mercredi 12 septembre 2018

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 Pour voir des liens avec de nombreux articles sur les 142 que compte ce blog, veuillez vous reporter en bas de page. Merci.


Etude en cours de rédaction

Conventions
Je situe cet article juste après la présentation des bâtiments de la commune d'Yviers en Charente, pour des raisons de méthode.

Yviers/Charente - Archéologie médiévale - Une synthèse sur l'évolution architecturale du XV° au XVI° et XVII° s. en France - Mutations des donjons et maisons-tours des petits châteaux de la fin de la Guerre de Cent-Ans vers les donjons résidentiels de la fin du XV° siècle au XVI° siècle et  des incidences dans le classicisme français.

https://coureur2.blogspot.fr/2018/04/yvierscharente-archeologie-medievale.html

Avec les articles précédents j'avais consacré les présentations à des bâtiments quasi intacts, inédits ou encore riches de leurs dépendances aux partis d'origine.
En effet

depuis Yviers - avec une première synthèse partielle sur mes recherches antérieures - j'ouvre des explorations sur des bâtiments plus complexes, plus difficiles à étudier car souvent très remaniés ou détruits, ignorés des inventaires et autres cas de figures. Bref là où les explorations de plus en plus fines sont nécessaires. Pour réaliser ces explorations je mets à l'épreuve le matériel scientifique que j'ai déjà élaboré par mes seules recherches, photos et dessins, bien sûr sur les bases de travaux plus anciens que je signale en introduction de mes Châteaux de la Creuse et en bibliographie à la fin de cet article, mais qui n'ont jamais abordé la question ni exprimé ce vecteur de recherche de la mutation du donjon du petit château de la fin de la Guerre de Cent Ans vers les donjons résidentiels de la seconde moitié du XV° siècle et du XVI° siècle, jusqu'au Classicisme Français, par une méthodologie rigoureuse de relevés archéologiques précis et inventifs, adaptés à chaque bâtiment, par l'exploration systématique des murs de refends, qui enrichissent encore à leur tour l'inventaire mis à jour par mes seules recherches. 


Remerciements:
Monsieur Allain Tricoire Maire d'Allemans en Périgord
Monsieur Jean François Savier, Président de l'association du Manoir du Lau
Madame Sylvie Ollat Secrétaire de Mairie à Allemans en Périgord
Madame et Monsieur le marquis Du Lau d'Allemans
Monsieur Raymond  Rouzeau maçon de la commune.
Bibliothèque Municipale d'Allemans en Périgord.

En cours de restauration - Propriété de la commune.
Nous y voici dans cette célèbre région du Périgord aux quatre couleurs : noir, blanc, pourpre et vert, aux innombrables châteaux. Tellement innombrables que le manoir du Lau ne figure pas sur les listes courantes des châteaux de ce département. Pourtant c'est lui que j'ai retenu, juste après Yviers en Charente, à une trentaine de kilomètres l'un de l'autre, pour faire avancer ma recherche.

Allemans en Périgord est au sud-ouest du Périgord vert.
Le nom de la commune semblerait indiquer une dépendance étroite avec l'histoire des Alamans, tribu barbare de l'Europe de l'ouest au V° siècle. Or à cette époque le Périgord moderne était en pays Wisigoth, isolé des  territoires des Alamans par ceux des Burgondes.
Cette dépendance du nom de la localité est celle généralement retenue par les historiens de la commune, comme Albert Lacombe, Histoire d'Allemans, des origines à la fin du XVIII°s. et annexes - Extrait de la conférence du 18 octobre 2008. Suivant les auteurs le nom des Alamanni apparaît dans l'histoire en 214 ap.J.C. Si une pénétration de ces tribus regroupées sous le nom de Alle Mann (Alemanni ou Alamnni) est signalée sur le territoire romain avant 222, il semblerait que leurs incursions qui durent jusqu'au milieu du IV° s., plus que de réelles invasions, aient été toujours contenues sur les territoires à l'est de la France actuelle jusqu'au plateau de Langres, Strasbourg et dans les Vosges mais pas plus à l'ouest, et presqu'aussitôt refoulés derrière le Rhin et le Danube par les Empereurs Romains. 
Le manse médiéval peut-il avoir laissé sa mémoire dans l'organisation agricole de la région et du site aux nombreux puits, traversé par trois rivières La Dronne, La Lizonne et le Ruisseau Du Boulanger, aux réseaux aquatiques souterrains omniprésents comme sur un site anciennement dominé par les sources et les résurgences ?
(Je remercie Monsieur Allain Tricoire, Maire d'Allemans, pour m'avoir fait part de son expérience et de ses recherches en matières de réseaux aquatiques souterrains sur sa commune, sur le site de l'agglomération avec une église romane en épicentre).

Qu'elles sont les motivations pour la construction d'une église à file de coupoles au XII° siècle dans une communauté villageoise dont l'étendue actuelle ne laisse en rien supposer une richesse ni une importance suffisantes pour entreprendre l'édification d'une église tout compte fait ambitieuse qui semble avoir plus visé les conquêtes de hauteurs que les étendues du plan ? Quels étaient les revenus de la fabrique ?

En cherchant dans les travaux de Marcel Durliat (M.Durliat, L'art Roman. Paris, 1982, p. 491) on lit au sujet de Saint-Front de Périgueux : "L'explication nous est fournie par le guide du pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle "  Il nous faut rendre visite dans la ville de Périgueux au bienheureux Front, évêque et confesseur qui, sacré évêque à Rome par l'apôtre Saint-Pierre, fut envoyé prêcher dans cette ville. Certains racontent même qu'il avait fait partie du collège des disciples du Christ. Son tombeau...a été construit  avec soin en forme de rotonde comme le Saint-Sépulcre et il surpasse par la beauté de son oeuvre toutes les tombes des autres saints". 
La basilique Saint-Pierre à Rome fut commencée au IV° siècle lorsque l'Empereur Costantino exprima la volonté de faire édifier une basilique (église cardinale) sur le lieu où l'apôtre Pierre fut enterré. C'était pendant tout le haut moyen âge le principal lieu de pèlerinage. 

Les liens de Saint Pierre sont exposés dans la basilique.

C'est donc le choix d'une forme architecturale qui célèbre à la fois le tombeau du Christ et celui de Saint Pierre qui entraîne le parti à file de coupoles de l'église Saint-Pierre aux liens d'Allemans. Il est alors certain que l'église Saint-Pierre d'Allemans est totalement en lien avec la construction de l'église Saint-Front de Périgueux qui fut premièrement édifiée sur un plan en croix latine et sans autre chevet qu'une des quatre travées sur coupole, soit à chevet plat. Il ne faut pas non plus quitter cette église sans faire un tour sur les communes environnantes où le parti architectural des petites églises romanes (fort belles et très émouvantes parfois enrichies de somptueuses fresques romanes comme à Bourg de Bosc ou de tympans peints comme à Epeluche) est presque toujours ponctué par la récupération en chevet plat d'un volume haut, pas très grand, articulé aux angles, sur plan carré, qui s'apparente à un donjon roman (Epeluche, Chassaignes), ou par la construction d'un gros massif carré qui domine une nef unique et l'articule au chevet semi circulaire après une petite travée droite  (Bourg de Bosc, Faye, Lusignac).
Avec la construction de cette église à file de coupoles d'Allemans nous sommes très probablement dans la seconde moitié du XII° siècle en arrivant dans le XIII° siècle avec un chevet plat à triplet. Un cimetière autour de l'église recueille les défunts la tête orientée dans les cuves au plus près du sanctuaire (Eléments donnés par Monsieur le Maire) en héritage direct de la tradition mérovingienne.
Le site pourrait être très ancien : récupération à la période mérovingienne d'un lieu de célébration païen ou romain lié aux sources ?
Ce plan cadastré de 1819 nous montre des relevés de bâtiments assez imparfaits mais il nous renseigne tout de même sur la configuration générale des sites et principaux bâtiments.

L'église est à façade plate et sans chapelles bourgeonnantes qui ont amené son plan actuel en croix grecque. Bien sûr le clocher porche du début du XX° siècle ne figure pas. Si nous avons deux petits contreforts très visibles de chaque côté de la nef en bordure de la façade ouest il semble difficile de les assimiler aux gros contreforts actuels qui font d'importants ressauts sur les angles nord-ouest et sud-ouest de la façade ouest, qui sont pourtant donnés du XVII° siècle (à partir d'une date inscrite sur un mur) : faut-il revoir la datation de ces chantiers ? C'est probable mais pas nécessairement puisque la lecture du château du Lau nous amène à faire des remarques similaires sur le plan et notamment avec la position de la tour d'escalier de la façade sud qui n'est pas située dans l'axe du décrochement du mur nord et qui est étonnamment large. Un appentis a pu être construit en angle sud-ouest de la tour et ceci se traduirait en plan par cet important ressaut triangulaire en façade sud. La dépendance du corps de bâtiment au four à pain ne doit pas surprendre car on repère facilement des logements de charpente sur l'extrémité est du mur sud-est. Donc il y a eu là une construction en appentis en revers de muraille. Mais ce mur en place qui fait liaison entre le château et le four à pain n'est plus dans cet alignement. Par ailleurs ce mur n'est pas non plus d'épaisseur suffisante pour supporter un passage auquel la porte de l'escalier en encorbellement de l'angle sud-est du château donnait accès à partir de la petite tour d'escalier. En revanche, un mur épais, lui compatible avec le support d'un passage sur courtine, existe mais décalé, comme sur le plan cadastral, une fois qu'on a dépassé le four à pain au sud. Il y a donc eu ici remaniement qui ne remet pas en cause la liaison ancienne de l'angle sud-est du château avec une courtine supportant un passage ouvert [chemin de ronde peu probable puisque les obligations de garde sont abolis depuis la fin de la Guerre de Cent-Ans et que, de toute façon le château dans son état actuel, sans aucun système défensif, ne justifie en rien une orientation guerrière. En revanche il faut toujours garder à l'esprit que ce château est la réunion de plusieurs petits bâtiments sur le même site, comme l'étude archéologique va le démontrer, et comme je vais le reprendre en conclusion]
Des portes bouchées sur la partie est du mur nord ne donnent nullement accès à des constructions qu'on aurait pu voir sur ce plan. Ces portes ne sont pas, effectivement, originaires du plan ancien du château. L'une d'elle, à l'étage, est couverte d'une simple planche en linteau et celle du rez-de-chaussée, plus à l'est, donnait accès à un petit appentis dont il reste la trace sur l'enduit : photo ci-dessous



Ce sont là bien sûr de premières lectures du plan cadastré/ Ces lectures éloignent du plan cantonné de tours et nous permet de conserver seulement la tour d'escalier sur plan polygonal et la tour en encorbellement de l'ange sud-est comme bourgeonnements du plan, avec bien sûr le ressaut du mur nord.

Du XIII° au XV° siècle, peut-être un peu avant, le site ne conserve aucune mémoire connue à ce jour. En revanche la construction d'un bâtiment de fief  (château avec donjon) à proximité de l'église, même vraisemblablement immédiatement en bordure du périmètre du cimetière - après exploration archéologique - pourrait laisser présager une petite implantation civile et militaire ou un renforcement militaire vers la fin du XIV° siècle ou dans la première moitié du XV° siècle puisque l'exploration du mur de refend et de la cave du manoir ou donjon résidentiel dit château livre des aspects tout à fait concluants sur l'existence d'un premier donjon rectangulaire construit sur une cave non voûtée, quasiment hors sol, étroit comme si on avait voulu le couvrir d'une voûte sommitale pour avoir une terrasse, de dimensions assez réduites en plan mais élevé assez haut. (Au XV° siècle on construit encore des tours comme ça - Voir sur ce blog Archéologie 1° partie - La tour de Bellegarde, département du Gard).
[Je signale une région très marquée par la présence de cluzeaux qui sont des cavités souterraines bâties et architecturées en salles et couloirs, dites souterrains, très différentes les unes des autres, recensées et relevées par les spéléologues avec parfois des approches archéologiques très pertinentes. Un important et beau travail de recensement et de relevés a été fait et publié par Serge Avrilleau. La cave du Manoir du Lau figure dans cet inventaire : S.Avrilleau, 2013, op.cit. p. 141] Je ne retiens pas cette entrée comme celle d'un cluzeau (mais je n'exclue par pour autant de probables substructions sur la partie en terre plein des pièces est du manoir) pour la simple raison que cet ébrasement qui s'ouvre déjà au-dessus de la voûte de la cave, à travers le mur de refend, se situe en bonne partie hors sol si on restitue les niveaux anciens d'une cave partiellement enterrée. Pour des vérifications il suffit de se reporter aux coupes en relevés archéologiques plus bras produites.
Les armoiries, vues du sol, semblent être composées en reliefs sculptés d'une bande et lambel en chef en 2, mais aucun code couleur ne subsiste et le fil qui relie les trois clochettes du lamble semble se poursuivre sur la moitié extérieure de l'écu en lien avec les deux extrémités de la bande  ? Toutes mes recherches sur les répertoires de blasons et armoiries disponibles sur le net ne m'ont pas permis d'approcher la moindre composition qui ressemble à celle-ci même avec des compléments d'autres figures peintes (disparues)

Ce mur de refend nous livre en sa face est un ensemble d'ouvertures superposées, étage par étage, depuis une entrée centrale dans la cave ou dans une partie socle partiellement enterrée puisque le niveau des sols à changé. On pourrait pressentir une distribution des étages par une construction hors oeuvre en façade sud de ce mur de refend. Construction en bois (succession d'échelles de meunier) ou déjà escalier en vis hors oeuvre ? Ou autre bâtiment ? [Plus bas dans la page je vais questionner une nouvelle fois ce mur en lien avec l'angle sud-est du donjon ouest].

La voûte de la cave est une seconde construction qui a obstrué partiellement l'accès primitif à la cave. En revanche on ne décèle aucune reprise sous oeuvre pour un percement dans le mur sud déjà très épais augmenté du volume de maçonnerie nécessaire à la construction de la voûte en berceau qui récupère les anciens soupiraux : j'écris ici au sujet de l'accès à la cave voûtée par une travée droite qui part au niveau du mur primitif et mise en relation avec le berceau de la voûte par un couvrement segmentaire en mode de soupirail. Cette partie droite a un couvrement quasiment plat puis articulé en coffrage de voûte surbaissée gagne presque toute les épaisseurs de murs mais pas totalement puisque la voûte en plein cintre de l'escalier s'articule quasiment contre l'ancien mur du donjon, en le pénétrant très peu toutefois étayé par un fort linteau qui cède sous le poids de cette voûte supportant le départ du grand escalier en surcharge en manière de mur d'échiffre, formant l'ébrasement d'une huisserie sans que ce rythmes courbe joue le rôle d'une arc de décharge sur ce linteau. Ce qui conforte l'idée que cette travée droite d'accès à la cave, depuis la base de l'escalier en vis-hors oeuvre, est un second chantier qui a modifié l'accès primitif à la cave par la porte frontale du mur de refend (voir la planche ci-dessus, figures 1 et 3). Cet escalier en vis hors oeuvre est un premier escalier avec un départ de la vis beaucoup plus lié, et je dirais même directement lié, à la volée droite qui descend à la cave (vois reconstitution plus bas)
 On a retrouvé dans les décombres de la cave la base polygonale de cette vis et des marches parviennent jusqu'à nous en réemploi dans un palier reposant sur le terre-plein d'accès aux deux pièces en rez-de chaussée après une articulation délicate à la porte d'entrée au château par la tour d'escalier.[deux autres fragments de marches sont également inclus dans les marches des deux volées qui descendent à la cave. J'en donne le relevé et la localisation plus bas sur une autre planche consacrée à l'approche technique de l'escalier ].
 Ce type de liaison d'un escalier en vis avec une volée droite en relais, directement liée à la base de la vis, plaide pour un aménagement du quatrième quart du XV° siècle et dans mon inventaire, dans son état actuel, pour une datation à partir de 1480. Un autre élément plaide en faveur d'une première tour d'escalier : c'est le déplacement vers l'est, par rapport à la volée droite, du noyau de la grande vis actuelle. Le muret en face, qui aurait pu faire penser à un vestige de la première tour d'escalier, ne pourrait être, après exploration plus bas dans la page, qu'un muret construit pour caler les marches de la volée qui fait le lien entre le départ de la vis et la volée droite qui descend à la cave. Enfin la porte d'entrée à la tour est très basse et l'enroulement de la grande vis passe très au-dessus de cette porte d'entrée. Ce qui est totalement contraire aux manières de construire de cette époque puisque la hauteur des portes d'entrées au donjon résidentiel par la tour d'escalier était dépendante de l'enroulement intérieur de la vis [cet aspect théorique largement défendu par les historiens d'art qui ont pu avancer par là un argument de l'abandon des escaliers en vis pour préférer l'escalier rampe sur rampe qui offre plus de possibilités pour des entrées plus grandes, plus majestueuses, ne semble pas totalement exhaustif . Nous en avons un témoignage avec ce château puisqu'ayant beaucoup de place pour construire une entrée plus grande avec une nouvelle vis de grande ampleur, on récupère une entrée très basse. Peut-être a t-on tout simplement voulu conserver les liens de la modernité aux origines plus anciennes du château ?].
Plus bas je vais explorer et reprendre ces éléments plus en détail.
Donc un escalier en vis qui a été construit, démoli, puis reconstruit avec un réemploi de la première porte sculptée et armoriée qui fait démarrer les valeurs ornementales de la façade d'entrée de la tour d'escalier en évitant toutefois tout excès puisque ces valeurs décoratives disparaissent au fur et à mesure qu'on s'élève dans les étages (Voir planche ci-dessus, figure 2) jusqu'aux armoiries au départ de l'encorbellement (culot) de l'escalier en vis hors oeuvre, relais de la grande vis pour accéder à la pièce disparue en surcroît de la tour d'escalier. Il y a peut-être très peu d'écart de datation entre les deux constructions de la tour d'escalier car les répertoires ornementaux repérés sur la porte d'entrée sont tout à fait compatibles avec n'importe quelle construction de château dans les deux dernières décennies du XV° siècle, voire au début du XVI° siècle. Et les baquettes qui se recoupent en angles des ébrasements des portes et fenêtres ne sont pas des repères suffisants pour avancer qu'on franchit 1500 dès qu'on les rencontre. Les évolutions ne se font pas de façons linéaire ni brutales de Noël aux Rois, comme déjà dit dans d'autres articles, mais par tendances avec des branches à succès et d'autres qui resteront sans lendemain, avec parfois des points de repères qui restent assez fiables mais que chaque bâtiment peut toujours remettre en question tout en s'inscrivant dans une dynamique générale qui est le propre de cette famille architecturale ici explorée et étudiée.
Toutefois nous commençons à avoir des repères de créneaux historiques fiables entre le mode de liaison de la volée droite au noyau de la vis, le type de marches délardées au regard d'un escalier rampe sur rampe de la Première Renaissance Française (1495-1525), le noyau de la vis  torsadée probable dès les deux dernières décennies du XV° siècle, jusqu'au XVI° siècle.
Un autre repère qui confirme ceux que je viens de donner comme datations : celui de l'apparition des escaliers en vis à paliers. Ces paliers, puis repos, qui coupent le déroulement continu de la vis apparaissent à la fin du XV° siècle pour se systématiser au XVI° siècle lorsqu'ils ne sont pas remplacés par des escaliers rampe sur rampe arrivés en France avec la Renaissance Italienne à partir de 1495, soit à partir du départ de Charles VIII de Naples lorsqu'il ramène les premiers répertoires italiens à Amboise . Cette période est dite "Première Renaissance Française" par les auteurs (Gébelin, Hautecoeur, Chastel, Guillaume). Pour la Provence Jean-Jacques Gloton dans sa monumentale étude sur la Renaissance et Baroque en Provence donne une arrivée légèrement plus précoce de la Renaissance Italienne avec le retour de Naples du Roi René ramenant avec lui les italiens dont le célèbre Laurana. La période de 22 ans qui sépare le décès du Roi de Naples Charles d'Anjou (1480) et celle de Laurana (1502) est une période certaine de l'assimilation très progressive des goûts ornementaux italiens alors que l'art gothique flamboyant triomphe incontestablement. Mais la question est plus complexe et je vais m'arrêter là sur cette sensibilisation à l'apparition des nouveaux répertoires sur le royaume à la fin du 15° siècle en citant Jean-Jacques Gloton ( que je remercie vivement pour avoir suivi tous mes travaux de DEA et de thèse doctorale à Aix-en-Provence pendant dix ans alors qu'il était à la retraite et que Monsieur le Professeur Jacques Chabot, ami de Jean-Jacques Gloton et Directeur des Thèses à Aix-en Provence avait bien voulu prendre son relais. Mes remerciements vont aussi à Monsieur le Professeur Jacques Chabot pour avoir accepté cette collaboration en nouvelle direction de mon travail jusqu'à soutenance) " L'intérêt du roi René pour la Renaissance italienne est en somme une conversion tardive. Depuis son retour en France en 1444, son goût avait été essentiellement celui d'un homme de culture septentrionale, formé à l'école de la Bourgogne et surtout de Naples, cette tête de pont de l'art des Flandres en Italie. Ses commandes étaient naturellement allées, on le sait, à des peintres marqués par l'influence flamande (souvent ramenés d'Italie du sud ), à des sculpteurs et à des architectes représentatifs du troisième art gothique français...Dans cette période angevine, la partie la plus novatrice de l'oeuvre du roi René pourrait passer inaperçue, car elle ne se trouve pas dans les constructions de prestige et les témoins qui en subsistent sont peu spectaculaires. Plus que dans les grands châteaux mis au goût du jour, c'est pourtant, on le sait, dans les modestes manoirs de l'ancien roi de Naples, familièrement arrangés, que se préparent dès le milieu du XV° - siècle les transformations décisives : celles qui sous François 1° et Henri II substitueront à la forteresse féodale la maison de plaisance des temps classiques". [J.J.Gloton, Renaissance et baroque à Aix-en-Provence - Recherche sur la culture architecturale dans le midi de la France de la fin du XV° siècle au début du XVIII° siècle - Thèse pour el doctorat d'Etat pprésentée à l'Université de Paris-Sorbonne par Jean-Jacques Gloton ancien élève de l'Ecole normale supérieure - Ancien membre de l'Ecole française de Rome - Professeur à l'Université de Provence". 2 volumes, Ecole française de Rome Palais Farnèse 1979. Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome - Fascicule deux cent trente septième. P.23]


Pour continuer à bien comprendre pourquoi on assiste à un resserrement des tendances apparues en France jusque vers la fin du deuxième tiers du XV° siècle en matière d'architecture civile je dois citer maintenant Louis Hautecœur, autre grand monument de l'histoire de l'art, qui écrit " Il est des persistances qui s'expliquent par les coutumes des corporations et par les habitudes familiales....
        Les corporations du bâtiment étaient depuis le XIII° siècle contrôlées par le souverain. Dès cette époque les charpentiers étaient soumis à la juridiction du charpentier royal, qui prit ensuite le titre de maître des œuvres de charpenterie. En 1454, ils dépendirent plus étroitement encore du pouvoir central et furent justiciables au Châtelet. La même année le roi créa six offices de jurés charpentiers élus à vie par les maîtres et douze de jurés maçons. Les rois à la fin du XV° et au XVI°s siècle, accrurent encore leur autorité sur ces corporations : pour des raisons d'ordre fiscal Louis XI accorda des lettres de maîtrises contre fiance à des hommes..." [cf. L.Hautecœur, Histoire de l'architecture classique en France - Nouvelle édition complètement refondue et augmentée - Tome premier - La formation de l'idéal classique - La Première Renaissance (1495 à 1535-1540). Paris, 1963, p.1 et 2.].
                        Ces bâtiments font généralement appel à une étroite collaboration entre le maçon et le charpentier, mais pas toujours. Tantôt c'est le maçon qui intervient principalement et tantôt c'est le charpentier, mais à un moment ou à un autre - même dans les architectures non appareillées - leurs interventions commues sont visibles.
                        Nous ne sommes pas sur un secteur de recherche qui joue d'empirismes et de hasards - même si parfois des formules singulières peuvent y faire penser lorsqu'elles s'extirpent de multiples voies issues des petits châteaux de la fin de la Guerre de Cent-Ans - mais bien plus sur un secteur historique qui fait appel à des traditions de métiers, de savoirs faire en liens avec des corporations sous l'autorité de l'administration royale, et sous la vague de puissants mouvements culturels qui modifient peu à peu et parfois pas du tout ce puissant courant venu du XV° siècle, ça et là au gré des cours royales puis des grands seigneurs redescendant en cascade vers la petite noblesse, le bas clergé et la bourgeoisie grande et petite. Voilà pourquoi même des bâtiments très compliqués comme le manoir du Lau se rallient finalement à un esprit architectural national commun, par delà les singularités régionales ou des traditions individuelles et familiales. Pour le moins c'est ce que je découvre et que j'essaie de démontrer à travers toutes ces explorations les plus fines possibles de ces vecteurs qui ont entraînés le mouvement et qui se sont fondus dans cette dynamique qui nous amènera dans l'âge classique jusqu'où je vais. Car en fait, même si les grands auteurs l'ont bien pressenti, aucun ne l'a encore exploré comme j'en ai lancé le procédé en 1988/89 à l'occasion de ma maîtrise sous la direction de Jean Guillaume et l'accès que feu Alain de Reynal de Saint-Michel me permettait d'avoir dans les châteaux de la Creuse avec des bâtiments intacts ou quasi intacts, ou très peu remaniés depuis le XV° siècle. Chose bien sûr tout à fait exceptionnelle dont certainement très très peu de chercheurs ont pu bénéficier et me permettant d'acquérir et de constituer un appareil scientifique fiable, original, qui n'appartient qu'à moi seul par mes dessins et relevés archéologiques, restituant aux propriétaires - indispensables acteurs de cette recherche - les études que j'en fais par le vecteur de ce blog.

Pour l'instant, hormis une première exploration de la tour d'escalier hors oeuvre du manoir du Lau, nous restons du côté ouest du château, c'est-à-dire, avec le premier petit donjon qui avait été partiellement démoli (accident d'une voûte sommitale trop lourde pour des murs trop fins, ou mal articulée, ou destruction volontaire due à quelque événement violent ?).

Ce premier bâtiment en tour ouest a été agrandi, ou remanié, par une construction à l'est plus vaste en largeur dont il ne nous reste que le rez-de-chaussée et le premier étage, avec la certitude que le bâtiment avait au moins deux étages sur cette partie est en pignon, par l'enroulement d'un petit escalier en encorbellement sur l'angle sud-est qui établissait au moins la liaison avec un second étage.
La question du nombre d'étages du bâtiment à l'ouest va se dégager plus bas de l'analyse;

Ce qui surprend l'archéologue dans une première approche du plan c'est la mise en conformité de l'agrandissement - mal articulé avec le donjon primitif - avec les proportions des pièces dans ces bâtiments de la transition XV°/XVI° siècles. C'est-à-dire que les deux pièces par étage ont entre elles un rapport de dimensions moyennes de 11, 50 / 9 m , soit de 1,28 (voisin du 1,3), soit un rapport commun aux bâtiments construits dans dernier tiers du XV° siècle (au XVI° siècle ce rapport tendra vers le 1/1, puis à la symétrie. Avant les écarts sont plus grands). Tout comme deux étages sur rez-de-chaussée nous entraîneraient dans le même créneau de datations (2, 3 à 4 étages et plus rarement 5, avec en plus, généralement, deux étages de combles charpentés) avant le dernier tiers du XV° siècle. Mais au Manoir du Lau ces proportions ne sont pas le résultat d'un parti architectural voulu. Non. C'est le résultat en plan de la récupération à l'est d'un mur de chapelle détruite dont il subsiste la lancette du chevet plat, et en élévation de la hauteur primitive du premier donjon construit à l'ouest [la question posée par cette lancette dont l'ouverture en mur pignon chevauche le plancher de séparation de l'actuel rez-de-chaussée et le premier étage, est des plus intéressantes mais pas des plus simples. Cette chapelle avec sa lancette en chevet ne peut-être que postérieure à l'édification de la l'église à file de coupoles, toute porche. Ce qui complique encore les choses. La présence d'une chapelle à proximité d'un donjon est la configuration des bâtis des mottes que donnent Michel de Boüard et Joseph Decaëns dans leur article commun sur le château de terre et de charpente au chapitre de la construction des mottes "En premier lieu, rappelons que les textes latins du XI° et du XII° siècles  emploient, pour les désigner, le mot castellum., qui ne comporte aucune ambiguïté : la motte était bien considérée par les contemporains comme une résidence fortifiée. Il n'est d'ailleurs pas très rare qu'elle ait été élevée sur le site d'un ancien curtis; dans ce cas, la demeure du seigneur n'a pas changé de site, mais seulement d'aspect, la continuité de la fonction résidentielle apparaît évidente. Cette fonction encore attestée par la présence d'une chapelle dans la basse-cour de la motte et par divers textes appartenant à la littérature narrative ou hagiographique" cf. M. de Boüars, J.Decaëns, "Les château de terre et de charpente". Dans, Le château en France - Sous la direction de Jean-Pierre Babelon. Paris, 1986, p.17 et 18. "Curtis" désigne la centre de la propriété agricole du seigneur au haut moyen-âge en relais des villae de l'antiquité tardive. Les mottes castrales ne signent pas nécessairement des périodes antérieures au monde roman, d'autant plus que la question de ces types d'implantations est encore très mal connue]. Si tant est que le volume est ait été construit jusqu'à égaliser la hauteur du donjon ouest, ou d'un petit bâtiment que nous qualifions de nos jours "donjon" et qui peut-être ne l'a jamais été, ce qui pourrait sembler tout à fait certain puisqu'il y a deux entrées sur le dernier palier au sommet de la tour d'escalier, mais en approfondissant l'exploration archéologique on se trouve orienté vers un troisième niveau qui n'a vraisemblablement jamais été celui de l'élévation initiale du premier volume ouest. Des corbeaux intérieurs existent sous le niveau de ces portes (bouchées) de l'étage absent, tant en ouest qu'en est, et entraîne inévitablement la recherche vers un dernier étage en pan de bois (encorbellement ou pas ?) au moins ainsi construit sur la partie ouest et pourquoi pas à l'est alors que l'analyse archéologique nous entraîne vers un leurre. C'est un leurre. En effet si on analyse plus précisément l e dernier étage de la cage d'escalier on se rend compte que son dernier étage est d'une réalisation différente de celle des étages inférieurs et notamment avec des marches d'environ 5 à 6 cm plus larges que celles des étages inférieurs avec des noyaux également moins épais, de peu mais moins épais. En plus les portes se resserrent sur un mur de refend qui semble considérablement se réduire à ce troisième niveau.


En suivant la logique du relevé du mur de refend, plus haut présenté, ce mur est contemporain du premier donjon. Mais il est beaucoup moins épais en élévation hors sol que les trois autres murs d'origine qui semblent s'inscrire sur un périmètre taluté en angle sud-ouest alors que le mur de ce périmètre semble s'être poursuivi en courtine en angle nord-ouest. Cette implantation en bordure d'un périmètre fortifié est commune aux petits châteaux de la première moitié du XV° siècle (voire la maison tour d'Yviers en Charente et en Creuse les donjons résidentiels de Chamborand et de Malval où cette implantation  sur un tertre artificiel donne en plus naissance à un plan en "L" dans la première moitié du XV° siècle) Les épaisseurs importantes des murs nord et sud sont une fois extérieure et une fois intérieure à ce supposé périmètre. Leurs épaisseurs sud et nord devraient varier sauf si ces murs devaient tenir une couvrement voûté en berceau ou des chemins de ronde.  Ce mur de refend à l'origine est un mur extérieur intra-muros en lien avec d'autres constructions intra-muros, en bois ou en dur. Il n'y a donc là rien d'anormal dans ces différences de masses murales et la présence d'une cheminée sur ce seul mur intérieur pourrait entrer dans la même logique sauf qu'elle se situe en rez-de-chaussée alors qu'à cette époque les rez-de-chaussée n'étaient pas - avant le 3° tiers du XV° siècle - des pièces habitables. Cette cheminée pourrait être un aménagement plus tardif malgré son épaisseur de foyer qui renvoie le conduit dans le plein du mur. Ce conduit ressort  en brique au dernier étage. Ce mur de refend ayant été enduit sur les deux premiers niveaux, mon exploration archéologique ne pouvant pas aller plus loin, j'ai finalement fait le choix de présenter ce mur de refend comme un mur original au premier donjon (en noir) avec une possibilité d'aménagement plus tardif de la cheminée (hachures noires et blanches "Sur la base d'un 1° donjon"). D'autres aménagements de ce mur sont également encore visibles par delà les percements de portes repérés sur le relevé de ce mur de refend (présenté plus haut).
L'étude plus bas de la cage d'escalier et de l'escalier en vis, en plus de la prospection qui va suivre sur l'angle sud-est des pièces
ouest du premier donjon, confirme l'appartenance de ce mur de refend aux états les plus anciens du château.

                  Si nous suivons le nombre d'étages du bâtiment avec son couronnement par un toit en pavillon (croupes), étage en pan de bois et escalier en vis hors oeuvre  montant au-dessus du dernier étage par l'intermédiaire d'un escalier en vis en encorbellement relais de la grande vis, nous serions dans un bâtiment du dernier tiers ou quart du XV° siècle et non pas du XVI° siècle, même pas de transition comme à Yviers. Or la conquête des paliers vers des repos et le délardage des marches de la grande vis nous rapproche des marches d'un escalier rampe sur rampe assez extraordinaire d'un château voisin, peut-être antérieur à Azay-le-Rideau. Il y a donc du XV° et du XVI° siècle dans ce château. Du XIV° c'est moins certain, ou pour le moins rien dans l'état actuel des explorations et connaissance du bâtiment permet de l'affirmer sauf cette compréhension d'un site primitivement occupé par plusieurs petites constructions dispersées et réunies au gré des besoins et des nécessités, de leurs caractères qui se dégagent peu à peu des uns et des autres. Pas même la fenêtre du pignon est ne nous permet de descendre dans le XIV° siècle.  En revanche nous commençons à toucher du doigt un des aspects très mal connu de la construction du petit château de la période de fin de la Guerre de Cent Ans, du XIV° siècle à la première moitié du XV° siècle, c'est-à-dire des accumulation ou "entassements" de petits bâtiments à l'intérieur d'enceintes.  Cette la une voie de recherche, ouverte.

Nous devons retenir que les bâtisseurs du château tel que nous le voyons aujourd'hui ont bien suivi les us et coutumes de la construction ordinaire des donjons résidentiels de la fin du XV° siècle en France en mettant en accord leurs reconstructions avec les modes du royaume et l'évolution de ses manières de construire le petit château; au moins le corps de logis qu'on appellera bientôt à lui seul "château".


L'étude du château du Lau s'inscrit dès lors totalement dans cette étude de la mutation - avec le mot "mutation" jamais aussi bien adapté - du donjon du petit château de la fin de la Guerre de Cent-Ans vers les donjons résidentiels de la seconde moitié du XV° siècle au XVI° s et au-delà avec des incidences dans l'architecture classique en France. Des surprises aussi, propres à enrichir mon inventaire mis à disposition sur ce blog... (sous copyright)


Sommes-nous passés directement du donjon ouest enrichi de sa tour d'escalier en vis hors oeuvre au château agrandi à l'est avec sa grande tour d'escalier polygonal faisant le lien entre les deux constructions ? Il semble qu'il y ait eu encore plusieurs étapes intermédiaires pour en arriver là.

Questionnons alors les niveaux intérieurs pour essayer de voir ce qu'ils peuvent nous donner comme informations supplémentaires


En première analyse les niveaux des planchers aux regards des seuils fait apparaître une première anomalie dès le rez-de-chaussée. En isolant ce niveau avec une présentation schématique des niveaux
en ressorties nous voyons clairement à quel point l'adaptation de la rotation de la vis a été difficile entre les services des pièces est et ouest. C'est véritablement un service qui s'est adapté à "du déjà en place". En poursuivant l'analyse on voit clairement la différences des hauteurs des niveaux des sols entre pièce est et pièce ouest une fois que le nouveau niveau du sol est du couloir - du nouvel accès par la porte arrière en face nord du château - ait été réalisé. Cet écart est très important puisqu'il a fallu un système de contremarches intérieures aux pièces pour rejoindre le niveau des sols des pièces est d'une part et d'autre part qu'il a fallu également deux marches (avant dispositif du plan incliné dans le mur de refend) sinon trois pour passer de la pièce est à la pièce ouest par le mur de refend. C'est à peu près cette valeur qu'on va retrouver au premier étage pour passer de la pièce est à la pièce ouest par le mur de refend.


Cette valeur A/A' ne se reporte pas au second étage où on a voulu des entrées sur un même palier. En revanche il faut deux contre-marches intérieures B  pour regagner le niveau du sol de la pièce ouest. Ceci est du à l'exceptionnelle ampleur qu'on a voulu donner à la pièce est du premier étage qui, tout en ayant son sol plus bas a aussi un plafond plus haut que celui de la pièce ouest au même étage. En revanche il a fallu sacrifier le passage dans le mur de refend du second étage pour obtenir un équilibre relatif du service des pièces par l'escalier en vis. On a même du très certainement bouger les niveaux des planchers, au moins de la pièce ouest du second étage, sinon dès le premier étage.
A ce stade de l'observation on voit parfaitement que les deux parties du châteaux est et ouest n'ont pas été construites en même temps et même pas en fonction l'une de l'autre ou pour le moins d'une première ou d'une seconde tour d'escalier en vis. C'est la tour d'escalier en vis qui a été construite pour s'adapter aux niveaux des pièces des deux constructions successives indépendants mais cela n'a pas suffit car il a fallu aussi installer des contre-marches intérieures dans certaines pièces.

C'est là l'occasion d'utiliser la grande vis du manoir du Lau pour analyser un mécanisme progressif de l'apparition de ces paliers puisqu'ici nous avons la chance d'en avoir les étapes essentielles : c'est presqu'un cas d'école.
Reprenons le déroulement de l'escalier en vis depuis sa liaison avec la base du noyau de la vis, en lien bien sûr avec l'analyse des niveaux ci-dessus, pour plus de clarté.


Passons maintenant au 1° étage



Passons maintenant au 2° étage
Passons maintenant au 3° étage - fin de la vis

En arrivant à ce dernier niveau de la grande vis nous comprenons que nous sommes sur un étage qui a totalement disparu du château actuel et nous n'avons aucune information sur les liaisons internes des seuils des deux portes sur le même palier avec les plancher intérieurs.

Pourquoi redémarrer sur cette question ?
 Reprenons la planche des niveaux
et sélectionnons le 3° niveau



Tout simplement parce que nous touchons là des domaines de plus en plus fins qui nous confirment une partie est construite après une partie ouest déjà servie par une escalier en vis hors oeuvre. Comment ? 
Si on observe le mouvement des entrées dans les pièces sur la partie ouest on voit que les portes sont assez régulièrement les unes sous les autres, sauf au 3° niveau mais comme dit plus haut ce troisième niveau apparaît tout à fait une adaptation à une surélévation qui a harmonisé les parties ouest et est alors que le bâtiment ouest ne semblait pas dépasser deux niveaux sur rez-de-chaussée et cave non voûtée, puis voûtée. Mais, si nous nous reportons sur la partie est de la cage d'escalier on voit que les entrées, d'étage en étage depuis le rez-chaussée, réalisent une courbe d'est en ouest assez régulière du bas en haut de la cage d'escalier. C'est donc bien le second escalier qui a été adapté à un service déjà réglé à l'ouest par une tour d'escalier précédente hors oeuvre mais qui n'atteignait pas sa hauteur actuelle. Ce qui devrait m'amener à noircir sur le plan la partie murale ouest  de la tour en lien avec la façade ouest. Ce qui serait une erreur car une autre planche d'analyse, plus bas dans la planche, montre qu'il a fallu presqu'entièrement détruire la première tour d'escalier pour construire la seconde.

En arrivant en haut de cette tour d'escalier les portes d'accès à des pièces d'un étage disparu resserrent et laissent présager une forte diminution d'un mur de refend de seulement 35 cm, probablement poursuivi, ou surélevé pour faire une cloison entre les deux pièces de cet étage, voire pour soutenir les charpentes.  Il est possible que ces entrées étaient de biais mais rien n'obligeait à ce dispositif puisque la porte est s'ouvre tout de même à 80 cm de la marche à partir du palier, à l'ouest. C'est bien qu'il y a eu en arrière de ces entrées par la cage d'escalier un dispositif particulier qui a utilisé, ou mis en oeuvre, le mur de refend. Si on suit la progression des plans on a bien une diminution assez importante du mur de refend et une utilisation partielle du mur de refend de l'étage d'en dessous comme des seuils d'entrées dans les pièces est et ouest (A Yviers [Charente] comme à Villemonteix [Creuse] le mur de refend est utilisé comme support du passage pour accéder aux deux pièces de l'étage de combles). Donc nous avons ici des combles à cet étage - compte tenu des supports en corbeaux à l'ouest - mais qui ne sont pas ceux du 1° petit donjon construit en arrière du mur de refend à l'ouest. Et à l'est nous devrions comprendre qu'il y a eu là aussi un étage de comble plaqué contre le mur de la tour et non pas distant comme à Yviers. Ce qui nous amène vers un étage de combles à pan de bois, à usage de pièces, sous un autre étage de comble sous toit en pavillon charpenté d'arbalétriers faisant chevrons, à la mode du temps. 


Donc deux donjons ou peut-être plus prudemment deux bâtiments accolés l'un à l'autre, construits indépendamment l'un de l'autre [il faut en plus tenir compte de la chapelle détruite, sur cette aire de constructions]comme si le mur de refend avait simplement  joué le rôle d'un mur mitoyen, par lequel on ne communiquera plus que par la cage d'escalier et non pas par les anciennes entrées directes à travers le mur de refend puisque la construction de ce second bâtiment à l'est en augmentant  les niveaux des planchers à l'ouest, entraîne l'obturation de l'ouverture au deuxième étage et une problématique liaison au premier étage.
Ce qui montre que les bâtisseurs, qui ont été chargés de réunir les deux pièces est et ouest dans un même et unique bâtiment par la grande tour d'escalier en vis, sont parvenus à obtenir une relative unité  architecturale seulement en jouant tout le temps sur les marches, contre-marches et paliers puis repos, d'étage en étage, en décalant en plus les entrées est vers l'ouest également en montant d'étage en étage. L'unité finale n'étant donnée de l'extérieur que par les étages de combles et par la tour d'escalier triomphante sur
le gros oeuvre : ci-dessous une première évaluation des conséquences de ce chantier

Cette recherche sur l'apparition des paliers au manoir du Lau ne s'arrête pas là. Elle répond à une autre raison technologique, qui se combine à ce que je viens d'exposer.   En effet, comme démontré par la planche ci-dessous, ces paliers résultent de nécessités d'un passage d'une vis avec des marches  portant noyau moins large qu'un escalier avec des marches de 2,20 m portant noyau pour des largeurs  des extrémités des marches constantes à 0,50 m à peu près - hors débords de soutènement de la marche supérieure et hors pénétration dans le mur - pour une hauteur de noyau à peu près constante de 16,5 cm, également hauteur des marches (trois marches auront 13 cm d'épaisseur et d'autres variant entre 15 et 16, 5 sur la dernière volée). Ces marches sont très fines et très longues. Non seulement elles sont très fines mais comme elles sont délardées elles sont encore plus fine sur l'arrière de la marche qui doit soutenir la marche supérieure. Il est évident qu'on a du mal à croire qu'un tel agencement ait pu tenir 500 ans avec une fréquentation quasi journalière de l'escalier aux marches usées, donc avec des charges régulières en plus du poids des marches. Le rapport du noyau à la fixation dans les murs récepteurs des marches est donc la clé de cette solidité et de sa longévité. Sans compter que la question de la provenance de ces pierres très résistantes ne semble pas être locale. Et pourtant le constat est là, il n'y a que très peu de fissures ou d'affaissement de la vis ou des murs supports. Le mur d'échiffre est également extrêmement réduit et adapté à une reconstruction,  mais cet aspect technique mérite une exploration beaucoup plus précise pour aborder la question des deux escaliers avec des solutions très astucieuses au manoir du Lau, hélas pas nécessairement bien maîtrisées comme nous allons le voir : voici donc le travail qu'il faut conduire par de nouveaux relevés. 
Tout ça doit se régler dans le bâti pré-existant et existant.


 Déjà nous comprenons que pour passer d'un escalier à l'autre qu'il ne suffit pas de creuser des saignées dans un mur préexistant pour encastrer des extrémités de marches à partir de leurs superpositions noyau par noyau. Il faut démolir la première tour et la reconstruire degré par degré en élévations qui se fait au gré de la progression de l'enroulement de la vis, qui sert de grue en quelque sorte. A partir d'où cette tour a t-elle été reconstruire ? De nouveaux relevés à des échelles plus grandes et une exploration du matériel lithique dans la cage d'escalier plus précise et plus exhaustive, apporte de nouvelles pistes de recherches ainsi que des réponses fiables pour certaines et plus hypothétiques pour d'autres mais assurément proches des chantiers. Les axes de recherches se resserrent et précisent des questions qui se posaient plus haut.

2° exploration du matériel lithique : ensemble des fragments de marches retrouvés.

Cette nouvelle planche est là pour évaluer - à partir de nouveaux fragments de marches retrouvés dans la descente de l'escalier à la cave, repères A et B sur la coupe profil de l'escalier ci-dessus - les dimensions de la première vis. Déjà nous avons la largeur de la volée droite qui descend à la cave et par-dessus la quelle les marches de la vis devaient passer. Si on ramène le départ de la vis à son lien vertical avec l'aboutissement de la volée droite on déplace l'ancien départ de la vis vers la gauche. On obtient une dimension moyenne des marches de 1, 40 m  à 1, 50 m hors noyau pour une largeur maximale de 0,50 m. Ces valeurs se retrouvent par les fragments retrouvés. C'est-à-dire que si on reporte ces valeurs sur l'horloge de la vis actuellement en place nous ne trouvons plus que 19 marches (et un peu plus) par rotation contre 26 actuellement sans compter les interruptions par paliers.
Ces valeurs rapportées aux intervalles réguliers entre les paliers des portes sur la partie ouest de la vis, qui sont approximativement de 3, 80 m, nous donnent la hauteur moyenne entre chaque marche puisqu'une rotation fait 19 marches. Soit une hauteur moyenne des marches de 20 cm, plus ou moins. Ce qui est haut pour des marches, comparées à celles en place de 16, 5 cm. Ce premier résultat doit être révisé par d'autres explorations,  mais pas écarté pour l'intelligence e la recherche. Donc une exploration complémentaire, plus bas dans la page va être nécessaire. 
L'intervalle entre l'entrée au rez-de-chaussée et le haut de la volée de droite correspond à une demie rotation de la vis en nous amenant sur une position en plan comparable à celle de l'entrée actuelle mais à hauteur du palier actuel de l'accès aux deux-pièces en rez-de-chaussée. Sachant qu'il fallait deux degrés, à peu près, et trois (ou un peu plus) avec le plan incliné de la porte percée dans le mur de refend entre pièces est et ouest, nous retrouvons le nombre de marches qu'il aurait fallu pour un accès à l'entrée par perron. Non seulement nous retrouvons ces valeurs mais en faisant redémarrer la vis au niveau de l'accès à la pièce ouest nous retrouvons aussi la hauteur de la porte d'entrée, puisque j'étais parti de l'axiome que cette porte était le réemploi d'un escalier plus ancien dont les enroulements de la vis auraient fixés la hauteur de la porte : ce qui est vérifié.
Voilà en brouillon d'étude de ces premiers résultats reportés sur papier millimétré.
(Pour le témoignage dans la région d'une entrée par perron par la porte d'une tour d'escalier en vis, se reporter à la page Yviers de ce blog)
La vis s'enroule à l'inverse des aiguilles d'un montre à partir de son départ dans la descente dans la cave, en remontant vers les étages
Tout cela fonctionne déjà presque parfaitement bien - reste à savoir comment la vis se terminait, à quelle hauteur et si elle donnait directement dans un comble ou par une porte dans le comble - mais plus on est précis et plus le bâtiment nous renvoie vers de nouvelles incohérences et j'en retiens deux.

La première incohérence à laquelle je me trouve confrontée est celle de la base de l'escalier en vis ; sa position, son positionnement en plan et en élévation. Je la traite en deux paragraphes et relevés d'étude. 
           1 - si je positionne la base de la vis sur le palier d'entrée je dois considérer que l'enroulement des marches autour de l'axe de la vis se fait sans noyau dans la partie inférieure de la volée tournante qui descend rejoindre la volée droite d'accès à la cave. C'est--à-dire que les noyaux de la vis ne descendent pas en dessous du niveau du palier d'entrée (position du post-it jaune sur le brouillon ci-dessus). Les marches sont uniquement soutenues par le terre-plein maçonné ou sur la roche en place. En revanche le mur d'échiffre, ou la partie en échiffre nécessaire à cette époque, avant l'apparition des escaliers en vis suspendus depuis la base, n'est pas du tout suffisante pour maintenir le départ de l'escalier en vis à marches portant noyaux malgré la partie construite en réserve par-dessus la voûte qui coiffe la volée droite de la cave. Dans ce cas de figure l'avantage c'est que le diamètre de la base qui est de 40 cm environ ne pose aucun problème d'insertion sur le palier bien qu'il soit supérieur de 20 cm environ au diamètre du noyau des marches qui est de 20 cm, soit 10 cm supplémentaire au rayon du noyau de la vis sans toucher à la longueur des marches estimée à 1, 60 par les premiers et seconds relevés du matériel lithique. 
              2 - Si la base de la vis est descendue au niveau du départ de l'enroulement des degrés en relais de la volée droite qui descend à la cave, il faut trouver le logement pour ces 40 cm de la base et le rapport des marches à la maçonnerie en place de la cage d'escalier s'en trouve changé. Ce positionnement de cette base augmente la longueur des marches d'environ 10 cm et nous passons alors à des marches portant noyau de 1,60 m si nous prenons les mesures à l'axe du noyau. En mesures rectifiées nous sommes à 1,70 par marche noyau compris, soit un diamètre de la cage d'escalier de 3, 40 m. Le montage ci-dessous explique au lecteur quelles sont les incidences de ces mesures pour une reconstitution du premier escalier en vis le plus près possible de qu'il fut peut-être.
j'ai pris la base retrouvée dans la cave comme étant celle de l'ancien escalier en vis. Non seulement sa sculpture semble antérieure à celle de la nouvelle base de la nouvelle vis, et en plus elle présente une large encoche sur une de ses faces qui orientent vers un emploi accolé en angle d'un mur, ce qui est le cas au manoir du Lau mais qui n'est pas si simple à résoudre car il manque encore des données. En plus, oon peut toujours contester l'emploi de cette base comme étant celle du départ d'un premeir escalier.  
 Ce travail de réflexion sur les dimensions de la cage d'escalier et de ses rapports à l'enroulement de la vis nous entraîne vers des recherches de plan et de solutions pour le rapport du départ des degrés à la base de la vis. Car, en effet j'ai anticipé cette recherche en fonction de la position que pourrait prendre la base de la vis à la jonction entre la volée droite et le départ de la montée tournante depuis la cave, comme si l'installation de cette vis ne pouvant pas déborder dans l'espace utile de l'escalier devait projeter dans le bâti l'édification du noyau de la vis au lieu de se trouver en limite de l'élévation actuelle de l'angle.
Pour cela il faut en revenir au plan et aux deux seules constantes qui nous permettent actuellement de réfléchir sur l'ampleur en plan de la cage de ce premier escalier : à savoir l'angle formé par les murs intérieurs ouest et nord de la cage d'escalier. Reprenons l'analyse du plan.
       L'état actuel du plan de la grande vis est la figure 3 qui nous permet, en y superposant les études de dimensions précédentes, l'ampleur de la première vis. Le rapport noyaux des deux vis sont totalement cohérents avec le noyau de la grande vis actuellement en place et l'angle évalué de la position du départ du noyau d'un premier escalier en vis avec des marches de 1, 60 m. Il est alors tout à fait clair qu'en amenant la longueur des marches de 1, 60 m à 2, 10, d'axe en axe, qu'on a déplacé les noyaux de 50 cm var la droite (est) et que la cage d'escalier vers l'est a été impactée de ce report de 50 cm ajouté des 50 cm d'agrandissement des marches. Donc il y a eu un déplacement de un mètre (1 m) des dimensions de la cage d'escalier vers l'est. Il y a eu en plus 50 cm pris sur le rayon de la vis au sud, ce qui fait que nous retrouvons en plan un fragment du premier mur sud de la cage d'escalier. Au nord le mur de refend a été progressivement impacté de 50 cm - moins une petite mais importante projection au sud de 10 à 20 cm du noyau de la nouvelle vis - au fur et à mesure que l'agrandissement du nouveau diamètre de la vis gagnait vers le nouveau bâti lorsqu'on a établi la liaison entre la tour qui existait déjà à l'ouest - avec son premier escalier en vis - et les grandes salles construites à l'est et qui vont absorber la chapelle sans maintenir les niveaux verticaux : il ne reste que le mur est du bâtiment et la position de la fenêtre en lancette pour établir cette évaluation mais elle a une valeur archéologique décisive quand au remaniement ouest des bâtiments qu'on va relier au petit donjon est.

          Et c'est là que la seconde incohérence apparaît et que je vais également diviser non pas en deux temps mais en trois temps.  
           1 La première observation en plan nous montre une volée droite élargie à l'ouest dans des proportions utiles à la rotation de la première vis. Cette dimension ne bougera pas lorsqu'on construira le second escalier en vis, puisqu'on déplacera  le nouveau noyau de la vis à l'est. C'est aussi probablement lorsqu'on a construit le premier escalier en vis qu'on a ménagé une niche contre l'ancien mur sud-est du petit donjon qui deviendra le mur de refend du bâtiment une fois ses proportions définitives acquises. 
         2    Cette niche pouvant être le résultat, récupéré en niche fonctionnelle avec feuillure d'huisserie, de la construction du palier d'entrée à la cage d'escalier qui a fait le lien entre l'échiffre en terre plein et l'échiffre construit au départ de l'enroulement vers les étages, par-dessus la voûte qui elle aussi a été construite pour couvrir la volée droite. On voit que cette voûte n'a pas été construite en même temps que le percement de la volée droite car son articulation au mur ne se fait pas par un arc formeret qu'il eut été logique de construire lorsqu'on était dans le plein oeuvre du percement. Au contraire on a "bricolé" un lourd linteau support d'une maçonnerie non appareillée en arc de décharge. Ce qui fait que ce lourd linteau monolithe, non dégagé des poussées du gros oeuvre qu'il était censé supporter, a fini par casser. Donc le remaniement de la volée droite par couvrement d'une voûte en berceau est établi mais pas nécessairement pour le départ du premier ou du second escalier. Voûte qui, une fois de plus, sert de mur d'échiffre au départ de la vis vers les étages.
               3  - En construisant la première tour d'escalier - et à plus forte raison la seconde tour - on est allé mordre sur les limites d'une huisserie. à l'ouest. Cette huisserie - reprise en fenêtre moderne - est très ancienne. Elle est comparable par ses moulures à la porte bouchée en angle sud-est de la tour et de la façade sud. Ce qui nous amène à entrer dans le rapport de ces tours d'escalier avec la façade et ses entrées les plus adjacentes.
La porte ci-dessus est toutefois sans larmier, contrairement à la fenêtre ci-dessous.
Dans le groupe de mes recherches sur les châteaux de la Creuse on peut également signaler les décors peints intérieurs du château de Villemonteix, des colorations monochromes ocre jaune sur enduits brillants de la tour Zizim à Bourganeuf, en Charente ceux du château de Chasseneuil -Marcillac-le-Cerf  qui reprennent les schémas décoratifs intérieurs de la période romane avec de faux appareils réguliers tracés de doubles traits à l'ocre rouge, publiés par Bruno Sépulchre dans son volumineux inventaire des châteaux, logis et demeures anciennes de Charente, 2005, p.220.
En rez-de-chaussée un ornement intérieur des sommiers de l'arc segmentaire appareillé de couvrement d'un grand ébrasement de baie par de grosses consoles sculptées en écus récepteurs d'armoiries peintes  pose un certain nombre de questions sur la fonction de cet ébrasement. En effet dans les petits châteaux de la fin du Moyen Âge les baies sont très rarement ornées intérieurement par des sculptures en rondes bosses. Elles suivent généralement en ce sens la tradition ornementale des siècles antérieurs comme le souligne Philippe Chapu "Les ouvertures, portes et fenêtres, sont rarement soulignées intérieurement par une décoration sculptée. C'est vers l'extérieur que se trouvent au XII° et au XIII° siècle les colonnettes qui les encadrent et supportent parfois un arc...Quelques exceptions cependant : les bancs de pierre qui, à partir du XIII° siècle, s'encastrent dans les embrasures...." [P.Chapu, "Le décor intérieur du château au Moyen Âge". Dans, Le château en France, 1986 op.cit., p.169].  Même pour un bâtiment spécialement construit en 1480 à Bois-Lamy (Creuse) pour la captivité du Prince Zizim, co-héritier du trône de Constantinople, le décor de baie en ronde bosse se situe à l'extérieur. Comme ce mur au Manoir du Lau a été reconstruit, l'intérieur de cet ébrasement est-il original à la grande fenêtre à traverses et meneau très ornée extérieurement de baguettes d'ébrasements et couverte d'un larmier profilé en pseudo bec de corbin dont il faut fixer la mise en place au plus tôt à l'extrême fin du XV° siècle et plus probablement dans les premières décennies du XVI° siècle ?
Des décors peints sur les murs - non liés à des programmes sculptés mais pouvant l'être en extension à des baies et à des cheminées - ont existé dans des salles basses à valeurs de pièces chauffées très mal éclairées et conservant donc de réelles attaches aux rez-de-chaussées socles de tout le XV° siècle. Ce sont essentiellement des décors géométriques peints avec divers tonalités d'ocre (rouge, jaune, noir) comme au Chiroux où on fait encore le choix d'un escalier en vis en oeuvre autour de 1500 mais avec une entrée au rez-de-chaussée tout en conservant à la plus petite des deux pièces une valeur de cave à-peine desservie par la cage de l'escalier en vis.
(encore un exemple qui témoigne de cette arborescence des mutations des donjons, maisons tours et autres petits bâtiments à fonctions plus résidentielles que guerrières, des petits châteaux de la fin de la Guerre de Cent Ans, de la fin du XIV° siècle à la moitié du XV° siècle)
Mais les observations que permet cette baie au rez-de-chaussée, la seule ancienne à ce niveau sur l'aile ouest, ne s'arrête pas là puisque l'analyse peut-être relancée par un nouveau dessin de relevé qui permet peut-être de confirmer ces premières conclusions ou d'ouvrir un nouveau débat sur l'originalité d'une porte en lieu et place de la fenêtre à traverses et meneau qui fut aménagée en limite de la tour d'escalier, position peut orthodoxe pour une fenêtre, à plus forte raison si la datation par les ornements extérieurs renvoie la construction de cette fenêtre dans le XVI° siècle, c'est-à-dire au moins après le chantier de la première tour d'escalier.
(Dans les Alpes-de-Hautes Provence, à Château Arnoult, l'agrandissement de la tour d'escalier n'avait pas touché les fenêtres antérieures. Il y avait simplement eu une adaptation du plan de la nouvelle cage d'escalier projetée en avant par un plan polygonal pour ne pas empiéter sur les ébrasements des fenêtres des étages - voir la page Yviers ou la page Archéologie médiévale 2, sur ce blog). 



De part et d'autre de cet escalier les ouvertures se précipitent contre la tour jusqu'à ne plus trouver d'écart entre la tour et les baies. Si on le comprend parfaitement en angle sud-est puisque ce rapprochement des entrées est dû à un agrandissement de la première tour d'escalier vers l'est, elle se comprend beaucoup moins vers l'ouest quand bien même, comme sur mon étude en plan? j'aurais diminué l'épaisseur des murs de la première tour d'escalier, tout en conservant le périmètre intérieur après élargissement de la volée droite, avec une modification en tour circulaire d'angle d'un premier bâtiment, comme c'est souvent le cas sur les tours d'escaliers construites en angles des massifs carrés ou rectangulaires. Par ailleurs les murs de la façade sud-ouest et le départ du mur de l'escalier ne sont pas liés. La tour vient se positionner contre le mur de façade. C'est là une première indication que la tour a été construite, au moins dans son second état, contre la façade et donc en limité d'une baie déjà existante. Mais cette baie dont la modénature nous interdit de descendre trop en-dessous de 1500 est-elle une première baie ou le second état d'un percement, d'une ouverture en rez-de-chaussée de la tour primitive puisqu'on ne repère aucun accès primitif à ce niveau qui était généralement aveugle, quasi aveugle, en liaison seulement avec l'étage par un escalier ou ouvert directement sur la cour, comme un niveau de remise ? Ces amalgames autour de la tour d'escalier que ce soit en premier ou en second état, en plus de la voûte ajoutée sur une volée droite, peuvent amener à un premier état de cave voûtée, construite à l'intérieur d'un bâtiment reconstruit au moins en façade sud, comme on le voit très nettement par les différences d'appareils, avec un rehaut des niveaux des sols intérieurs sur voûte et donc des entrées conservées et d'autres créées avec la voûte dont un accès à la cave par une volée droite prenant naissance directement dans la cour du périmètre fortifié, à proximité d'un accès au rez-de-chaussée socle ou remise d'un petit bâtiment à base talutée à valeur de donjon. A ceci j'ajoute que l'absence de cheminée en rez-de-chaussée ainsi qu'aux étages nous renvoie bien à une génération de bâtiments très différente de celle qui a amené l'aménagement de grandes fenêtres à traverses et meneaux en rez-de-chaussée. En effet une datation antérieurs à la fin de la Guerre de Cent Ans des premiers état des constructions d'un périmètre seigneurial ecclésiastique ou laïc sur ce site, semble désormais assez certaine puisque nous trouvons là, en marge des maisons-tours et donjons rectangulaires ou ronds à accès à l'étage une autre famille de bâtiment très anciens dont l'accès au rez-de-chaussée était direct et positionné sous l'accès à l'étage par passerelle ou petit pont-levis, à partir de construction en bois à l'intérieur du périmètre fortifié (Malval, Montaigut-Le-Blanc, deux exemples de mon étude sur les châteaux de la Creuse).
Donc on fait bien le constat que la construction in fine de ce bâtiment rejoint déjà - alors que nous en sommes à la moitié de l'étude - les standards de l'évolution du donjon résidentiel du petit château de guerre et que cette évolution s'inscrit bien en première conséquence de l'évolution des systèmes de liaisons et des changements de fonctions des pièces dévolues aux aspects résidentiels du château.  

Nous pouvons maintenant envisager d'aller plus loin après avoir proposé une première approche de reconstitution de la première tour d'escalier, au moins dans ses parties basses jusqu'au premier ou second étage.
Passons à la proposition de reconstitution de cette première tour d'escalier, dont nous avons déjà défini le plan et l'accès par perron qui, en plus renverra la construction de salle basse adjacente à une pièce au niveau plus que celle de l'ouest, retrouvant encore ici des schéma de structures des rapports d'étages entre eux comme on vient de le voir avec l'exemple du Chiroux où une des deux salles sert de cave à l'autre.

Les bases des escaliers en vis donnent souvent lieu à des solutions originales car ces blocs sont généralement conçus comme des sculptures autonomes qui peuvent nous laisser croire à un unique soucis d'ornement, d'enrichissement, alors que ces bases ont évidemment une fonction de maintien, voire d'élargissement de la base pour distribuer les pressions du poids de la vis en empilement des noyaux, dans le sol ou socle récepteur (les bases des colonnes des ordres antiques, issus de l'architecture de bois, ne fonctionnent pas différemment). Donc il ne faut peut-être pas, ou il faut le faire, chercher à les mettre spontanément en lien avec des embellissements de l'accès par l'escalier en vis, mais avec le départ réel de l'enroulement de la vis soutenue par la base et les solutions trouvées pour passer d'une section large à une section plus étroite, d'un plan multiple à un plan circulaire régulier.
En plus de la seconde solution adoptée pour le départ de la grande-vis qu'on voit actuellement au manoir du Lau, je produis ci-contre la solution du château du Théret (château de la Creuse) qui intègre des départs de marches. Au Théret, construit en bordure de croupe, il y avait une cave sous le rez-de-chaussée aménagée dans la  compensation des niveaux de terrain, comme dans le cas des cryptes en quelque sorte. Normalement cette cave, vers 1480 (date évaluée de construction par comparaison avec un autre bâtiment daté sur la région) aurait dû être en lien avec une volée droite qui serait descendue  à cette cave, ou pour le moins par un escalier en lien direct avec la grande vis. Ors il n'e subsiste aucune trace au profit de ce départ très soigné et ornemental de la vis, comme si le motif ornemental servait effectivement le décor de l'entrée dans le bâtiment. On retrouve ces bases en entrées sur des escaliers qui sont en lien avec une travée droite. En revanche je ne les aient jamais rencontrées dans le cas d'escaliers en vis continue qui servent le bâtiment de fond en comble même lorsqu'il y a un ou deux étages de caves hors sol en rez-de-chaussée socle quasi aveugle, sous un étage d'accès au bâtiments par pont levis à flèche, comme c'est le cas dans certains donjons de la première moitié du XV° siècle jusque vers 1470 (admettons), qu'il y ait un autre accès direct prévu à la cave (Montaigut le Blanc , Malval) ou qu'il n'y en ait pas (Chamborand).
     La vis du Théret utilise un mur plein en échiffre comme à peu près tous les bâtiments où la vis démarre dans l'entrée au rez-de-chaussée. Pour exemple en relevé archéologique je vous propose un autre de mes relevés sur les châteaux de la Creuse, c'est un donjon à pignons dont la construction pourrait se situer vers la fin du XV° siècle : le château de Montlebeau.
Avec le départ de l'actuelle grande vis du manoir du Lau nous avons un autre cas de figure utile pour l'approche du
départ du premier état de la vis
Comment fonctionnent les marches qui ne sont pas liées à la base de la vis ?
Suivent-elles l'enroulement  normal et régulier fixé par le noyau et leurs dimensions sont-elles fixes alors qu'elles doivent compenser les différences successives de sections de la réduction progressive de la base si tel est le cas comme dans le cas qui nous intéresse.
En revenant sur les liaisons chaotique de l'ancienne volée droite au départ du nouvel escalier en vis
nous pouvons repartir sur une nouvelle exploration du matériel lithique
et tout d'abord essayer de replacer la base retrouvée, entre la volée droite et la volée courbe qui monte à l'ancienne entrée par Perron, dans sa relation avec la nouvelle organisation du départ du second escalier en vis
Nous voyons que pour assurer la transition entre l'enroulement de la vis et la volée droite par l'intermédiaire de la base qu'il faut : soit une marche plus large à la réception de la base, soit un intermédiaire (gros noyau ou bloc arrondis sous la base, contre lequel les marches tournantes viendront se caler avant qu'elles récupèrent la verticalité de la face opposée du noyau), soit un enroulement autour de la base qui va bien sûr masquer presque la moitié des moulures de cette base avant de récupérer la verticalité du noyau de la vis sur la face opposée à la volée droite.
Ensuite se pose la question du niveau auquel on a posé cette base. Là encore les possibilités sont multiples d'autant plus que nous n'avons pas le bloc qui faisait transition entre le diamètre de la base et celui du noyau des marches.
Une nouvelle exploration du matériel lithique peut-elle nous aider ? 
Que voit-on si nous ramenons les fragments de marches relevés sur des projections en 1,60 m des marches ?
Aucune de ces marches ne portent un noyau. Donc elles sont accolées à une organisation en terre plein, sauf peut-être une.
Deux fragments se complètent parfaitement sur une longueur de 1,60 m : c'est l'addition des fragments 1 et 2 qui sont relevés au départ de l'angle tournant en relais de la volée droite. Reporté en plan la partie la plus proche du noyau n'est pas encore intégrée dans la volée tournante alors que la partie extérieure appartient déjà à une amorce de rotation de la vis. Donc l'assemblage de ces deux morceaux de marches nous restituent le départ de la volée tournante avec un partie assez large du côté de l'enroulement de l'escalier. 
Le fragment 3 s'intègre totalement dans une marche de 1,60 m avec une extrémité côté noyau de 10 cm, soit une liaison normale juxtaposée à un noyau de 20 cm. Donc cette marche posée sur un terre plein peut être associée à un escalier tournant qui aurait un noyau ou un mur en noyau, sans lien avec la marche, pouvant varier de 20 cm à 40 cm.  
Le fragment 5 peut lui aussi  s'intégrer dans l'enroulement d'un escalier à marche ne portant pas noyau, puisque la dimension la plus faible de 16 cm appartient à cette variante possible d'un mur noyau de 20 à 40 cm.
Le fragment 4  pourrait sembler pour sa part totalement étranger à cette logique puisque la projection nous donne un noyau à 0 cm pour une extrémité de marche large de 40 cm pour une longueur qui serait de 1,25 m. Toutefois, si cette marche est projetée à partir de l'axe d'un noyau qui aurait le rayon de la base, soit 20 cm, nous trouvons une valeur de lien d'environ 7 cm au départ de la marche apparente alors que les marches 3 et 5 montrent un lien compris entre 10 et 16 cm. Sur un terre plein une variation de lien au mur noyau, ou l'empilement des marches ne dépend pas stricto census de l'empilement des noyaux, puisque les marches sont indépendantes de ce noyau, un tel ajustement est totalement plausible puisqu'en ajoutant à ce fragment 4 un autre fragment de marche on arrive de toute façon à une dimension totale depuis l'axe du noyau au bord extérieur de 48 cm à la même longueur de 1, 60 m. Mais, si on n'écarte pas ce fragment 4 de la logique du départ de l'escalier en vis à partir de la cave, nous devons admettre qu'effectivement ces marches étaient en lien avec un noyau constitué d'un mur maçonné tournant et support de la base sculptée de 40 cm de diamètre, au moins jusqu'aux deux derniers degrés avant le palier d'entrée, lui aussi sur terre plein. 
Pourquoi les deux derniers degrés ? Tout simplement pour respecter la taille de la base qui montre qu'elle était accolée à un angle et que la majeure partie de son périmètre était apparent ou dégagé de la rotation des marches. Seul un lien avec les deux derniers degrés (ou entre deux et trois) permettent cette disposition sachant qu'obligatoirement la marche qui va faire redémarrer l'escalier vers les étages devra au minimum porter le noyau de départ de la vis, départ de la vis qui sera la marche apparente après la porte d'entrée à la pièce du rez-de-chaussée ou la marche qui sera en bout de pallier, support de cette première marche de départ dans les étages ? Puis les premières autres marches démarreront à leur tour portées par la voûte qui couvre la volée droite, à fonction de mur déchiffre des premiers degrés vers les étages.
Obligatoirement il y a là un décalage de lien entre la montée des marches sur un noyau de 40 cm sous la base et un noyau de 20 cm sur la base. C'est pour cette transition qu'il faut faire un choix et c'est peut-être aussi là que les variations de lien aux noyaux, entre 10, 16 et 7 cm, trouvent une explication.

On peut donc considérer que ces fragments appartiennent au départ de la rotation du premier escalier en vis et que cette rotation sur terre plein en échiffre n'était pas liée à un noyau mais tournait autour d'une maçonnerie en angle tournant créant des écarts de liens pouvant varier tout en conservant une dimension régulière des marches de 1,60 de l'axe du noyau pour des extrémités larges de  48 cm. Ce qui nous montre aussi que ces dimensions se régularisent sur le mode des marches qui vont dans les étages et non pas sur celui de la volée droite; ceci pouvant être une nouvelle confirmation d'un premier escalier à volée droite récupéré par une volée tournante.
En conséquence ont peut risquer cette reconstitution du premier escalier en vis sans prendre de très grands risques.  Toutefois, en reconstitution on peut difficilement reporter ces écarts de liaisons au noyau d'autant plus que les épaisseurs des traits de dessin tracés à la plume rotring en lien avec le noyau ne sont pas aussi rigoureux que si cette reconstitution était faite avec un logiciel qui de toute façon imposerait d'autres contraintes et d'autres écarts et donc qui ne serait pas plus juste. La solution miracle serait-elle dans un agrandissement  en taille réelle du dessin comme faisaient les constructeurs de cathédrales quand ils gravaient au sol les dessins des rosaces ?
Pour un travail sur planche à dessin, les conventions de dessin sont donc nécessaires. Ceux qui voudront des ajustements plus à leur fantaisie pourront sans peine s'adonner à cet exercice qui n'apportera de toute façon pas grand chose de plus à l'approche archéologique.

Y a t-il des paramètres à ajouter pour approcher encore de plus près ce premier escalier en vis ? 
On peut encore élargir la réflexion en remettant en question la liaison de la volée droite au départ de la vis, car c'est ici que va apparaître l'essentiel des incohérences qu'il va falloir traiter pour comprendre l'aménagement de la voûte sur la volée droite.
Je vous entraîne alors vers un autre château pour lequel on a projeté la tour d'escalier en avant pour l'agrandir. Cette projection a eu pour effet de dégager l'escalier du gros oeuvre, de construire une tour qui aurait obstrué les fenêtres latérales aux étages si on avait pris le soin d'aménager ce nouvel escalier dans une tour polygonal dont les pans en lien avec la façade n'avaient pas été obliques vers le cœur de l'escalier. Pour faire comprendre ce que je veux faire comprendre maintenant avant d'aller directement à la reconstitution, ce serait bien de vous renvoyer à la fin de ma page Archéologie N°2 sur ce blog mais c'est encore mieux si je dégage ici cet aspect technique, j'ouvre donc un sous chapitre dans ce chapitre de l'approche de la reconstitution de la première tour d'escalier 
Le gros noyau, sans base, qui vient de la cave est réduit à l'entrée où commence la moulure ornementale et la réduction des noyaux des marches vers les étages.
Il n'y a pas de palier en entrée. C'est la découpe d'un bloc qui vient se superposer à la marche avant d'atteindre le niveau du seuil.
Départ depuis la cave
Cet ensemble de figure pour montrer que le lien des caves aux départs des escaliers en vis sont différents et on une incidence déterminante non seulement sur l'organisation du départ de la vis mais également sur le montage lui-même de la vis et de sa liaison avec les différentes entrées de la cage d'escalier. A Arnoux-Saint-Auban il n'y a qu'une seule entrée par étage et le noyau de la vis est à face de ces entrées comme on le voit avec l'entrée et comme on le voit ci-dessous au premier étage et
ci-dessous au second étage
et à chaque fois il n'y a pas de palier constitué mais des découpes de marches et des collages de blocs aux marches qui forment un agrandissement des pas de porte : le déroulement de la vis n'est jamais interrompu, tous les niveaux de l'escalier sont portés par le noyau.

Dans d'autres châteaux l'escalier en vis hors oeuvre sert le bâtiment de fond en comble. C'est le cas des bâtiments encore dépendant des services en oeuvre des escaliers comme par l'exemple si précieux de ces deux châteaux de la Creuse : de Chamborand à Montaigut le Blanc
avec des caves hors sol, d'un (Montaigut-le-Blanc) ou de deux étages (Chamborand), mais les entrées au bâtiment, contrairement à  Château Arnoux Saint-Auban, ne se font pas par une porte à la base de l'escalier, mais par l'étage où on accède par un petit-pont-levis à flèches (ces ponts levis à flèches qui apparaissent au Louvre à la fin du XIV° siècle). De là on a un passage qui va directement dans la pièce correspondant à l'entrée par pont-levis, ou on a un lien par un passage en angle droit vers la cage d'escalier, à partir du passage d'entrée, puis encore deux entrées dans chaque pièce à tous les étages.
En plans voilà ce que cela donne
Chamborand
Ce qui est intéressant à constater pour ces liens des bases des escaliers avec les ou la cave en socle non enterré, c'est que lorsque l'escalier est en oeuvre qu'il n'y a pas de problème pour le service des deux caves de part et d'autre du mur de refend (Chamborand), alors que lorsque l'escalier passe hors oeuvre la cage d'escalier ne sert plus qu'une seule des deux pièces en cave. Car en principe, pour les bâtiments construits d'un seul jet avec des caves hors sol le mur de refend démarre à la base du bâtiment on constituant les deux pièces canoniques qu'on retrouve aux étages.


Lorsque les pièces hors sols sont récupérées en pièces habitables au rez-de-chaussée les volées droites qui descendent à la cave apparaissent, d'abord dans le mur de refend comme à La Chezotte ou à Villemonteix qui récupère peut être un état plus ancien d'un donjon à une seule pièce par étage, mais dont les aménagements successifs des deux escaliers qui descendent à la cave sont en lien avec l'agrandissement, donc avec la projection du premier bâtiment en donjon résidentiel carré de la seconde moitié du XV° siècle, voir du XVI° siècle si on considère que son nombre d'étages est une conséquence du premier donjon carré.
Avec Villemonteix apparaît, - en marge d'une volée droite logée dans le mur de refend comme à la chezotte et prenant naissance dans un passage qui traverse le mur de refend - une volée droite qui prend naissance dans une des pièces et qui traverse la cave enterrée et voûtée construite sur un seul côté du bâtiment.
Dispositif qui s'articule avec celui de châteaux de la génération des petits bâtiments à un seul étage du XVI° siècle comme au Mazeau
ou à Lizières où l'escalier longe d'abord le mur de refend pour le traverser

Dans le cas des châteaux à vestibule la volée droite qui descend dans la cave peut prendre naissance dans le vestibule comme au château du Val
cet exposé pour revenir une fois de plus sur les aspects bourgeonnants de cette évolution des donjons qui se retrouvent cependant dans une famille commune. Les théories d'évolutions linéaires, si elles ont des aspects réels peuvent aussi parfois surprendre. J'en donne pour exemple les deux tours construites en Creuse (province de La Marche, sur ordre de Pierre d'Aubusson Grand Maître des Chevaliers de Rhodes) pour la captivité du prince Zizim à partir de 1479/80.
La première des ces tours c'est Bois-Lamy dont le parti architectural est encore très dépendant des donjons de la première moitié du XV° siècle, mais il y avait aussi des raison stratégiques de bâtisseurs dans un cadre marécageux et de ravins;
On voit un petit bâtiment, une petite tour ronde construite dans un marécage (réseau aquatique ordonné à partir d'un donjon restangulaire par des courtines. L'une des ces courtines est en lien avec le donjon par une passerelle (comme on va le retrouver au manoir du lau). On accès au donjon par un pont levis qui a un système de levage particulier car, contrairement aux pont levis à flèches, celui-ci a une sorte de "pipe" aménagée dans le plein du mur au-dessus de la porte, qui est le passage de la corde ou de la chaîne qui va servir à actionner la passerelle.  De là on entre dans un passage qui aboutit à une grande et unique pièce voûtée de nervures, avec une cheminée et coussièges (l'expérience est assez fantastique. Vous rafraîchissez très légèrement les murs, vous faites du feu dans la cehminée ou vous installez quelque coussins et vous êtes absolument dans les conditions de détentions du Prince). Dans le passage, à droite, il y a un court accès à un escalier en vis en oeuvre qui monte à l'étage puis au comble, l'escalier en vis pierre en oeuvre étant relayé par des degrés en bois qui s'enroulent autour d'une noyau en bois. Le lien entre la cave voûtée en calotte et le premier étage se fait uniquement par un oculus zénithal de la cave.  Nous avons donc un système déjà ancien sinon archaïque pour une construction neuve autour de 1480. 
Pendant qu'on installe la captivité du Prince dans ce petit bâtiment - qui n'est pas un prison puisqu'on sait par les poèmes que Zizim écrivit à Bois-Lamy qu'il avait toute liberté de faire des promenades à cheval et de chasser pour se divertir - on construit une autre tour beaucoup plus importante, toujours au nord-ouest de la province de la Marche, mais non plus dans un site sauvage et marécageux mais dans un ville qui se trouve être Capitale de Langue d'Auvergne : Bourganeuf actuellement au nord-ouest du département de la Creuse.
Si le passage de la tour sur courtine en lien avec l'imposant château qui complète le dispositif de captivité du précieux prince est conservé, l'ampleur du bâtiment est tout autre. Je reviendrai un peu plus loin sur cette tour, mais pour l'instant ne perdant pas de vue l'objectif mon exposé je veux vous présenter la base de l'escalier en vis en oeuvre de cette tour. Bien qu'en re-de-chaussée sur la cour du château, nn accédait à la tour par une porte à passerelle au dispositif de levage exactement identique à celui de Bois-Lamy. Cette passerelle enjambait un fossé sec qui rejoignait le talus en contre terrain qui bordait la tour en belvédère que un étang.

Nous avons ici un témoignage précieux des changements d'habitude de construire au début du quatrième quart du XV° siècle pour une architecture princière. Il est par ailleurs fort possible que ce choix de tours pour la captivité d'un prince de Constantinople ait été motivée par les habitudes de la cour de Méhémet II, le père de Zizim et de Bajazet, puisque dans les jardins du palais il y avait comme ça de très grandes tours réservées aux loisirs (cf.      
Pour l'étude du Manoir du Lau je voulais amener cet aspect scientifique de la question de l'apparition de liaison des caves avec la base de l'escalier en vis par une volée droite. Mais ici nous sommes tout de même dans le "en oeuvre". Qu'en est-i lorsqu'on passe "hors oeuvre". La question est mal éclaircie car les recherches ne me semblent pas 'être intéressées à ces questions (pour le moins j'ignore ces études si elles existent. En principe ce n'est pas de mode de travailler comme je le fais, ou alors à travers les relevés déjà disponibles, donc forcément n'entrant qu'au second degré dans une dynamique de recherche).
Je peux tout de même donner un exemple en hors oeuvre d'une volée droite directement liée au départ de la vis avec le petit château d'u Maine-Giraud en Charente, château qui fut celui d'Alfred de Vigny où il composa quelques unes de ses plus célèbres pièces littéraires. Mais l'investigation archéologique n'étant pas encore faite on se heurte à une modification externe de la tour d'escalier dont je vous livre ici tout de même une photo extérieure.

 Et que remarque t-on ?Ttout comme à la tour de Bourganeuf l'entrée à la tour est frontale, contrairement aux autres entrées qui sont généralement latérales lorsque le bâtiment n'a pas été remanié. En effet une entrée frontale sur une tour d'escalier en vis hors oeuvre signe généralement un remaniement.
Quoiqu'il en soit le Manoir du Lau présente les deux caractères : une volée droite en lien avec le départ d'un escalier en vis, pour rejoindre la cave, et un remaniement de la tour. Serions-nous alors face à une tour d'escalier d'ont l'entrée aurait été de face et non pas de côté par perrons, comme premièrement calculée en fonction des paramètres disponibles ? 
Un simple calcul devrait nous permettre de poursuivre sur cette voie ou de la rejeter pour revenir à la première hypothèse.










 Il semblerait que nous ayons là atteint les limites des explorations possibles et que nous en sommes arrivés aux choix nécessaires pour lancer la reconstitution. Allons alors directement à la reconstitution et cet exercice nous confirmera la démarche en recherche ou fera apparaître d'autres incohérences qu'il faudra traiter, bien évidemment






Nous pouvons maintenant mieux comprendre les étapes de constructions du bâtiment et comprendre aussi pourquoi nous avons au rez-de-chaussée en façade sud-est, presque collés contre la tour d'escalier, les vestiges d'une porte d'entrée aux décors d'ébrasements eux aussi contemporains de ces chantiers.

 Le corps de logis à l'est a été construit indépendamment du service du corps de logis à l'ouest déjà servi par un système de communication entre les étages et que nous ne pouvons pas reconstituer faute de documents iconographiques ou de traces archéologiques mises à jour, puis par une tour d'escalier hors oeuvre plus petite que celle que nous voyons actuellement, dont nous avons beaucoup d'éléments pour la supposer réellement construite. En construisant la seconde tour d'escalier on a supprimé l'entrée à l'est dont l'ébrasement s'est presque trouvé collé contre la tour (fig. ci dessus)
Pareillement, à l'est, pour passer d'un étage à l'autre on a eu recours à une tour d'escalier en encorbellement qu'on peut supposer être elle aussi un réemploi avec ses marches non délardées et peut-être déjà son logement prévu dans le mur pignon est lorsque ce mur était encore celui d'une chapelle.

Les constructions et les chantiers s'ajoutent, se renient, se combinent...se modifient les uns les autres pour parvenir à ce bâtiment que nous voyons actuellement.
Pour poursuive l'exploration je propose de regarder maintenant les façades et de revenir ensuite à l'intérieur de la pièce est au premier étage avec cet angle sud-est, très particulier.

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Pour un début de conclusion
Nous commençons à toucher du doigt un des aspects très mal connus de la construction du petit château de la période de fin de la Guerre de Cent Ans, du XIV° siècle à la première moitié du XV° siècle, c'est-à-dire des "accumulations" ou "entassements" - peut-être très ordonnés mais pas contemporains les uns des autres -  de petits bâtiments à l'intérieur d'enceintes complétées par des constructions en bois en revers de courtine, voire à l'intérieur du périmètre bâti établissant des liens entre les petites constructions en dur. L'un de ces bâtiment pouvant supplanter une tour ronde primitive ou d'autres constructions sur plans rectangulaires ou carrés de différentes proportions et adopter des configurations que nous ne pouvons plus découvrir qu'avec de telles explorations tant ces petits "châteaux" ont subi de transformation au XV° siècle. Philippe Contamine par son article "Le château et la guerre" [dans Le château en France  op.cit. p.133], évoque cette prolifération de types architecturaux au moyen âge " A toutes les époques coexistèrent des constructions susceptibles de résister à de puissantes attaques...et des édifices insignifiants, anachroniques, hors d'usage, tout juste bons à faire obstacle au simple banditisme dans ses formes élémentaires". Dans cette vacuité des alternatives, en Creuse, j'avais fait des relevés sur le château de Malval - château de gué des plus intéressants, sur la Petite Creuse - mais dans un état de ruine qui laissait présager que le site risquait s'altérer rapidement.
 Sur ce site il n'y avait pas eu de modification des petites unités constituant le château, simplement des ajouts dont une très intéressante porte fortifiée qui barrait l'accès au gué par un passage voûté dans la motte - elle même en liaison d'un premier tertre isolé d'une fin de mouvement de terrain en croupe - en manière de petit tunnel ou passage fortifié au dessous du bâti des petites unités. L'une des ces petites unités avait un escalier en vis, un plan en "L" à cheval sur la courtine et deux accès séparés en rez-de-chaussée et premier étage, l'un sous l'autre. Le lien entre les étages se faisant ensuite uniquement depuis l'intérieur par une tour d'escalier en vis hors oeuvre logée dans l'angle intérieur du plan en "L". Donc un système de circulation doublé, dont un très privé uniquement par l'intérieur du bâtiment. Les explorations archéologiques du château et du périmètre pourraient nous orienter vers des types voisines de ces organisations que nous retrouvons également à Montaigut-le-Blanc, voir à Saint-Maixant (deux châteaux de la Creuse sur un périmètre fermé beaucoup plus petit) mais également vraisemblablement à Yviers autour de la maison-tour avant la construction du grand corps de logis qui récupère des constructions plus anciennes, dont certaines auraient pu être alignées à une grosse courtine dont on repère le plan en sous-sol. 



Bibliographie spécifique au bâtiment, à la commune et aux familles


   Document "maître d'oeuvre inconnu Référence IA24000655" - Archives communales.

        S.Avrillau, Cluzeaux et souterrains du Périgord - Tome 3 - Le Ribéracois (deuxième partie) Canton de Neuvis-sur-l'Isle - Canton de Ribérac. PLB Editeur, Collection Centaurée, Le Bugue. 2013.

       J.M.BélingardLe Périgord - Maisons fortes. Périgueux 1999, p.187 et 188.

        V.Biscarat, Manoir du Lau - Commune d'Allemans. Un mémoire de Master 1 de l'Université de         , 20    . Archives municipales d'Allemans.

        L.Bolard, Renaissance en Périgord. Châteaux et civilisation, Périgueux. 1996.

         J.Chève, "Une famille noble en Périgord à l'époque moderne : les du Lau". Dans, Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord - Volume 70. Périgueux 1943.

       A.Lacombe, Histoire d'Allemans des origines à la fin du XVIII° s. et annexes.
                           Extrait de la conférence du 18 octobre 2008. 

       G.Rocal, J.Secret, Châteaux et manoirs du Périgord. Bordeaux, 1938, p.92.

       J.Secret, Le Périgord, manoirs et gentilhommières. Paris, 1966, p.94.

       SHAP, bulletin de la SHAP "Démolition des châteaux du Ribéracois en 1793". Tome XXVIII, 1901, p.810 à 813.

       A.Tricoire, La vie d'Allemans en Périgord de 1884 à 2013. Tirée des délibérations du Conseil Municipal. Décembre 2013 : pages dactylographiées, Illustrations et blasons couleurs, reliure mécanique. Archives municipales d'Allemans.

Bibliographie générale

Mes articles sur ce blog :  lorsqu'une question se posera au lecteur attentif et à laquelle il ne trouverait pas de réponse dans cette nouvelle étude, je l'invite à se rendre systématiquement sur les autres articles signalés ci-dessous, sur ce blog.

Châteaux de la Creuse - de la fin du moyen âge - XV et XVI° siècle
http://coureur2.blogspot.fr/2011/09/une-histoire-de-lescalier-en-vis.html

1° partie - Archéologie Médiévale - Aspects et singularités du château en France à la fin du Moyen Âge (XV° et XVI° siècles)
http://coureur2.blogspot.fr/2013/10/archeologie-medievale-aspects-et.html

2° partie - Archéologie Médiévale - Aspects et singularités du château en France à la fin du Moyen Âge (XV° et XVI° siècles)
http://coureur2.blogspot.fr/2014/11/2-partie-archeologie-medievale-aspects.html

3° partie - suite des parties 2 et 3 d'Archéologie Médiévale consacrées aux aspects et singularités du château en France autour des XV° au XVI° siècles
http://coureur2.blogspot.fr/2016/04/3-partie-suite-des-parties-parties-1-et.html

Fonctions religieuses apotropaïques et traditions funéraires en France
http://coureur2.blogspot.fr/2015/08/fonctions-religieuses-apotropaiques-et.html 


U.Albrecht,Von der big zum schloss,. Französich schloss baukunst in spätmittelalter. Worms, 1986.

J.P.Babelon (sous la direction de...) Le château en France. Paris, 1986

                                   M. de Boüars, J.Decaëns, "Les château de terre et de charpente". P. 15 à 30

                                           Ph. Contamine "Le château et la guerre". P. 133 à 146.

                                          Ph. Chapu, "Le décor intérieur du château au Moyen Âge". P 169 à 178.

J.P. Babelon, Châteaux de France au siècle de la renaissance. Paris, 1989.

A.Blunt, Art et architecture en France - 1500-1700. Editions anglaises 1953, 1970, 1973, 1977, 1980, 1981, 1982. Edition française 1983. 

A.Chatel, La crise de la renaissance. Genève, 1968;

A.Chastel, J.Guillaume, L'escalier dans l'architecture de la Renaissance. Actes du colloque tenu à Tours du 22 au 26 mai 1979 - Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance - DE ARCHITECTURA collection dirigée par André Chastel et Jean Guillaume - Ouvrages publié avec le concours de l'Université de Tours. Paris 1985 : Articles extraits des ces actes :

                                             J.Guillaume, Genèse de l'escalier moderne, p.9 à 14.

                                                      M.Whiteley, "La grande vis": its development in France from the
                                                      mid forteenth to the mid fifteenth centuries. p. 15 à 20.

                                                      A.Mussat, La fin du gothique : Nantes et Josselin. p.21 à 26
                                                      J.Guillaume, L'escalier dans l'architecture française : la première
                                                      moitié du XVI° siècle. p.27 à 48.

                                                      F.Boudon, J.Blécon, La vis, la marche et le noyau : leurs relations
                                                      au début du XVI° siècle. p. 75 à 82.

                                                      J.Guillaume, Le système de l'escalier ; grille d'analyse et 
                                                      vocabulaire international. p. 207 à 2016.        
                                     
A.Chatelain, Donjons romans de pays d'ouest. Paris, 1973.

A.Chatelain, Châteaux forts - images de pierre des guerres médiévales. Paris, 1987.

N.Fauchère, Places fortes bastion du pouvoir. Paris 1986;

F.Gebelin, Les châteaux de la Loire. Paris, 1957.

J.J.Gloton, La Renaissance et l'architecture civile au XVI° siècle en Normandie. Sous la direction d'André Chastel. Paris, 1955.

J.J.Gloton, Renaissance et baroque à Aix-en-Provence - Recherche sur la culture architecturale dans le midi de la France de la fin du XV° siècle au début du XVIII° siècle - Thèse pour el doctorat d'Etat pprésentée à l'Université de Paris-Sorbonne par Jean-Jacques Gloton ancien élève de l'Ecole normale supérieure - Ancien membre de l'Ecole française de Rome - Professeur à l'Université de Provence". 2 volumes, Ecole française de Rome Palais Farnèse 1979. Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome - Fascicule deux cent trente septième. 

B.Jestaz, L'art de la renaissance. Paris, 1984;

 L.Hautecoeur, Histoire de l'architecture classique en France - Nouvelle édition complètement refondue et augmentée - Tome premier - La formation de l'idéal classique - La Première Renaissance (1495 à 1535-1540). Paris, 1963.

J.M.Pérouse de Montclos, L'architecture à la française - XVI° - XVII° - XVIII° siècles. Paris, 1982.

J.M.Pérouse de Montclos, Histoire de l'architecture française de la Renaissance à la Révolution. Paris 1989. 

L.Réau, La renaissance - L'art moderne. Paris 1936.


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 Pour un retour en lien
avec quelques articles sur les 142 de ce blog, qui présentent des œuvres, des approches d’œuvres et des artistes
For a return to links
with some 142 articles on this blog, which exhibit works of art and the artists approaches
Pour aller directement sur les articles ou pages, vous pouvez utiliser deux chemins, le clic direct ne fonctionnant pas :
1: Surlignez la ligne http ou le titre de l'article qui vous intéresse, puis faites un copier/coller sur la barre d'adresses en haut de page;
2 : surlignez la ligne http, puis clique droit, et sur la boite de dialogue qui s'ouvre allez à la ligne " accédez à la http..."

c'est simple et vous pouvez le faire avec autant d'articles que vous le souhaitez. 
Pour les autres articles encore non inscrits sur la liste ci-dessous vous pouvez allez à droite de la page sur "moteur de recherches" ou "archives du blog" en cliquant sur l'année et le mois qui vous intéressent. 

Bonnes lectures et bon voyage dans les merveilles de l'art, le plus souvent totalement inédites et toujours parfaitement originales à l'auteur de ce blog.
C'est aussi un blog d'informations, de culture et de voyages



Sommaire/Editorial
(le blog est sous copyright) 

Les Mots d'Azur au château de Mouans-Sartoux - Saison 2017-2018
https://coureur2.blogspot.fr/2017/10/les-mots-dazur-au-chateau-de-mouans.html

  Les mots d'azur au printemps des muses - suite 2016/2017 des soirées au Château de Mouans-Sartoux
    http://coureur2.blogspot.fr/2017/05/les-mots-dazur-au-printemps-des-muses.html

Des poèmes sur la Riviera aux couleurs des Mots d'Azur : suite des rencontres maralpines de poésie
saison 2016-2017
http://coureur2.blogspot.fr/2016/09/des-poemes-sur-la-riviera-aux-couleurs.html

Festival du Livre à Mouans-Sartoux avec les Mots d'Azur
 - 6-7-8 octobre 2017
https://coureur2.blogspot.fr/2017/10/festival-du-livre-de-mouans-sartoux.html

Festival du Livre à Mouans-Sartoux - 7-8-9 octobre 2016 - avec Les Mots d'Azur
http://coureur2.blogspot.fr/2016/10/festival-du-livre-de-mouans-sartoux-7-8.html

Rencontres maralpines de Poésie - Mots d'Azur 2015-2016
http://coureur2.blogspot.fr/2015/09/rencontres-maralpines-de-poesie-et.html

Marie Gay - Pierre-Jean Blazy - Auteurs et Editions - Fondateurs des Mots d'Azur - Marie Gay -
http://coureur2.blogspot.fr/2016/03/marie-gay-pierre-jean-blazy-auteurs-et.html

Psychiatrie - Une histoire et des concepts - l'humain et l'art en enjeux
http://coureur2.blogspot.fr/2016/11/psychiatrie-une-histoire-et-des.html

Des poèmes sur la Riviera aux couleurs des Mots d'Azur : suite des rencontres maralpines de poésie
saison 2016-2017
http://coureur2.blogspot.fr/2016/09/des-poemes-sur-la-riviera-aux-couleurs.html

Jean-Marie Bouet - Fresselines/Larzac - de la poésie aux planches au festival de Fresselines, au Larzac
https://coureur2.blogspot.fr/2012/06/jean-marie-bouet-des-chansonniers-aux.html

Renata- Sculpture contemporaine
http://coureur2.blogspot.fr/2014/06/sculpture-contemporaine-renata-et-le.html

Renata - Pierre Cardin Lacoste - Moulin de Sade - Lubéron 2015
http://coureur2.blogspot.fr/2015/07/renata-pierre-cardin-lacoste-moulin-de.html

Renata - Akira Murata - Espace Auguste Renoir à Essoyes
http://coureur2.blogspot.fr/2015/08/renata-akira-murata-essoyes-ville.html

Renata chez Pierre Cardin - Le regard de Lydia Harambourg Historienne et critiques d'art, correspndans de 'Institut des Beaux Arts de l'Académie de France
http://coureur2.blogspot.fr/2016/07/renata-chez-pierre-cardin-le-regard-de.html

Mag-Bert ou la peinture mnémonique de gestualité figurative
http://coureur2.blogspot.fr/2014/10/mag-bert-ou-la-peinture-mnemonique-de.html

Claude Peynaud - Clichés et antithèses...
http://coureur2.blogspot.fr/2015/05/cliches-et-antitheses.html

Claude Peynaud - Jogging - Méthode d'élaboration d'un Jogging
http://coureur2.blogspot.fr/2014/05/methode-delaboration-dun-jogging-method.html

Claude Peynaud - Le cercle des oiseaux
http://coureur2.blogspot.fr/2011/09/le-cercle-des-oiseaux-allegorie-de-la.html

Claude Peynaud - Le don de l'aïeule
http://coureur2.blogspot.fr/2011/07/une-theorie-de-construction.html

Claude Peynaud - Une théorie de Construction
http://coureur2.blogspot.fr/2011/07/une-theorie-de-construction.html

Danielle Benitsa Chaminant - Artiste et mémoire de...
http://coureur2.blogspot.fr/2013/01/danielle-benitsa-chaminant-artiste-et.html

Alliot - Vincent Alliot - Visite d'atelier
http://coureur2.blogspot.fr/2014/02/alio-visite-datelier-une-gestualite.html

Rémy Pénard - Art et souvenirs autour de Pierre Courtaud
http://coureur2.blogspot.fr/2013/12/remy-penard-art-et-souvenirs-autour-de.html

Henry Chopin et la bibliothèque de Valérie Peynaud
http://coureur2.blogspot.fr/2013/12/henri-chopin-et-la-bibliotheque-de.html

Sally Ducrow - Land Art et sculpteur ...
http://coureur2.blogspot.fr/2013/01/sally-ducrow-land-art-et-sculpteur.html

Sally Ducrow l'année 2017 - Nationale et internationale - Sculptures - Land-Art - Installatons - Performances...
https://coureur2.blogspot.fr/2017/08/sally-ducrow-lannee-2017-nationale-et.html

Sally Ducrow l'année 2018 - en suivant le chemin de l'aventure internationale de Sally Ducrow
https://coureur2.blogspot.com/2018/07/sally-ducrow-lannee-2018-de-1017-2018.html

CREPS - Boulouris-Saint-Raphaël - Land Art - Sally Ducrow invitée d'honneur
https://coureur2.blogspot.fr/2017/10/creps-paca-boulouris-saint-raphael-land.html

Valbonne - Echiquier et Mots d'Azur - Fest'in Val - Festival international de Valbonne
http://coureur2.blogspot.fr/2015/08/renata-akira-murata-essoyes-ville.html

Pierre Marchetti magazine...
http://coureur2.blogspot.fr/2011/12/magazine-pierre-marchetti-un-peintre-un.html

La pochade - Pierre Marchetti et l'art de la pochade.
 http://coureur2.blogspot.fr/2012/09/la-pochade-lart-de-la-pochade-et-pierre.html

L'impressionnisme tardif par les souvenirs de Pierre Teillet - Du plainarisme romantique au
 https://coureur2.blogspot.fr/2012/11/limpressionnisme-inedit-par-les.html

Alliance Française - Tiffani Taylor - Savannah Art Walk - ...
http://coureur2.blogspot.fr/2016/01/tiffani-taylor-gallery-une-artiste.html

H.Wood  - un peintre Anglais à Paris au milieu du XIX° siècle
http://coureur2.blogspot.fr/2016/05/hwood-un-artiste-peintre-de-lecole.html

Sophie Marty Huguenin, sculpteur et le marché de Noël à Biot - Les crèches de Cannes - Le partage du pain du père Guy Gilbert
http://coureur2.blogspot.fr/2016/12/sophie-marty-huguenin-sculpteur-et-le.html

Evolution de la gravure à Venise et en Europe du XV° au XVI° siècles - Histoire et techniques
http://coureur2.blogspot.fr/2017/02/la-gravure-venise-et-en-europe-du-xv-au.html

Aux aurores de la peinture moderne et contemporaine occidentale - Giorgione - Les Trois Philisophes
http://coureur2.blogspot.fr/2017/03/aux-aurores-de-la-peinture-moderne-et.html

La décoration intérieure ou la démocratie de l'art
https://coureur2.blogspot.fr/2012/11/wall-painting-fast-track-collection-une.html

Magda Igyarto - Vibrations et expériences de la matière : du visible à l'indicible et de l'indécible au dicible - Peintre, poète et sculpteur
https://coureur2.blogspot.fr/2018/01/magda-igyarto-vibrations-et-experiences.html

Pour ceux qui aiment jouer aux experts 

Vrai ou faux - Houdon ou Houdon
https://coureur2.blogspot.fr/2014/01/houdon-ou-pas-houdon-jouez-lexpert-en.html

Vrai ou faux - Un tableau inconnu de la Renaissance
https://coureur2.blogspot.fr/2013/01/un-tableau-inconnu-de-la-renaissance.html

Vrai ou faux - Traduction originale du manuscrit de Qumram sur la mer morte ( en cours)
https://coureur2.blogspot.fr/2015/01/vrai-ou-faux-traduction-originale-du.html

Pour ceux qui aiment la recherche en académies de nus - modèles vivants
Nus 2015
https://coureur2.blogspot.fr/2015/03/nus-2015-nackt-2015-nude-2015-2015-2015.html
Nus 2014-2015
https://coureur2.blogspot.fr/2014/09/nus-2014-2015-abac-modeles-vivants-nus.html
Nus 2013-2014
https://coureur2.blogspot.fr/2013/09/nus-2012-2013-abac-nus-2012-2013-2012.html 
Nus 2012-2013
https://coureur2.blogspot.fr/2012/10/nus-abac-20122013-associations-des.html

Et pour ceux et celles qui aiment l'archéologie et l'architecture
voici encore un échantillon de mes recherches sur ce blog
And for those who love archeology and architecture
Here again a sample of my research on this blog

L'ancienne église Saint-Nicolas de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/01/monaco-ancienne-eglise-saint-Nicolas-le.html

Techniques et vocabulaires de l'art de la façade peinte
http://coureur2.blogspot.fr/2012/08/un-tour-dans-le-massif-central.html

Les Vecteurs Impériaux de la polychromie occidentale
http://coureur2.blogspot.fr/2012/06/philippines-les-Vecteurs-imperiaux-de.html

Le clocher des Frères Perret à Saint-Vaury
http://coureur2.blogspot.fr/2012/01/perret-freres-le-clocher-des-freres_10.html

Histoire de la Principauté de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/07/histoire-de-la-principaute-de-monaco.html

Le Palais Princier de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/09/palais-princier-de-Monaco-palais-of.html

Versailles - Monaco - Carnolès - Menton: présence de l'art français en Principauté de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/09/versaillesmonaco-larchitecture.html

Primitifs Niçois - Les chapelles peintes des Alpes Maritimes
http://coureur2.blogspot.fr/2012/03/primitis-nicois-les-Chapelles-facades.html

Eglises du sud-ouest de la France A travers l'art de la polychromie architecturale
http://coureur2.blogspot.fr/2013/02/eglises-du-Sud-Ouest-des-alpes-alpes.html

Des cérémonies et des fêtes Autour de Saint-Nicolas de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2013/09/des-cérémonies-et-des-fêtes-Autour-de.html

Langages de l'art contemporain - répétition, bifurcation, ...
http://coureur2.blogspot.fr/2013/09/repetition-ordinaire-bifurcation-art-du.html

La polychromie architecturale et l'art de la façade peinte (1° partie) - des édifices civils dans les Alpes-Maritimes
http://coureur2.blogspot.fr/2014/07/la-polychromie-architecturale-et-lart.html

Façades peintes - édifices civils du sud-ouest des Alpes - 2° partie - XX° siècle
http://coureur2.blogspot.fr/2015/01/facades-peintes-edifices-civils-du-sud.html

Aspects de l'évolution des seigneuries historiques de la Principauté de Monaco à travers quelques 
exemples d'architectures polychromes ponctuelles.
http://coureur2.blogspot.fr/2016/01/aspects-de-levolution-des-seigneuries.html

                                                                  
Châteaux de la Creuse - de la fin du moyen âge - XV et XVI° siècle
http://coureur2.blogspot.fr/2011/09/une-histoire-de-lescalier-en-vis.html


1° partie - Archéologie Médiévale - Aspects et singularités du château en France à la fin du Moyen Âge (XV° et XVI° siècles)
http://coureur2.blogspot.fr/2013/10/archeologie-medievale-aspects-et.html

2° partie - Archéologie Médiévale - Aspects et singularités du château en France à la fin du Moyen Âge (XV° et XVI° siècles)
http://coureur2.blogspot.fr/2014/11/2-partie-archeologie-medievale-aspects.html


3° partie - suite des parties 2 et 3 d'Archéologie Médiévale consacrées aux aspects et singularités du château en France autour des XV° au XVI° siècles
http://coureur2.blogspot.fr/2016/04/3-partie-suite-des-parties-parties-1-et.html

Yviers/Charente - Archéologie médiévale - Une synthèse sur l'évolution architecturale du XV° au XVI° et XVII° s. en France - Mutations des donjons et maisons-tours des petits châteaux de la fin de la Guerre de Cent-Ans vers les donjons résidentiels de la fin du XV° siècle au XVI° siècle et  des incidences dans le classicisme français.
https://coureur2.blogspot.fr/2018/04/yvierscharente-archeologie-medievale.html

Allemans en Périgord - Manoir du lau - Archéologie Médiévalehttps://coureur2.blogspot.com/2018/09/allemans-en-perigord-manoir-du-lau.html

Fonctions religieuses apotropaïques et traditions funéraires en France -
http://coureur2.blogspot.fr/2015/08/fonctions-religieuses-apotropaiques-et.html 

Maisons alpines d'économie rurale (Alpes-Maritimes)
https://coureur2.blogspot.com/2011/11/maisons-alpines-deconomie-rurale.html

Pour ceux qui aiment l'iconologie, et l'iconographie
For those who like iconology, and inconography


         Autour du rocaille. Dessin préparatoire d'étude - Le jugement de Pâris
             https://coureur2.blogspot.com/2011/07/dessin-preparatoire-pour-une.html  

La Véronique - Image ou non de la représentation
http://coureur2.blogspot.fr/2012/12/la-veronique-de-la-legende-lart.html 

Langages de l'art contemporain - Répétition ordinaire - Bifurcations - Translation...
https://coureur2.blogspot.fr/2013/09/repetition-ordinaire-bifurcation-art-du.html

Fête de la musique à Nice - Place Garibaldi à Nice - Exposition d'artistes Polonais
https://coureur2.blogspot.fr/2013/07/la-fete-de-la-musique-expositions.html

La Mourachonne à Pégomas (exercice de recherche iconographique)
https://coureur2.blogspot.fr/2012/05/la-mourachone-pegomas-nouvelles.html

Cannes en 4 perspectives albertiennes recomposées - dessin panoramique à la mine de plomb
       https://coureur2.blogspot.fr/2018/02/cannes-en-4-perspectives-albertiennes.html 

Pour ceux qui aiment la poésie et qui en plus, comme moi, la reconnaisse comme la mère de tous les arts y compris de l'art contemporain
For those who love poetry and more, as I recognize it as the mother of all arts including contemporary art

Rencontres maralpines de Poésie - Mots d'Azur 2015-2016
http://coureur2.blogspot.fr/2015/09/rencontres-maralpines-de-poesie-et.html

Des poèmes sur la Riviera aux couleurs des Mots d'Azur : suite des rencontres maralpines de poésie 2016-2017
http://coureur2.blogspot.fr/2016/09/des-poemes-sur-la-riviera-aux-couleurs.html

Pierre Courtaud - Magazine - Un écrivain, un éditeur un poète, un chercheur en écritures - Un spécialiste de nombreux auteurs.
http://coureur2.blogspot.fr/2012/03/pierre-courtaud-magazine-un-ecrivain-un.html

Henry Chopin et la bibliothèque de Valérie Peynaud
http://coureur2.blogspot.fr/2013/12/henri-chopin-et-la-bibliotheque-de.html

Cannes -1° nuit de la poésie et de la musique au Suquet - 21 juin 2014
http://coureur2.blogspot.fr/2014/06/cannes-1-nuit-de-la-poesiefete-de-la.html

 2° nuit de la musique et de la poésie - Cannes 21 juin 2015
http://coureur2.blogspot.fr/2015/05/2-nuit-de-la-poesie-et-de-la-musique-au.html

3° nuit de la poésie et de la musique  au Suquet- Cannes Moulin Forville le 21 juin 2016
http://coureur2.blogspot.fr/2016/06/3-nuit-de-la-poesie-et-de-la-musique-du.html

Golf-Juan - Performance poétique - Brigitte Broc - Cyril Cianciolo
http://coureur2.blogspot.fr/2015/03/golf-juan-performance-poetique-brigitte.html

Marie Gay - Pierre-Jean Blazy - Auteurs et Edition(s) - Fondateurs des Mots d'Azur
http://coureur2.blogspot.fr/2016/03/marie-gay-pierre-jean-blazy-auteurs-et.html

De Vallauris à Cannes - Le Printemps des Poètes sur la Côte d'Azur avec Les Mots d'Azur
http://coureur2.blogspot.fr/2016/03/de-vallauris-cannes-la-cote-dazur-en.html

 Christophe Forgeot : Poète  - Poésie - Poème
http://coureur2.blogspot.fr/2014/09/christophe-forgeot-un-poete.html

Zorica Sentic - Poète-romancière Franco-Serbe
https://coureur2.blogspot.fr/2012/09/zorica-sentic-poete-romancier.html

La Corse des poètes
https://coureur2.blogspot.fr/2015/08/la-corse-des-poetes-porticcio-village.html

Magda Igyarto - Vibrations et expériences de la matière : du visible à l'indicible et de l'indécible au dicible - Peintre, poète et sculpteur
https://coureur2.blogspot.fr/2018/01/magda-igyarto-vibrations-et-experiences.html

Pour ceux qui aiment les légendes
For those who love legends

The Woodcutter and the Revenant - Sedimentary Memory - Essay - Creuse
Http://coureur2.blogspot.fr/2013/07/la-creuse-memoire-sedimentaire.html

La Creuse - Le Bûcheron et le Revenant - Mémoire sédimentaire - Essai - Creuse
http://coureur2.blogspot.fr/2013/07/la-creuse-memoire-sedimentaire.html

Les routards de la baie d'Halong dans la tourmente https://coureur2.blogspot.fr/2013/10/les-routards-de-la-baie-dhalong-dans-la.html

Vietnam - La légende du Dieu des montagnes et du Dieu de la mer
https://coureur2.blogspot.fr/2014/05/vietnam-la-legende-du-dieu-des.html

Pour ceux qui aiment les voitures de collection
Vis-à-vis de Dion-Bouton type E 452 - La voiture emmurée aux enchères à Lyon
https://coureur2.blogspot.fr/2015/09/1900-vis-vis-de-dion-bouton-type-e-452.html

Pour ceux qui aiment l'art lyrique et la musique
Johanna Coutaud (prochainement)
Chanteuse lyrique - Soprano

Elzbieta Dedek - Pianiste virtuose internationale
http://coureur2.blogspot.fr/2016/09/pianiste-virtuose-internationale.html

Pour ceux qui aiment le cinéma
68° festival du cinéma - Alexandra Robin - Léopold Bellanger  - Cédric Bouet
http://coureur2.blogspot.fr/2015/05/68-festival-cinema-cannes-2015.html

Pour ceux qui aiment la danse
 48° Congrès Mondial de la Recherche en Danse - Avignon du 9 au 13 novembre 2016 - Fabienne Courmont présidente -  UNESCO-CID partenaires 
http://coureur2.blogspot.fr/2016/11/48-congres-mondial-de-recherche-en.html  

Festival d'Avignon à Mouans-Sartoux - Danser Baudelaire - Bruno Niver - Marina Sosnina - Répétition générale
https://coureur2.blogspot.fr/2015/02/du-festival-davignon-mouans-sartoux.html


Pour ceux qui aiment s'habiller et sortir
Eliane Horville - soirées - ville - élégance - conseils - coach
https://coureur2.blogspot.fr/2016/01/soirees-ville-elegance-every-wear.html

Sortir - Manifestations -Performances - Expositions...2012/2017
https://coureur2.blogspot.fr/2013/02/evenements-expositions-manifestations.html


Pour des participations citoyennes


Ordre national infirmier - Recommandations sanitaires
http://coureur2.blogspot.fr/2017/06/ordre-national-infirmier-recommandations.html

Pour ceux qui aiment les multiples beautés de la France 

Les oliviers fantastiques de Lucette
https://coureur2.blogspot.fr/2012/10/les-oliviers-fantastiques-de-lucette.html

Carnet de voyage - Ombres et Lumières - L'eau et les Sables, architectures de villégiatures
https://coureur2.blogspot.fr/2014/01/ombres-et-lumieres-leau-et-les-sables.html

2 - La France en vrac
https://coureur2.blogspot.fr/2014/10/visiteurs-des-pages-pour-voir-le-site.html

1 - CP La France en vrac 1
https://coureur2.blogspot.fr/2014/01/la-france-en-vrac-france-in-bulk-franca.html