voilà, à gauche, son carnet de croquis à la main, aux côtés de Joëlle Amério et de Sunniva
et voici ce qu'elle nous sort
Pa delà les difficultés qu'il y a à photographier ses dessins, on est tout de suite saisi par l'audace, la nervosité et la virtuosité qui nous ramènent à Giacometti. Mais cette illustre référence cède immédiatement sa place à des ouvertures tout à fait personnelles comme cette supserpostion droite des dessins qui créent le volume dans l'espace profond de la page sans perspective : un seul trait de ligne de sol  jeté comme un souligné de signature ou le fil d'un funambule, et un léger encadré de la tête définissent la "boîte spatiale" dans laquelle s'inscrit cette construction sans concession, en désiquiblire et cependant très solidement ancrée sur la page colorée. C'est solide comme le diamant. On pense bien sûr aussi au travail de Michel Phelippeau, voire de Vincent Alliot, mais c'est tout de même très différent. De toute façon d'entrée, nous raccrochons à l'esprit de recherches du groupe avec un nouvelle écriture qui enrichit encore la variété et la diversité de ces recherches.


C'est parti
CRYSS
Encore une belle aventure à vivre !

Comme je 
Claude PEYNAUD
veux user de contraste avant de vous faire aborder les peintures, et que je veux rompre avec les approches classiques du dessin de nus, je vous propose maintenant, précisément, ma recherche "classique" de ce soir
du passage du dessin saisi en séance à celui de la narration, de la peinture narrative, d'histoire et à thème par la simple insertion d'élément mobilier annexe à la pose mais strictement sur le temps de pose; comme je l'ai déjà pas mal abordé par mes dessins précédents, de cette année à ceux des autres années.


La perspective albertienne se définit comme ce qui est vu à travers une fenêtre.
En créant un thème des chevaliers et d'un carosse qui régagnent le château - mythe aussi de la conquête de la Jérusalem Céleste - je donne à une pose 
que je ne voyais pendant 2h30 que de trois quart dos, tout l'élan d'un regard qui franchit l'espace d'une pièce fermée pour se perdre en rêverie(s) dans les évènements de la campagne hors les murs, vus par la fenêtre ouverte.
Ais-je composé une peinture ? Non, car pour composer une peinture il faut traiter l'espace de la page blanche qui m'a servi à composer cette scène. Donc si j'avais à traiter totalement le support du dessin pour en faire une peinture il faudrait que je traite aussi l'espace de la pièce, alors qu'ici le simple tracé d'une fenêtre et d'un évènement à travers la fenêtre suffit à créer l'espace intérieur absent. 
j'ai essayé de pousser l'espérience en ébauchant les traits d'un lit pour tester la mécanique plus en profondeur, mais ayant été tenu en échec, je doix faire le constat que cette démarche est véritablement un principe de construction irréductible qui ne souffre aucune fioriture, aucun ajout. Comment alors en tant que peintre utiliser ce principe de mécanique interne à la consruction de l'image ?

Puis-je répondre, même partiellement, par le travail que je vous présente maintenant ci dessous ?

J'utilise donc ce montage pour vous présenter maintenant quelque chose qui me tient à coeur et que tous les pleinairistes connaissent très bien : l'oeuvre plantée dans son espace de création.

Michel PHELIPPEAU
Peinture, huille sur toile
(Michel Phelippeau pratique la peinture de plein-air)
La question posée à une peinture réalisée à partir d'un modèle physiquement présent, personnage ou paysage, c'est son environnement immédiat qui influe sur la réalisation de l'oeuvre bien au delà des limites de la toile. C'est ce principe dont on a tant ri que Malévitch explore dans le Suprématisme et que Goethe avait énoncé cent ans plus tôt.
Si je reduis la toile à ses limites
je la perçois tout à fait différement car je la reçois avec l'environnement peint par l'artiste et non plus avec avec l'environnement ajouté qui a été le sien au moment de création.

Est-il utile d'en dire plus ?

Je ne le crois pas...je pense plutôt que l'aventure est exactement ouverte à chacun et pour ceux qui ne comprennent pas la peinture difurative contemporaine et qui se réfugient encore dans des abstractions passéistes, sans rejeter la part créative qui peut enccore exister sur l'abstraction et la part de peinture non figurative de Pierre Marchetti est là pour en témoigner, et bien je suis de ceux qui sont persuadés que ces peintres n'ont encore rien compris à leur art
Une peinture c'est une peinture ce ne sera jamais ni une pomme, ni une pipe, et comme Magritte
je veux simplement dire
"Ceci n'est pas une pipe"
Mais ceci peut être encore autre chose


et avec 

Margaret LAIRD
nous pouvons reprendre la voie de la perception immédiate de l'image du tableau
depuis des essais de peintures à l'huile qu'on peut utiliser en peinture à l'eau
pour des essais où les gris du dessin peuvent se combiner en jeux gigones, repoussés en arrière plan du sujet pour des avant plans compositeurs de carnations : le sujet est alors projeté dans un espace central où il se contruit dans ces alternatives colorées
le sujet se construit alors différemment sur la toile peinte et la peinture
"psychologique" 
envahit la toile, élégante, minimale et à l'immédiat de l'expression du modèle
le blanc de la toile est là, omniprésent, la solution que je cherchais dans mon dessin.
Ainsi l'atelier construit ses propres solutions et les artistes transcrivent cet esprit.

Vous ne me croyez pas ?

Alors regardez le travail de ce soir de

Joëlle AMERIO
qui commence elle aussi, ce soir à explorer le blanc de la page avec des camïeux
d'aquarelles qui imitent les lavis et les tracés au crayon pour un personnage qui regarde 
aux lumières de la salle.
Une fois cet essai très épuré mis en place

Joëlle Amério
 se lance dans une compositon de page à personnages qui tournent sans changer de place, le défi des peintres de la Renaissance qui ont porté la difficulté jusqu'à quatre personnages mis en relation directe sur la même toile
tant et si bien qu'on ne sait plus d'où elle a dessiné, comment elle a inventé ce qu'elle n'a jamais vu de coir, au paroxysme des expériences cubistes...
Joëlle Amério n'a jamais bougé de sa place et le nu n'a jamais pris une autre pose !
Je crois que c'est exactement ça 
"Comprendre la peinture"
cet enchaînement des toutes ces expériences de ce soir
qui se poursuivent mais il est maintenant tout de même temps de prendre un temps de repos, de calme après ces montées créscendo,
 avec les infinies variations vibratoires du dessin de

DAMIEN
qui n'en finit pas, à chaque séance, d'inventer des langages, ses langages :
pas un dessin d'une séance à l'autre, explore les mêmes solutions, ne sarrête sur les mêmes propostions d'inventions.
c'est étonnant et en plus c'est beau !

ce qui était trompe l'oeil devient naturalisme
ce qui était naturalisme devient peinture et gravure, eau-forrte et tempéra...
Le blanc même de la feuille devient un élément de peinture, plus que de dessin,
aux frontières des écritures qui, on s'en souvient, étaient parties de recherches sur la calligraphie !

Cet atelier de nus du lundi soir est ainsi composé de
dessinateurs
qui se retouvent tous à un moment ou à un autre sur des voies communes de recherches
Damien
en est encore ce soir la vibrante illustration alors qu'on aurait pu le croire isolé du groupe.
Eh non !

Et que dire alors de notre artiste le plus insaisissable de tous , tellement singulier,
MICHEL.F.

RIEN
car il ne me donne rien ce soir à photographier

RIEN
également pour 

STEPHANE
qui lui passe carrément incognito mais qui donne une explication
...
Il se cherche !

Alors, avec toute l'amitié dont il sait que nous l'entourons, pour l'aider à se trouver dans cette nuit profonde
nous lui offrons ce soir cette gravure 
d'Antonio-Luiz Piza"
de 1979, "Source nocturnequi était vendue chez
Jacques Matarasso à Nice
avant que ce graveur ne devienne sinon le plus célèbre mais au moins une des plus grandes références mondiales de la
gravure contemporaine,
 tout ce que nous souhaitons à Stéphane dans la pratique artistique qui est la sienne


17  novembre
Fanny ayant eu un empêchement, j'ai téléphoné à 
Isabelle
notre super antillaise que nos aimons tous avec beaucoup de tendresse tant elle apporte sa bonne humeur dans toutes ses poses que c'est un véritable rayon de soleil des Antilles qui pose ce soir pour nous, avec le chapeau de son fils !
c'est dire si nous l'aimons notre Isabelle toujours prête à nous rendre service, et sans détour, même Damien a enfin
accepté de poser pour la photo pour Isabelle, c'est tout dire,  avec à leurs côtés Michel F., qui ne ne me donnera encore ce soir aucun dessin à photographier, Joëlle Amério et Marie Christine Besset qui rejoint le groupe .
Nous avions eu le plaisir de recevoir 
Marie-Christine Besset 
l'année dernière sur seulement une séance. Cette année elle souhaite s'investir d'avantage mais nous ne la reverrons toutefois que dans quinze jours, nous prévient-elle. 
Cette correction vis-à-vis du groupe nous rend Marie-Christine Besset encore plus sympathique, d'autant plus que la 18° recrue des chercheurs du lundi soir tient la route, jugez par vous-même

Je vous propose ce soir de laisser Marie-Christine Besset prendre ses marques
dans l'atelier avant d'entreprendre tout commentaire sur son travail.
Marie-Christine sembe être extrêmement sensible, fine, talentueuse et je ne voudrais pour rien au monde endiguer quelque voie de recherche avant qu'elle ne soit éclose.

Cette leçon, ce soir, je la dois à 

Jean Louis Valéra
qui s'amuse à nous perdre...ou plus exactement qui nous entraîne dans ses ressources
J'ai envie de dire " Suivez le guide", mais pas de façon
vulgaire ou galvaudée, non, au contraire, 
de façon noble
car : rendez-vous compte des vocabulaires qu'il aborde ce soir
du quasi primitivisme expressionniste
au Caf Conç

c'est fou !
Heureusement que j'ai regroupé toutes ses photos dans la même famille car je
ne m'y serais jamais retrouvé ...
Je ne sais pas si c'est
Elisabeth Joseph 
qui n'est pas là ce soir, qui leur a transmis le virus, 
mais il s'amusent pour la majeur partie d'entre eux à tout
 "déraper"
 pour trouver 
"d'autres sentiers"
et ça fonctionne

Même

STEPHANE
habituellement si sérieux, si cérébral
qui s'y met aussi
Jamais on avait vu un dessin comme ça de
STEPHANE
mais alors quelle richesse d'un seul coup : 
merci Elisabeth !

jusqu'à 

BRIGITTE
qui veut, sans le vouloir, damer le pion à Stéphane


nous montre pour sa part que le problème du poids du modèle sur le mobilier support n'est en rien pour elle un problème.
Dire que des dessinateurs mettent des années à résoudre ce problème de dessin! Quand ils en ont seulement conscience  !

Bon, il faut l'admettre, la recherche en dessin emprunte des voies qui sont souvent
plus obscures que celles du seigneur, mais alors après quelle lumière !
Non ce n'est pas une descente de croix, c'est tout simplement une construction
de
REMI
Si vous entrez dans les détails sur le temps très limité de la pose vous vous rendez compte que les mécanismes observés plus haut refont surface dans le dessin quelque soit le talent du dessinateur (le rapport des mains au portrait dans ce très beu dessin). Donc la recherche n'est pas une question de talent ou de perfection apparente, voire ingresque suivant les clichés que nous avons des oeuvres les plus académiques de cet immense artiste, mais bel et bien une question de maîtrise et de recherche fondamentale du vocabulaire inhérent à chacun pour une mise à jour et une mise en forme recevable, soit spontanément soit de façon différée sur les temps d'évolutions des goûts et de l'histoire, voire des modes,
qui est celle de la réception en terme de beaux arts du groupe social, de la syntaxe au paradagime.

L'art de
Margaret Laird
est très riche en ce sens
Femme Femme au formes essentielles, Femme casquée et Femme vibrations,
la femme s'exhale dans la page dans les conversions de l'artiste.
C'est à la fois Musset et Sand.
C'est tout simplement inimitable d'élégance et de tact peint et dessiné.

Bien sûr
J'en arrive
à
Joëlle Amério
grise
couleur grise
pour réhausser deux tons qui font bleu dans l'ombre
et blanc dans la lumière et
rose
blanc et gris en pastel de 5 minutes

Un atelier c'est magnifique

HERVE
nous attendait
pour nous présenter ce soir ce seul nu remarquablement bien maîtrisé dans l'écriture qui est la sienne mais qui nous premet de refaire démarer la réflexion de ce CR dans la voie
de la recherche de ces écritures fondamentales de chaque artiste.

Alors sans hésiter tournons nous vers

CRYSS
et allons plus loin dans le vif du sujet de la recherche

Voici en deux pages toute une gamme de recherches
qui se poursuivent de l'écriture au mouvement, à l'écriture du mouvement à partir des iages fixes :
très beau travail cinétique qui se stabilise
soudain à la rencontre finalement du travail d'Hervé.
On se souvient que la semaine dernière Joëlle Amério avait créé une image tournante des plusieurs figures du modèle tout en restant à la même place : cette semaine c'est Chris qui nous fait entrer dans ce monde particulier de l'écriture qui par sa porpre élaboration créé un autre modèle, une autre perception du modèle, du modèle en mouvement qui ne bouge pas, magie de la recherche en dessin.
Le Furutisme est effectivement une image statique !
merci Chris pour celle belle leçon sur le mouvement du dessin.

Alors bien sûr je trouve sinon son contraire pour le moins son antithèse
avec

DAMIEN
qui nous entraîne dans l'abandon du dessin, pas de la pose, du dessin car ce sont ces enchaînements sélectionnées d'applats et de traits combinés à l'économie des moyens qui nous rendent perceptible l'abandon du modèle allongé avec ce regard perdu qui poursuit les recherches "gravées" de la semaine dernière de Damien.
Le lavis sorti du volume du dessin suffit à créer un seul appuy dans la page sous cette tête au regard
"ailleurs"
c'est véritablement encore un nouveau langage extrêmement efficace et qui saisit en valeurs ce que Margaret Laird saisit en couleurs.
La beauté jaillit d'une l'écriture qui se mûrit chaque jour à l'économie des enchaînements entre applats et incisions des traits, c'est en tout cas une fois de plus un des leçons
de cet atelier.
La leçon de Damien conclue bien les recherches en rebondissements de ce soir.

Je
Claude Peynaud
Je commence par le nu de gauche, très maladroit, je continue par celui du milieu et je termine par celui de droite et j'ouvre la composition tournante par le dos central.
Je ne me risque pas au sens "trois grâces" je reste dans la série simple : 1+1+1 = 3.
               Sur la 2° heure où je sais que le groupe a choisi deux poses longues - 20 et 25 minutes - je me risque à jouer sur les chiffres à partir  de deux exploitations de modes perspectifs : une pose en perspective quasi cavalière qui occupe la diagonale de la page et une pose perspective linéaire (raccourci en contre biais du premier nu mais pas en seconde diagonale de la page) qui part de la rencontre du second nu avec le haut du premier et le rejoint par la pointe en bas de la composition en triangle qui est une troisième idée perspective de la  figure sur la page. En fait, comme c'est un triangle isocèle toutes les pointes ont valeur de point perspectif alors que deux corps seulement forment deux côtés équivalents. Soit la composition conçue en triangulation perspective totale en tant que troisième figure invisible sur le dessin à partir de deux enchaînements de pose : du 1 au 2 au 3 alors que dans mon premier dessin le 3 était né d'une série linéaire 1 + 2 + 3, soit une chaîne de signifiants pour un signifié final auquel je n'ai toutefois volontairement donné aucun sens. 
Voilà, ce soir ce fut ma façon à moi de travailler sur le langage du dessin reporté à celui de la page

Et maintenant quittons nous sur un très beau  tableau à l'huile
d'
Hervé Avner
qui a sa propre galerie à Pont-Aven !
et qui vient depuis la Bretagne travailler avec nous.
Vàus pouvez aller voir son site et la cote de ses tableaux en salle des ventes...

Tous les dessinateurs du groupe qui veulent publier d'autres travaux sur cette page sont invités à me donner les photos de leurs oeuvres. C'est toujours très enrichissant pour tout le monde de pouvoir avoir accès à d'autres travaux des artsites chercheurs de cet atelier.

A bientôt

J'allais oublier
puisque nous étions en Bretagne, restons donc avec Merlin l'Enchanteur qui avait sa seconde capitale en Creuse, capitale des Gaules, le saviez-vous ? 
A Toulx Sainte-Croix tout près des Pierres Jaumâtres, pierres et rocs fantastiques aux multiples légendes ou George Sand a planté son roman champètre Jeanne
Ah non ! Zut c'est le très beau clocher avant-gardiste des frères Perret à Saint-Vaury. Me voici donc retourné de toute façon en Creuse,  mais bien des siècles se sont écoulés tout doucement et religieusement à l'ombre du grand chêne qui protège
la chapelle de Jeanne d'Arc 


Allez voir ce splendide endroit entre Saint-Vaury et Dun-le-Palestel sur la commune de Saint-Sulpice-le-Dunois (tiens encore lui, le copain de Jacques Coeur - vous vous souvenez le Beau Dunois ?!). Eh ! Eh ! Il y aurait bien un peu de la Jeanne dans toutes ces histoires !
C'est sur le département de la Creuse, entre langue d'Oïl et langue d'Oc, le village au-dessus de cette chapelle est un "mas", probablement le dernier du pays occitan avant de passer en langue d'oïl. La campagne, la nature qui franchit inexhorablement les siècles et qui s'arrête aux frontières de la langue :  c'est extraordinaire !
Déboussolé, ce soir j'ai besoin de m'évader, de poser des repères.
Et pour cause, c'est la deuxième fois que notre modèle fait faux bon ! 
Mais ce soir Marie a des excuses sérieuses, elle est tombée en panne de voiture.
Alors nous la reverrons bientôt.
C'est donc Louise qui vient la remplacer
au pied levé !
En demandant à Louise de remplacer Marie,
je ne prenais aucun risque, vous devez vous en douter.

Mais voilà que le groupe s'y met à son tour
et 

CRYSS

bille en tête

Non mais vous avez vu ce qu'elle nous fait !?
C'est la Reine Jeanne, le clocher Perret et Jeanne d'Arc réunis.
Et vous voudriez que je vous présente la séance de ce soir sans passer par mes chapelles ? Ah non !
Et elle en remet une couche !
C'est superbe ! C'est Minerve en personne ...
La mythologie est à  nos trousses :
 la Renaissance a toujours son mot à dire, vous allez vous en rendre compte...

Le voilà trouvé le ton de l'atelier de ce soir qui ne va pas autant que cela dans tous les sens, mais qui aborde
 tant de thèmes et d'histoires que j'ai un peu peur de ne pas être à la hauteur.

Il faut se mettre à l'eau, alors allons y !

Je commence avec les lumières de

DAMIEN

En trois dessins Damien nous fait une démonstration de la maîtrise de la lumière à laquelle il est parvenu à partir de recherches calligraphiques à l'encre, lavis d'encre et encres à la plume Sergent-Major
pour des lumières .........!
excusez du peu !

Je

Claude Peynaud
vais essayer de vous perdre dans un autre éclairage avec ma grande faucheuse :
celle des trois Parques...je vous avais annoncé de la mythologie avec le travail de Cryss mis en vestibule de cet atelier. Le vestibule fonctionne et nous voici revenus dans le sujet du mouvement
pour s'assagir en simples nus
qui sont calmes comme les oiseaux dans les branches au soir du sommeil tourné vers le soleil levant

Soleil qui illumine tout à coup le clair voyant travail d'
HERVE
qui évolue en faisant progressivement l'économie des réseaux qu'il avait premièrement mis en place en arrivant dans l'atelier: je vous ai dit que le travail de CRYSS
est le vestibule de cet atelier du lundi 24 novembre qui me fait perdre la boule.
mais comme la saisie de ce corps est belle, sans détails superfus, tout en féminité élégante
qui rejoint des prises de positions plastiques de Super Nana qui nous étonnèrent un temps et dont
Hervé
nous démontre ce soir qu'il s'agit enf ait d'une simple facture évolutive normale de la recherche sur le dessin de nu.  Recherche qui sera par la suite portée à une forme de paroxysme fixé en style. 
Merci Hervé de nous avoir fait ce soir ce très beau travail d'analyse.
J'adore
quand un placticien brise les mythes de la plastique, des styles.
Ceci nous renvoie plus près de la recherche fondamentale

dont
STEPHANE
est un guerrier dans cet atelier

est un fer de lance aux côtés de son complice

Michel Phelippeau
qui nous fait des volumes avec des applats, et des applats
des traits, jusqu'à de nouveaux volumes
de dos, en réseaux et lumières enchaînés de Cryss à Damien.

Pour des dessins aux traits de constructions qui se fondent à ceux des sens
 avec

REMI
fou de dextérité et de maîtrise

dont les imperfections sont celles des maîtres de la Renaissance


Alors que

BRIGITTE
plus ouvrière, part à la conquête des volumes et porportions
dans un style expressif tout à fait émouvant



et surprenant

Il me manque toujours les étonnants dessins de

Michel F.
pour conclure cette révolution pastique
et revenir dans ces paysages du nu aux frontières des écritures.
ainsi que le travail
de
 Vincent Alliot
qui a fait un saut jusqu'à nous malgré un travail très important
qu'il est en train de concevoir.
Merci Vincent, cela nous a fait très plaisir
Bonne soirée avec l'angle de Louise et les inspirations de Rémi et de Michel F.

A lundi prochain



Lundi 1° décembre 2014
  nous aVons un nouveau modèle que nous ne connaissons pas encore et qui s'appelle

Gilles

mais nous avons aussi ce soir un petit mot doux anonyme
bien dans l'esprit du Bureau de l'ABAC coupé de son Secrétaire Général

Le Secrétaire Général de l'ABAC c'est moi ! Me demande t-on mon avis ?
La communication à l'ABAC c'est toujours le top du top !
Cet atelier de nus n'occasione aucune dépense à l'ABAC. Moi-même je suis bénévole. Cet atelier rapporte beaucoup de trésorerie à l'ABAC et en plus on réclame de l'argent  à des dessinateurs adhérents qui ont déjà payé !

Si l'objectif est de présenter une association en bonne santé financière - avec tout l'argent qu'elle perçoit ce serait difficile de faire autrement - le soir de l'Assemblée Générale, je ne vous dis pas l'état du Rapport Moral avec des mots doux comme ceux-ci, que des dessinateurs du groupe ont même réçu sur leur messagerie électronique à la maison, s'indigne un des dessinateurs de la soirée, puis deux, puis ... et pourtant pas des méchants...ni des pingres...
Je vous l'assure. Evidemment des ateliers qui rapportent de l'argent par leur seul mérite comme celui de l'atelier libre de nus du lundi soir, servent à éponger les déficits des ateliers avec des animateurs rémunérés, ouverts sans aucune étude des besoins en amont, et qui eux sont des aspirateurs à finances publiques.
C'est ça la bonne gestion de l'ABAC.

Plusieurs dessinateurs avaient apportés leurs chèques ce soir sans avoir besoin de ce rappel à l'ordre d'une sécheresse, et non signé, bien peu en accord avec une association artistique largement subventionnée par la mairie de Cannes et en plus hébergée gratuitement dans des locaux municipaux.

Le groupe du lundi soir est cependant philosophe et ceux d'entre eux qui ne pourront pas régler illico-presto leur cotisation de 130 € seront tout de même admis par ceux qui ont payé, d'ici à ce qu'ils puissent répondre aux exigences de cette portion d'administration décidément bien peu sympathique.
Pour moi le talent n'a pas de prix, la médiocrité en a un bien au-delà des moyens de certains des artistes de l'ABAC. 
L'Association des Beaux Arts de Cannes est reconnue d'Intérêt Public. Il ne me semble pas que ce soit avec des attitudes comme celle-ci qui s'ajoutent à de nombreuses autres, bien plus graves comme la demande d'interdir l'ABAC aux personnes handicapées par la Présidente le soir du CA du 28 octobre, que ce label puisse être durablement conservé par cette association. 


Place maintenant à l'art et à la recherche.
T'as raison Michel, c'est le pied !
Mais tu ne me montres toujours pas ton travail !

Tandis que moi

Claude Peynaud
je le montre, même s'il n'est pas spontanément joli joli
C'est le moins qu'on puisse dire !
Joli, pas joli, je saisis mes difficultés pour en faire un axe de recherche spontanée.
En réalité je pars d'une idée : celle de la rencontre du cangiantisme maniériste de la Renaissance Italienne et du Fauvisme français.
"cangiante", 
en italien ça signifie  " changeant" en français.
Ce sont donc, dans un même tableau, sur des mêmes sujets, des changements de couleurs qu'on a peut-être parfois du mal à comprendre mais qui constituent une facture plastique.
Ainsi des carnations peuvent d'un membre à l'autre, sur un même membre, d'un torse à une jambe, prendre des couleurs roses, grises, bleues, brunes, rouges sans que la logique ormis celle des nécessités plastiques guident ces choix.
J'ai choisi quatre extraits des tableaux du peintre maniériste de Florence Pontormo (1494-1557)
pour amener le sujet vers le Fauvisme français représenté par des peintres comme Maurice de Vlaminck, André Derain, Henri Matisse ou Kees Van Dongen
Ce qui m'a intéressé c'est donc ce lien entre les bizareries colorées et plastiques du maniérisme auxquelles le modèle de ce soir se prétait et les jeux colorés auxquels les peintres du fauvisme se sont livrés pour leurs créations. Le principe dans des approches techniques des modèles tout à fait différentes est le même. Mais ces recherches spontanées nées du Joli pas Joli ne vont certes pas à la rencontre des théories sur les tons froids et les tons chauds aux rapports des formes qui s'étirent ou s'arrondissent d'André Lothe, mais vont tout de même vers l'approche de la lumière comme personnage complémentaire de la composition.
Enfin comme j'avais fait du triangle isocèle mon troisième personnage dans une composition à deux personnage le soir du 17 novembre 2014,
 ce soir mon troisième personnage de la deuxième heure sera la lumière de la chambre par réorientation de ce raport du cangiantisme au fauvisme et même si avec des crayons de couleur ça fait plus chaton ronronnant au coin du feux que fauve en rut dans la jungle, c'est l'idée qui m'a intéressée.

La conquête de la lumière !

Certes je ne vais pas comparer mes dessins de ce soir à ces oeuvres mûrement élaborées mais, cependant,
cette idée m'a d'autant plus intéressée qu'elle me semble être celle de l'atelier de ce ludi 1° décembre même si Damien, habituellement le maître dans ces approches, est ce soir un peu sur le retrait; quoi que...nous allons voir...et voyons tout de suite


Joëlle AMERIO
et voilà !
comme tout ensuite est plus facile à comprendre, comment on peut mieux progresser
dans le travail de l'autre qui est culturellement un autre "même", et pourtant tellement dissemblable : "cangiante".
Merci Joëlle, super travail  qui avance

jusqu'au Lion Rugissant, Fauve...

Excuses moi CRYSS pour t'avoir chippé ce soir des dessins mais tu vas voir
ce n'était pas possible de cacher ça 

CRYSS
ce qu'elle ne veut pas nous montrer
c'est le changement
par des interventions de plus en plus élaborées, par un cangiantisme noir et blenc, des valeurs,
nous pénétrons dans l'âme du dessin
jusqu'à l'homme debout à la fois oeuvre plastique et oeuvre de chaire

ce n'est pas possible de cacher ça 

Ce n'est pas non plus possible de ne pas marquer un temps d'arrêt sur les productions
qui déconcertent par l'intelligence de leur conception, de

Jean-Louis Valéra
qui est un homme plutôt discret
mais qui sait où il va en jonglant avec toutes ces valeurs de changements, laissez vous porter par le regard
voilà ça se compose
et ça explose !  Noir et Blanc, valeurs composées par les intermitences de la feuille reportées dans le dessin entre jour et nuit.

Jean-Louis Valéra
nous entraîne vers

Michel PHELIPPEAU
touhours tellement efficace avec ses encadrés
et ce soir une simple alternative de langages entre traits noirs, blancs de la page et palches grisées hachurées sur une mise en page minimaliste.

C'est étonnant cet esprit du groupe qui joue en ricochets sur les productions
d'une même soirée pourant très différentes et dans des langages issues de voies totalement étrangères et qui se recoupent, se combinent, jusqu'au naturalisme.

qui rebondissent encore pour les nouvelles ouvertures de

HERVE
 avec cette seule suite de deux dessins dont celui qui vient me laisse plein de questions

sur les techniques qui entraîenent les valeurs expressionnistes, dramatiques, du sujet, mis en perspective sur la simple diagonale de la page.
Ce dessin me donne l'impression d'un frisson plastique, conçu, calculé, qui parcourt l'espace pour créer une autre version du mouvement dans la figuration fixe. Sommes nous si loin que ça des solutions proposées par CRYSS ?

Rebondissements
et
Changeants
on rebondit sur le travail d'Hérvé et on relie les voies ouvertes ce soir au déroulement abandonné sur les dessins de Michel Phelippeau
pour parvenir à l'épure simple et totale des valeurs et des traits avec les dessins de la soirée de

REMI
et cette tendance chez REMI comme un trait de caractère
de très nombreux de ses dessins : la force des membres inférieurs comme Jean Baleison,  peintre Primitif Niçois en avait aussi l'habitude.
Je vous l'avais dit en préhambule nous allons de la Renaissance au Fauvisme, aux changements et aux constantes par-dessus les siècles

et celà ne  s'arrête pas si facilement
puisque

Alexandre Luccini-Montiel
dans sa superbe jeunesse d'artiste qui part dans cette grande aventure de l'art

va vers de nouveaux vocabuulaires sont il nous donne ce soir
simplement quelques jalond de départ dans un sens dramatique du trait qui confère à ses ébauches une présence déjà d'oeuvre
ces travaux de base sur lesquels les artistes travaillent, recémarrent, questionnent, c'est aussi un des aspects du travail des chercheurs de ce soir. Et il faut montrer ces travaux pour bien entrer dans l'esprit de la recherche
C'est courageux de la part des artistes mais c'est aussi pour nous qui recherchons leur enseignement, extrèmement précieux pour aborder nos propres recheches;

Ce soir ils sont cinq dessinateurs à suivre cette dynamique.

DAMIEN

qui superpose ses essais, et on voit qu'au d'expériences antérieures reprises, que nait
quelque chose de tout à fait nouveau dans l'art de Damien avec le traitement du dos par des sortes de gestes hatifs qui balayent les applats et créent des volumes plus justes et plus forts que la pluspart des approches académiques. Ce dessin de dos est presqu'une peinture. Donc c'est bien une mutation, un changement qui se produit ici avec ces essais préapratoires.


Michel F.
en fait tout autant




Elisabeth JOSEPH
qui remet progressivement en place ses propres vocabulaires après de longues périodes 
d'arrêt de travail sur le modèle vivant
à l'endroit c'est encore mieux : le naturel qu'elle tire de son type d'écriture est encore  un sujet de questionnements que nous n'avons pas fini d'aborder cette année
Et pour conclure je vous propose le dérapage que 

STEPHANE
a voulu ce soir sortir de l'atelier où il est peu resté : un peu au début, un peu à la fin, pour des raisons professionnelles. Mais il a tenu à participer et regardez son dessin.
Je trouve ça très intéressant : une feuille blanche cadrillée de bleu d'un petit calpin de poche et 
hop un dessin
une étude d'atelier du XIX° siècle lorsqu'on demandait aux artistes de travailler sur les
des supports divisés en carreaux.

Ainsi la boucle est bouclée : quand on est dans le contemporain on est toujours dans l'art des grands modèles qui nous ont précédés, en ce sens la leçon de Gustave Moreaux à Rouault ou à Matisse est toujours une leçon pour les artistes du XXI° siècle.

A lundi prochain  pour la séance 
de 2heures 30
avec encore un modèle parfait 
- et je le maintiens -
BRIGITTE

POUR CE LUNDI 8 DECEMBRE 2014

2 heures 30 sans bouger !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

BRIGITTE
merci

et en plus ce soir nous accuillons une nouvelle dessinatrice
aux côtés de Margaret Laird et de Jean-Louis Valéra, la très souriante

Régine LAVOIE

qui, dès son entrée dans l'atelier, est parfaitement à l'aise et nous propose deux versions du même angle de la pose
dans des visions très naturalistes, sensuelles où les traits physiques de Brigitte ressortent au sein d'épures de traits et de lavis judicieusement sélectionnés, qui sont à la fois de la veine des expressionnistes et de certaines recherches déjà menées par quelques dessinateurs du groupe.
C'est véritablement beau ce travail apparemment relâché, cohérent à l'abandon de la pose, qui
laisse transparaître une sorte de grande concentration cérébrale et sensuelle.
En première approche du dessin dans le contexte de l'atelier, on découvre une inscription directe ou spontanée dans la gamme déjà riche des dessinateurs du groupe mais qui apporte aussi, et c'est le plus important, de nouvelles approches de nouvelles voies de recherches.


En regardant les dessins de Régine je suis allé spontanément voir sur le net les exemples
des dessins des expressionnistes autrichiens et si je n'ai pas trouvé la correspondance
exacte avec ce que j'ai cru "capter" des dessins de Régine, j'ai, en revanche, rencontré
chez Oskar Kokoshka
des approches comparables à celles qui me déroutent un peu ce soir de

Jean-Louis VALERA
Avec ce premier nu, Jean-Louis Valéra nous entraîne lui aussi dans ces recherches très particulières de l'expresionnisme où le caractère déconvenu du dessin est la forme
   plastique recherchée d'une production réduite à l'expression
issue des combinaisons de sanguine et de mine de plomb.
Ces combinaisons peuvent saisir autant la lumère que le trait. Mais il faut un sens assez affuté du trait saisi dans le seul jet de sa courbe qui épouse  le corps, ainsi que du volume "abandonné"  pour composer et mener une telle recherche entre sanguine et mine de plomb.
Avec ce dessin je pense aussi à certains travaux menés par Elizabeth Joseph qui, hélas, n'est pas avec nous ce soir. On peut le regretter pour des nuances sur ces approches particulières.
En allant plus loin dans le regard porté sur le dessin de Jean-Louis Valéra on découvre une montée "dramatique" des effets au fur et à mesure qu'on progresse vers le haut du dessin, vers la combinaison de la tête et de son support ramené à un outil plastique.
En travail d'épure, qui nous laisse ce sentiment étrange et que j'ai déjà pas mal ciblé chez Jean-Louis, de pouvoir aborder plusieurs gammes de voies de recherches dans la même soirée.
En fait, si on dégage les couleurs du premier dessin on arrive tout naturellement à ce second dessin en lavis et traits qui surgissent dans tout le sens de leurs épures en courbes traductrices du corps aux limites des dérapages d'ombres qui pouraient autant être propres que portées (impacte de la main sur le corps). Ces "dérapages" auxquels on croit être confrontés avec le permier dessin et qui en fait sont des construction.
.

DAMIEN
lui aussi poursuit ses porpres voies de recherches entre lavis et traits. Mais chez lui le trait ext exploité avec une parcimonie sélectionnée qui lui confère une autre valeur d'outil plastique au sein des lavis et des volumes
Alors plus qu'à des approches par le verbe, laissons nous aller aux détails

Après les approches que je vous au proposées - mais bien sûr ce ne sont pas les seules - des oeuvres de Régine et de Jean-Louis, je ne crois pas qu'il soit né nécessaire de "redire" pour comprendre ce qui se passe dans cette recherche de Damien, qui rebondit de séances en séances, qui conduit sa mise au point d'un vocabulaire épuré, riche et extrêmement sensible.
C'est encore un beau travail entre concentration cérébrale et perception sensible du nu féminin.

REMI
derrièe Vincent Alliot qui ne nous proposera ce soir aucun travail en production sur la page 
pousse encore plus loin pluisqu'il  "inonde" son support d'un lavis grisé pour dessiner par-dessus
c'est véritablement superbe et bien sûr le projet de Rémi c'est dans l'avenir de projeter cette technique sur des grands formats.
Le dessin très proches des artistes de la Renaissance du Nord de l'Europe est un caractère que nous avons déjà remarqué maintes fois chez Rémi, mais ça ne fait pas tout.
Lui aussi, au sein de cette poétique exceptionnelle de son travail, s'inscrit dans la recherche des langages et après Damien, continuons cette progression comméncée avec Régine et Jean-Louis



Je vais maintenant me risquer à un exercice périlleux pour essayer de mieux dégager l'originalité de la démarche de Rémi. Pour celà j'ai besoin d'entraîner la production de Rémi dans l'histoire et de la ramener au XXI° siècle en détourant l'oeuvre d'un autre dessinateur de l'atelier du lundi soir.
 Vincent Alliot reprend ces techniques pour en faire quelques choses de différent, de contemporain, que je me plais à détourner par des encadrements et des jeux de reflets qui recomposent la figure dans un nouveau tableau comme les artistes du Pop Art ont parfois eut l'audace de le faire pour créer une illusion de création. La technique qu'exploite Rémi peut s'apparenter aux techniques de grisailles bien connues à travers les volets peints des triptyques du Moyen Âge tout autant que de l'art de l'Email Limousin médiéval.
A la Renaissance de grands peintres comme Rosso à Fontainebleau ont utilisé des techniques de fonds capables d'absorber les dessins brutalement remis eau devant de la scène par des rehauts de blancs



Nous sommes dans le monde de la bifurcation par excellence, jusqu'à moi.
Remi créé un autre monde, tout comme Vincent en avait créé un autre, et ce soir c'est
Michel Phelippeau
qui me le fait remarquer : "Tu ne te trompes jamais entre les dessins de Rémi et de Vincent, de Stéphane ?"
Nous allons retrouver Michel Phelippeau dans les paradoxes de la création entre Renaissance et Art Contemporain

Mais n'allons pas trop vite, car

à travers ces quatre premières productions de la soirée, - quatre premières dans ma présentation bien évidemment - on sent venir le travail sur la couleur, sur ce rapport du dessin à la couleur
Alors voici une très intelligente et très sensible entrée dans le coeur du problème
avec 

Claire PALUE
Claire Palué commence par dessiner le nu. Puis elle le colore à la peinture. Ensuite, en plusieurs interventions elle restructure l'espace de la page par deux taches de couleurs différentes de celles du nu, une "carrée" et l'autre en "virgule" qui soutient la tête : une rose et une grise, toutes deux presqu'en camïeux. On retrouve ici un peu certaines techniques en camaïeux de gris et de roses, de roses-gris de Francesco Goya. Le nu regarde dans l'espace profond de la tache grise. Cette tache est à la fois une redéfinition de l'espace et une ouverture.
Seul le bras tourné vers nous isole les deux colorations des taches. Ainsi nous avons un glissement bi-focal à partir de la tête vers l'espace profond de la composition sans traitement d'espace perspectif. Nous n'avons pas non plus recours à la perspective des couleurs. Ces camïeux de gris - roses et vert de gris - sont tous deux "pénétrés" par le camïeux de gris-bruns de la chaire du nu. C'est donc un autre aspect de la "grisaille" que Claire Palué nous propose ce soir. Ces camïeux de gris ont, en plus de Goya, une autre histoire dans l'histoire de l'art : de Renoir à Bonnard. Plus tard, avec l'art contemporain nous aurons les salissures.

Tout ce travail de Claire Palué, très beau au demeurant, est un autre travail, savant, sur les traitements de l'espace et de leurs rapport au sujet par des "grisailles".

On va passer maintenant à la peinture réalisée ce soir par

Michel Phelippeau 
Le traitement de l'espace est une re-élaboration de celui qu'il avait entamé lors de la précédente séance de 2h30 sur une toile. Mais ici l'espace se construit en grisailles et lumières construites en boîte saptiale où intereviennent de très belles ruptures de tons qui donnent à son tableau un peit côté "Cézanne première manière". Mais ici si la construction en boît spatiale  rétablit un peu l'idée de la prespective albertienne ramenée au losange perspectif nous avons aussi un rétablissement partiel de la perspective des couleurs (rouge, orange (le jaune - Jaune/vert - est reporté en plan médian) vert et bleu jusqu'au violet.
Le travail sur la lumière se fait également par la loi de complémentaires  soit... celle qui neutralise celle-ci, en même temps qu'elle est neutralisée, soit que, les couleurs étant des rayons solaires, elles reforment de la lumière blanche, c'est-à-dire incolore, qoit que, les couleurs étant matérielles, elles produisent du gris".
Cette petite toile, aussi réussie soit elle et aussi belle soit-elle, peut encore se comprendre par l'histoire de l'art  - je dis bien "peut" - en reveant à la Renaissance avec Rosso à Fontainebleau, toujours en maintenant le lien avec la petite peinture, finalement, de Claire Palué.

Nous allons conclure ce petit chapitre avec le petit portrait de

Margaret LAIRD
qui me semble être un très belle synthèse "minimale" de l'exposé qui vient d'être

sur un tout petit tableau qui rejoint un peu ces images qui deviendront populaires de
 Frans Halls à d'autres peintres de la scène de la vie sociale.

J'ai donc largement élaboré la lecture des oeuvres de ce soir par les grisailles, par leurs écritures et leurs rappors à leurs volumes ainsi qu'aux espaces de la feuille et des cadres dans lequels lesquels le modèle vivant
a été situé ou ressitué dans la soirée
Je

Claude PEYNAUD
situe ma production de ce soir dans une autre alternative de la construction du tableau à partir du dessin à la mine de plomb  qui doit traduire à la fois les intentions de lumières et donner des indications de couleurs
Ma composition est basée sur une croix de Saint-André mise en perspective aérienne au-dessus d'un paysage à parcouralbilités au fonds duquel un soleil se lève révélant une ville fortifiée, potentielle Jérusalem Céleste. Les rayons du soleil évacuent la courbe concave qui ferme le tableau en sa partie supérieure, vers l'extérieur convexe du tableau dans l'espace réel.
Les tableaux auxquels je pense ce soir en construisant cette compostion sont ceux-ci

Le Saint-Sébastien de Gustave Moreau, le Saint-Jérôme de Caravage pour les premières sources d'inspiration qui font que ce travail va constamment entretenir des rapports avec l'art religieux, avec les origines de la traduction de la Bible et avec la Légende Dorée de Jacques de Voragine.
Mais voilà que mon image de l'ange, en voulant servir la construction que je me suis imposée, atteint une autre valeur symbolique que j'ai maintes fois répérée en art thérapie avec les dessins projectifs de mes patients : l'ange symbole incontournable de la crise suicidaire actuelle la plus grave.
Donc je me remets profondément en question et je ne vais pas au signifié, je reste au signifiant que j'essaie de détourner. Mais malgré tout ce signifiant me fait penser à un autre tableau qui va conditionner mon appel - inversé - au soleil, dans la lignée du soleil de G.Moreau et de la lumière de Caravage. Sauf que, pour une fois, la lumière chez Caravage a une source quasi unique alors que ma composition en a deux, comme dans beaucoup d'oeuvres de l'art baroque. C'est-à-dire que dans ma composition la scène est éclairée par sa propore lumière tenue isolée de celle du soleil par le support du nu couché sur lequel se referme les ailes de l'ange. C'est une sorte d'alcove, de giron dans le ciel qui a sa propre lumière irradiante entre les deux corps affrontés. Le Genou du nu couché fait toutefois le lien avec la lumière céleste du champ aérien du paysage, sinon ça ne tiendrait pas dans le tableau. Ce seraient purement deux anecdotes juxtaposées sans aucun lien plastique : autant faire deux taleaux.

Ce tableau est de Elihu Vedder, c'est une huile sur toile symboliste de 1890, intitulée
 "La coupe de la mort"
Donc, vous voyez qu'en voulant éviter le signifié que je retombe en plein dedans en m'inspirant de la place du soleil dans le tableau, que je détourne bien évidemment.
Mon ange n'a pas non plus ce rapport direct à la mort, plutôt un rapport saphique entre deux femmes, dont l'une est un ange, bon, là je vous laisse interpréter ce que vous voudrez.
Alors pour détourner encore cette image trop cruelle je m'en vais vers cet autre tableau symboliste de l'amour protégé par l'ange invisible aux amoureux.
Giovanni Segantini, "L'Amour à la source de la vie" (1896)



Nous voici revenus dans le monde heureux des vivants et des amoureux...des arts.

En ce lundi 15 décembre, dernière séance de l'année 2014, nous
accueillons la superbe
Véronique 
ici, sur ce cliché, avec Jean-Louis Valéra
ces jeux d'ombres entre le modèle en demi-teinte et l'artiste en pleine lumière, ces éclarages particuliers vont être ce soir les thèmes vers lesquels je propose de vous entraîner en réflexion sur les productions de la soirée, mais pas seulement, et ce dans le sens d'élargir la réflexion.
Je n'attire pas les productions de l'atelier à moi, je vous en propose un autre regard, ou un regard constuit, toujours selon cet axiome de la sculpture antique : le point de vue créé l'objet.
 entre visible et invisible selon un thème cher à André Malraux.
Ce dimanche j'ai revu à la télévision les temples d'Angkor au Cambodge. J'avais visité ces temples et je  m'étais rendu au temple rose, ce temple somptueux et magnifique où .Malraux avait été interpelé par la police cambodgienne alors qu'il prélevait certaines sculptures. Dans ces temples d'Angkor le dialogue entre l'ombre et la lumière, le visible et l'invisible, le profane et le sacré, le réel et le symbole est absolument permanant, d'autant plus que bien des environnements aquatiques qui isolaient certaines parties architecturées de ces temples entre parties imergées et parties en ïlots émergeants ont disparus. Ce jeux de recherches entre les îles, les rivières et les bassins est une recherche permamente  qui enrichie ce regard posé et impossible à poser sur cet invisible rendu tout à coup visible, tout à coup ou très progressivement, ou pas du tout.
Ce dimanche j'ai aussi rendu visite à mon amie Renata qui m'a présentée ses nouvelles sculptures et j'en ai profité pour revoir ses anciennes oeuvres dans son étonnant atelier. Chaque visite de l'atelier de Renata, chaque échange autour du thé avec Renata, est un moment rare où le symbole envahit le réel, ou le visible se dissimule pour faire place à un autre visible, finalement à une création qui est à la fois un don de la lumière et du déplacement du visible en "Nouveau symbolisme", un invisible soudain rendu à la lumière du visible.
Je vais prendre un petit peu de temps sur cet atelier pour vous présenter un peu comment mon regard et mon travail de ce soir ont été finalement orientés par ces deux expériences plastiques et intellectuelles de ce dimanche 14, avant cet atelier du 15.
Ensuite, on verra comment la force des productions de l'atelier de lundi 15 et le talent des artistes présents vont pas à pas entraîner cette expérience d'hier vers une autre présence :
Lumières, déplacements et transformations entre visible et invisible  
sont les items sur lesquels je construis ce soir ma présentation de cette dernière séance 2014.

Je

Claude Peynaud

 vais donc commencer cette présentation des résulats de la séance du ludi 15 décembre par mon ou mes dessins, comme vous le voudrez
Mais tout d'abord pour faire taire les critiques qui me reprochent de ne jamais figurer sur le photos je vous me présente sur la Voie Royale du Temple Rose  d'Angkor: ouf les chevilles !

Ces temples extraordinaires qui deviennent de véritables sculptures tant ils sont absorbées par la richesse des programmes sculptés, merveilles parmis les merveilles
le visible et l'invisible

les jeux des lumières sur les constructions visibles et invisibles du spirituel impalpable Khmer aux déplacements symbolistes de 
 Renata
où le déplacement anatomique rencontre le travail sur la lumière pour une reconstruction de la sculpture, du monument rendu à un constructivisme symbolique dont un cliché type Rodtchenko 
(1891-1956)
rend toute la dimension monumentale
Nous y voilà, mais moi je tombe à plat,
mais totalement à plat
avec mon dessin de merde !



qu'est-ce que je fais avec un truc pareil ?
Bon, calmons nous...je vais faire avec les poses de cinq minutes comme si c'étaient des
poses de 30 minutes et personne n'y verra que du feux.
Pas très honnête le type...c'est le moins qu'on puisse dire après ses temples et ses Renata !
Y s'l'ai pétée et maintenant y nous gave...
Ah mais je regrette bien, je travaille sur l'invisible et vous le ne voyez pas !
Cet invisible ce sont ces rythmes qui ne vous permettent plus de discerner la pose longue de la pose courte, le très fort du trait fin pour entraîner une autre construction du dessin, embryonnaire certes, mais...

voilà que le début de la présentation de l'atelier de ce soir s'installe ...

J'en reviens à ma présentation de l'oeuvre de Renata
(que vous pouvez retrouver sur ma page consacrée à Renata et au Nouveau Symbolisme, sur ce blog 
http://coureur2.blogspot.fr/2014/06/sculpture-contemporaine-renata-et-le.html)
et je vous présente maintenant le travail de


Joëlle Amério
articulé sur ces jeux de lumières que j'ai capté sur un duo de sculptures de Renata

Croyez moi si vous le voulez mais ce pastel ci-dessous elle l'a offert ce soir à 
Paula
qui entretient la propreté des locaux où nous dessinons, avec une gentillesse et une disponibilité sans faille, et à qui on n'offre jamais rien.
Vous m'accorderez peut-être que ce geste généreux, spontané à la veille de Noël, valait bien un hommage chaleureux au très beau travail de Joëlle Amério qui s'inscrit parfaitement dans ce dialogue ante l'ombre et la lumière, entre visible et invisible comme je


vais maintenant continuer à vous le faire découvrir
 avec les jeux d'ombres et de lumières qui rendent le visible et l'invisible, qui conduisent aussi aux déformations créatrices des styles, de manières et des fonds culturels
J"utilise d'abord un flou artistique de
Joëlle Amério
en continuité du  nu de dos ci dessus

Tant le dos que le raccourci nous "cachent la face", mais aussi nombre d'articulations anatomiques du corps. Les lumières augmentent cette impression du tout pour le point de vue mis en scène. On ne voit donc jamais tout et lorsqu'on voit tout, ou qu'on croit qu'on voit tout, on peut "voir déformé" ou "juste"
même si on n'a qu'un fragement juste ou faux  du tout. La lumière joue son rôle, tout à la fois, de donner au visible et de cacher au regard, d'accentuer certains points de vues et d'en dissimuler d'autres.


En jouant de forts contrastes avec ces notions de lumières, de visible et d'invisible qui nous conduisent au "style" je vous propose de suivre en seulement deux dessins l'étonnant travail d'

Alexandre Luccini-Montiel




Il n'y a apparemment point d'ombre ni de lumière et le dessinaeur cherche l'équilibre par la construction géométrique rigoureuse. Et pourtant d'un dessin à l'autre un jeu d'ombres et de lumières s'installe dans les rapports des traits et des formes suggérées par les traits selon qu'ils sont droits ou courbes. Le buste est lui-même une succession de courbes qui s'enchainent à partir des seins jusqu'au visage pour se terminer en points d'orgue par ces deux cercles rouges qui projettent le dessin en avant, à notre rencontre.
Au-dessous du buste le registre des traits est carrément et quasi uniquement rectiligne sauf en trois séquences de la hanche à droite vers le pli du genou à gauche. Les avant-bras ainsi que les mollets ont tendances à récupérer de la courbe mais restent très majoritairement dans l'expression stricte linéaire dont le paroxysme est atteint par les doigts de la main gauche (à droite du dessin).
Le modèle en tant qu'outil plastique est totalement soustrait de son existence physique pour une création qui est une forme originellement invisible. L'oeuvre est en soi parfaite puisqu'elle ne peut pas se confronter à une autre réalité que la sienne, autre réalité qui pourrait contester la représentation visible du dessin. C'est ce raport à la réalité de l'autre qui nous entraîne dans des sentiers de recherches d'erreurs, de fautes de dessins, qui pourtant existent même dans un système apparemment non référentiel comme celui d'Alexandre puisque lui-même abandonne souvent une ébauche qui "démarre mal " ou qui "ne démarre pas".
Voilà je voulais vous amener jusqu'à ce point de l'insondable de la création livrée au regard de l'autre
jusqu'à cet invisible en pleine lumière, à ces déformations constructives de l'oeuvre.

C'est sur terrain que

BRIGITTE
a ce soir tavaillé
sur les rapports de valeurs en oubliant ses "obsessions" coutumières de la proportion.
Avec Alexandre nous venons de voir que ce problème s'évacue derrière le "style", je crois que Brigitte se soir l'a compris et que si elle veut avoir une oeuvre révélatrice de la part invisile d'elle même qu'il faut qu'elle travaille sur ce passage de l'ombre à la lumière sans craindre les déformations inhérentes aux "styles"

Elisabeth JOSEPH
est depuis fort longtemps dans cette dynamique
debout s'affirme comme une oeuvre à part entière.


dont je me sers pour articuler les variations et recherches de

Jean-Louis VALERA
qui nous montre l'instrument de son dessin sous le regard interrogateur d'Elisabhet Joseph

avec ce glissement  qui nous conduit vers une claire définition de la construction entre ombre et lumière où les volumes sont plus le résultats de cette simulatanéité et dissolutions que du réel traitement des volumes
et ceci devient encore plus évident
avec ce nu qui abandonne ce rapport, au sein duquel il intervient en demis tons pour des tons francs dans les avant plans du nu pour des ttons dilués du support mobilier, et des tons répété plus dilués dans la profondeur de la page. Le nu se trouve ainsi suspendu dans une vacuité des valeurs dont le langage rejoint, sur un autre mode, celui  de Joëlle Amério, et sur un mode très voisin celui d'Alexandre Luccini-Montiel.

Ces mutations vers lesquelles je vous entraîne ce soir
nous amènent tout naturellement aux traitements des valeurs des
esquisses de 
DAMIEN
à ses dessins plus aboutis

avec ce nu en raccouci dont les parties proches et distantes reçoivent le même traitement estompé, sans effet de halo de ma part (voir le nu en raccourci de Joëlle Amério, en début de présentation des travaux de la soirée) pour une mise en valeur de la partie centrale du corps où les volumes sont des applats qui soulignent les lignes qui donnent un sens à ces parties sélectives du corps :
L'invisible originel de la feuille blanche dans son passage au monde visible sous l'effet du traitement de l'espace par le dessinateur prend ici tout son sens, quelque soit le dessin, ou le fragment de dessin que je sélectionne


H

Le travail de

Michel PHELIPPEAU



s'articule lui aussi à ces recherches,
Le sujet prend l'espace, l'occupe, le définit dans un c


adre de rédifinition du blanc de la page que je vous ai déjà présenté plusieurs fois dans ce travail de recherche de la survenue invisible du dessin visible dans l'espace de Michel Phelippeau.
Au sein de ce mode de l'extraction des valeurs pour des définitions méthodiques du dessin figuré survient
la taduction musculaire antomique

La construction géométrique que nous suivons depuis la présentation de cette soirée, comme un monde tantôt visible et tantôt invisible en filigrane depuis les temples d'Angkor et les occupations de l'espace en rondes bosses de Renata, est aussi une constante ou une quasi constante dans les recherches du groupe même lorsque le dessin va à la traduction réaliste comme avec le nu ci-dessus de Michel Phelippeau, ou jusqu'aux épures  
de

REMI
que je surprends sous un éclairage encore différent
Les définitions linéaires du sujet évacuent les traduction volumiques d'un dessin à l'autre pour une expression musculaire qui confère une présence au nu tout à fait à contre-sens de la démarche entre invisible et visible : le dessin s'impose dans la page et la page ne participe pratiquement plus à l"irruption du dessin, elle n'en n'est plus que le support et pourtant des inconnus demeurent comme des ressources expressionnnistes.

On comprendra mieux ces étapes avec les dessins qui arrivent de Marie-Christine Besset.  

le conflit, ou les conflits dans les modes du passage au réel réside bien dans cette survenue de l'invisble dans le mode visible par les traitements des éclairages donnés au travail en recherche qui peut aller s'épurant et rencontrer des formes culturelles intégrées
 comme avec la belle production  très épurée de ce soir de

Marie Christine BESSET
qui a tendance à rompre avec tous les travaux de la soirée.

Marie-Chistine Besset nous entraîne vers le style avec une économie de moyens qui surprend
évidemment on pense à Matisse, à Gauguin
aux Nabis, le travail allant s'épurant, dominant le processus du passage de la page, de la lumière au dessin, les retours aux traitements des volumes sont cependants inévitables pour des expressions plus conceptuelelles qu'allant à la réalité des traits du modèle : nous sommes bien arrivés au(x) "style"(s)

et nous continuons à progresser dans cette recherche avec, en intermède
le travail de

Michel F.
qui, à lui seul, représente par excellence ce qu'est un travail qui évolue purement par le style allant peu à eu à la rencontre des autres formes de créations du dessin.
Ce soir nous sommes effectivement gâtés car voici en un seul dessin l'ilustration de l'aboutissemet de cette évolution après plusieurs séances de dessins cachés invisibles de Michel.F.
Lorsque les dessinateurs et amis sont absent un soir, ppuis deux, nous inquiettons bien sûr de leur santé, de leur vie mais nous n'allons pas trop loin car nous savons que dans un processus créatif, que les périodes de replis sont autant nécessaires que celles de l'ostentation.

CRYSS
me donne un peu cette impression, après les feux d'artifices magnifiques de ces dernières séances, d'entrer dans un phase de replis invicsble vers une montée de l'expresion. Toujours est -il que ses dessins montrent une sorte de charnière entre deux mondes de l'invisible au réel. Je ne joue pas au docte sorcier, j'essaie simplement d'amener sur le champ de la réflexion quelque chose de banal et que nous connaissons tous, pour en faire un outil de la réflexion : ces périodes parfois très difficiles pendant lequelles nous nous questionnons, nous nous absentons dans ces parts d'inconnu que nous découvrons peu à peu en nous, en fragements jusqu'à ce jour invisibles et qui remontant jusqu'à nous par la pratique de l'art, en pulsion lente ou violente, jusqu'à ce que nous puissions "en faire quelque chose" de visible, une création.



STEPHANE
en flou sur cette photo au sein d'un vide laissé par le modèle au coeur de la composition de cet espace entraîné par le regard dans notre espace réel de Margaret Laird que nous allons retrouver juste après. 
Les pardoxes et les contres-courants composent aussi les images du vide et du plein.

INVISIBLE 
Stéphane

révélation de

Margaret LAIRD

qui nous présente un peu ce soir vers une sorte de synthèse. Nous connaissons déjà une part du peintre de chevalet avec ses superbres vues sur la Corniche d'Or, l'aquarelliste des paysages d'Ecosse, la dessinatrice à la magnifique élégance. maintenant je vous propose de mieux découvrir une autre part de son talent pour lequel elle est très connue au Royaume Uni :
ses compositions murales, tapisseries en soie et laine qu'elle a une nouvelle fois présentées avec ses aquarelles de nus réalisés dans cette académie de nus du lundi soir, dans une exposition d'été en Ecosse. Dans cette Ecosse lointaine où elle a un autre atelier au sein de l'immense domaine de son ami Chris Thomas à Stromness, dont je vous montre la vue aérienne ci-dessous, en plus de ceux qu'elle a sur la Côte d'Azur et dans la moyenne vallée de la Tinée, 
Très beau travail en soie et laine, en noir et blanc qui nous ramène vers le thème de l'atelier de ce soir. Mais avant de voir les travaux de la soirée de Margaret Laird je vais saluer les collectionneurs écossais qui furent ceux pprécoces et importants d'une production d'un autre artiste dont les peintures furent mise en laine par son épouse : Fernand Maillaud qui fut le lauréat du Prix Rosa Bonheur à l'exposition Art Déco de 1925 qui donna son nom à ce mouvement artistique quasi en relai, dans l'esprit,  de Art Nouveau.
(Pour recontrer une autre facette très originale du travail de Fernand Maillaud, je vous propose de vous rendre vers la fin de la page de ce blog "L'impresionnisme inédit par les souvenirs de la famille Teillet" http://coureur2.blogspot.fr/2012/11/limpressionnisme-inedit-par-les.html)
Passons maintenant aux travaux de la soirée de 
Margaret LAIRD
avec ses lectures et ses écritures des nus qui lui sont particulières en style mais qui sont bien dans ce registre du traitement de la couleur dans la lumière

Ces aquarelles sont déjà des traitements en soie de la couleur, autre mutation des formes dans la lumière.
A ce coup de projecteur sur les mutiples talents et facettes de cette artiste internationale et amie qui nous fait la joie de travailler avec nous dès la création de l'atelier de nus, je peux ajouter qui si vous avez besoin de conseils pour vos résidences de vacances, pour acquérir des biens sur la Côte d'Azur ou ailleurs,  ou tout simplement pour la rencontrer dans le cadre de ses productions artistiques, vous pouvez aussi la contacter par les coordonnées de ce carton

A la veille des fêtes de fin d'années, pour cette dernière séance de l'année 2014 nous avons continué l'atelier par un moule-frittes ou une pizza dans un restaurant sur le vieux port de Cannes.
Et si les photos ne sont pas bonnes, les rires et les sourires, les appétits et l'ambiance sont, je vous prie de le croire, excellents tout comme tou ce que nous avons mangé et bu ce soir.
Entre l'excellente bierre et le petit sauvignon pilote, c'est de la table pour régaler des appétits affamés après avoir rudement travaillé.
Nous avons bien sûr une petite pensée pour ceux qui ne sont pas avec nous ce soir par obligations familiales à la fin de la séance, ou qui ne sont pas venus pour d'autres raisons comme Hervé, Vincent ou  Régine à qui nous souhaitons un très prompt rétablissement pour qu'elle soit de nouveau avec nous dès le

LUNDI 5 JANVIER



avec comme modèle

MELISANDRE
notre muse gothique des forêts celtiques

Programme des prochains modèles :

Lundi 5 décembre Mélisandre
ensuite Louise, puis Marie, puis nous retrouverons Gilles.


La séance d'une seule pose sur 2h30 est traditionnellement
 le 2° lundi de chaque mois.
Il n'est pas obligatoire de payer son inscription à l'ABAC pour venir faire une ou deux expériences dans ce groupe de recherches. Si on s'y sent bien et si on y trouve de l'intérêt on reste, sinon on s'en va. On ne va tout de même pas demander 130 € à des personnes qui sont en quête de recherches, d'expériences avec ou sans suite. Ce serait tout à fait contraire à l'esprit artistique et à la convivialité associative, voire à l'image de marque du bien vivre culturellement et artistiquement  dans la ville de Cannes.
L'ABAC est une association hébergée et subventionnée par la ville de Cannes, il serait bon de s'en souvenir avant d'envoyer des mots doux agressifs pour tout dialogue.
Nous sommes encore en Démocratie et en République.

Aujourd'hui 20 décembre 2014
je reçois un courrier de l'ABAC en RAR.
Pour ceux que ça intéresse, je les renvoies au bas de la page ABAC 2014-2015
Ce courrier qui vise mon blog internet, sauf nouvel abus de pouvoir, ne remet pas en cause l'atelier du lundi soir

.
LUNDI 5 JANVIER


BONNE ANNEE A TOUTES ET A TOUS
 Notre modèle c'est

MELISANDRE
entre Michel.F. et Margaret Laird.

Vous êtes déjà très nombeux à attendre le compte-rendu de la soirée. Beaucoup d'inquiétudes aussi : aura lieu, aura pas lieu ?
 Rassurez vous l'atelier continue et nous serons encore plus nombeux puisque nous avons encore accueilli  ce soir un nouveau dessinateur qui ne commencera toutefois que lundi prochain. 
Ludi prochain qui sera la pose longue avec Louise.
(ce soir je joue sur l'ambiguité que je n'arrive pas à résoudre entre "pause" et "pose" car je ne sais pas ce qui "arrêt" et ce qui est "action" dans notes travail : où est la "pause/pose")
Comme nous sommes encore retournés au resto sur le port il est tard. Je vous propose de nous retrouvez demain soir pour les premiers pas de ce compte rendu qui devrait être très sage mais toujours très beau.
Je veux aussi adresser tous mes voeux à tous nos  amis qui n'ont pas pu être avec nous pour ce premier atelier de l'année 2015 : Joëlle, Cryss, Elisabeth, Hervé, Marie-Christine, et d'autres dont connaissant la pudeur et la modestie je ne cite pas mais auxquels je pense tout aussi sincèrement qu'à ceux que je viens de citer.

Pour cette nouvelle année oh surprise, oh bonheur, Rémi me fait choisir un de ses dessins pour me l'offrir !

Je choisis ce dessin d'atelier d'Isabelle (sur une pose de 25 minutes) que je vais encadrer et que je vais accrocher dans mon bureau professionnel à l'hôpital, auprès de celui de Louise par Vincent Alliot, déjà en place.

Vous avez ça vous dans vos bureaux pros ? 
Mo,i oui.
C'est une chance d'habiter et de travailler en France.
Dans bien des endroits dans le monde on me couperait la tête pour oser accrocher un nu sur mon lieu de travail et en plus dans une administration, quand bien même ce nu serait un Dürer ou un Rubens.
La France est véritablement le pays de l'art et de l'ouverture culturelle, protégeons cet incomparable héritage et faisons le vivre dans toutes les multiples facettes de sa diversité, de sa richesse et son extraordinaire qualité !
Bientôt j'aurai l'occasion de vous présenter plus en détail le travail de Rémi qui est un authentique professionnel de l'art qui travaille chaque jour le dessin entre 3 et 10 heures. 
Il fait de très grandes compositions et il m'en a promis une pour vous la montrer bienôt sur ce blog : vous allez voir la dimension de cet artiste !
J'avais terminé 2014 en vous présentant une part du très beau travail de Margaret Laird; complément progressif, à ce que je vous ai déjà plusieurs fois présenté en plusieurs facettes de sa production. Je vais continuer sur l'année 2015 à vous présenter plus amplement le travail de plusieurs des artistes qui composent ce groupe. Et je vous assure que vous n'avez pas fini de vous régaler car on atteint parfois des sommets. 

Voici pour mes voeux 2015, passons au compte-rendu de cette première séance de l'année 2015.



Ah !

STEPHANE
après plusieurs séances de quasi retrait, de réflexion,
est ce soir aux premières loges pour présenter son nouveau travail de recherches

avec des compositions qui s'orientent plus vers des épures et des prises en compte plus complètes du corps. Des nouveaux langages complémentaires apparaissent aussi comme ces larges hachures posées avec beaucoup de rigueur dans des fouillis ou brouillons apparents, qui ne sont toutefois pas systèmatiques mais d'une grande efficacité plastique
Stéphane atteint maintenant ne grade liberté, des éclairages nouveaux sur son travail, et des expression qui vont autant vers Matisse qu'elle s'en émancipent aussitôt.

En fait l'espace du nu redimensionne l'espace de la page et va à la rencontre du travail tout en touches subtiles sur la page de

Régine LAVOIE


qui elle aussi redimensionne ses espaces et ses suports pour créer une mise en escène animée, dynamique,
 entre âme et anima
où de légers grisés, presqu'en taches, fondent les volumes juste nécessaires pour projeter dans l'espaces des figures saisies à la pointe de la mine.

Les espaces se font plus radicaux avec le travail de

Michel PHELIPPEAU
qui est une sorte de spécialiste de ces questions du rapport du sujet à l'espace de la page blanche.
Ce soir il désencadre, projette, déséquilibre
éloigne, rapproche
 créé des nouvelles distances


du "tout" au "fragment", presqu'une recherche qui enr evient au travail des pionniers de l'affiche mais avec un sens particulier qui ne doit qu'à l'évolution interne de sa propre recherche

On en revient alors à ces recherches du rapport du sujet au signifié
que travaille encore une fois avec brio

Alexandre LUCCINI-MONTIEL




Articulation toute trouvée avec le travail de la soirée de

REMI
avec lequel nous avons un discussion très sérrée sur ces rapports du dessin au temps
de pose/pause, cette ambiguité des expressions dans ce temps d'arrêt d'un corps face à l'action de dessiner un modèles qui pose en pause de son corps. Bien sûr, je ne peux qu'aller dans le sens de Rémi lorsqu'il défend que la variation des temps de pause/pose sur une même heure permet sur chaque figure déjà différente des approches encore différentes de l'acte de dessiner.
 Rémi, toutefois, lui aussi reconsidère ce soir son espace dessin avec des étapes qui nous permettent de mieux suivre ses méthodes de mise en place et de constructions, comment en fin de compte il passe de constructions rigoureuses à des émancipations de formes et de volumes qui pour accadmiques qu'elles soient se retrouveront finalement en "style". Nous aurons l'occasion de poursuivre ces observations lorsqu'il nous présentera les très grands, immenses dessins, qu'il compose en grisailles dans son atelier où  sa réflexion sur les temps de pose

d'arrêt sur mouvent

ce qui me permet de contester la remarque de Rémi tout en à la récupérant dans mon système de rendre à l'invisible le temps de pause/pose-présent/visible -limite/infini du dessin/écran des temps/espaces du réel

Claude PEYNAUD
Si je prends en exemple une composition achevée en poses multiples comme celle de ce soir, je ne fais aucunement écho aux différents temps de pose du modèle. Pourtant je suis normalement, comme tou un chacun, tributaire du temps réel de chaque pose.
C'est un temps posé sur un temps arrêté sur des mouvements en pause qui constituent une action actuelle dans un espace. Le sable qui coule de la main au premier plan en bas à gauche en est le temps à la fois arrêté et continué.
Aucun examinateur ne peut dire que telle pose qui constitue la scène, la fiction, a duré 10, 15 ou 20 minutes.
Ce temps fictif conduit à un état de fiction ordinaire du temps arrêté d'une pause sur un temps qui n'a jamais existé dans un espace qui n'existe pas et qui nous apparaît comme un temps et un espace réels par les poses recomposées : le un multiplié nous conduit au pluriel sur une nouvelle unité en "un".
La ressemblance même, excessive, de mes dessins au modèle, participent à cette illusion d'un temps saisi dans l'instant réel jamais arrêté. Ce n'est pas un cliché c'est une composition élaborée sur un temps des poses mutiplié par le nombre des poses pour un retour à l'unité.

Ce qui s'oppose et entre aussi en complémentarité du parti-pris  d'unique dessin sur de multiples poses de

DAMIEN
Ainsi le temps se construit dans le sujet à l'insu du temps réel et présent des différentes poses
pour des ensembles d'interventions au sein du sujet qui constituent le temps non plus de la pose mais de l'artiste saisissant les variations d'un temps arrêté, pausé, pour en faire une fiction qui échappe au temps de l'atelier et à ses poses. Le temps de ce seul dessin peut devenir le temps complet de l'atelier en multiples poses. C'est l'artiste qui sélectionne le temps pausé sur les évènements qui ont constitué l'atelier de la soirée.
Nous sommes donc arrivés à un temps de l'évènement dans sa globalité, dans sa totaulogie qui peut à son tour se démultiplier "dans" ou en "dehors" du dessin (sans allusion à la peinture "en dedans" ou "en dehors" de Fernand Léger ou de Marc Chagall).


Ces temps peuvent donc se combiner une nouvelle fois en multiples dans un seul espace, sans lien,  ni même recherche de liens, échapper même aux préocupations coutumières du réel, des recherches de "proportions" comme nous le montre le travail de

BRIGITTE
"divaguer" en "styles" et revenir à des ralités de proportions transfigurées par la pose vue d'un certain point de vue saisi en perspective cavalière : le point de vue créant l'objet le dessin rentre dans sa proportion fictive dans celle de l'artiste : la magie de ce qui échappe aux " règles classiques" et y revient par les simples mécanismes des poses confrontés aux temps arrêté, au temps en pause, de l'atelier
Donc, si le chercheur va dans le sens de recherches de conformité à des conventions extérieures du dessin il n'entre pas dans ce rapport fictif du temps des poses aux temps en pause des sujets. Il entre plus exactement en conflit avec sa propre action de dessiner et le dessin est faux. Si au contraire un rapport s'installe entre le dessinateur et sa perception fictive d'un réel, le dessin devient acte de création et dessin "juste" qui échappe à toute recherche en critère de juste ou de faux.

Le travail de

Michel F.

est en soi au paroxysme des mécanismes, et l'évolution de son travail ne se fait pas à travers des critères d'évaluations extérieures mais bel et bien en fonction de ses propres temps pausés devant les poses : ces temps qui amusent toujours le groupe quand on voit Michel F. circuler sans arrêt dans l'atelier, en recherche de sa propre pose, de son propre temps pausé devant la pose du modèle, jusqu'à parfois "coller" au modèle.
Ce travail tout aussi atypique soit-il est un véritable travail de dessinateur, et en plus un travail très exigeant.

Ce sont ces "bifurcations" qu'on retrouve en style. Toutefois ces "styles" ne sont pas des "styles", ce sont des identifications en temps pausés et récupérés en poses-outils.

Ces "bifucations" sur un temps d'atelier peuvent nous entraîner vers de nouvelles directions d'émancipations des langages.

Jean-Louis VALERA
Nous conduit dans cette voie, mais il nous entraîne aussi ailleurs.
Je récupère ce soir une discussion que nous avons eue sur l'origine d'un parti-pris d'une de ses colorations issue d'une conception chaotrique et empirique de l'acte de colorier.

Je reviens donc sur ces notions de "vrai" et de "faux" qui apparaissent en filigrane depuis le début de la rédaction du compte rendu de cette séance de travail, mais que j'avais déjà abordées ailleurs, et même largement développées, thème cher qui enflammait nos discussions avec Pierre Courtaud autour du "Chaos Ordinaire", celui qui précède l'instant de la création.
Pierre Courtaud, Histoire du chaos ordinaire, 1989.

L'ordinaire est toujours le monde le plus chaotique qui soit jusqu'à une  certaine organisation
au passage dans le réel :
 il n'est jamais vrai, il n'est jamais faux, il est un devenir possible vers un réel.
Remarquez la signature de Jean-Louis et l'écriture du bas de la colonne vertébrale du modèle en pose : une écriture est toujours juste si elle est celle la plus intime de l'artiste. Le chaos ordinaire ne s'organise pas d'un néant. 

Jean-Louis en risque ce soir une approche tout en s'excusant d'emprunts à l'exposition Nicolas de Staël qui a lieu en ce moment au musée de Vallauris qui regroupe pas mal l'aventure menée à Grasse par Magnelli, les Delaunay, Arp et Sophie Taueber prétresse de l'Art Concret et de l'abandon des signatures avec Jean Arp son mari (Jours effeuillés un recueil de poèmes).
Jean-Louis Valéra va commencer par gommer son dessin pour n'en retenir que la trace de la gomme

et revenir sur un mode chaotique par un dessin de la séance précédente, avec Véronique comme modèle.
La démarche m'intéresse car si elle est processus inversé du mécanisme de l'atelier elle amène aussi un blanc, une pause, dans l'atelier de ce lundi soir où Mélisandre est en pose : une oblitération tout à fait chaotique vers une blancheur tout aussi problématique.
Ce chaos ordinaire qui passe d'un atelier à l'autre, du musée à l'atelier collectif dans la ville (le musée étant lui-même un collectif reconstruit, une culture différée reconstruite organisée des crétions du temps présent qui échappe à l'organisation humaine et à son pouvoir malgré d'infinies tentatives de tout vouloir assujettir au contrôle de ses idées, de la fatalité du chaos des idéologies),  conduit à la couleur du nu bleu sur fond rouge, à l'idée puisée à l'expostion de Nicolas de Staël vers des dessins en valeurs contrastées de noir et blanc à leur tour gommées par les couleurs qui en conservent la trace et les éclairages des initiations à la mine de plomb.
Création en ricochet des éléminations des traces des saisies des poses pour des bifurcations totalement chaotiques et ordinaires cependant.


Nous voici dans le monde chaotique du réel

que conclue le travail coloré de

Margaret LAIRD

avec des valeurs signes déjà "cangiantes"
et parfaites du dessin pour des retours à des expressions plus contrastées, plus colorées
plus loin que le chaos le plus ordinaire puisque nous en revenons aux tons moirés, satinés propres au style de
Margaret LAIRD




Lundi prochain, séance d'une seule pose de 2h30, avec Louise.
D'ici là je vous souhaite bonne méditation sur cette présentation de cette première séance de travail de l'année 2015 en ce lundi 5 janvier, entre espace et lieu du dessin, temps et chaos, pose et pause, pour des avancées en recherches lundi prochain.

Prochains modèles :
Marie, Philippe,             , Gilles,

Je termine cette page alors que nous vivons ce que nous n'aurions jamais pu imaginer : l'assassinat fanatique d'artistes qui avaient menés la liberté d'expression d'Hara Kiri à Charlie Hebdo. A travers ce journal les valeurs républicaines avaient déjà été bafouées une première fois, elles le sont une seconde fois de la façon la plus atroce qui soit; un retour sans précédent au nazisme radical.
Rappelons nous que la liberté est un combat de chaque instant et que ce que nous vivons de liberté dans cet atelier de nus et d'ailleurs est un privillège qu'aucun d'entre nous ne doit ignorer, mais au contraire porter et transmettre avec fierté.
Lundi prochain nous observerons une minute de silence.

NOUS SOMMES REUNIS CE  LUNDI 12 JANVIER AUTOUR DE NOTRE MODELE 
LOUISE
ET NOUS OBSERVONS UNE MINUTE DE SILENCE
Le compte-rendu de la séance de ce soir commencera donc demain
sans aucun des artifices qui ont été communs ce dimanche 11 pour
respecter la volonté du groupe en hommage aux victimes de 
Paris et du Nigeria.

Ce compte-rendu commence par un lien avec la semaine précédente et une enigme sans doute puisée au cours d'Anna Papadimitriou Sacquépée - que j'embrasse d'ailleurs affectueusement  - qui a dû précéder notre séance de nus : celle d'une ordonnance du choos ordinaire du métier de peintre
chaos avant et phases délaborations pendant et je prends en lever de rideau le travail de

Margaret LAIRD
sur cette séance de 2h30 avec Louise


C'est un portrait à fond bleu sur fond bleu, les expensions du bleu vont conditionner la perception des autres couleurs sur le tout petit format choisi par Margaret.
Le bleu couvre le blanc et le bleu plus foncé couvre le bleu plus clair : ce sont des actes de peindre.
Le bleu est en lien avec les ocres et les bruns
Le bleu est détaché de son fond bleul'axe est bien pyramidal comme sur le schéma des couleurs présenté en en-tête.

on en revient à des expressions à la fois fauves et proches de la peinture antique.
Cette Louise pourait tout aussi bien être une noble femme de l'Empire
Grec ou Romain qu'une bourgeoise du tout début du siècle dernier, peinte par un fauve ou par un néo.
La question posée est qu'elle est peinte le 12 janvier 2015 et bein sûr cela questionne car Margaret Laird est une authentique artiste contemporaine de grand talent. 
Alors suivons ce questionnement.
Nous sommes sur des probabilités et des devenirs, magnifiques, vous allez les découvrir dans ce chaos ordinaire de la construction des oeuvres sur une temps d'atelier en pose unique qui ne compte pas les temps de pose en une seule pause du temps.

Je fais déraper mon propos avec le travail tout à fait surprenant et que j'adore de

CRYSS
Nous abordons là un travail organisé sur l''organsiation du chaos orinaire
(acte intial de peindre)
C'est en soi une véritable et authentique écriture qui se construit en phrase, en chaîne de signifiants dont le signifié est bien sûr la plastique proposée du dessin



La construction puramidale passe ainsi du liénaire en tiers, au liéaire en di
pour rejoindre la construction en damier des Esquisses Pédagogiques de Paul Klee

Bien évidemment Pop Art n'a rien à voir la dedans et 

Joëlle AMERIO
est là pour nous le rappeler en déclinaisons inverses au chaos
pour saisir les temps de couleurs et de lumières, jusqu'aux valeurs, qui feront sortir l'oeuve du chaos ordinaire

Ce n'est pas rien des artistes de cette trempe ! Il faudrait bien évidemment réapprendre à regarder le travail des plasticiens. 

LES TAVAUX MAGNIFIQUES S'ENCHAINENT CE SOIR
 et je tiens absolument à vous faire suivre comment

DAMIEN
s'extrait ce soir de son propre chaos
pour nous présenter "son" ou "ses" premiers
chefs-d'oeuvres réalisés dans l'atelier de nus du lundi soir
(je pèse mes mots)

Volumes, force, puissance, lumières, proportions, sensualité, tout est en place à la perfection sous un pinceau parfaitement maîtrisé !
C'est tout simplement superbe !
Bravo Damien.

Je viens de jeter un coup de projecteur sur des montées
 en puissance des dessinateurs et peintres de ce soir. Mais pas de tous. Alors que reste t-il pour les autres ?

Il reste encore ce travail sur le chaos
qui est à mon avis tout aussi important que l'aboutissement car c'est dans ces étapes que la montée en puissance se construit

Et je veux prendre pour premier exemple le travail de

Jean-Louis VALERA
qui est décidément dans ce groupe l'artiste de toutes les transitions tant il  est capable sur un même atelier de porposer des faisceaux de recherches bien sûr très différents les uns des autres. Aussi son évolution ne participe par d'un chaos pyramidal mais en étoile, en rayonnement.

Il aborde ce soir pour la première fois le dessin à l'aquarelle dont Margaret LAIRD s'était en quelque sorte faite la spécialiste dans le groupe. Sans bien sûr sans négliger les expériences d'autres dessinateurs de ce même groupe.
 Ce n'est pas rien face à une feuille blanche de poser diretement la tache de couleur ou le trait qu'on ne pourra plus effacer. Et là on peut dire que pour un premier essai Jean-Louis réalise un dessin sans "bavure", en camaieux de blanc, de jaune et et de rouge avec quelques interventions plus foncées. Nous montons dans les étages de la pyramide initiale de notre énigme de départ.
Puis, Jean-Louis Valéra bifurque
sur la gestion des valeurs en fond et en forme
Echec aux investigateurs du temps et des formes chaotiques : c'est le même dessin retravaillé sur un fond différent pour un dessin évoluant du chaos à sa plastique.
 Pour conclure avec le dessin à l'encre d'une expression tout à fait différente qui me rappelle les linéogravures des Expressionnistes Allemands.

C'est véritablement un travail d'une très grande force et sans concession qui nous permet la transition vers les recherches encore pleines des premières aventures de

BRIGITTE
qui marque encore ses avancées vers cette sortie du chaos qu'elle recherche passionnement et surtout pas n'importe comment : Brigitte se donne du temps et elle a cent fois raison car un style naît parallélement à sa conquète de la maîtrise du nu. C'est d'ailleurs ce que les dessinateurs de ce groupe ont toujours fait sans jamais aucun souci d'imiter qui que ce soit ou quoi que ce soit.
Même les mobiliers trouvent leur juste place à côté des lumières de plus en plus traitées dans des recherches d'équilibres et de proportions qui avancent, et avancent bien.

C'est alors hyper intéressant de suivre les démarches propres à chacun, sinon de les comparer dans le sens constructif de l'expression, puisque 

STEPHANE
nous entraîne à son trour dans d'autres voies qui reviennent à ces privilègs de l'écriture comme Cryss nous en fait à chaque séance de si brillantes démonstrations.
C'est à un superbe travail à la fois très cérébral et très sensuel auquel se livre Stéphane en recherche

et regardez ce qu'il obtient en balyant, en jetant toutes les règles du hachurage des dessins,

C'est magnifique ce trois quart de profil arrière vu de dessous: c'est du Lautrec !
Même les éclairages sont là présents qui nous entraîenent au coeur de la page, au coeur de ce regard caché qui va se fixer bien au-delà de la page !

Pour ma part

Claude Peynaud
je suis un peu en retrait de ces mangifiques recherches, je me marginalise mais je vis aussi ma porpre expérience du dessin : ce soir je compose le nu avec le décor, en même temps que le décor pour une règle de l'unité classique.
En composant je pense à un tableau du Louvre, à des ouevres surréaliste et surtout à Jospeh Vernet pàur qui j'ai une réelle admiration sur des traitement d'espace qui sont bien sûr en partie hérités de la veine de Claude Gellée dit "Le Lorrain" mais qui me fascinent sincèrement par les montages et la poésie qu'il retrouve par delà cette sciences de la construction des espaces (j'admire bien sûr aussi Claude Gellée mais ce que j'y trouve est un peu différent). Et comme Stéphane a voulu ce soir ce dessin, que je lui offre avec un véritable plaisir, je le présente juste après son travail, comme quoi ce que nous faisons ne représente pas forcément ce que  nous choisissons ou choisirions

Mais je vous le présente en deux éclairage : un sans flash et l'autre avec flash car Stéphane aurait souhaité un peu de dégradé des ombres dans la partie haute du dessin. Comme cela n'allait aps dans mes intentions je ne l'ai pas fait mais je vous présente tout de même ce qu'aurait donné le dessin si j'avais suivi les souhaits de Stéphane. En fait je voulais une émancipation de la lumière à partir des objets (dont le nu) suivant un sens pyramidal projeté dans la perspective de construction elle aussi pyramidale (construction en polyèdre que j'avais travaillée en séance l'année dernière et que j'avais exposé sur la page de nus 2013/2014) alors que Stéphane aurait souhaité une lumière centralisée en halo autour du nu assis sur ses cordes.

Bien évidemment ce travail n'a pas grand chose à voir avec le magnifique tableau que 

Michel PHELIPPEAU
réalise ce soir, dont je vous présente les phases de construction sur la séance, comme je l'ai fait en début de ce compte-rendu avec la peinture de Margaret Laird.

A LUNDI PROCHAIN
avec un nouveau modèle que nous ne
connaissons pas encore

MARIE
et
Nous sablerons le Champagne
pour la nouvelle année
(avis aux sponsors)
BONNE SEMAINE A TOUTES ET A TOUS






Ce soir lundi 19 janvier 2015
avec notre étourdissante
ISABELLE 
Qui nous ouvre les biscuits Boudoirs avec Cryss, François et Jean-Louis : humm!!!!!
ce n'est que du rire et du sourire 
 Avant de sabler le champagne
et de boire l'excellent vin de 
Brigitte 
aux armoiries de sa société
TANNERON & MONACO
bma@bmasud.fr //  Tel: 06 27 29 62 93

des plis mouillés à la Phidias, tel qu'un artiste
du XVI° siècle, comme Jean Goujon, aurait pu en sculpter, 
  vous voudrez bien, s'il vous plait, vous joindre à moi pour rendre un grand hommage à notre
Maître et Ami
Pierre Marchetti
qui me demande d'où il est de vous transmettre, à vous amis de l'ABAC et d'ailleurs, à l'atelier de nus, à tous ses amis et autres grognons des labeurs plastiques et crayonneux pour des peintouilles dijonctées, un chaleureux bonjour ainsi que sa complicité toujours au rendez-vous 
des arts.
Sous la contrainte de l'actualité artistique cannoise et d'ailleurs j'ai encore pris  un peu de retard pour ce compte-rendu, je vous prie de m'en excuser.

Nous commençons donc la soirée en levant notre verre à tous nos amis
avec l'excellent vin de 
Brigitte
 notre Bacchus de la soirée.
Bambochades et grivoiseries
de Frans Hals (1583-1666)  et d'autres
verseurs de cornes

Nous serons ses Ménades Enchantées et Grapillonnantes aux Sourires Divins, 
avec le vin estampillé de sa Société qui
encadre cette première partie de la  soirée qui sera je vous le dis sans détour :
très particulière.




AVEC UN PREMIER NU DE

BRIGITTE

qui prend ce soir tous les risques pour passer de l'ombre à la lumière dans les proportions
qui sont les siennes
et qui entraînent le groupe dans des reconsidérations,
 dont les miennes, 

Claude Peynaud
qui sont de tout effacer, toutes les traces les plus secrètes de mes hésitations les plus primaires,
face au chaos le plus ordinaire

N'est ce pas

STEPHANE
que reste t-il ?
et que survient-il dans ce monde où l'invisible ne se dévoile
 qu'avec une extrême pudeur ?


La pudeur des uns et des autres nous dira

Régine Lavoie
(Quel joli sourrire, comment voulez-vous que ce groupe ne soit pas le plus sympathique du monde !)

qui préfère autant inventer, imaginer avec pourtant le modèle sous les yeux, que "copier" le
modèle. Néanmoins le modèle est bien là, très présent.
Démarche des plus surprenantes,  mais ce groupe n'est-il
pas sous le sceau de la création ?
J'ai photographié le dessin avec la gomme pour vous montrer la proportion et l'efficacité de ce trait très libéré
de Régine Lavoie
Le rêve est dans le dessin qui vous transporte dans une autre réalité que la sienne au moment de la pose. Et c'est très beau et quasi infini de l'exécution à la réception, à ce que nous pouvons mentalement construire autour de ces petits dessins d'un charme et d'un talent fous !

A côté de Régine, un nouveau dessinateur

François

qui vient dessiner avec nous depuis le centre Var
c'est bien sûr un réel plaisir de l'accueillir sur des
dessins
très pittoresques (ce mot vient de peinture "digne d'être peint").
François n'est certes pas un débutant dans le dessin mais il apporte à l'atelier la nouveauté de
sa nouvelle approche du modèle vivant au sein de laquelle on comprend déjà
un souci de recherches en allant travailler les points forts qu'il développe dans ses dessins qui saisissent le volume par l'ombre et la lumière intimement liés au trait. Tant et si bien qu'à certains passages du travail on ne sait plus très bien qui précède l'un et l'autre.
Le mouvement
ou l'expression redimensionnée de la pose.
François
bienvenue dans le groupe 
et nous, nous attendons que toutes ces nouveautés que tu apportes au regard sur le groupe
permettent de l'enrichir encore, de nous enrichir tous par cette nouvelle expérience d'un
dessinateur déjà confirmé. 


Le travail de 

Vincent Alliot
(qui nous revient complètement régénéré; ces temps dont les artistes ont besoin pour régénérer les voies de leurs pulsions créatrices sont nécessaires mais différents pour chacun. C'est pourquoi un artiste absent du groupe dans lequel il s'est résolument inscrit, un soir ou plusieurs soirs, voir des mois, est un artiste qui travaille de toute façon avec nous)
De gauche à droite : Jean-Louis Valéra, Michel Phelippeau, Rémi et Vincent Alliot, quatre pointures, parmi d'autres, de ce groupe si riche en talents et en recherches.
Un Brain-Trust de l'ABAC qui a aussi d'autres talents, mais dans ce groupe ils ne sont pas les seuls à former une élite mouvante comme tous les comptes-rendus de chaque soirée vous le montrent. C'est un groupe en mouvement...et qui ne fait que s'enrichir de nouveaux talents et de nouveaux chercheurs.
Chaque lundi soir ce groupe fait la démonstration que le travail sur le modèle vivant est un travail de recherche
fondamentale autonome, comme les gammes pour les musiciens, comme la barre à danser pour les danseurs, comme les vocalises pour le chanteur. Même si je l'ai déjà écrit sur ces pages, je crois qu'il est utile de le rappeler pour bien situer des travaux là où ils ont leur place, surtout si notre projet d'exposition en fin d'année a des chances d'aboutir.
Ce travail qui se fait dans la plus pure transparence des temps de créations présents et des projets.
pourrait, pour des temps pittoresques aussi intenses, être le contre-pied du travail de François ou de Régine, puisqu'il aborde les volumes et les mouvements par la propre dynamique de son trait

Le dessin se déplie
et se conjugue
créant un effet d'écho
en conquête du plan profond de la page

Décidément Vincent Alliot nous revient très en forme !

Ce trait, cette ma^tise du trait jusque dans es vibrations les plus intimes c'est aussi
l'art que

CRYSS
Cryss à gauche aux côtés d'Isabelle, de François et de Jean-Louis Valéra

développe pour nous
un art du dessin porté au paroxysme de ses capacités minimales

par lequel le signe devient signifiant et art 
Et tout à coup je me rappelle le travail en architecture des lumières
 d'Albert Picard à Issoire et à Usson dans le Puy de Dôme avec qui et pour qui j'avais travaillé,
et la gallerie/librairie de Jacques Matarasso, rue Longchamp à Nice,
qui m'avait enseigné la gravure contemporaine avec Dorny, Friedlander, Piza, Coignard, Mario Avati, Munch, Pappart,  et bien d'autres artistes extraordinaires qui, dans les années 75, débarquaient sur le marché de l'art en même temps que la déferlante du pop art s'abattait sur ces somptueuses estampes qui sombrèrent vite dans l'oubli aussitôt écloses. Il fallait faire la place aux américains, l'Ecole de Paris n'avait plus le droit de citer. La politique de l'art organise bien souvent les crimes des arts bien avant que les écrivains en organisent ceux des écritures. Ainsi vont à veau-l'eau nos plus grandes merveilles.
J'en profite pour rendre un chaleureux hommage à ce grand homme de l'art que fut
Jacques Matarasso
ami de Chagall et de bien d'autres,
qui me fit l'honneur de me prêter toute une collection pour en réaliser en 1981 une exposition à
Saint-Vaury, dans le département de la Creuse, tout à côté du clocher Perret.
Il fallait le faire, confier un ensemble de 40 estampes du plus haut niveau
à un jeune passionné d'art qui sortait tout juste de l'armée et qui voulait transporter en pleine campagne des merveilles de grand prix que Paris n'avait pas encore eu le chance de découvrir . Pendant ce temps là on aménageait l'île aux Cailloux de Vassivière et on construisait les FRAC sur listes... 
La gravure que James Coignard fit spécialement sur japon nacré pour
Jacques Matarasso autour de 1976
Ici le n° 27/45
Albert Picard, monotype chromolithographique sur pierre du Berry (atelier d'Usson) 1982.
Architectures de lumières
Josette Kotarski - Danse Macabre - Huile sur toile - 1983
(je remercie les collectionneurs qui ont bien voulu m'expédier ces clichés de Picard, Coignard et Kotarski)

Ce soir beaucoup d'émotions, de nostalgie à travers nos aventures artistiques avec Josette Kotarski  chez Albert Picard aux cimaises de Jacques Matarasso.

Merci CRYSS pour ces beaux souvenirs !
et ces œuvres magnifiques.

Les artistes de ce groupe sont exceptionnels et en voici encore un
qui m'épate à chaque séance, tout jeune et bourré de talent,

Alexandre Luccini-Montiel
"Picasso au Bateau-Lavoir"
Alexandre ne présente ce soir qu'un seul dessin mais quel dessin !


   Evidemment les vétérans chevronnés ne s'en laissent pas compter

Michel Phelippeau
est là pour nous le rapeler
même si, par ailleurs, nous sommes déjà beaucoup plus habitués à ses axes de recherches 
Ici aux côtés de Régine Lavoie et de François

et à ses évolutions parfois surprenantes vers des mutations de la construction géométrique
au naturel le plus inattendu.
Caractère qui aurait pu entrer en complément des travaux de
REMI
mais Rémi décide ce soir de ne rien présenter
levant son verre à la franche et cordiale amitié du groupe.

Marie-Christine Besset
attentive au groupe partira sans laisser les traces de son travail ni de sa présence.
tout comme d'autres dessinateurs ce soir dans l'ambiance de la fête.

Michel F.

en revanche libère son dessin et rejoint les conquêtes de naturel de Michel Phelippeau
C'est effectivement très nouveau chez Michel F. ces ondulations du corps qui vont jusqu'aux
traduction des chaires. Michel F? nous avait plus habitué à des jeux plastiques tant sur le dessin que sur la page, qu'à des vecteurs anatomiques.
Il est vrai aussi que nous avions déjà ciblé les prémices de cette tendance dans les premiers dessins des premiers dessins de la fin de l'année dernière.

Conquête de la maîtrise de

DAMIEN
qui,
riche de ses exercices de virtuose de la semaine dernière
part à la conquête du corps dans son ensemble
et à l'expression fine du regard.

C'est ainsi avec le travail de

Jean-Louis Valéra 
 qui conclue le compte-rendu de cette séance du 19 janvier 2015
avec une Isabelle qui lui inspire des esthétiques exotiques polynésiennes
pour laquelle il se réclame de Gauguin
qu'il combine de toute façon avec d'autres recherches

Voilà c'étaient nos vœux du nouvel an 2015
avec
PAULA
qui nous rejoint pour sabler le champagne
 Rémi ouvre la bouteille
et Damien dans un élan du cœur fait le service



Bonne et heureuse année 2015


LA PAGE 2014-2015 
EST TROP LOURDE
ALORS POUR LA SUITE DE LA REDACTION A PARTIR DU 23 MARS 2015  RENDEZ VOUS
SUR LA PAGE
NUS 2015
mois de mars 2015
http://coureur2.blogspot.fr/2015/03/nus-2015-nackt-2015-nude-2015-2015-2015.html



Ce soir
Lundi 26 janvier 2015, notre modèle c'est
Philippe
Les artistes qui viennent à ce groupe de travail sont à peu près tous des professionnels de l'art :
architectes, plasticiens, professeurs de dessins et d'art plastiques, décorateurs ou architectes d'intérieur, artistes galeristes. plasticiens entrepreneurs, historiens d'art, chefs-d'entreprises en liens avec les arts.

Parmi eux

REMI

dont nous connaissons le très grand talent et la très grande technicité professionnelle.
C'est son métier d'enseigner les arts plastiques
("art" ne signifierait rien, l'art dans l'absolu ne s'enseigne pas, c'est un concept)
Avec nous il travaille le dessin en recherche, la composition aussi, et en ville il enseigne.
Il vous propose ce stage de modelage


Réservez vos places, des artistes et des élèves ont déjà réservé depuis le département du Vaucluse et autres.
Pour les conditions d'hébergement sur Mouans Sartoux, téléphonez au Syndicat d'initiative de Mouans Sartoux ou au n°  de téléphone  figurant sur ce prospectus : 06 62 84 07 68
Vous voyez ici ce soir un de ses modelages sur ce prospectus,
et ses dessins de ce soir en recherche dans l'atelier de nus/Modèles vivants à Cannes
du lundi soir
Pose de 20 minutes
Pose de 15 minutes
Nu en grisaille sur pose de 2h15 à l'atelier d'un autre lundi soir, sur une séance de 2h30
Donc un stage intensif avec un authentique professionnel et un artiste confirmé. 

Et puisque j'ai commencé cette séance avec l'enseignement des arts et que j'aime voyager dans l'histoire, je vous propose de jeter une regard sur la Grèce antique, complément indispensable à tout
enseignement sur le corps et qui sera la confirmation de la qualité de l'enseignement de
REMI
que vous retrouverez à Mouans-Sartoux du 23 au 27 février 2015

et tout compte fait aussi des progrès en recherches réalisés par ce groupe.

L'année dernière j'avais consacrée une soirée aux "proportions",
 Comme la question réapparaît cette année je
vous propose un nouveau regard sur cette question
enrichie de la "déformation".

Pour dédramatiser la question des dessinateurs qui s'attachent à la proportion
plus qu'à leur propre recherche d'écriture, je vous propose un retour sur l'art
sur lequel m'académisme s'est fondé pour établir ses règles :
l'art Grec, jusqu'au XIX° siècle.
A vous maintenant de vous former l’œil, entre les poitrines trop hautes,

Le trop grand nombre de têtes dans le corps et autres déformations anatomiques
qui sont pourtant devenus des modèles d'école qui ont conditionné notre jugement, notre enseignement des arts et nos regards critiques en termes de modèles parfait à imiter

Les imiteriez-vous, en feriez-vous des modèles de compositions dans lesquels
ces proportions se moqueraient à leurs tour des règle de l'académie ?
regardez à droite, regardez à gauche, regardez au centre, aucune de ses figures ne répondent aux règles classiques de l'académie, et que dire des proportions en compositions ?
Alors voilà transposé en peinture ce que de grands artistes antiques et modernes en ont fait
c'est tout simplement "l'éclairage" donné par l'artiste sur son oeuvre qui créa la réception des figures. Ci-dessus les rapports de couleurs de spersonnages, des tissus colorés au tissus clairs et aux vêtements lumineux, aux personnages trop petits et trop grands, construisent la réception plastique de l'image que nous évaluons parfaite...
poursuivez vos analyses...
Je modies pour vous le cadre de l'image


"Je"
c'est moi
Claude Peynaud
En effet - et vous connaissez la grande estime que j'ai pour les points de vue de 
Rémi, et j'en parle ce soir avec lui en thèse contraire d'un temps de pose plus long pour plus d'élaboration, ce qui est aussi vrai et Margaret Laird va ce soir nous le rappelez assez ouvertement - je
continue à changer le rapport du temps à la pose
et je donne la plus grande importance à la première figure sur 5 (cinq) minutes de pose
puis, au fur et à mesure que les poses s'allongent je réduis les figures pour les composer entre elles en échos au pur hasard des poses que le modèle va prendre et bien sûr que j'ignore d'autant plus que chaque pose est décidée par le groupe avec le modèle et que je n'interviens jamais.
Je préfère dire que je travaille sur "l'aventure" de la séance que sur le hasard
qui me ramènerait intellectuellement à une conception mallarméenne de l'oeuvre, ce qui serait contraire à ce que je cherche. Je cherche à gommer les figures pour une synthèse finale de la figure centrale, et pourtant j'y reviens : donc voilà comment je suis "tenu en échec"
















































Et je vous propose maintenant la solution de

CRYSS

Comment  Cryss résout cette question du rééquilibrage de la figure centrale en
gommant la source figurative par  simple démarche en étapes plastiques sur le temps de séance.
C'est une progression du travail que je vous présente en chronologie inverse pour 
essayer de bien faire comprendre ce processus
de création à partir de la transformation à la fois de l'image et des rapports
des images à la création pour une création finale unique
et synthétique qui perd totalement les sources qui l'ont initiée :
c'est le contre-pied du chaos ainsi que l'aboutissement des valeurs grecques de la composition en jeux changeant des rapports de proportions pour une création finale.

Voici encore  un autre contre-pied en élaboration de la figure centrale
sur une composition et combinaisons
d'images centrales

STEPHANE

qui continue sur ce nouveau souffle que nous avons découvert depuis
au moins la semaine dernière

Très très belle voie de recherche de Stéphane qui entre maintenant dans les plus authentiques aventures de compositions en figures multiples ou démultipliées qui entraînent totalement l'esthétique de la page
jusqu'à l'oeuvre.

Puis, revenons à ce même travail sur une figure centrée puis décalée dans la page,
avec le travail de

François Simonet

Un seul dessin peut résumer un ensemble de démarches.
Je laisse donc le compte-rendu de son travail de la soirée dans l'état pour un impact et un résultat francs. 
Le rééquilibre des proportions de la figure se fait en articulations par la
coloration "en-dehors". La valeur plastique de l'oeuvre est donc le résultat de la fusion des balcs "en-dedans" du dessin et "en dehors" de la page, que permet,paradoxalement le cerne extérieur des articulations fortes de l'unique figure.
Dans ce mouvement de la fuite vers la gauche de la figure dans la page, qu'accompagne le regard, 
il y a bien un jeu "gigogne" qui s'installe entre le visible et l'invisible.
Ce regard que je vous proposais en analyse des modèles de la sculpture grecque de la période hellénistique qui voit la statuaire arriver à l'expression riante ou grimaçante, au mouvement après les prouesses de Phidias à l'époque dite "classique" de la statuaire grecque.  


Suivons donc cette veine de la soirée  en
l'articulant directement avec le travail de

Joëlle AMERIO
qui est presque un outil d'analyse absolument complémentaire sur les étapes que nous avons pu saisir avec les travaux précédents
J'ai donc utilisé ce soir le travail de Joëlle Amério
comme une sorte de "charnière" pour articuler la mutation de cet esprit 
dans le regard classique que nous portons, malgré nous et par culture, par héritage gréco-latin, sur les oeuvres, sur notre monde environnant  sur nos propres capacités de créations.

Le travail de

Margaret LAIRD
s'inscrit alors maintenant parfaitement
dans cette "autre" perception du réel au factice et va au psychologique
En trois dessins à l'aquarelle elle résume beaucoup des tendances de la soirée, en revient à l'équilibre de la figure dans la page et entraîne l'étude psychologique du personnage par des portraits
hautement expressifs qui sont à la fois des rencontres avec les dessins de Rémi en début de rédaction de cette soirée, avec le travail de François Simonet, avec travail de Cryss puisque c'est le traitement en rapport coloré au trait coloré qui constitue d'image en image la figure du tableau qui se déconstruit dans le déséquilibre et se reconstruit en nouvel équilibre.
Et toujours cette façon très personnelle de saisir des expressions psychologiques puissantes, sans concession, par des tons nacrés, moirés.
Très beau travail de remise en question de l'idée du "beau"entre "mauvaise peinture" (Bade painting pour nos amis anglophones) et "peinture précieuse",
 très différente des voies expressionnistes habituellement admises depuis les expressionnistes
Autrichiens, Allemands et Français.

Regardons maintenant du côté du travail de

BRIGITTE
qui est en réalité celle qui a initié ce soir ce questionnement sur le rapport de la proportion à la transcription plastique pour un compte rendu en création d'image
s'émancipant du sujet pour devenir une oeuvre d'art à part entière, une image.
Qui avance effectivement sur le plan des proportions mais il ne faudrait pas ce que ce soit
au détriment de sa propre voie de création, que son travail ne devienne pas un 
outil de conformité à des idées mentales
qui sont de toute façon fausses comme on le voit clairement avec les exemples
des antiques que je produits ce soir en début de rédaction.
Une originalité de Brigitte qui, pas à pans, est en train de naître.

Originalité également que nous connaissons bien désormais de

MICHEL.F.
qui ce soir nous oblige encore à regarder son travail comme un enjeu impossible
d'un coup me voici réexpédié vers des expériences d'écritures de
cet immense écrivain de la fin du XX° siècle et du début du XXI° siècle,
que fut Pierre Courtaud.
Un enjeu : "Tiré d'un livre de comptes"
Michel F. vient dessiner avec ses feuilles de comptabilité, ses factures et autres feuilles d'impôts qui sont très très fines. Il sait pertinemment qu'en dessinant au revers des feuilles très fines, que les écritures au dos vont ressortir en quasiment claire, bien qu'inversé,  au tirage photo, en filigrane du dessin, puisqu'elles apparaissent déjà en transparence des dessins.
C'était donc la un enjeu plastique qui m'intéressait au plus haut point, faisant à la fois le lien entre le travail de ce soir de Stéphane et la mécanique littéraire issue d'une livre de compte de Pierre Courtaud. Nous atteignions, à mon sens au dérapage le plus pointu de toutes les recherches de la soirée sur la création de l'image de ce lundi 29 janvier 2015.
C'eut été trop simple !
Pensez  dont !
"Tu photographies tout mais je ne veux pas qu'on voit une seule écriture du dos de la feuille.
Tu te débrouilles ! "
Question de faire entrer l'autre dans son principe d'écriture, j'avoue qu'on fait difficilement mieux !
Le compte rendu des dessins de Michel F. est donc ma participation obligatoire à son propre travail !
Le photographe devient le plasticien du plasticien !
Celle là on ne me l'avait encore jamais faite dans cet atelier, mais il faut bien l'admettre,
 c'est une authentique démarche de recherche plastique !


Retournons vers un peu plus de lumière
avec les créations de la soirée de

Marie-Christine Besset


qui nous entraîne dans son univers lumineux, très épuré, avec des traits qui jouent de fins et d'épais, de clairs et de foncés, au rythmes des éclairages qu'ils saisissent comme un funambule sur son fil retient l'équilibre de son image.

L'image à son tour peut se recolorer


par de petites interventions presque minimalistes, ton sur ton en camaïeux des traits et des tons qui rejoignent les voies expressionniste de Margaret Laird sans géométrie rigide de construction toutefois,
ouse parer progressivement d'autres coloris
qui construisent un nouveau sens de l'image.

Du début à la fin nous avons eu ce soir, entre tous les dessinateurs, ces axes de conquêtes, très clairement exprimés, de nouvelles recherches où l'équilibre du rapport de l'image à la proportion mentale ont été des vecteurs forts.

Régine Lavoie
veut ce soir montrer très peu de son travail, je le regrette car le peu que j'en ai vu, m'a semblé lui aussi inscrit dans cette dynamique de la soirée. 


Une autre dessinatrice du groupe tient aussi au secret de son travail tout en lumière.
Chut...! ne troublons pas le travail silencieux il est aussi grand que tous les autres.

Et je termine en adressant un petit bonjour amical à
Jean-Louis Valéra
qui nous envoie ce soir un petit SMS depuis l'île de La Réunion où il est en ce moment.
Ainsi, me dit-il, il est avec nous.
Nous aussi Jean-Louis nous sommes très chaleureusement avec toi.

Pendant un mois ce sera au tour de François de partir vers de lointaines
contrées avant de revenir avec passion travailler avec nous.
Et merci aux internautes de tous les coins du monde, de plus en plus nombreux, et même maintenant très nombreux, à venir régulièrement, chaque semaine, consulter cette page et ce blog.

Lundi 2 février
notre modèles est l'impressionnante

BRIGITTE
qui ne bouge même pas la pointe d'un orteil quelque soit la pose et la durée de la pose
Impressionnant !

Cézanne avait pour habitude de dire à ses modèles :
"Quand  je peins une pomme elle ne bouge pas : vous devez poser comme une pomme"


A la fin de la séance le groupe, et c'est la première fois que nous voyons ça, a applaudi
Brigitte...!

BRIGITTE
.

Nous accueillons ce soir une nouvelle artiste

Annick Declercq

qui compte bien s'inscrire dans le groupe, d'ici à quinze jours m'a-t-elle confié, car la
semaine prochaine elle a un empêchement.
Donc, Annick à dans quinze jours avec notre nouveau modèle Pascal
Je connais Annick depuis au moins deux ou trois ans. Lorsque j'allais travailler le dessin à l'ABAC tous les samedis jusqu'au mois de juin 2014, depuis dix ans, je rencontrais fréquemment Annick qui me présentait son travail sur la terre et je présentais ses œuvres sur les pages de l'ABAC, comme celui de tant d'autres que je rencontrais également le samedi, du temps où cela était encore possible, du temps où il régnait encore une ambiance qui n'était pas à la haine et aux conflits sans objets. Elle me confiait plusieurs fois qu'elle avait besoin de travailler le dessin de nus. Je l'invitais à nous rejoindre le lundi soir : voilà qui est chose faite et j'en suis très heureux car si une personne est gentille, aimable, souriante et sans histoire c'est bien Annick.

Mais je suis surpris de voir qu'elle n'est nullement une débutante et qu'elle a même déjà une démarche qui lui est propre. Démarche qu'elle va bien sûr faire évoluer dans ce cadre privilégié des recherches sur le modèle vivant de l'atelier du lundi soir
par dessins aquarellés à petites touches colorées alors qu'on devine encore, parfois, le trait constructeur.
Mais ça ne s'arrête pas là.
Pour certaines réalisations plus chargées en coloris et en valeurs
qui sont des entrées en volumes fort belles et vibrantes de lumières,
elle va sous le robinet et elle noie son aquarelle d'eau
et tout se retrouve intégré dans des tons plus fondus et encore plus fins.
Donc nous allons pouvoir maintenant suivre d'autres démarches et bien sûr cela nous intéresse au plus haut point.
Bienvenue Annick à l'atelier de nus du lundi soir, même si, comme tu me l'as dit ce soir, on ne te reverra que dans quinze jours avec Pascal en modèle.

Cette soirée est celle des découvertes et des retours de dessinateurs qui avaient marqué une pause pour nous revenir bourrés de talent et de nouvelles voies de recherches.

Tel

HERVE

qui, après avoir fait le tour des galeries où il expose, dont la sienne, de Pont-Aven à Paris à la Suisse (je ne connais pas la ou les villes en Suisse où ses tableaux sont exposés), à la Côte d'Azur,
nous revient avec de superbes dessins qui jouent avec la lumière de l'atelier

jusqu'à la rencontre d'

Elisabeth Joseph
qui elle aussi revient après une période d'absence, bourrée de talent et de nouvelles expressions
qui ont mûri,
qu'elle a encore maîtrisé dans ce vocabulaire si particulier qui est le sien, qu'elle affine aussi
qu'elle maîtrise, jusqu'à des expressions totalement sculpturales
dont la parfaite immobilité du modèle, des pommes de Cézanne, se fait très nettement sentir
presqu'un nu à la Renoir ! C'est véritablement beau !

Tout aussi beau et toujours avec cette élégance si particulière,
 cette expression qui peut aussi devenir puissante jusqu'à la psychologie, comme nous l'avons vu la semaine dernière

Margaret LAIRD

aux côtés d'Elisabeth Joseph où la bonne humeur est de règle
nous propose une large gamme

de ses dessins à l'aquarelle, ce soir dans des tons de gris/roses très distingués

avec des évolutions techniques vers la profondeur de l'images qui se dédouble en quelque sorte.
C'est à dire que tout le travail qu'elle avait accompli l'année dernière sur ces compléments de couleurs extérieurs en valorisation des couleurs intérieures arrive maintenant à un forme de maturité très forte et qui reste néanmoins dans le style élégant de Margaret


l'élégance peut aussi se conjuguer sur un autre mode.

Sur celui de

Joëlle AMERIO

qui, ce soir, compose elle aussi sur des gammes comparables à celles de
Margaret Laird, mais dans des variétés de tons dont la plus grande sobriété se trouve compensée par la volupté du pastel,
recherchant la composition des poses et des figures sur une ou deux pages.
Ce travail sur la composition, que j'aime particulièrement, et donc que j'apprécie tout autant chez Joëlle puisqu'elle avance vers la science du tableau, se fait avec une qualité constante des dessins des figures. Non seulement il y a une grande qualité des enchainements de compositions mais en plus la construction des scènes est invisible, comme si les personnages posaient tous ensemble alors qu'il s'agit de compositions figure après figure au hasard des poses du modèle.
Les variations des tons pastels lui permettent également de travailler sur les tons forts et faibles des teintes des traits qu'elle peut renforcer par des sortes d'ombres portées mais qui sont en fait, techniquement, des reports des teintes dans le dessin en dehors du dessin proprement dit .
Je voulais vous présenter ce très beau travail de Joëlle en articulation entre le travail de Margaret et le mien car nous sommes là sur des répertoires, sur des gammes si vous préférez.

Ce travail sur les temps forts et les temps faibles est celui que j'ai

Claude PEYNAUD
 constamment repris ce soir sur des économies de poses pour travailler plus en profondeur la scène avec des temps forts et des temps faibles, travaillant également sur des écarts aux proportions
pour donner à ma composition une vision plastique à sens géométrique entre l'équerre du premier plan et le déploiement en éventail de la scène dans la profondeur de l'image à partir de l'angle de cet équerre
Ce soir j'ai amené Brigitte chez elle et j'ai déposé Alexandre devant sa porte.
Le temps passé depuis la sortie de l'atelier, de voiturage, a été un temps privilégié pour parler un peu avec

Alexandre Luccini-Montiel

Alexandre sort de l'école des Beaux-Arts, diplôme en poche.
Ce soir il engage la conversation sur les possibilités naturelles qu'il a perdues avec l'enseignement des Beaux-Arts. D'après ce que j'ai compris, les aptitudes naturelles qu'il avait pour les arts ont été tellement transformées par l'enseignement qu'il a maintenant beaucoup de mal à reprendre une recherche personnelle qui serait de faire comme plusieurs d'entre nous font : partir d'un dessin "léché", pour reprendre l'expression exacte d'Alexandre, pour le faire déraper et reconstruire quelque chose de purement créatif et artistique, une véritable recherche en quelque sorte.

Je rapporte cette discussion avec Alexandre car je crois qu'elle est extrêmement riche de sens surtout quand on voit la qualité de son travail et le "plus" qui fait qu'à chaque fois l'élément créatif surprenant qui fait "disjoncter" l'œuvre est présent dans chacun de ses dessins.
Ce complexe de la difficulté à atteindre à la création, quand on est spontanément créatif, étonne.
J'espère que nous allons garder Alexandre dans le groupe même si par nécessité professionnelle il doit s'éloigner un peu de Cannes, car véritablement nous avons là avec nous un potentiel artistique et créatif, fondé à la fois sur l'intelligence artistique et sur l'aptitude naturelle, assez peu ordinaire et d'un réel niveau.
Qu'Alexandre se rassure, ce qu'on croit perdu ne l'est jamais. Toutes ses aptitudes naturelles vont bientôt refaire surface et au sein d'un tel potentiel créatif nous risquons avoir véritablement prochainement un grand artiste.

J'ai envie maintenant de passer à un autre surdoué

REMI

qui se situe tout à fait dans la construction très réfléchie, géométrique, et qui sait d'un coup, en faire autre-chose. Et ce soir je crois que sa production nous permet véritablement d'avoir ce regard analytique sur son travail
Voilà, ça se passe de commentaire

Serions-nous en train de nous acheminer vers les métamorphoses ?
Je pense que nous pouvons y aller encore plus franchement avec les deux recherches qui suivent.
Il faut être captif et cela suffira.
Abordons ces mutations avec le travail de

CRYSS
CRYSS nous donne ce soir un nu entier fondé sur ces écritures particulières qui sont le siennes
et qui ne sont certes pas du "vu et du"revu".
Ce sont des potentialité de variations et ce qui se produit se soir en est la flagrante démonstration
on va vers la scène complète du nu posé sur son support, support y compris, et autour des variations.
on croit maintenant à des retraits de variations et voilà ce qui se passe
une mutation complète du vocabulaire de CRYSS.
Ce dessin du haut à gauche, rejoint des recherches faites par d'autres dessinateurs du groupe mais ne leur doit rien. Je crois que c'est encore une réponse qui peut être faite face aux doutes d'Alexandre.

En voici une autre

avec une artiste professionnel dont nous connaissons déjà beaucoup de terrains de
recherches e de 'expériences.

Michel PHELIPPEAU
entraîné par la gaiete de CRYSS
Ce travail sur la page, ce travail du rapport des valeurs au blanc de la page, des proportions des formats c'est bien un des caractères marquants du travail de Michel.
Masse, géométrisme ou fragment tout cela reste d'une très grande qualité dans une écriture qui garde son originalité
Michel me demande ce soir de choisir un de ses dessins pour me l'offrir. J'hésite un instant sur le dessin ci dessous que je trouve particulièrement beau. Je dois dire que j'en avais même très très envie tant sa construction est parfaite et expressive sur une pose particulièrement difficile pour un rendu plastique en combinaisons de langages dessins.
Puis je me ravise car je viens de voir quelque chose de tout nouveau dans le travail de Michel Phelippeau et dans le travail de l'atelier depuis sa création
Le montage des chaires en losanges en dessin retrouvant le travail de Goya mais en peinture sur le montage des chaires en chevrons dans la Maja Desnuda. Travail de la peinture qui m'a toujours subjugué depuis le jour où j'ai dû passer au Prado plus d'une heure devant ce tableau à analyser les techniques de peinture qui me fascinaient.
Ce soir je trouve une même approche mais en dessin et me fait comprendre pourquoi Picasso a accordé un temps autant d'importance au costume d'Arlequin.
Merci Michel pour ce très beau cadeau totalement lié à mes premières passions adolescentes puis à celles de mes vingt ans. La première fois que j'ai visité le Prado c'était sous Franco sur la période de Pâques en 1975. Nous avions monté un spectacle itinérant "pour rire et pour pleureur" avec mon beau-frère Jean-Marie Bouet. Du nord au sud nous visitâmes les villes d'Espagne en Peugeot cabriolet décapotable rouge à grand porte bagage chromé sur la malle arrière où s'entassaient nos bagages... et... en calèches et cochers à demeure... faisant la tournée des palaces, des cabarets et des sites remarquables dans ces équipages : c'était la période historique de ces facéties post soixante-huitardes, des hippies friqués, et comme Jean-Marie venait de toucher un gros héritage il n'en fallait pas moins pour partir vivre des souvenirs sans frontière en un temps où il fallait encore un passeport pour partir en Espagne.
Mon beau-frère à droite de profil et moi au centre. 3 mars 1975 devant la
Giralda de Séville. 

  Ce soir, grâce à toi Michel et à nous tous, les frontières de l'art sont à nouveau rompues,
au moins dans cet atelier.
Ce soir les frontières entre l'art et l'image ont été rompues sur les pommes de Cézanne :
 l'atelier dans sa totalité s'est accompli.

Je termine ce compte rendu avec le travail de

MICHEL F.
Pas très content de son travail de la soirée
 il me donne simplement ce dessin à photographier.


Encore merci et bravo à Brigitte qui nous a permis de conduire nos métamorphoses sur son immobilisme


Lundi 9 février
GILLES
Ce lundi soir est un un lundi soir particulier
Nous sommes assez peu nombreux et
la séance est de 2h30

Elisabeth Josèphe nous envoie une message pour nous dire qu'elle est clouée au lit avec la grippe, mais qu'elle est avec nous par la pensée et par le coeur.
Tout le groupe est également avec vous Elisabeth avec tout autant de pensée et de coeur et vous souhaite
un prompt rétablissement : revenez nous vite !

Le ton est au gris et c'est 

REMI

qui donne le ton



avec une grisaille

superbe au demeurant



créant des zones d'ombres et de lumières

et amorçant des traitements en hachures qui définissent à la fois l'espace et, passant sur le corps, les ombres propres.
Ce travail sur le contraste des diagonales des zébrures
plantées sur tout la partie gauche de la page en violente et toutefois très subtile intégration
avec la partie droite de la page aux lumières tombantes en verticales est
véritablement l'amorce d'une recherche du grand art.

Je

Claude PEYNAUD

Ayant vu ce travail sur la grisaille de Rémi, je me risque, mais cette fois-ci en jouant avec la lumière réelle, de donner à cette idée de l'homme libre (de son art) en écho au poème de Charles Baudelaire
"Homme libre, toujours tu chérira la mer"

Je finalise donc mon dessin, ou l'idée de mon dessin, par l'intervention de l'appareil photo qui va capter les lumières réelles des éclairages électriques composés avec les
orientations en "grisailles" que je calcule depuis la mise en place du modèle dans la page.
Mais, comme l'homme regarde en sens inverse, les lumières posées sur la zone d'ombre du dessin, se sitent à gauche. Et au lieu d'utiliser une composition très épurée entre diagonales et verticales j'utilise un constructivisme qui me permet d'aller à la rencontre des mobiliers constitutifs d'une image de tableau, augmentant, sans véritablement en changer les proportions, la rendu de la tête par rapport au corps malingre du modèle; comme un homme concentré sur son sujet : écho de moi-même sur mon sujet au sujet réorienté.
Ce n'est pas une réalité de mon dessin que je vous montre, mais métaphore, en composition avec l'intervention de
l'appareil photo : lumière et dessins restants deux constantes comme l'écriture de la métaphore qui réoriente l'image en structure onirique possible.
"La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de la lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer"
Charles Baudelaire étant bien sûr le poète qui a initié le symbolisme, on peut donc s'aventurer vers
la métaphore. La métaphore étant une figure de style fondée sur l'analogie ou la substitution faisant entrer des concurrences ou des combinaisons qui enrichissent le vocabulaire commun ou concret (initial ou admis) pour rendre compte d'un nouvel état d'esprit artistique de l'image : symbole projeté dans le réel et récupéré par un tiers en lecture projective interactive.

Le travail de

DAMIEN
 pourrait-il être une métaphore ?
Oui bien sûr dans la mesure où il fait intervenir une gamme de langages
propres au modèle pour nous donner l'apparence vivante de quelque chose qui ne l'est pas par définition puisque c'est un dessin, poussant l'expression au drame. En plus ce dessin est totalement différent pour un même sujet des rendus des autres dessins des dessinateurs qui ont travaillé sur la même pose. L'angle de vue, le point de vue devient donc un outil métaphorique.
Je ne suis pas train "d'enfoncer des portes ouvertes", ni de "refaire le monde", je suis en train de mettre à plat des vocabulaires que tous les artistes fréquentent en permanence mais qu'ils n'isolent par pour l'intelligence de la mise à jour des voies ouvertes pour des chemins d'évolution,  qui nous permettent d'avancer en regardant autrement les production plastiques.

Ainsi lorsqu'on aborde des travaux qui sont en perpétuelle mutation et évolution on doit cibler les outils qu'on s'est donné pour concevoir notre représentation "métaphorique" du modèle en ayant à l'esprit que notre métaphore sera toujours une métaphore vraie ou fausse.
Art du vrai et art du faux, dans un système d'approche métaphorique, n'a plus véritablement de sens.
Ce qui a un sens c'est le langage, la cohérence du langage qui sera utilisé pour rendre compte de la métaphore, de cette image transformée par le ou les jeux de langages interactifs. 
La métaphore issue de "la lumière" et de "l'esprit", soit  la  "Lumière de l'esprit" prend alors tout son sens d'oeuvre d'art projetée dans le réel.

Ce soir, dans des valeurs de gris et de noirs difficiles,

BRIGITTE

illustre parfaitement l'approche sensible qu'on peut avoir du modèle lorsqu'on est en recherche de sa propre cohérence de langage(s).
Si on pousse le système d'assemblage des poses rendues par Brigitte
on aboutit a un système de langage parfaitement cohérent en version métaphorique qui dédramatise totalement les hésitations de recherches puisqu'elles sont en valeurs identiques et que leur assemblage par l'intervention de l'outil informatique assure une cohérence plastique complète à l'ensemble.
Au sein de ces variations le langage peu se ré élaborer.

C'est bien ce que me fait remarquer ce soir

Marie-Christine BESSET
lorsque je regarde ses dessins et que je lui fait la remarque sur leurs différences en axes de recherches de langages : elle me répond "ça dépend surtout de l'outil utilisé pour dessiner".
C'est à la fois aussi simple que ça et extrêmement complexe quand on aborde la question du choix et du pourquoi de ce(s) choix : donc de l'intention initiatrice des moyens de l'écriture métaphorique, vue par vue en contrepoint du travail de Brigitte juste au-dessus, qui allait lui vers une totale unité et cohérence.

Changement d'angle

La métaphore sur les deux langages simples en concurrence sur un thème unique de "grisaille", basiques combinés avec une figure (de style) chez Rémi peut donc être  une authentique voie de recherche (métaphorique) que je peux compléter en intervenant avec un ou d'autres langages étrangers et pourtant indispensables les uns et aux autres pour composer une nouvelle image : la métaphore finale, l'image que je produis sur cette page (encore une métaphore).

Sur cette recherche on peut avancer avec les variations en gris qui
vont construire le tableau finale de

Margaret LAIRD
Dans le système de l'échiquier des Esquisses Pédagogiques de Paul Klee (1925)
qu'elle est la terminologie métaphorique qui achève le tableau ou qui représente le tableau, de l'atelier au tableau ?
Voici la gamme d'exercices à laquelle Margaret LAIRD se livre à travers ses portraits qui vont aussi se multipliant de séance de 2h30 en séances de 2h30 chaque mois.

Est-ce que mis en face de la problématique de la répétition ordinaire je vais utiliser une autre métaphore conceptuelle d'un autre recueil de Pierre Courtaud

"Contre-portraits"  La Main Courante 1993 

pour aller chercher l'élaboration métaphorique de

Michel PHELIPPEAU 
Question des plus intéressantes
puisque là encore, tout le long de la séance j'ai également donné un oeil sur l'élaboration de la toile
de Michel Phelippeau qui a mis en place sa peinture à partir de ses recherches
en dessin, et notamment sur la page et sur les blancs en concurrences des valeurs du dessin.
Ce soir ce sont les gris qui jouent le rôle des blancs
et mon appareil photo qui joue la mémoire de l'élaboration métaphorique en essayant de faire intervenir au mina les effets de lumières de l'atelier, ou plus exactement en essayent de photographier l'élaboration du travail dans la  même lumière : je passe donc de l'échiquier transversal ou vertical linéaire en cascade (pour les puristes de l'abstraction)
Et le décadrage final, l'ultime bifucation qui ramène le tableau dans le réel de l'atelier.

?

Bonne fin de semaine

Le lundi 16 février c'est l'excellent
PASCAL
qui pose pour nous pour la première fois.
Je me souviens très bien de ces modèles qui empruntaient leurs poses à l'antiquité.
 Le premier dont je me souvienne qui pratiquait cette discipline posait à Blois dans les années 2002/2003, puis à l'ABAC à Cannes de Benoit qui est resté dans toutes les mémoires des dessinateurs cannois, et ensuite de Xavier que nous aimerions bien voir revenir en pose.
Et ce soir c'est
PASCAL
spontanément adopté par Margaret Laird
mais aussi par tous les dessinateurs de la soirée.
D'ailleurs les discussions vont bon train autour des poses, mais pas question de demander à Pascal des poses de tortures en équilibre sur un fil : si on sait dessiner on sait mettre un modèle sur un fil, inutile de lui demander de jouer au funambule.
Et, comme je surprends 
Jean-Louis Valéra
tout juste revenu d'excursions à l'île de la Réunion et doré comme un petit four au soleil des tropiques, montrant ses créations de la soirée à Régine Lavoie et à Joëlle Amério,  je lui demande 
bien sûr de nous les montrer à nous tous

Les voici ces beaux dessins.
Leurs conceptions semble évidente mais mérite un cheminement, au moins du regard.
Le dessin de gauche a des ombres fortes intérieures et les traits fins diffusent entre les éclairages et les ombres.
Le dessin de droite est plus rationnel : on part d'une zone d'ombre qui gagne en traits fins à gauche ou en avant plan. Ainsi l'espace est géré de l'ombre à la lumière par la traduction des traits en réseaux.
Ceci a une histoire dans le chemin emprunté ce soir par
Jean-Louis Valéra
Le voilà ! Faut-il plus d'analyses?
 Oui car ce soir nous rencontrons un
Jean-Louis Valéra 
qui conduit une authentique réflexion de recherche méthodique
sans nécessairement aller dans plusieurs directions.
C'est donc un tournant dans le travail de Jean-Louis, il faut maintenant le suivre... même tou bronzé aux tropiques...
Alors suivons le jusque dans ses facéties...
dans ses installations
C'est bien Pascal

Merci

Michel PHELIPPEAU

pour une appropriation détournée de la pose de Pascal, car ce soir Michel détourne sa "manière"


du nu au portrait
Une "mata-morphose" du modèle...vivant...jusqu'au drame du modèle...à sa sensualité aussi...
C'est le thème de ce soir 
la 

"méta-morphose"

et je vous invite ce soir sur les pas des facéties de Jean-Louis et des bifurcations de Michel, sur des impressions de constantes, ou de recherches linéaires
 avec

en nouvelle étape

DAMIEN

qui travaille de plus en plus fort et de façon de plus en plus cohérente d'un
dessin à l'autres
En lumières et en jeux entre les ombres, les vides et le pleins et brutalement des cangiantismes de
grisailles méta-morphiques, inexplicables, et pourtant, qui servent admirablement la modernité du dessin tant ils viennent naturellement dans le jeu enrichi des ombres propres au ombres portées,  
au(x) détail(s) aussi. Où sont les détails ?

Question à laquelle 

REMI

 pourrait peut-être répondre

Je vous assure, enchaîner de tels dessins sur la page, surtout en voie de construction, c'est un régal !

André Malraux disait préférer l'étape à l'achèvement. Je ne sais pas si ce point de vue a une valeur absolue mais ce qui est certain c'est que si on loupe l'étape on loupe l'essentiel de la voie
métamorphique qui construit la métaphore : l'oeuvre. 

Je suis très fier de vous présenter ces dessins de ce soir et en plus que mes amis artistes m'autorisent avec autant de gentillesse à les mettre en scène, même à leurs dépends - tous amicaux cela va de soi - pour entraîner la vie dans leurs œuvres qui en regorgent déjà.
L'atelier du lundi soir c'est vivant, c'est beau, alors je me permets de vous présenter un peu de cette vie, de cette métamorphose du gris quotidien an sourire du soleil des arts

Soleils
qui peuvent parfois prendre de curieuses couleurs
par les audaces sans frontières
d'
Annick Declercq

en couleurs qui sont en elles-mêmes tout un monde dessiné...un retour  aux rêves colorés de l'enfance.

pour des compositions qui adoptent la couleur pour dessin
avec

Joëlle Amério
Regard perçant posé sur le monde, enchaînements, esthétique et beauté, l'univers de
Joëlle Amério
bouge, vibre dans les couleurs
s'organise, se construit par le trait qui se fait couleur, couleur qui se fait trait, enchaînement, mouvement, élan de l'élégance, il n'y a qu'à suivre tellement tout semble évident sous les crayons de
cette surdouée... et se laisser ensuite aller à

 rebondir sur les infimes variations
 vibrantes comme une aurore

de la sobre et tellement sensible

Régine LAVOIE

Moi j'adore. C'est simple, efficace au possible, c'est là, en place, contemporain et en plus c'est beau.

Et; comme j'ai certains scrupules à me lancer dans des lectures techniques de
Régine Lavoie
pour rebondir sur les méta-phores de la soirée
 je veux vous présenter
maintenant les métamorphoses de

Margaret LAIRD
avec qui nous retournons à l'image du départ
dans ces jeux des métamorphoses aux métaphores.

Margaret Laird nous fait un peu entrer dans l'univers de la danses et de la gymnastique des figures rouges et des figures noires d la peinture antique jusqu'à la Comédia del Arte en remettant en cause l'esthétique même du mouvement dans deux dessins à l'aquarelle pour nous entraîner dans les jeux de l'espace de ces personnages qui s'émancipent du support, qui le quittent sur une fenêtre ouverte dans l'atelier, qui vont regarder derrière la page où ils sont dessinés - à la rencontre hypothétique de la caverne de Platon -
ou qui y revienne à la conquête d'un nouvel espace réel qu'ils viennent juste de quitter, de l'arrière à l'avant du dessin, en jaillissement frontal dont l'idée même du raccourci est une accélération des effets perspectifs dans la profondeur de la page prenant en compte celle de l'atelier
pour s'y re-poser
.
et nous questionner
sur le sens même du dessin de nu et de sa place à la fois dans l'esthétique et dans l'esprit, dans l'idée ; "...C'est au peintre, et non plus au dialecticien, que l'on s'en remet au premier chef désormais chaque fois qu'il est question du concept d"idea", Erwin Panofsky "Idéa". Galimard 1983/89, p.23 
Un ensemble de remises en question que j'ai envie de m'approprier, que je me suis déjà approprié en jouant avec l'ondulation du papier qui renforce le parti plastique de
Margaret LAIRD
dans ses jeux d'émancipation pour des dialogues directs avec les jeux métamorphiques des
œuvres émancipées des "cadres" (sens propre et figuré) des supports 

Je

Claude PEYNAUD
 vous propose en une composition une suite de réflexions sur la métamorphose de la composition à partir de la désarticulation du
 polyèdre pour un retour au cheminement de l'idée
Les traits de traitement de l'espace viennent en fin de composition
pour ramener l'ensemble à ce 'fil" dont je parlais en début de compte-rendu.
Dans mon système d'exploration des valeurs inversées et des fonctions mnémoniques, la première pose la plus courte va être celle qui va construire la première charpente des assises des poses au hasard des choix entre le groupe et le modèle.
Au pied de l'homme debout qui tend son arc pour décocher sa flèche en dehors de l'espace de la feuille, je construis un entrelac de corps qui va créer la base d'un système pyramidal "mobile" ou "mouvant", enfin quelque chose qui échappe à la fixité ou qui implique le regard dans une recherche des corps et de leur rapports entre eux. Je rassure tout de suite je ne suis pas dans la "libido" du dessin je suis dans la recherche des outils de la construction tout en jouant avec le hasard qui interfère sur mon travail et sur moi-même, à mon insu bien évidemment.
Puis je reprends le personnage le plus en avant de la composition, courbé comme un atlante, pour monter deux autres poses dans la page et construire ainsi une sorte de perspective montante qui passe par dessus la base en oblique dans la profondeur du dessin et gagne de nouveaux espaces de la page qui échappent totalement à la première construction géométrique en entrelacs.  Je peux ensuite à l'aide de simples fils ou traits, construire ou imaginer tout un nouvel espace qui fonctionne en apports progressifs de répétitions des courbes et des obliques et la traduction finale d'une composition inspirée des modèles pergaméens à cause des poses antiques du modèle, conduit sa veine de métamorphoses de la page et des poses aux rapports totalement fictifs, pour une création finale totalement métaphorique, sinon onirique. 
De l'émancipation après le renfermement des entrelacs je reviens à un autre enfermement en construisant un espace fictif , une scène susceptible d'orienter toutes ces recherches de signifiants en un signifiant final propre à créer un tableau du verbe.

Déconstruisons le damier ou l'échiquier de Klee
avec Joëlle Amério et Michel F. qui conduit la métaphore la plus conceptuelle qui se puisse imaginer puisque ce soir il ne présente rien.

"an idea as an idea"
(base de l'Ecole conceptuelle américaine des années 60 par Joseph Kosuth après Henry Flynt)
ou l'idée en pré-figure du réel, le cheminement de l'idée chez Platon : la métaphore du réel ou sa métamorphose ?
Question pour le prochain atelier

du lundi 23 février pour la Saint-Lazare
avec comme modèle
STEPHANIE

Nous y sommes
mais pour que je vous montre Stéphanie
vous attendrez car c'est le
Grande Retour de
Vincent Alliot
superbe et génial comme à son habitude
Il déjante, il dijoncte, il créé
Il me le casse mon damier du Paul Klee !
Il me les traficotes mes Esquisses Pédagoqiques du Paul Klee.. Mais
qu'est-ce que c'est beau me dit la demoiselle !
Mais quelle demoiselle !
Celle-ci ou celle-là ?

Deux autres nouvelles dessinatrices, une de dix-sept ans et l'autre de 15 ans n'ont pas été admises ce soir à la séance et je les remercie de leur compréhension car en aucun cas leurs personnes et leurs motivations n'étaient visées par cette position. 
Les questions qui se posent ce soir sont celles-ci :
1 -  c'elle de l'accueille des mineurs dans des séances de dessin sur modèles vivants et nus, 
  2 - l'accueil d'élèves des cours de l'ABAC sur un groupe de chercheurs déjà constitué bien que déclaré en académie libre au sein d'une association qui veut limiter les capacités d'accueil en salle. Les Académies Libres n'ayant aucun statut déposé il appartient à l'animateur responsable d'en fixer les règles de fonctionnement, en accord avec des principes de la pratique des arts, à partir du moment où les cotisations des participants à l'association sont à jour ou sont en cours de mise à jour.

Réponse n° 1 - En attendant que je puisse avoir une réponse juridique complète sur l'exposition de modèles nus à des mineurs dans un lieu public, j'oriente déjà mes restrictions vers de premières réserves qui me sont faites. Réponses spécialisées que je commence à avoir aujourd'hui mardi 24 février 2015.
Dans le meilleur des cas - qui nécessite révision car ce n'est peut être pas un cadre légal face à la protection des mineurs et de l'enfance -  il faudrait une autorisation écrite des parents avec copie de leurs cartes d'identité attestant de la valeur de l'attestation, ainsi que la copie de la carte d'identité de la ou du mineur. Les parents eux-mêmes n'étant pas exempts des protections qu'ils doivent à leurs enfants. Comment un juge pourrait-il trancher la question dans le cas de plaintes de mineurs, plainte(s) contemporaine(s) ou différée(s) car il faut envisager le cas de traumatismes non exprimés sur le moment et laissant des traces plus ou moins graves dans l'avenir ? Selon mon point de vue, point de vue d'un professionnel de santé travaillant en secteur public psychiatrique, la protection des mineurs est primordiale. L'adolescence est une période fragile où on peut faire beaucoup de  dégâts psychologiques si nous ne prenons pas certaines précautions. Un génie précoce n'ayant pas par ailleurs de nécessité absolue de travailler sur le modèle vivant.
  Réponse n°2 - Ce n'est pas parce qu'une académie est dite libre qu'elle doit accueillir au-delà des capacités des salles et mettre en retrait, par de nouveaux arrivants, des dessinateurs investis depuis longtemps et qui conduisent des recherches d'un certain niveau. L'académie libre du lundi soir n'est pas conçue comme un complément aux cours payants vu que ce sont essentiellement des professionnels qui la constituent et la construisent chaque lundi. Autant de professionnels qui pourraient eux-même enseigner à l'ABAC et qui parfois enseignent ailleurs ou ont des responsabilités dans le monde des arts. Si la capacité d'accueil le permet, il n'y a pas de problème, on peut accueillir encore un ou deux dessinateurs, si la capacité d'accueil ne le permet pas alors il n'y aura pas d'admission d'élève(s) de cours. C'est aux professeurs des cours à gérer leur enseignement au sein de leurs cours.

Synthèse : bien que l'affiche apposée par la présidente sur les restrictions des capacités d'accueil des salles - dans la salle où se déroule ces séances de nus -  ne repose une fois de plus  sur aucun règlement intérieur déposé en sous-préfecture et qu'elle ne donne pas ses références aux textes officiels qui régissent les associations et les espaces et locaux publics, nous sommes d'accord pour en faire un argument aux restrictions d'accueil de nouveaux dessinateurs dans le groupe, donnant priorité aux dessinateurs investis depuis longtemps ou depuis le début de l'année 2014/2015, et à ceux qui payent leur cotisation à l'ABAC uniquement pour participer à ce groupe du lundi soir. Les professeurs pouvant gérer leurs propres académies de nus.
                     Les élèves mineurs ne seront donc pas admis dans ce groupe et les nouveaux dessinateurs adultes ne le seront qu'avec une extrême parcimonie et selon mes seules estimations. 
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Venant, ce mercredi 26 février 2015, de recevoir une réponse complète de droit administratif sur ces deux sujets : je suis en tant que responsable désigné sur cet atelier, dans mon plein droit d'organiser ces dispositions qui visent d'une part à la protection des mineurs et d'aute part à l'intégrité et à la pérénité des activités d'un groupe de chercheurs constitué.
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Ce soir nous accueillons une nouvelle dessinatrice, tout jeune, presque dix-neuf ans, mais qui a déjà travaillé le dessin et le modèle vivant.
       Accueillir de jeunes dessinateurs dans cet atelier est une tradition
Elsa DUFFO

   Dès son arrivée elle nous présente un très joli dessin qui montre déjà la maîtrise et l'aisance qu'elle a sur le trait et les proportions
  L'aventure a donc démarrée pour cette toute nouvelle dessinatrice dans le groupe.  

La fraîcheur d'âme de la jeunesse se partage intemporelle comme nous
le montre encore ce soir

Régine LAVOIE
qui nous présente quelque chose que j'adore chez cette artiste confirmée :
la vacuité du dessin libéré dans l'espace frémissant de lumière

Ce frémissement des lumières

que conduit encore ce soir avec de nouvelles recherches

Joëlle AMERIO


jouant de page en page en trois étapes de passage de l'ombre à la lumière : c'est le top !

Ces vibrantes variations sont encore ce soir celles des magnifiques saisies naturelles et expressionnistes
d'
HERVE
qui nous conduisent de la gestion de la lumière au modèle mouvant dans l'espace
par un trait souple  à la fois affirmé et vibrant comme le mouvement qu'il saisit dans l'instant alors que le modèle est en pose, ô paradoxe des instants 
nous entrons dans le monde de l'agora
de l'espace conceptuel de la place
de l'idée qui prend place dans le réel en image de bifurcation, métamorphose non plus du modèle mais de l'espace du modèle

c'est tout à fait ce que je

Claude PEYNAUD
ai cherché ce soir en idée qui peu à peu se substitue à la copie servile des poses par leur propre
enchaînement. Cette recherche n'est pas nouvelle pour moi mais ce soir elle se combine
à celle de l'agora, de l'espace de la place qui donne un sens au dessin, à l'image
à partir de l'expérience de l'exploration des frontières, de ces moments ou le trait de l'écriture devient la limite
de l'espace, ou il se constitue en scène et forme une scénographie mouvante de l'espace, jusqu'au basculement / L'agora est Idea, idée de l'écriture à la composition plastique. 

avec

Michel PHELIPPEAU
nous progressons encore ou nous récupèrons la lumière pour planter totalement la figure dans un espace presque sans frontière, ou l'agora serait devenue univers de lumière, et portique, vacuité de trois traits estompés de construction de l'espace pour une impression de cage aérienne, presqu'une réponse à Régine Lavoie qui projetait au-dessus d'un trait presque médian de la page, la figure dans le haut de l'image, de son espace.
Je l'ai déjà dit que Michel Phelippeau est un spécialiste de ces recherches dans les cadres infinis et redéfinis de l'espace de la page blanche. Et, bien sûr on le retrouve sur ces langages
qu'il reprécise inlassablement en progressant dans l'image totale

Les articulations se font alors naturellement. 
Ce groupe de chercheurs se rejoint naturellement sur le mêmes préoccupations et c'est ce qui fait son unité et sa richesse en proposant des voies différentes sur des sujets communs

Margaret LAIRD
entraîne encore ce soir la recherche dans sa propre dynamique, sur son terrain.
La surcharge aquarellée se vide de sa couleur et plastiquement se réorganise
dans la page, dans son rapport au blanc de la page
dans un premier temps,
et dans son espace dans un second temps

Ces réorganisations que recherche encore et ailleurs

DAMIEN
dans un mouvement vers la gestalt dans son rapport à la métamorphose.
Cette gestalt qui est une théorie de la forme ramenée à certaines expressions du dynamisme mental, serait une recherche chez Damien d'une tendance harmonique qui permettrait une perception en retour de sa propre réception, d'une conception de la forme idéale ou de la femme idéale 
dans ses rapports à une monde qui peut être celui du quotidien
ou celui du mouvement dans l'espace
 rejoignant l'idéal antique de la korée dans l'agora, vue par l'esprit d'un homme du XXI° siècle et ses avancées dans la maîtrise de son art  entre ombres et lumières, traits et plages .

Ces mutations intra-psychique qui s'éloignent du modèle et qui pourtant ont besoin de lui pour passer dans le réel c'est ce que nous retrouvons en style, ou vers des évolutions en style, vers des écritures

comme avec les très beaux dessins de

Marie Christine BESSET
dans la vacuité de l'espace, seul ou
deux à deux sur une composition artificiellement créée pour répondre dans ces montages
aux deux dessins assis accouplés par le montage de Damien.

Cesmagnifiques compostions de style auxquelles l'appareil photographique apporte une véritable dimension qu'on aurait du mal à percevoir autrement

sont des outils

qui nous entraînent vers la progression tout à fait étonnante de

Jean-Louis VALERA
qui lui aussi redéfini ses espaces, mais qui, contrairement à Damien ne créé pas sa métamorphose sur le sujet mais sur son espace, tant et si bien qu'à la fin de cet atelier nous avons avancés vers de nouvelles gammes de recherches qui se sont insensiblement enrichies
passant de la rupture du damier
à la réinvention de la place du modèle dans l'espace
à sa vacuité basculée, soulignée d'un trait, d'un volume ou d'une ombre en vision poétique
Spatialiste

que

BRIGITTE
achève en figure de style, du plus pur style qui évolue à grand pas de son propre langage
C'est hyper beau comment Brigitte a su métamorphoser ses difficultés de débutante
en figure de style d'artiste accomplie sur le chemin de la création la plus personnelle qui soit, et en si peu de temps. Comme quoi
la gestalt ce n'est pas une simple figure de l'esprit, c'est aussi un exercice créatif
qui nous amène enfin ce soir Brigitte devant l'objectif, 
de gauche à droite:
Damien, Michel F. (qui ne me donne rien ce soir), Stéphanie, Margaret Laird et...Brigitte
que nous découvrons enfin !

Merci à toutes et à tous.
Excusez moi pour ces rappels à la loi qui sont parfois indispensables car ils nous permettront de continuer à travailler, à chercher, à accomplir nos passions d'artistes chercheurs
dans ce groupe désormais bien constitué, facétieux parfois et
toujours sympathique au possible.
Merci à Vincent Alliot, plasticien et architecte d'un si grand talent, pour avoir été complice de mes élucubrations de ce soir.
Tous nos architectes du groupe sont de très grand talent et que dire alors lorsqu'on voit leurs recherches sur le modèle vivant : ce sont des magiciens de l'art...tout simplement...et ils aiment tous s'amuser de la façon la plus naturelle du monde, tout comme vous et moi...

Tous nos vœux de rétablissement à Rémi qui nous a envoyé un message pour nous dire combien il regrettait de ne pas être avec nous ce soir, et tout un message d'amitié à
Stéphane qui nous envoie lui aussi un courriel pour nous dire qu'il est retenu à Paris.
Nos artistes voyagent toujours et maintenant c'est Margaret Laird qui va partir trois semaines pour la Floride alors que nous attendons le retour de François perdu dans les îles sous les tropiques. Les artistes du groupe du lundi soir suivent les vues de l'atelier qui circulent désormais dans le monde entier.
Des artistes et amateurs d'art du monde entier, et ce n'est pas une vue de l'esprit, ont chaque semaine les yeux fixés sur Cannes pour les compte-rendus de cet atelier de nus. Alors bravo à tous ces artistes et artistes chercheurs, et bravo à Cannes.
  Lundi 2 mars, fête de Saint-Charles le Bon , notre modèle est : 

MARINA

que nous découvrons pour la première fois et qui , dès la première séance, fait la conquête du groupe. Nous ne la laisserons d'ailleurs pas repartir sans l'avoir invitée à partager ce soir avec nous tous une pizza, une bonne bière et un bon Sauvignon sur le port .
La photo est prise par Vincent Alliot.
De gauche à doite : Michel Phelippeau, Damien, Michel.F., Jean-Louis Valéra, Marina, Régine Lavoie, Claude Peynaud, Rémi.


Je commence ce soir le travail de Compte-Rendu de la séance par le travail de

DAMIEN
dont les variations calligraphiques qui amènent à la figuration sont extraites de ces taches
ramenées dans le réel de cette expérience sensible du corps
écho de la rencontre sensible du modèle et de l'artiste, de cette
dynamique qui engendre l'oeuvre par la phase abstraite transitoire entre l'idée et la figuration.
C'est sous la dictée de Damien que je vous propose d'aborder ce soir son travail par ces taches en valeurs qui, réorganisées dans la page, vont constituer le dessin
et voilà la constitution
Damien avance à pas de géant et c'est super
inventif !

Une autre artiste du groupe me questionne depuis qu'elle a mis les pieds dans l'atelier,
à travers ce qu'elle fait de sa rencontre avec le modèle. Ce soir j'ose lui en parler pour qu'elle m'autorise à poser sur cette page ce sentiment étrange que j'ai d'une rencontre de son
art avec celui d'une des dessinatrices contemporaines que j'admire le plus, que je situe totalement dans la veine de Dubout qui est pour moi un des maîtres du XX° siècle, sinon "le maître", absolus du dessin au XX° siècle, aux cotés de Hans Bellmer, d'Egon Schiele, de Pablo Picasso, pourquoi pas de Suzanne Valadon, et encore pourquoi pas d'Uderzo et de quelques autres de la BD depuis Bécassine, les Pieds Nickelés, Carmen Crue. Jonhatant Cartland et de certains dessinateurs autour de Walt Disney.
Cette dessinatrice que j'admire et qui est pour moi rivée à L'écho des Savanes,c'est
Claire Brétecher
Je trouve dans le fonctionnement des dessins de
Régine Lavoie
ce même ton libéré du vocabulaire, il ne manque que le scénario, voire la couleur, pour en faire une histoire de dessin, un dessin d'histoire, une Bande Dessinée je ne sais pas, en tout cas ça vaut véritalement le coup de s'y arrêter et de réfléchir avec
Régine Lavoie.
Au risque de vous choquer je vais pousser l'analyse encore plus loin. La muséographie, l'Ecole du Louvre, nous ont tellement appris à regarder les œuvres dans des cloisonnements rigides
d'époques avec leurs costumes obligés qu'on ne peut plus accéder à leurs lecture pour ce qu'elles sont.
Eh bien regardez ce dessin d' 
Antoine Watteau
ça va les tenants de la modernité et de l'avant garde !
On se la fait la super soirée pop du genre prince Johannes von Thurn und Taxis, en costumes et diamants d'époque...
Déshabillez moi...Faites moi la bulle... "j'te la coince ou j'te la joue ?"
Vous avez la réponse?  moi pas!

Abordons alors maintenant 

ce que 

Jean-Louis Valéra
me présente ce soir comme de la B.D. ou des vues floutées du Pop Art, est
une forme transitoire de son travail, une synthèse de ses recherches précédentes où il va combiner ses espaces créés par les fonds qui passent du blanc également couleur du dessin au noir intense aux bruns sépias,  soit pour cerner la forme en deux temps, soit pour la porter jusqu'à ce que la tache du fond atteigne la valeur d'un signifiant intégré à la forme pour en créer un volume, ou encore une même ombre qui serait à la fois ombre propre et ombre portée suivant l'expérience de sa rencontre avec le dessin dans ce voyage entre le "dehors" et le "dedans". Ce qui est assez différents des expériences de Fernand Léger ou de Marc Chagall sur la peinture "en dehors" et "en dedans".

Ces montages de Jean-Louis Valéra apportent partiellement une autre réponse à l'extraction du dessin de la tache, ce soir entraînée par la palette de  Damien en début de ce compte-rendu, et évoluent en dessins qui
mutent en principe de trompe l’œil
ouvert sur l'acte de peindre et de composer les scènes.
nous y sommes sur le seuil de la composition des figures pour créer des scènes parlantes :
c'est peut-être ça que Jean-Louis Valéra avait ce soir en me parlant de B.D.

Cette réflexion sur le fond et la forme, sur le fond qui cerne ou qui s'intègre à la forme, qui forme la forme, sur l'ombre traitée en séquences des valeurs, en scènes qui se composent, rencontre les recherches que

Michel Phelippeau


poursuis. Mais ce soir son rapport à la page change du tout au tout et l'extraction du dessin de la page blanche se démultiplie en petits dessins autonomes, ou plus autonomes qui se dispersent dans l'espace
Mais le montage des deux planches ainsi composées, dessert l'une et l'autre.
Reprenons la seconde page
c'est tout un univers autonome de très beaux dessins qui est en train de se créer, de se composer.
J'évoquais l'admiration que j'ai pour 
Doubout
cette admiration que j'ai pour distribuer dans l'espace des dessins totalement explosés de vie, autonomes et tout à fait en liens de scènes parlantes bien avant que les dialogues s'inscrivent sur la page,  par des montages absolument insensés parfois beaucoup plus complexes que les montages baroques les plus savants. Et je crois que c'est vers cette voie que nous entraîne ce soir
Michel Phelippeau
avec de petits dessins totalement redéfinis, mais aussi totalement dépendants
de ses recherches antérieures

Donc, nous voici au début d'une nouvelle expérience que nous allons suivre avec un intérêt tout particulier.

Tout comme nous suivons maintenant les nouvelles recherches de 

REMI
qui est un de ceux qui vont porter l'esprit des ses recherches cannoises aux confins de la Provence
puisqu'on l'appelle pour enseigner, ou pour prodiguer ses conseils, son talent et son savoir, jusqu'en Avignon. 
Rigueur de la composition, poésie de la facture, 
c'est une académie qui est en train de naître sous nos yeux
La recherche de la science de l'art à son plus haut niveau : enfin !
Le XXI° siècle est inauguré !

Plus modestement je 

Claude Peynaud

poursuis mes recherches sur la composition tout en essayant de m'ouvrir à de nouvelles voies de sensibilité. Je dois dire que le groupe m'y aide beaucoup,
pour créer mon baroque à moi, ou ma vision de l'image...composée...recomposée...
Je travaille autant sur le dessin que sur d'idée du dessin transmis par la photo...Damien me le fait remarquer et je ne peux pas lui donner tort...ça m'intéresse beaucoup.
Je réserve mes commentaires pour la semaine prochaine, car sur la pose unique je vais essayer de creuser cette nouvelle voie.

Pour finir en beauté sur ces remises en question du beau et du dessin, de la page et de sa r-composition, je vous propose le travail de 

Vincent Alliot
Simple histoire de déclinaison latine
ordinaire.

Entre-poses je vous invite à me rejoindre sur
une autre de mes passions

Ce vendredi 6 mars avec les Mots d'Azur au château de Mouans-Sartoux
le nouveau cénacle de la rencontre des artistes contemporains
sur la Côte d'Azur
et le samedi 7 mars à la Mairie Annexe de Golf Juan
Rendez-vous sur la page : Golf-Juan - Performance poétique - Brigitte Broc - Cyrile Cianciolo - mois de mars 2015 - http://coureur2.blogspot.fr/2015/03/golf-juan-performance-poetique-brigitte.html

Lundi 9 mars, Fête de la Sainte Françoise, pour la pose de 2h30
notre modèle est la truculente
ISABELLE
aux saveurs des Antilles,
accompagnée de son incontournable ti-punch qu'elle offre à tout le monde !
Vive Isabelle et vive la fête des arts à Cannes !


Isabelle ce n'est que du bonheur et de l'amitié !

Hélas ce soir beaucoup de dessinateurs sont en déplacement à travers le monde où sont souffrants :

Heureusement

François 
arrive d'Espagne !


et il a découvert une petite eau forte de Picasso qui a complètement bouleversé son sens du modèle nu.
Comme avec les histoires de Picasso on ne sait jamais où on met les pieds, je ne vous présente pas la gravure.
Mais je vous présente le très beau travail de François

Un ensemble de variations sur la même pose qui ramène la création de François vers l'art de Régine Lavoie avec laquelle il a déjà pas mal travaillé
mais je n'en dis pas plus car François m'a promis une surprise pour la semaine prochaine...alors soyons patients.

Jean-Louis Valéra
nous entraîne ce soir dans des variations sur lesquelles il faut être captif
Le nu est posé sur la page un peu à la façon de Matisse avec une vue directe sur la jambe projetée en avant par le simple jeu de la tache directement en opposition au blanc de la page, d'un seul jet qui se divise sur le pied alors que ce principe se démultiplie pour créer des espaces entre le fond et la figure
 Ce fond devient alors mécanique ou principe transposé sur papier Kraft déjà en variations colorées, chiffonnées,
qui nous ramènent vers des expressions proches du primitivisme.

Cette même approche sur les variations intérieures de la saisie du modèle se retrouve encore
dans le travail de
DAMIEN
comme si la pose longue, unique, favorisait ce travail qui est plus celui du peintre que celui du dessinateur en séances
Les traits très fins à la plume redéfinissent les taches au pinceau en camaïeux de lavis
Travail  d'approche très fin, parfois imperceptible, et pourtant essentiel pour des retour sur le temps de composition sur le temps de pose.

Même sens de la recherche pour

REMI

mais la tache est une grisaille de fond qui se reporte en écritures du sujet
qui accompli ce soir un splendide travail de rapport du trait au volume aux très fines grisailles.


Claude Peynaud
Mon travail de recherche de composition de ce soir
est tenu en échec par la lumière que je n'arrive pas à maîtriser au sein de cadrages que je voudrais utiliser en outils de basculement du modèle
En fait, j'ai fait comme les autres dessinateurs, j'ai cherché le tableau et il faudrait maintenant que je passe à la peinture pour achever cette idée
que j'ai travaillée à partir du modèle bien sûr mais aussi et à l'insu de Rémi, à partir de deux de ses dessins achevés qu'il avait ramené de chez lui pour nous montrer comment il pouvait retravailler les dessins saisis sur les temps de pose de l'atelier.
Voici ces deux dessins de
 Rémi 
qui m'ont servi à travailler ma composition de ce soir

Evidemment j'ai travaillé ces deux dessins en bifurcations et je vous laisse ainsi ce soir
sur vos proches recherches pour imaginer comment on peut bifurquer des un à l'autre.

Et puis, au risque de me faire sévèrement gronder,
je ne résiste pas à vous montrer cette superbe variation d'un dessinateur du groupe qui a fait le choix, que je respecte tout à fait, de rester dans l'ombre et anonyme. 
A mon avis c'est trop beau pour rester dans l'ombre, d'autant plus que cela s'accorde parfaitement avec les recherches de la soirée sur ces mutations du travail du dessin à celui de la peinture.



 Lundi 16 mars, jour de la Sainte Bénédicte, notre modèle est l'impeccable

BRIGITTE
 Ce soir nous retrouvons et nous accueillons
à visage découvert notre excellent
artiste Breton de Pont Aven qui vient à Cannes travailler le dessin sur modèles vivants dans notre groupe
Hervé Avner
que vous pouvez également rejoindre sur son site internet, dans sa galerie à Pont Aven ou dans les salles de vente lors des enchères sur ses propres tableaux.
Depuis qu'Hervé Avner nous a fait la joie de rejoindre notre groupe de recherche pour mener sa reprise de contact avec le dessin sur le modèle vivant, nous l'avons vu entrer dans le vif du sujet, hésiter, s'écarter, revenir et finalement affirmer qu'il est u véritable dessinateur alors qu'il s'est cru un temps "simplement" coloriste.
Ce soir, comme le groupe est d'accord avec moi pour reconnaître que nous avons découvert et accompagné la Re-Naissance d'un dessinateur, je vais utiliser ce très beau travail que vous venez d'aborder, avec des effets intérieurs qui conduisent les expressions loin devant, par-delà les cadres de la page, pour faire Re-Naître quelques aspects des sources de la grande composition classiques de l'art occidental
sur modèles vivants.
Je vous invite maintenant à réorienter cette force expressive d'Hervé Avner pour vous faire glisser doucement vers l'érotisme de l'art en première marche à monter vers des degrés de l'art de la composition
Sans véritablement exagérer la mise en page de ce nu, je tronque toutefois un peu plus la partie supérieure de la page pour bien rendre cette impression de basculement que j'ai déjà plusieurs travaillé avec vous sur ces comptes-rendus de séances du Lundi Soir.
et le nu couché vient se positionner face à nous, pleine page sans que rien de s'oppose au regard direct et global que nous posons sur lui.
ça y est ! 
Vous avez mis le pied sur la première marche inaugurale de la grande composition classique du nu allongé depuis Giorgione (1477-1510), peintre vénitien de la Re-Naissance, dit Zorzi de Caselfranco, et Maître de Titien (1488-1576)
Giorgione, Vénus endormie dite Vénus de Dresde
C'est son élève Titien qui va porter le genre dans toute la peinture occidentale avec ses nus poéticos érotiques qu'il réalise pour satisfaire les goûts de l'empereur Charles Quint qu'il rencontre une première fois à Bologne en 1530, lui conférant le titre de comte palatin et de chevalier de la Toison d'Or trois ans plus tard. Cette vague de Vénus et de Danaës entraîne un code de fonctionnement de la peinture érotique selon que le nu est directement accessible dès le premier plan ou isolé du premier plan par de la literie ou autre artifice de composition qui peut aussi se mêler au nu comme un drap ou une soierie ou la position d'une main ou d'une jambe masquant certains détails anatomiques.
En pleine période de crise religieuse et avant le Concile de Trente qui va recodifier les images et projeter l'art maniériste dans l'art baroque, l'art religieux perd son quasi monopole de vecteur de l'art de la grande composition et de recherche an matière d'art pictural.
Giorgione avait créé la peinture moderne avec des oeuvres comme La Tempesta et surtout Les Trois Philosophes, cette toile à thème qui ne raconte rien et qui ne signifie rien d'autre qu'un somptueux morceau de peinture en exercice de virtuosité. Titien entraînera l'art profane au même niveau de reconnaissance que le grand art religieux.
Il faudra attendre le XVII° siècle et Vélasquez (1599-1660) pour voir le genre prendre une direction radicalement nouvelle avec la Vénus à son miroir,premier grand nu de la peinture espagnole, autour de 1650.
Un siècle plus tard, en 1752, François boucher nous donne une autre version du nu couché mais cette fois-ci sur le ventre,
Alors que David avec sa Grande Odalisque de 1814 illustre la mode antique à la cour de Napoléon Bonaparte,
donnant une autre version du nu étendu sur le côté, mais ne regardant pas dans un miroir, au contraire, tournant sa face vers nous.
Jusqu'à l'Olympia d'Edouard Manet de 1863 où on peut retrouver les constructions de Titien, mais où André Malraux verra la rupture de l'art contemporain à la tradition antique et classique.
Pour un retour au plein expressionnisme du nu basculé avec le plein érotisme de Modigliani avec ce nu couché de 1917, presque totalement débarrassé de tous les arguments de la construction qui ne sont pas le sujet lui-même et lui seulement, où les jambes nues ne basculent plus dans l'espace réel mais où elles pénètrent carrément de façon frontale et tronquée, tout comme les bras. Ce principe dans la lecture d'un tableau classique signifiait que le tableau continuait son anecdote en dehors de l'espace du cadre, de la toile : nous voici donc envahis par cette beauté sensuelle féminine qui gère les rapports de l'art profane aux grands genres, à l'expression.

Et nous voici revenus au XX° siècle et repartis au XXI° siècle sur un nouveau souffle de l'histoire de l'art et de l'histoire de la culture occidentale à travers cette recherche contemporaine que nous faisons à Cannes sur le nu contemporain. 

Cette recherche que nous faisons ne nous interdit nullement des retours dans les profondeurs de l'histoire et de l'histoire de l'art, bien au contraire, c'est en connaissant ce que parfois nous croyons inventer et en fait que nous réinventons, voire même que ou reproduisons inconsciemment, que nous pouvons faire le point sur les sentiers encore en friche, inexplorés qui s'ouvrent alors vers la fabuleuse aventure de l'art et de la civilisation. Et nous sommes sur les bords de la Méditerranée, berceau de l'humanité...

Au loin de Cannes, sur les îles de Lérins, comme des ricochets de l'histoire, des cailloux mauves jetés sur la mer bleue azur construisent les vestiges antiques de l'île Saint-Marguerite et plus loin ceux des premières occupations chrétiennes de Saint-Honorat avec des moines venus d'Irlande, autres ricochets jetés dans l'océan du nord.
Cannes carrefour européen de la culture contemporaine.
Il ne manque essentiellement et  pour l'instant à Cannes que la poésie, cet art lié aux amours et à l'érotisme, qui avait transformé celui de la peinture au XVI° siècle et qui a été totalement bouleversé au XX° siècle depuis la fin du XIX° s. en France.
(Voir sur ce blog la poésie et les nouveaux langages de l'art poétique au XX° siècle - moi de mars 2015 -
en manière de porte d'entrée au sujet que vous pourrez retrouver en lien avec d'autres articles de ce même blog sur ce thème :
Golf-Juan - Une performance poétique - Brigitte Broc - Cyril Cianciolo
http://coureur2.blogspot.fr/2015/03/golf-juan-performance-poetique-brigitte.html)

C'est tout de même au pied du Suquet que Jean Genet a composé une de ses plus belles pièces poétiques.

Il est maintenant temps de repartir sur les chemins des dessinateurs de ce lundi 16 mars à Cannes.


Après ce coup d'éclat d'Hervé Avner qui nous a permis ce  merveilleux voyage dans l'histoire de la peinture de plaisir du grand art du tableau en occident, je vais reprendre doucement le cours du compte rendu de ce soir avec de nouvelles approches de

Jean-Louis Valéra
qui aime se regrouper avec ses amis d'aventures passées à Lorgues dans le Var
 Ce groupe dans le groupe est cependant de ce groupe.
Les amitiés d'art sont souvent indestructibles et c'est toujours un bonheur que de les montrer car elles ont des valeurs communes à défendre. A nous de faire que ces valeurs enrichissent notre collectif de recherches cannois.
Je suis persuadé que nous avons beaucoup à attendre les uns des autres pour peu que nous préservions ces richesses.
voici le travail de Jean-Louis Valéra de ce soir
 Jean-Louis poursuit son travail sur les ombres propres et les ombres portées mais il n'en reste pas là car il expérimente ce soir une nouvelle technique avec un instrument graphite qui lui permet de traiter par les hasards des valeurs déposées en aplats sur un ferme dessin
Jean-Louis gagne considérablement en valeurs dessins dans les parties basses du nu allongé, une sorte d'expression à la Pontormo naît de cette nouvelle approche. Cet écart entre le traitement haut et le traitement bas n'a pas véritablement de sens car le nu est allongé et le sentiment d'un dessin tracé "à la Pontormo" (1494-1557) se mêle à ce que nous venons de voir du nu projeté en avant de Modigliani, sans toutefois les astuces de compostions tronquées.
Nous voici donc entraînés dans une expérience atypique et certainement très riche car dans ce dernier dessin couché les ombres portées bifurquent en mobilier de support de l'oeuvre.
Cibler ces bifurcations qui entraînent la création est encore un travail sur soi qui permet en retour d'entrer dans la recherche de Jean-Louis.
Le nu rendu au trait, à l'épure
Bien sûr, pour répondre à certaines observations déplacées qu'on trouve toujours dans des périphéries malveillantes de médiocres nécessairement, je ne prétends pas être un "Maître". Je suis simplement docteur en histoire de l'art et archéologie et à ce titre je mets bénévolement mon droit à ouvrir un secteur de recherches en arts et cette formation universitaire dans quelques uns des centres d'art et universitaires les plus prestigieux de France, à disposition des chercheurs de ce groupe. D'autres avec beaucoup moins et infiniment moins se font payer, et parfois très cher, et se font appeler "professeurs". Personnellement ce genre de chose ne m'intéresse pas. J'ai aussi fréquenté et appris auprès de grands maîtres donc je sais ce que c'est qu'un "Maître" et je dois dire que je n'en n'est pas encore rencontré à Cannes, sinon avec Pierre Marchetti, dans bien des vecteurs avec Danielle Benitsa-Chaminant (qui a hélas quitté Cannes) ou récemment avec Renata, et j'apprécie beaucoup le travail d'autres artistes cannois comme celui de Sally Ducrow ou de Rosalyne Bantos et d'autres, et encore d'autres pour leur maîtrise totale des techniques qu'ils enseignent, telle la sculpture avec Jean-Michel Labarre qui est un authentique "Maître Compagnon". Les ressources cannoises sont riches. Donc je suis assez libre de dire à ce groupe à quel niveau, et très haut niveau, j'estime et apprécie le travail du lundi soir qui m'enchante. Des "maîtres" sont en train de naître dans ce groupe. Faisons tout notre possible pour en favoriser l'éclosion et l'épanouissement. La ville de Cannes a tout à y gagner et nous aussi. C'est ça l'engagement de ces séances de nus transposées sur ces pages de blog qui passeront peut-être un jour dans la rue, dans la ville, dans l'histoire de la ville où ils sont déjà inscrits, au moins pour certains.
En ce qui me concerne, avec tous les importants travaux de recherches que j'ai déjà menés et aboutis contre vents et marées sur cette région du sud-ouest des Alpes, et ailleurs en France, j'appartiens déjà à l'histoire et cela ne dépend pas des contemporains.

François
est un passionné convaincu de Picasso. 
Cette passion est véritablement très belle et  ses productions s'en ressentent.
Mais ce ne sont pas des copies ou des pastiches de Picasso comme vous allez vous en rendre compte. 
Ce sont plutôt des "moments" d'expressions rendues, spontanés, vivants, inventifs et beaux
peinture en dehors et en dedans d'un trait incisif, toujours expressif qui tient la comparaison avec la tache, ou qui s'en libère,
Y revient

Ce sens que

Régine Lavoie
reformule en espace/temps
car le temps du dessin disparaît derrière celui de l'espace indéfini, autre complément à ses écritures que nous avons vues la semaine dernière

 j'adore ce travail tout à fait hors normes

Et ce travail nous conduit vers 

CRYSS
ci-dessous avec Rémi

Cryss 
qui affirme un art également libéré des contraintes des modèles
qui est déjà tellement fort et affirmé qu'il se constitue effectivement en travail de "Maître" en cette voie expressive. Un travail en "maîtrise" lorsqu'on a dégagé une voie déjà autant affirmée est quelque chose qu'on identifie spontanément en termes qualitatifs et créatifs

et puis il y a des voies évolutivent qui sont aussi des travaux de recherche de maîtrise
et généralement ces avancées se font par temps forts et temps faible dont la périodicité, la régularité de l'atelier du Lundi soir est aussi un outil porté sur le regard de ces variations progressives comme une courbe de niveau que chacun peut consulter d'année en année, séance après séance.
Des artistes qui vont chercher le risque jusqu'à le rendre au regard de l'autre, ça aussi c'est exceptionnel et propre à ce groupe qui ne triche jamais et finalement nous enseigne et nous renseigne sur le travail de création.

REMI
que nous venons de voir en bonne rigolade avec Cryss
est de ces artistes qui acceptent de vous présenter ces temps de recherches qui constituent leur langage, qui élaborent leur langage, que le temps soit fort ou faible.
Au cœur de la construction du travail de recherche de Rémi.
Plus au cœur de son travail ce n'est pas possible
ce n'est véritablement pas possible

Rémi m'a promis prochainement de grands travaux de on atelier. Nous avons tous hâte de vous les présenter car ce qu'il nous en a déjà montré, c'est du haut, haut niveau, en plus avec la modestie  de me dire "oui mais..."
Rémi c'est une valeur sûre, tout autant que

Michel Phelippeau
qui, pas à pas, nous projette dans ses nouvelles recherches
dont très gentiment il me dit "c'est du Claude Peynaud".
Non, bien sûr c'est du Michel Phelippeau, de la pure évolution de Michel Phelippeau qui structure maintenant toute un secteur de la page en mode de composition sur plusieurs poses
Superbe !
Véritablement je trouve ce nouvel axe de recherche de Michel Phelippeau absolument superbe, nouveau, léger et qu'on ne me parle pas d'inspiration Orphiste, nous ne sommes pas dans le miroir et la répétition de la lumière issue d'une cubisme synthétique ou d'un mouvement du sujet utilisé en outil objet comme avec le nu de Duchamp, voire dans le rayonnisme de 
Larionov, 
Giovanni Bellini, Vierge à l'enfant bénissant - vers 1510
Giorgione - Les trois philosophes - vers 1508
Léonard de Vinci La Joconde Florence à partir de 1506 ? Amboise avant 1519 ?
Caravage Le couronnement d'épines vers 1603 ou 1607 ?
Marcel Duchamp Nu descendant l'escalier 1912
Michaël Larionov Rayonnisme rouge, style développé en Russie par Larionov et Natalia Gontcharova, à partir de 1509
Robert Delaunay - Hommage à Blériot 1914
Juan Gris Verre et violon - 1918
Sonia Delaunay - Probablement  période grassoise 1940-1944 (couleurs oranges)

nous sommes dans la lumière de la page où l'objet prend une place esthétique comparable intégrée et non dépendante car tous ces montages que présente maintenant Michel Phelippeau proviennent de tous ses propres travaux antérieurs depuis plusieurs années sur l'émergence en valeur signifiantes jusqu'au signifié du sujet qui prend corps à parti du blanc de la page. Si le blanc de la page est la lumière primordiale, le travail de michel Phelippeau peut alors être lu comme une bifurcation ou une translation de cette première synthèse des couleurs qu'est le blanc en lumière : nous sommes dans l'exploration ou dans la récupération de la synthèse additive initiale (page blanche) en rapports directs et inversés qui amènent à des additives pour des réorientations signifiées ou figurées. 

Et il est aussi vrai que je 
Claude Peynaud
m'y retrouve totalement dans cette recherche de Michel Phelippeau.
La semaine dernière j'avais été tenu en échec par les traductions de l'espace structuré par les lumières. Ce soir je les aborde de plein fouet et mes recherches rejoignent celles de Michel Phellipeau mais je travaille la synthèse additive (lumière blanche, vers le retour au blanc de la page) par le traitement soustractif des gris mis en abîmes sur des figurations elles-mêmes traitées comme des abîmes orientés par la page blanche abandonnée en tant que potentiel de génération de figures émergentes mais exactement repositionnée comme source de lumière en parallèle de mes propres traitements figuratifs de la lumière en valeurs soustractives (valeurs/  du blanc, du gris, au noir).
J'oppose donc deux principes pour explorer d'autres possibilités plastiques de traitement de la lumière participant à la construction de la composition du tableau.
Même Rémi s'y met et complète ma recherche de traduction de/des lumières par le dessin, en inscrivant un dernier cercle concentrique sur le halo lumineux du haut à droite.
Alors je décompose par le milieu vers le bas
et recompose
sans souci du beau, seulement avec celui du fonctionnement de l'image
 Travaillant sur les abîmes

Je présente maintenant un autre travail de la soirée dans ces rapports entre le sujet et la lumière participative ou intégrée à la réflexion sur la composition du tableau sans toutefois revenir pleinement aux constructions initiées par la peinture d'atmosphère vénitienne (Bellini, Giorgione, Titien) au sfumato perspectif de Léonard jusqu'au caravagisme et à l'art baroque.
De toute façon l'esprit contemporain s'y opposerait.

Avec

Joëlle Amério
nous regagnons l'idée du beau tableau coloré où la couleur se fait valeurs et lumières pour un sujet qui s'efface sous le principe de lumière, ou qui en réoriente le sens et l'écriture.
Travail dans l'espace du tableau ou travail d'un sujet à l'autre
Quand l'espace créé un changement des incidences de la lumière où d'abord le nu, à gauche, est pris sous l'orientation de deux éclairages qui se croisent à hauteur du torse et à droite un éclairage plus franchement sélectif sur tout le modèle éclairé par la droite. De l'un à l'autre les principes abstraits de ma lumière en outil de construction du tableau dominent sur le rendu du sujet. La lumière devient du tableau et le tableau en outil de la lumière.

De la peinture d'atmosphère du début du XVI° siècle à la structuration baroque du tableau par la lumière on retrouve le sens de la construction contemporaine par la lumière en dehors du champ de de la lumière dominante de l'art du tableau de Lorrain à Vernet, de l'impressionnisme ou du néo-impressionnisme.
Le travail sur le nu se réorganise donc en fonction des évolutions propres au thème depuis son apparition chez Giorgione à la rencontre de la lumière "constructiviste" en quelque sorte et thème du tableau.

Ces outils de travail étant maintenant dégagés nous pouvons alors aborder les productions de ce soir de

Margaret Laird
Entre travail de la page en lumière (additives, soustractives) et structures de lumières pour organiser la page
Je repars sur l'idée du nu de Modigliani en tableau pratiquement au basculement du nu vers notre espace réel.
Chez Maargaret Laird le nu en diagonale de la page est toutefois totalement contenu dans la page mais c'est le rapport aux couleurs en dehors qui donne existences aux teintes en dedans. Ce principe ramené au additives créatrices du blanc et aux soustractives créatrices du gris nous entraîne dans une perception en deux temps de l'oeuvre.
 Je peux récupérer ce mode en deux temps pour faire fonctionner un autre de ses dessins qui va, en deux temps, sortir vers notre espace réel
Le rapport coloré de l'objectif travaille plus en additives sur le grossissement que sur le dessin dans son format d'origine qui conserve de fortes valeurs grises mais confère alors aux teintes franches une intensité particulière dans les rouges et les bleus : Ce nu pourrait s'appeler le "nu mauve" en valeurs de translations, voire en bifurcation du montage.
Le travail de rééquilibrage des gris et des rouges en teintes propres est récupéré par Margaret Laird
et la traduction grise du fond (par la synthèse de l'objectif photographique) est opérante à partir d'un fond de page réellement blanc.
La lumièr en valeurs additives peut à son tour gagner sur le sujet, l'absorber comme dans l'Orphisme 
Le gris tend à devenir le trait d'enveloppe des carnations rouges mais dans un premier temps ce rouge sort du dessin en rythmes concentriques qui renvoient aux traductions orphiques de Sonia Delaunay. Dans un deuxième temps l'intensification des additives (des lumières [blanches]) rétabli la hiérarchie des valeurs entre les gris et les rouges qui regagnent chacun leur spécificité dans la définition d'un dessin classiquement conçu entre traits contenants et couleurs contenues (là on créé un trait d'union avec l'impressionnisme de Renoir).

A ce stade, ce soir, nous avons à partir de l'introduction de la soirée par le nu basculé d'Hervé Avner, un rebondissement sur l'évolution de la recherche de Michel Phelippeau et mes propres questionnements,  défini un ensemble de rapports sur le dessin et le tableau de nu, une des structures premières du travail du tableau profane depuis Giorgione jusqu'au tableau "sacré" de la naissance du baroque post-trentien (Giorgione et Caravage concevaient selon toute vraisemblable leur tableau directement sur la toile sans phase de croquis préparatoires - pour le moins il n'y en n'a pas de connu), jusqu'aux nouvelles structures de la conception du tableau au XX° siècle à partir de l'étude du cercle chromatique, du cubisme synthétique, du futurisme et de l'Orphisme, qui sont en fait tout à fait comparables aux aboutissements des structure en peinture atmosphérique jusqu'au ténébrisme de Caravage, voire au claire-obscur de Rembrandt mais pas aux nuits de La Tour où le tableau se construit par des sources lumineuses identifiables et matérialisées par un outil comme une chandelle ou par le soleil du Lorrain à Vernet, par le pleine ensoleillement chez les impressionnistes, et  même si les expressions nous en semble toutes très étrangères.
Le retour sur les travaux de Jean-Louis Valéra, de Régine Lavoie et de François, que j'ai un peu isolé dans ce compte rendu car ils avaient jusqu'à maintenant surtout travaillé ensemble, va arriver progressivement à enrichir cette réflexion, comme celle de Cryss et de Rémi
, qui est en fait issue de l'évolution du travail du groupe d'artistes permet, ors de prochaines séances de comprendre comme la structure du tableau dépend d'autres paramètres.

C'étaient là des questions qu'il fallait aborder pour essayer de bien comprendre que les divisions en écoles et en siècles sont en fait des artifices de classifications d'historiens - nécessaires et même indispensables pour situer les œuvres et les identifier -  qui ne répondent en rien aux problèmes fondamentaux posés à la peinture et au dessin dans leur rapport au tableau dans l'art occidental dès lors qu'il s'émancipe ou refonde l'expression profane et sacrée,
 pour comprendre quels liens puissants unissent des œuvres de la fin du Moyen-Âge à celles du XX° siècle et XXI° siècle, comme Yves Klein et Henri Chopin, plus que tous autres, l'avaient compris et mis en arts.

Tous les dessinateurs de ce lundi soir se retrouvent donc ainsi impliqués dans une recherche de clarification des outils fondamentaux à la disposition de l'artiste en recherche sur le modèle vivant car ces "nus" n'induisent pas l'expression érotique même si la phase de passage ou de transition par ce sentier semble quasi obligatoire, mais bien plus le rapport de l'oeuvre au sujet sur un thème unique. Et là, une fois que ces voies seront bien mises clarifiées, que les dessinateurs du groupe qui les empruntent déjà, voire qui les soumettent dès cette année 2014/2015 à de nouvelles recherches, nous allons pouvoir avancer dans d'autres directions que

Vincent Alliot
nous propose ce soir, lui aussi.
En faisant ressortir le dessin de la palissade qui l'avait intégrée il n'y a pas si longtemps
avec des artistes comme Jacques Villégié - un temps compagnon d'expériences d'Henri Chopin - ou Rotella et ses affiches palimpseste, ou un écho très pittoresque s'était constitué en événement d'art éphémère à Vallauris en 1999
Vous pourrez retrouver prochainement trouver un compte rendu beaucoup plus étoffé en photographies de cette manifestation, sur ce blog sur la page en cours de  et rédaction
Façades peintes - Edifices civils du Sud-Ouest des Alpes - 2° partie - XX° siècle
Janvier 2015
Page extraite de ma thèse doctorale sur l'art de la façade peinte (et polychromie architecturale) dans les Alpes-Maritimes et la Principauté de Monaco, depuis le Renaissance jusqu'à nos jours.
Soutenue à Aix-en-Provence le 26 janvier 2001
Nous étions encore dans le contexte de la salissure, de l'art sans qualité.
Aujourd'hui des artistes non moins novateurs se sont remparé des outils plastiques et reconsidère le cadre, l'espace de l'oeuvre qui avait été principalement remis en question par Support-Surface et par Fluxus, puis repris par les artistes de la Figuration Libre et Hip-Hop.
Maintenant avec un retour aux préoccupation des langages, essentiellement entraîné par la poésie contemporaine qui a un temps rejoint celles des arts plastiques l'artiste contemporain dégage son oeuvre de ces cadres qui absorbent l'oeuvre ou s'y intègre trop pour en revenir à des recherches qualitatives fondées sur une nouvelle approche de l'oeuvre, de son sens, de l'idée liée au chao ordinaire (Pierre Courtaud) à une nouvelle approche de son rapport à ses supports, à la page blanche.

On revient vers
Vincent Alliot
une nouvelle recherche du sens de la perfection commune aux artistes de ce groupe


Nous avons passé un long moment ensemble à travailler sur des questions un peu pointues
mais qu'il était absolument indispensable d'aborder dans ce compte-rendu, compte-tenu du niveau d'évolution auquel le groupe est désormais parvenu.

Un dernier regard sur le groupe de ce soir avec ce travail et cet artiste pour nous
hautement symbolique de l'affranchissement de l'art
 Sous ces murs qui reconsidèrent le rapport de l'homme à l'art et à ses cadres
je rends ce soir hommage à

MICHEL F.


Je ne vais pas vous lâcher comme ça car je vous propose de continuer à réfléchir sur le sens de la composition avec des montages ou certains de mes clichés de la soirée

Avant d'ouvrir une nouvelle pas pour cette année 2014/2015, car trop lourde, je reporte un texte qui figure sur la nouvelle page "NUS 2015" car cette page étant encore très lue, plus de 2000 lecturespour cette seul page et 500 pour la page NUS 2015, je pense qu'il est important de faire figurer cette information sur les deux pages de compte-rendu de ces séances de nus du lundi soir pour la seule année 2014/2015
Ce lundi de Pentecôte 2015 je reçois une réponse en RAR de l'ABAC par Nicole Rascle (ne sachant pas si le CA l'a approuvée car elle a été rédigée après le CAsur un courrier que j'avais adressé au Conseil d'Administration de l'ABAC pour la réunion du CA du 12 mai 2015 où je n'ai pas pu me rendre en tant que membre du CA "élu" (c'est ici un euphémisme) dans les mêmes conditions que les autres membres de ce CA.
Alors que mon courrier allait dans le sens d'une gestion de ce groupe pour qu'il reprenne ses activités dans les meilleures conditions possibles à la rentrée 2015/2016 avec des adhérents fiabilisés et intégrés à l'esprit du groupe, qui auraient apportés leurs contribution en cotisation à l'ABAC, je reçois un texte assez peu convivial et assez peu en accord avec l'esprit associatif, construit sur des arguments "juridiques" (sans loi) et de "règlements" (sans règlement) sans aucun rapport avec l'objet de mon courrier et en nombreux abus de lecture et de prêts d'intentions. 
Ayant envoyé un double de mon courrier à Monsieur le Maire de Cannes, Cabinet du Maire, j'espère que la réponse aura suivie le même chemin.
Cette association étant en perte importante d'adhérents et de budgets, voire de propositions attractives, j'avais cru que ma proposition aurait été la bienvenue car elle allait dans le sens d'un rétablissement. Au lieu de cela je reçois une fin de non recevoir avec en fin de rédaction un avis en terme de "perturbation"

Ces soir Lundi de Pentecôte l'atelier a eu lieu et j'ai repris cette lettre de Nicole Rascle  - reçue deux fois, d'abord en RAR  puis en courrier simple - avec certains membres de l'atelier. Il en ressort que cette lettre n'est effectivement en rien une réponse à la lettre que j'ai envoyée. Certains prétendent que c'est volontaire, d'autres qu'il y a une incompréhension fondamentale entre les deux positions.

JE REPRENDS  D'ABORD L'IDEE DE L'INCOMPREHENSION
Depuis 2011 je construis empiriquement, et avec ceux qui m'ont rejoint, ce groupe de recherche sans en avoir clairement énoncé les intentions ni les principes (andragogie) pour ne pas perturber une association qui fonctionne essentiellement avec des retraités de toutes professions et des binômes professeurs/élèves, voire en académies libres.
Avec cette création d'atelier de recherche ces schémas sont totalement dépassés mais un atelier de recherche n'est pas plus et pas moins au sein de l'ABAC une "entité distincte" que n'importe quel cours de sculpture ou de peinture, sauf que l'animateur est bénévole et que le coût de participation se réduit à une adhésion à l'ABAC de 130 € l'année et au 5 € perçu par séance. Ce n'est donc que du bénéfice pour l'association : c'est ça défendre les intérêts de l'association, pas niveler par le bas ni créer des ateliers systématiquement déficitaires qui n'intéressent personne.
En revanche, un groupe de recherche qui fonctionne très bien et qui s'est constitué avec des artistes confirmés ne peut pas être remis en question par des pré-inscriptions prioritaires en termes " d'ateliers libres" à chaque rentrée. Surtout lorsqu'un document circule, sans nous en informer, de pré-inscriptions gérées par le CA de l'ABAC qui, dans l'état actuel de sa composition (moi excepté), n'a pas les qualifications nécessaires pour gérer une composition d'atelier de recherches en arts. Je suis le seul à avoir cette compétence : il me semble alors normal d'en gérer la composition en artistes, et donc d'en faire la demande au CA dans le respect des fonctionnements associatifs.
J'ai donc fait la demande de gérer moi-même ces inscriptions sur cet atelier et comme les artistes chercheurs ne sont pas forcément argentés mais qu'ils représentent un plus non négligeable pour l'association et pour la ville de Cannes en termes qualitatifs et de réputation de l'ABAC, j'ai également demandé qu'une certaine souplesse soit acceptée par le CA de l'ABAC qui de toute façon percevra l'intégralité de l'argent des inscriptions sur cet atelier appelé ACRC (comme un autre s'appelle atelier de sculpture ou de peinture) avant la fin du premier trimestre de l'année associative  (dernier trimestre de l'année en cours).
Dans le passé des mécènes comme Danielle Bénitsa Chaminant et son mari Claude Chaminant, aux côtés de Pierre Marchetti, nous avaient aidés dans l'équilibre financier demandé par l'ABAC. Et nous avons pu continuer. Personne n'a parlé de "perturbation" à cette époque .
C'est cette demande de gestion de l'effectif de cet atelier de recherche par une personne hautement qualifiée  qui vient d'être refusée : je trouve ça inacceptable et d'autres me répondent "ils n'y ont rien compris".
Evidemment c'est très novateur tant à l'ABAC que dans le champ culturel cannois.


Maintenant les réponses inadaptées de ce courrier de Nicole Rascle.

J'aimerais beaucoup que la reconnaissance du droit citoyen soit effective dans cette association au regard du droit que les adhérents peuvent se regrouper hors association pour faire ce que bon leur semble (se prévalant ou ne se prévalant pas d'adhérer à l'ABAC et ne devant aucun compte à l'ABAC), ainsi que le droit de regard et le devoir de transparence de la gestion de l'association face à des membres du CA qui se croient tout permis même à faire des réponses qui vont en contresens des intérêts de l'association, qui sont en prêts d'intentions et qui se mettent en position de compromettre au moins une part de l'avenir de l'association qu'ils croient ainsi défendre, voire en incompétence artistique. Si cette transparence de gestion avait été observée je n'aurais pas découvert en pur hasard ce document de pré-inscription géré par l'ABAC de l'atelier du lundi soir, et j'aurais pu envisager autrement les démarches quand à rétablir le caractère particulier de cet atelier tout à fait nouveau et qui sera une belle vitrine tant pour l'ABAC que pour la ville de Cannes, s'il se reconstitue à la rentrée 2015/2016.

Les questions financières évoquées dans ce courrier

La gestion des modèles est la même que dans les autres ateliers de nus de l'association et ces modèles sont entièrement défrayés avec les 5 € que chaque dessinateur donne à chaque participation. Cette caisse de défraiement des modèles n'est pas assujettie à la gestion comptable de l'ABAC par organisation consensuelle des ateliers de nus, sauf pour certains d'entre eux qui n'arrivent pas à défrayer les modèles par les tribus payés par les participants à chaque séance : dans ce cas c'est le CA de l'ABAC qui engage l'argent public et des adhérents comme pour d'autres ateliers à intervenants rémunérés qui ne couvrent par leurs frais de fonctionnement.
Le Groupe ACRC ne reçoit aucun argent et n'est pas constitué en association, seulement en atelier qui a un nom : Atelier Collectif de Recherche Cannois.

Je laisse de côté les extraordinaires insertions de Nicole Rascle sur le respect de la loi et des statuts compte tenu de mon expérience de ces points particuliers par le CA de l'ABAC depuis le 20 mai 2014 jusqu'à la dernière Assemblée Générale...

A PARTIR D'AUJOURD'HUI
Lundi 23 mars 2015
LA PAGE NUS 2014/2015
EST TROP LOURDE
ALORS RENDEZ VOUS
SUR LA PAGE
NUS 2015
mois de mars 2015
http://coureur2.blogspot.fr/2015/03/nus-2015-nackt-2015-nude-2015-2015-2015.html

ça s'est terminé comme ça dans la rue du Suquet à Cannes, 22 heures, il fait bon à la terrasse du.... ! Si le bar veut de la pub, qu'il paye un verre !
De gauche à droite : Remi, Damien, Hervé Avner, Véronique, Brigitte, Claude Peynaud, Michel Phelippeau.
ça commencera comme ça
sur la nouvelle page.
Mais attendez un peu, la semaine est pour moi très chargée

Nous aurons le très grand plaisir de recevoir 
le lundi 30 mars pour la Saint-Amédée
notre poétesse gothique

Mélisandre

LA PAGE 2014-2015 
EST TROP LOURDE
ALORS POUR LA SUITE DE LA REDACTION A PARTIR DU 23 MARS 2015  RENDEZ VOUS
SUR LA PAGE
NUS 2015
mois de mars 2015
http://coureur2.blogspot.fr/2015/03/nus-2015-nackt-2015-nude-2015-2015-2015.html



Entre-poses je vous invite à me rejoindre sur une autre de mes passions
LA POESIE
alliée à la 
musique

dans le cadre de l'association des
Mots d'Azur

l'indispensable autre outil des amateurs d'art éclairés 

  A BIENTÔT



Pour un retour en lien
avec quelques articles sur les 145 de ce blog, qui présentent des œuvres, des approches d’œuvres et des artistes
For a return to links
with some 145 articles on this blog, which exhibit works of art and the artists approaches
Pour aller directement sur les articles ou pages, vous pouvez utiliser deux chemins, le clic direct ne fonctionnant pas :
1: Surlignez la ligne http ou le titre de l'article qui vous intéresse, puis faites un copier/coller sur la barre d'adresses en haut de page;
2 : surlignez la ligne http, puis clique droit, et sur la boite de dialogue qui s'ouvre allez à la ligne " accédez à la http..."

c'est simple et vous pouvez le faire avec autant d'articles que vous le souhaitez. 
Pour les autres articles encore non inscrits sur la liste ci-dessous vous pouvez allez à droite de la page sur "moteur de recherches" ou "archives du blog" en cliquant sur l'année et le mois qui vous intéressent. 

Bonnes lectures et bon voyage dans les merveilles de l'art, le plus souvent totalement inédites et toujours parfaitement originales à l'auteur de ce blog.
C'est aussi un blog d'informations, de culture et de voyages



Sommaire/Editorial
(le blog est sous copyright) 

Les Mots d'Azur au château de Mouans-Sartoux - Saison 2017-2018
https://coureur2.blogspot.fr/2017/10/les-mots-dazur-au-chateau-de-mouans.html

  Les mots d'azur au printemps des muses - suite 2016/2017 des soirées au Château de Mouans-Sartoux
    http://coureur2.blogspot.fr/2017/05/les-mots-dazur-au-printemps-des-muses.html

Des poèmes sur la Riviera aux couleurs des Mots d'Azur : suite des rencontres maralpines de poésie
saison 2016-2017
http://coureur2.blogspot.fr/2016/09/des-poemes-sur-la-riviera-aux-couleurs.html

Festival du Livre à Mouans-Sartoux avec les Mots d'Azur
 - 6-7-8 octobre 2017
https://coureur2.blogspot.fr/2017/10/festival-du-livre-de-mouans-sartoux.html

Festival du Livre à Mouans-Sartoux - 7-8-9 octobre 2016 - avec Les Mots d'Azur
http://coureur2.blogspot.fr/2016/10/festival-du-livre-de-mouans-sartoux-7-8.html

Rencontres maralpines de Poésie - Mots d'Azur 2015-2016
http://coureur2.blogspot.fr/2015/09/rencontres-maralpines-de-poesie-et.html

Marie Gay - Pierre-Jean Blazy - Auteurs et Editions - Fondateurs des Mots d'Azur - Marie Gay -
http://coureur2.blogspot.fr/2016/03/marie-gay-pierre-jean-blazy-auteurs-et.html

Psychiatrie - Une histoire et des concepts - l'humain et l'art en enjeux
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Des poèmes sur la Riviera aux couleurs des Mots d'Azur : suite des rencontres maralpines de poésie
saison 2016-2017
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Jean-Marie Bouet - Fresselines/Larzac - de la poésie aux planches au festival de Fresselines, au Larzac
https://coureur2.blogspot.fr/2012/06/jean-marie-bouet-des-chansonniers-aux.html

Renata- Sculpture contemporaine
http://coureur2.blogspot.fr/2014/06/sculpture-contemporaine-renata-et-le.html

Renata - Pierre Cardin Lacoste - Moulin de Sade - Lubéron 2015
http://coureur2.blogspot.fr/2015/07/renata-pierre-cardin-lacoste-moulin-de.html

Renata - Akira Murata - Espace Auguste Renoir à Essoyes
http://coureur2.blogspot.fr/2015/08/renata-akira-murata-essoyes-ville.html

Renata chez Pierre Cardin - Le regard de Lydia Harambourg Historienne et critiques d'art, correspndans de 'Institut des Beaux Arts de l'Académie de France
http://coureur2.blogspot.fr/2016/07/renata-chez-pierre-cardin-le-regard-de.html

Mag-Bert ou la peinture mnémonique de gestualité figurative
http://coureur2.blogspot.fr/2014/10/mag-bert-ou-la-peinture-mnemonique-de.html

Claude Peynaud - Clichés et antithèses...
http://coureur2.blogspot.fr/2015/05/cliches-et-antitheses.html

Claude Peynaud - Jogging - Méthode d'élaboration d'un Jogging
http://coureur2.blogspot.fr/2014/05/methode-delaboration-dun-jogging-method.html

Claude Peynaud - Le cercle des oiseaux
http://coureur2.blogspot.fr/2011/09/le-cercle-des-oiseaux-allegorie-de-la.html

Claude Peynaud - Le don de l'aïeule
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Claude Peynaud - Une théorie de Construction
http://coureur2.blogspot.fr/2011/07/une-theorie-de-construction.html

Danielle Benitsa Chaminant - Artiste et mémoire de...
http://coureur2.blogspot.fr/2013/01/danielle-benitsa-chaminant-artiste-et.html

Alliot - Vincent Alliot - Visite d'atelier
http://coureur2.blogspot.fr/2014/02/alio-visite-datelier-une-gestualite.html

Rémy Pénard - Art et souvenirs autour de Pierre Courtaud
http://coureur2.blogspot.fr/2013/12/remy-penard-art-et-souvenirs-autour-de.html

Henry Chopin et la bibliothèque de Valérie Peynaud
http://coureur2.blogspot.fr/2013/12/henri-chopin-et-la-bibliotheque-de.html

Sally Ducrow - Land Art et sculpteur ...
http://coureur2.blogspot.fr/2013/01/sally-ducrow-land-art-et-sculpteur.html

Sally Ducrow l'année 2017 - Nationale et internationale - Sculptures - Land-Art - Installatons - Performances...
https://coureur2.blogspot.fr/2017/08/sally-ducrow-lannee-2017-nationale-et.html

Sally Ducrow l'année 2018 - en suivant le chemin de l'aventure internationale de Sally Ducrow
https://coureur2.blogspot.com/2018/07/sally-ducrow-lannee-2018-de-1017-2018.html

CREPS - Boulouris-Saint-Raphaël - Land Art - Sally Ducrow invitée d'honneur
https://coureur2.blogspot.fr/2017/10/creps-paca-boulouris-saint-raphael-land.html

Sally Ducrow : poésie plastique contemporaine
https://coureur2.blogspot.com/2019/06/sally-ducrow-poesie-plastique.html
Valbonne - Echiquier et Mots d'Azur - Fest'in Val - Festival international de Valbonne
http://coureur2.blogspot.fr/2015/08/renata-akira-murata-essoyes-ville.html

Pierre Marchetti magazine...
http://coureur2.blogspot.fr/2011/12/magazine-pierre-marchetti-un-peintre-un.html

La pochade - Pierre Marchetti et l'art de la pochade.
 http://coureur2.blogspot.fr/2012/09/la-pochade-lart-de-la-pochade-et-pierre.html

L'impressionnisme tardif par les souvenirs de Pierre Teillet - Du plainarisme romantique au
 https://coureur2.blogspot.fr/2012/11/limpressionnisme-inedit-par-les.html

Alliance Française - Tiffani Taylor - Savannah Art Walk - ...
http://coureur2.blogspot.fr/2016/01/tiffani-taylor-gallery-une-artiste.html

H.Wood  - un peintre Anglais à Paris au milieu du XIX° siècle
http://coureur2.blogspot.fr/2016/05/hwood-un-artiste-peintre-de-lecole.html

Sophie Marty Huguenin, sculpteur et le marché de Noël à Biot - Les crèches de Cannes - Le partage du pain du père Guy Gilbert
http://coureur2.blogspot.fr/2016/12/sophie-marty-huguenin-sculpteur-et-le.html

Evolution de la gravure à Venise et en Europe du XV° au XVI° siècles - Histoire et techniques
http://coureur2.blogspot.fr/2017/02/la-gravure-venise-et-en-europe-du-xv-au.html

Aux aurores de la peinture moderne et contemporaine occidentale - Giorgione - Les Trois Philisophes
http://coureur2.blogspot.fr/2017/03/aux-aurores-de-la-peinture-moderne-et.html

La décoration intérieure ou la démocratie de l'art
https://coureur2.blogspot.fr/2012/11/wall-painting-fast-track-collection-une.html

Magda Igyarto - Vibrations et expériences de la matière : du visible à l'indicible et de l'indécible au dicible - Peintre, poète et sculpteur
https://coureur2.blogspot.fr/2018/01/magda-igyarto-vibrations-et-experiences.html

Pour ceux qui aiment jouer aux experts 

Vrai ou faux - Houdon ou Houdon
https://coureur2.blogspot.fr/2014/01/houdon-ou-pas-houdon-jouez-lexpert-en.html

Vrai ou faux - Un tableau inconnu de la Renaissance
https://coureur2.blogspot.fr/2013/01/un-tableau-inconnu-de-la-renaissance.html

Vrai ou faux - Traduction originale du manuscrit de Qumram sur la mer morte ( en cours)
https://coureur2.blogspot.fr/2015/01/vrai-ou-faux-traduction-originale-du.html

Pour ceux qui aiment la recherche en académies de nus - modèles vivants
Nus 2015
https://coureur2.blogspot.fr/2015/03/nus-2015-nackt-2015-nude-2015-2015-2015.html
Nus 2014-2015
https://coureur2.blogspot.fr/2014/09/nus-2014-2015-abac-modeles-vivants-nus.html
Nus 2013-2014
https://coureur2.blogspot.fr/2013/09/nus-2012-2013-abac-nus-2012-2013-2012.html 
Nus 2012-2013
https://coureur2.blogspot.fr/2012/10/nus-abac-20122013-associations-des.html

Et pour ceux et celles qui aiment l'archéologie et l'architecture
voici encore un échantillon de mes recherches sur ce blog
And for those who love archeology and architecture
Here again a sample of my research on this blog

L'ancienne église Saint-Nicolas de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/01/monaco-ancienne-eglise-saint-Nicolas-le.html

Techniques et vocabulaires de l'art de la façade peinte
http://coureur2.blogspot.fr/2012/08/un-tour-dans-le-massif-central.html

Les Vecteurs Impériaux de la polychromie occidentale
http://coureur2.blogspot.fr/2012/06/philippines-les-Vecteurs-imperiaux-de.html

Le clocher des Frères Perret à Saint-Vaury
http://coureur2.blogspot.fr/2012/01/perret-freres-le-clocher-des-freres_10.html

Histoire de la Principauté de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/07/histoire-de-la-principaute-de-monaco.html

Le Palais Princier de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/09/palais-princier-de-Monaco-palais-of.html

Versailles - Monaco - Carnolès - Menton: présence de l'art français en Principauté de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/09/versaillesmonaco-larchitecture.html

Primitifs Niçois - Les chapelles peintes des Alpes Maritimes
http://coureur2.blogspot.fr/2012/03/primitis-nicois-les-Chapelles-facades.html

Eglises du sud-ouest de la France A travers l'art de la polychromie architecturale
http://coureur2.blogspot.fr/2013/02/eglises-du-Sud-Ouest-des-alpes-alpes.html

Des cérémonies et des fêtes Autour de Saint-Nicolas de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2013/09/des-cérémonies-et-des-fêtes-Autour-de.html

Langages de l'art contemporain - répétition, bifurcation, ...
http://coureur2.blogspot.fr/2013/09/repetition-ordinaire-bifurcation-art-du.html

La polychromie architecturale et l'art de la façade peinte (1° partie) - des édifices civils dans les Alpes-Maritimes
http://coureur2.blogspot.fr/2014/07/la-polychromie-architecturale-et-lart.html

Façades peintes - édifices civils du sud-ouest des Alpes - 2° partie - XX° siècle
http://coureur2.blogspot.fr/2015/01/facades-peintes-edifices-civils-du-sud.html

Aspects de l'évolution des seigneuries historiques de la Principauté de Monaco à travers quelques 
exemples d'architectures polychromes ponctuelles.
http://coureur2.blogspot.fr/2016/01/aspects-de-levolution-des-seigneuries.html

                                                                  
Châteaux de la Creuse - de la fin du moyen âge - XV et XVI° siècle
http://coureur2.blogspot.fr/2011/09/une-histoire-de-lescalier-en-vis.html


1° partie - Archéologie Médiévale - Aspects et singularités du château en France à la fin du Moyen Âge (XV° et XVI° siècles)
http://coureur2.blogspot.fr/2013/10/archeologie-medievale-aspects-et.html

2° partie - Archéologie Médiévale - Aspects et singularités du château en France à la fin du Moyen Âge (XV° et XVI° siècles)
http://coureur2.blogspot.fr/2014/11/2-partie-archeologie-medievale-aspects.html


3° partie - suite des parties 2 et 3 d'Archéologie Médiévale consacrées aux aspects et singularités du château en France autour des XV° au XVI° siècles
http://coureur2.blogspot.fr/2016/04/3-partie-suite-des-parties-parties-1-et.html

Yviers/Charente - Archéologie médiévale - Une synthèse sur l'évolution architecturale du XV° au XVI° et XVII° s. en France - Mutations des donjons et maisons-tours des petits châteaux de la fin de la Guerre de Cent-Ans vers les donjons résidentiels de la fin du XV° siècle au XVI° siècle et  des incidences dans le classicisme français.
https://coureur2.blogspot.fr/2018/04/yvierscharente-archeologie-medievale.html

Allemans en Périgord - Manoir du lau - Archéologie Médiévale
https://coureur2.blogspot.com/2018/09/allemans-en-perigord-manoir-du-lau.html

Maisons-tours et donjons-tours - architectures médiévales françaises du XIII°/XIV° au XVI° - Archéologie médiévale
https://coureur2.blogspot.com/2019/06/maisons-tours-et-donjons-tours.html

Curac - Les énigmes de son château - Département de la Charente - Archéologie Médiévale
https://coureur2.blogspot.com/2019/10/curac-les-enigmes-de-son-chateau.html

Fonctions religieuses apotropaïques et traditions funéraires en France -
http://coureur2.blogspot.fr/2015/08/fonctions-religieuses-apotropaiques-et.html 

Maisons alpines d'économie rurale (Alpes-Maritimes)
https://coureur2.blogspot.com/2011/11/maisons-alpines-deconomie-rurale.html

Pour ceux qui aiment l'iconologie, et l'iconographie
For those who like iconology, and inconography


         Autour du rocaille. Dessin préparatoire d'étude - Le jugement de Pâris
             https://coureur2.blogspot.com/2011/07/dessin-preparatoire-pour-une.html  

La Véronique - Image ou non de la représentation
http://coureur2.blogspot.fr/2012/12/la-veronique-de-la-legende-lart.html 

Langages de l'art contemporain - Répétition ordinaire - Bifurcations - Translation...
https://coureur2.blogspot.fr/2013/09/repetition-ordinaire-bifurcation-art-du.html

Fête de la musique à Nice - Place Garibaldi à Nice - Exposition d'artistes Polonais
https://coureur2.blogspot.fr/2013/07/la-fete-de-la-musique-expositions.html

La Mourachonne à Pégomas (exercice de recherche iconographique)
https://coureur2.blogspot.fr/2012/05/la-mourachone-pegomas-nouvelles.html

Cannes en 4 perspectives albertiennes recomposées - dessin panoramique à la mine de plomb
       https://coureur2.blogspot.fr/2018/02/cannes-en-4-perspectives-albertiennes.html 

Pour ceux qui aiment la poésie et qui en plus, comme moi, la reconnaisse comme la mère de tous les arts y compris de l'art contemporain
For those who love poetry and more, as I recognize it as the mother of all arts including contemporary art

Rencontres maralpines de Poésie - Mots d'Azur 2015-2016
http://coureur2.blogspot.fr/2015/09/rencontres-maralpines-de-poesie-et.html

Des poèmes sur la Riviera aux couleurs des Mots d'Azur : suite des rencontres maralpines de poésie 2016-2017
http://coureur2.blogspot.fr/2016/09/des-poemes-sur-la-riviera-aux-couleurs.html

Pierre Courtaud - Magazine - Un écrivain, un éditeur un poète, un chercheur en écritures - Un spécialiste de nombreux auteurs.
http://coureur2.blogspot.fr/2012/03/pierre-courtaud-magazine-un-ecrivain-un.html

Henry Chopin et la bibliothèque de Valérie Peynaud
http://coureur2.blogspot.fr/2013/12/henri-chopin-et-la-bibliotheque-de.html

Cannes -1° nuit de la poésie et de la musique au Suquet - 21 juin 2014
http://coureur2.blogspot.fr/2014/06/cannes-1-nuit-de-la-poesiefete-de-la.html

 2° nuit de la musique et de la poésie - Cannes 21 juin 2015
http://coureur2.blogspot.fr/2015/05/2-nuit-de-la-poesie-et-de-la-musique-au.html

3° nuit de la poésie et de la musique  au Suquet- Cannes Moulin Forville le 21 juin 2016
http://coureur2.blogspot.fr/2016/06/3-nuit-de-la-poesie-et-de-la-musique-du.html

Golf-Juan - Performance poétique - Brigitte Broc - Cyril Cianciolo
http://coureur2.blogspot.fr/2015/03/golf-juan-performance-poetique-brigitte.html

Marie Gay - Pierre-Jean Blazy - Auteurs et Edition(s) - Fondateurs des Mots d'Azur
http://coureur2.blogspot.fr/2016/03/marie-gay-pierre-jean-blazy-auteurs-et.html

De Vallauris à Cannes - Le Printemps des Poètes sur la Côte d'Azur avec Les Mots d'Azur
http://coureur2.blogspot.fr/2016/03/de-vallauris-cannes-la-cote-dazur-en.html

 Christophe Forgeot : Poète  - Poésie - Poème
http://coureur2.blogspot.fr/2014/09/christophe-forgeot-un-poete.html

Zorica Sentic - Poète-romancière Franco-Serbe
https://coureur2.blogspot.fr/2012/09/zorica-sentic-poete-romancier.html

La Corse des poètes
https://coureur2.blogspot.fr/2015/08/la-corse-des-poetes-porticcio-village.html

Magda Igyarto - Vibrations et expériences de la matière : du visible à l'indicible et de l'indécible au dicible - Peintre, poète et sculpteur
https://coureur2.blogspot.fr/2018/01/magda-igyarto-vibrations-et-experiences.html

Pour ceux qui aiment les légendes
For those who love legends

The Woodcutter and the Revenant - Sedimentary Memory - Essay - Creuse
Http://coureur2.blogspot.fr/2013/07/la-creuse-memoire-sedimentaire.html

La Creuse - Le Bûcheron et le Revenant - Mémoire sédimentaire - Essai - Creuse
http://coureur2.blogspot.fr/2013/07/la-creuse-memoire-sedimentaire.html

Les routards de la baie d'Halong dans la tourmente https://coureur2.blogspot.fr/2013/10/les-routards-de-la-baie-dhalong-dans-la.html

Vietnam - La légende du Dieu des montagnes et du Dieu de la mer
https://coureur2.blogspot.fr/2014/05/vietnam-la-legende-du-dieu-des.html

Pour ceux qui aiment les voitures de collection
Vis-à-vis de Dion-Bouton type E 452 - La voiture emmurée aux enchères à Lyon
https://coureur2.blogspot.fr/2015/09/1900-vis-vis-de-dion-bouton-type-e-452.html

Pour ceux qui aiment l'art lyrique et la musique
Johanna Coutaud (prochainement)
Chanteuse lyrique - Soprano

Elzbieta Dedek - Pianiste virtuose internationale
http://coureur2.blogspot.fr/2016/09/pianiste-virtuose-internationale.html

Pour ceux qui aiment le cinéma
68° festival du cinéma - Alexandra Robin - Léopold Bellanger  - Cédric Bouet
http://coureur2.blogspot.fr/2015/05/68-festival-cinema-cannes-2015.html

Pour ceux qui aiment la danse
 48° Congrès Mondial de la Recherche en Danse - Avignon du 9 au 13 novembre 2016 - Fabienne Courmont présidente -  UNESCO-CID partenaires 
http://coureur2.blogspot.fr/2016/11/48-congres-mondial-de-recherche-en.html  

Festival d'Avignon à Mouans-Sartoux - Danser Baudelaire - Bruno Niver - Marina Sosnina - Répétition générale
https://coureur2.blogspot.fr/2015/02/du-festival-davignon-mouans-sartoux.html


Pour ceux qui aiment s'habiller et sortir
Eliane Horville - soirées - ville - élégance - conseils - coach
https://coureur2.blogspot.fr/2016/01/soirees-ville-elegance-every-wear.html

Sortir - Manifestations -Performances - Expositions...2012/2017
https://coureur2.blogspot.fr/2013/02/evenements-expositions-manifestations.html


Pour des participations citoyennes


Ordre national infirmier - Recommandations sanitaires
http://coureur2.blogspot.fr/2017/06/ordre-national-infirmier-recommandations.html

Pour ceux qui aiment les multiples beautés de la France 

Les oliviers fantastiques de Lucette
https://coureur2.blogspot.fr/2012/10/les-oliviers-fantastiques-de-lucette.html

Carnet de voyage - Ombres et Lumières - L'eau et les Sables, architectures de villégiatures
https://coureur2.blogspot.fr/2014/01/ombres-et-lumieres-leau-et-les-sables.html

2 - La France en vrac
https://coureur2.blogspot.fr/2014/10/visiteurs-des-pages-pour-voir-le-site.html

1 - CP La France en vrac 1
https://coureur2.blogspot.fr/2014/01/la-france-en-vrac-france-in-bulk-franca.html




                                                              







6 commentaires:

  1. C'est un incroyable travail que tu fais là Claude, très riche et constructif, merci à toi, merci pour ce temps que tu consacres en plus du cours !
    Et bravo
    Cryss

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    1. Merci Cryss,
      c'est un véritable honneur et une véritable joie de compter autour de moi des personnes et des chercheurs de votre valeur, à la fois humaine et artistique. Pour moi qui suis de la culture des sorciers du Limousin et de la Creuse, et des esprits, c'est chaque lundi soir une nouvelle communion dans le génie au sens éthymoloigque des mots, au sein d'un pays qui ne croit plus en ses valeurs qu'à travers les marchés qui, par ailleurs, se cassent la figure tous les jours de plus en plus. Nous ne sommes pas des marchés, nous sommes des chercheurs en arts, des artistes et des êtres humains dans le sens le plus noble des expressions, et toi tu en es un magnifique exemple avec tout ton incroyable talent, tellement surprenant et créatif.
      Je t'embrasse très respectueusement et amicalement - Claude

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    2. Merci Claude pour tes commentaires élogieux, sûrement trop dithyrambiques.
      Mais je ne bouderais pas mon plaisir et c'est encourageant merci.

      J'aime beaucoup les dessins de Cryss entre le tracé à la pointe du crayon et l’estompage qui reste vigoureux et expressif.
      La forme se révèle sans jamais s'enfermer.
      Le dessin reste libre et créatif sans jamais trahir le corps et les proportions.
      Le sujet est là, en toile de fond comme un prétexte mais respecté.
      Tout le plaisir du dessin transparaît à travers cette technique ; Que dis-je ! Cet art graphique et original.
      Bravo Cryss
      Je n'avais pas vu ton dessin achevé, Claude, il est très réussi.
      Pas seulement pour le nu en lui-même d'un trait sûr et assumé, juste et mûrement réfléchi, mais aussi pour toute la composition qui nous rappelle que le dessin ne se réduit pas à la recherche de la représentation de la matière et du sujet avec l'accouchement pour chacun d'une technique propre qui lui convient.
      En effet par ces ajouts tu nous emportes vers ces univers oniriques qui dépassent le simple corps à corps entre la matière et le dessin.
      Et je pense à Chagall ou Chirico.

      A lundi, bon WE à tous
      Damien

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    3. Merci Damien, c'est non seulement une très belle critique mais en plus un très beau geste de ta part.
      "Dithyrambiques" me gène un peu quand je te lis avec des enthousiames plus poussés que les miens, mais avec des remarques aussi très pertinentes. Notre groupe est véritablement formidable - Elisabeth Jospeh vient de me téléphoner pour me le rappeler et vous transmettre ses amitiés à toutes et à tous en attendant u'elle puisse revenir quand un petit problème de santé sera réglé - et c'est passionnant de voir un ami dessinateur hésiter sur une séance et triompher sur l'autre, dans le sens de la création que nous cherchons tous au plus haut niveau et dans l'acceptation la plus absolue de toutes les formes de créations. Nous avons la chance d'avoir trouvé "la formule" qui nous permet à tous d'avancer et de faire bénéficier à chacun de toutes nos avancées, en partage.
      Ce que j'écris sur ton dessin - je dois même dire deux - je le pense sincèrement et crois moi des images dans ma vie j'en ai analysées et vues et avec quelque uns des plus grands professeurs de France et même d'ailleurs, parcourues, installées, presentées, composées et recomposées, de toutes les catégories et de toutes les espèces et lorsque j'avance des choses comme ce que j'écris sur tes dessins - sans jouer au "professeur" cela s'entend puisque "professeur" n'est jamais qu'un titre de l'Education Nationale dans un système culturel donné qui ne représente que lui-même et en école d'art souvent pas grand chose - ce n'est pas à la lègère. Pour moi la notion de "chef d'oeuvre" ne s'entend pas en tant que valeur suprème (comme La Joconde que je place au-dessus de toutes les créations au grand dam de Rémi, mais à elle seule elle ne servirait pas à grand chose et elle même n'est pas née de rien) mais en tant que perfection d'une écriture dans un style donné. Voir que tu as réalisé ton, ou tes premiers chefs d'oeuvres dans le genre d'écriture que tu as choisi d'explorer en atelier du lundi soir, est pour moi une joie très profonde et une fierté pour notre groupe. D'autres avant toi en ont réalisés, maintenant c'est à ton tour, j'espère que demain, après demain, j'aurais l'occasion de faire cette même "critique" à d'autres dessinateurs du groupe, même si pour ménager la modestie de chacun - car ce n'est pas là une des moindres qualités des dessinateurs de ce groupe - je l 'exprimerai différemment : ce ne sera qu'une question de vocabulaire, pas de fond..
      Mais ton message ouvre sur une autre réflexion : pourrons-nous la mettre en place ? Faire une retour du groupe après chaque séance pour que chacun puisse emettre un ou des avis sur les travaux de la soirée. Nous le faisons déjà - et j'en tiens compte bien sûr adns mes commentaires - mais à bâtons rompus il est vrai. Ce n'est pas mal non plus.
      On va évoluer - Merci Damien - A lundi.

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  2. Extraordinaire ambiance ce soir au cours, Isabelle ayant remplacé au pied levé Marie, merci à elle; merci à Brigitte pour le vin rouge et à Claude pour le Champagne. Même sans boire, l'ambiance était très chaleureuse, ce qui est formidable!
    A lundi
    Cryss

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  3. Oui Cryss, je crois que ce soir tout le monde était heureux. Merci de nous le dire, de le fixer dans l'histoire..
    Nous retrouvons ces ambiances des ateliers des artistes qui ont refait l'art à la fin du XIX° siècle et au début du XX°. Avant même de rédiger ma page de ce soir je dis aussi merci à Michel qui a différé son voyage à Paris pour être avec nous, à Elisabeth qui nous a envoyé un message d'amitié et de présence, a Margaret qui nous a dit combien elle regrettait de ne pas être avec nous, à Joëlle qui a sans doute eu un empêchement, à Hervé qui nous a donné des nouvelles par Vincent, à Rémi avec nous avons évoqué les souvenirs des ces ateliers de misère où la joie d'être ensemble était déjà une performance, à François qui entrait dans le groupe pour sa première expérience, à Claire à qui nous avons penséau Bateau Lavoir et sur les bords de la Creuse.. Ce soir nous avons performé. Merci Cryss de le fixer dans l'histoire cannoise par ton intervention sur ce blog.
    C'est beau l'art et la joie de vivre ! Une association d'art ce ne devrait être que ça !
    A travers ton message je pense aussi à une multitudes d'amis poètes, avec un énorme talent, qui aimeraient tant vos interventions dans leurs poésies, dans leurs publications. Nous en reparlerons.
    Je t'embrasse et à travers toi tous nos amis artistes, plasticiens et poètes.
    Claude

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