dimanche 30 octobre 2022

Bors-de-Montmoreau - Eglise Notre-Dame - Une introduction aux chapelles de routes - Identification d'une chapelle romane ouverte aux mouvements de fermement des petits sanctuaires au XVII° s. - Charente et versants alpins français. - Bors-de-Montmoreau - Church of Notre-Dame - An introduction to road chapels - Identification of a Romanesque chapel open to the movements of firmly small sanctuaries in the 17th century. - Charente and French alpine slopes. - Bors-de-Montmoreau - Kirche Notre-Dame - Eine Einführung in die Straßenkapellen - Identifizierung einer romanischen Kapelle, die im 17. Jahrhundert für die Bewegungen fester kleiner Heiligtümer geöffnet war. - Pisten der Charente und der französischen Alpen. -Bors-de-Montmoreau - Chiesa di Notre-Dame - Introduzione alle cappelle stradali - Identificazione di una cappella romanica aperta ai movimenti di santuari saldamente piccoli nel XVII secolo. - Piste alpine della Charente e della Francia. -Bors-de-Montmoreau - Iglesia de Notre-Dame - Una introducción a las capillas de camino - Identificación de una capilla románica abierta a los movimientos de santuarios firmemente pequeños en el siglo XVII. - Charente y pistas alpinas francesas. - Bors-de-Montmoreau - Igreja de Notre-Dame - Introdução às capelas rodoviárias - Identificação de uma capela românica aberta aos movimentos de pequenos santuários no século XVII. - Charente e encostas alpinas francesas. - Борс-де-Монморо - Церква Нотр-Дам - Знайомство з дорожніми каплицями - Ідентифікація романської каплиці, відкритої для переміщення невеликих святилищ у 17 столітті. - Шарантські та французькі альпійські схили. - بورس دي مونتمورو - كنيسة نوتردام - مقدمة عن مصليات الطرق - تحديد كنيسة رومانيسكية مفتوحة لتحركات الأماكن المقدسة الصغيرة في القرن السابع عشر. - شارينت ومنحدرات جبال الألب الفرنسية. - Bors-de-Montmoreau - Església de Notre-Dame - Introducció a les capelles viàries - Identificació d'una capella romànica oberta als moviments de santuaris fermament petits al segle XVII. - Vessants alpins de Charente i Francesos. - Бор-де-Монморо - Церковь Нотр-Дам - Знакомство с дорожными часовнями - Идентификация романской часовни, открытой для движения небольших святилищ в 17 веке. - Шаранта и французские альпийские склоны. -Bors-de-Montmoreau - 圣母教堂 - 道路小教堂介绍 - 罗马式小教堂的识别,对 17 世纪坚定的小型圣殿的运动开放。 - 夏朗德和法国高山斜坡。- Bors-de-Montmoreau - קהילה פון נאָטרע-דאַמע - אַ הקדמה צו וועג טשאַפּעלס - לעגיטימאַציע פון ​​אַ ראָמאַנעסק טשאַפּעל וואָס איז אָפן פֿאַר די באַוועגונגען פון פעסט קליין סאַנקטואַריעס אין די 17 יאָרהונדערט. - טשאַרענט און פראנצויזיש אַלפּיין סלאָפּעס. -Bors-de-Montmoreau - Church of Notre-Dame - Isang panimula sa mga chapel sa kalsada - Pagkilala sa isang Romanesque chapel na bukas sa mga paggalaw ng mga maliliit na santuwaryo noong ika-17 siglo. - Charente at French alpine slope. -Bors-de-Montmoreau - Nhà thờ Đức Bà - Giới thiệu về các nhà nguyện đường - Nhận dạng một nhà nguyện theo phong cách Romanesque mở ra cho sự di chuyển của các khu bảo tồn nhỏ vững chắc vào thế kỷ 17. - Charente và sườn núi cao của Pháp. - Bors-de-Montmoreau - Kerk van Notre-Dame - 'n Inleiding tot padkapelle - Identifikasie van 'n Romaanse kapel wat oop is vir die bewegings van stewige klein heiligdomme in die 17de eeu. - Charente en Franse alpiene hange.


Le site complet compte à ce jour 148 articles : il est à votre disposition. Toutes les pages sont issues de mes recherches personnelles et universitaires. Les emprunts à des auteurs sont signalées et il n'y a aucun élément qui tombe sous le coup de la protection des données des lois européennes sans compter que je respecte avant tout la tradition de libertés et de démocratie de la république française. En tant que citoyen français je me conforme à la législation française. Toutes les photos publiées l'ont été avec l'accord des personnes à la date de leurs publications. Ces pages ainsi que tous les documents produits sont assujettis à Copyright et droits d'auteur. Il n'y a aucune raison commerciale, ni déclarée ni cachée, pour la construction de ce blog.  Vous pouvez aussi aller sur le moteur de recherche à droite de votre écran sur cette page. Vous pouvez rechercher tout ce qui vous intéresse, du dessin à la peinture, à l'archéologie, à l'architecture, à la poésie, à la sculpture, aux pages magazines, pour votre stricte curiosité ou culture personnelle, et pour toute autre action ne débordant pas le cadre strict de la consultation. Pour les universitaires qui voudraient produire certains de ces travaux, me contacter sur la partie "blogger" en bas de page, en me laissant votre adresse courriel de messagerie. Pour clarifier mes compétences professionnelles, voici le panorama de mes formations. Lycée technique, mécanique, où j'ai appris le dessin industriel que j'ai par la suite appliqué au dessin d'architecture de relevés archéologiques appris à l'université de Poitiers. Formation militaire BMP1 (engagé trois ans dans les Commandos Troupes de Marine - 22° RIMA puis 1° BPCS - Importante formation à la topographie si utile pour mes recherches archéologiques) - Formation d'Infirmier du Secteur Psychiatrique en 28 mois, IDE par Réforme Hospitalière -  Nombreux travaux et nombreuses formations avec des maîtres de la peinture (lithographie, gravure, peinture,...) et de la littérature contemporaine. Doctorat Lettres et Arts  (mention Très Honorable avec Félicitations), Histoire de l'Art et Archéologie, Université de Provence Centre d'Aix à partir d'autres formations de ce cycle à l'Université de Tours (2 ans - Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance), de l'Université de Poitiers (2 ans - Centre d'Etudes Supérieures de Civilisation Médiévale), et deux ans de formation en lettres à l'université de Nice, et stages divers - Diplôme Inter-Universitaire de la Faculté de Médecine de Lille, "La Santé Mentale dans la Communauté" en lien avec l'OMS/CCOMS. Sur Google "Les budgets aidants..".http://www.ccomssantementalelillefrance.org/sites/ccoms.org/files/Memoire-Peynaud.pdfJ'exerçais au C.H.Cannes en tant que coordinateur/responsable des Ateliers Thérapeutiques-Psychothérapie Institutionnelle du Pôle Santé Mentale en Intra Hospitalier). Au printemps 2017 j'ai été également élu au Conseil de l'Ordre Infirmier des Alpes-Maritimes. Depuis le 1° avril 2018 je suis en retraite.


REMERCIEMENTS

Monsieur Jacky Renaudin, Maire de Bors-de-Montmoreau

Monsieur le Révérend Père Eric Pouvaloue, Curé de la Paroisse.

Madame la Secrétaire de Mairie,

Monsieur Benoît Le Grelle, Brocanteur "L'incontournable" à Bors,

Monsieur Eric Petit, auteur de Bors de Montmoreau autrefois. Rioux-Martin 2021.

Monsieur Alain Cheminade, pour un avis archéologique d'appareillages,

Madame Eliane Maussion, chargée de mission auprès de l'église.

Madame Gina Schuster Directrice de la bibliothèque de Parcoul pour une excursion à la Fontaine de Guérison à l'origine de ma découverte de la chapelle Saint-Jean

Monsieur Clément Beuselinck-Doussin, propriétaire de la Chapelle Saint-Jean en ayant autorisé l'exploitation et mes relevés pour ce sujet.

Monsieur Jean Des Courtils pour sa médiation avec son neveu Clément.

Monsieur Yves-Michel Foucaud pour sa médiation avec la famille Des Courtils,

Madame Ghislaine Goudet pour la découverte complète du site de la chapelle Saint-Jean avec la Fontaine de Guérison et l'histoire du lieu, précieux guide sur le site et documentaliste.


Articles de ce blog pouvant intervenir dans cette rédaction ou en reprise de bâtiments déjà publiés


Châteaux de la Creuse - de la fin du moyen âge - XV et XVI° siècle - Archéolgie Médiévale
http://coureur2.blogspot.fr/2011/09/une-histoire-de-lescalier-en-vis.html


1° partie - Archéologie Médiévale - Aspects et singularités du château en France à la fin du Moyen Âge (XV° et XVI° siècles)
http://coureur2.blogspot.fr/2013/10/archeologie-medievale-aspects-et.html


2° partie - Archéologie Médiévale - Aspects et singularités du château en France à la fin du Moyen Âge (XV° et XVI° siècles)
http://coureur2.blogspot.fr/2014/11/2-partie-archeologie-medievale-aspects.html


3° partie - Archéologie Médiévale - suite des parties 2 et 3 d'Archéologie Médiévale consacrées aux aspects et singularités du château en France autour des XV° au XVI° siècles
http://coureur2.blogspot.fr/2016/04/3-partie-suite-des-parties-parties-1-et.html


Yviers/Charente - Archéologie médiévale - Une synthèse sur l'évolution architecturale du XV° au XVI° et XVII° s. en France - Mutations des donjons et maisons-tours des petits châteaux de la fin de la Guerre de Cent-Ans vers les donjons résidentiels de la fin du XV° siècle au XVI° siècle et des incidences dans le classicisme français.
https://coureur2.blogspot.fr/2018/04/yvierscharente-archeologie-medievale.html


Allemans en Périgord - Manoir du lau - Archéologie Médiévale
https://coureur2.blogspot.com/2018/09/allemans-en-perigord-manoir-du-lau.html


Maisons-tours et donjons-tours - architectures médiévales françaises du XIII°/XIV° au XVI° - Archéologie médiévale


Curac - Les énigmes de son château - Département de la Charente - Archéologie Médiévale
https://coureur2.blogspot.com/2019/10/curac-les-enigmes-de-son-chateau.html

Varaignes - Le château de Varaignes, le village et son église. Un site rural d'écologie et de culture sur le département de la Dordogne en Périgord Vert. Archéologie Médiévale.
https://coureur2.blogspot.com/2020/03/varaignes-le-chateau-de-varaignes-son.html

La Tour : un mode architectural français pour la guerre et pour la paix, du XIII° au XVI° siècles. Un exemple à l'Est du département de la Charente.
https://coureur2.blogspot.com/2020/12/la-tour-un-mode-architectural-francais.html

Fonctions religieuses apotropaïques et traditions funéraires en France 
http://coureur2.blogspot.fr/2015/08/fonctions-religieuses-apotropaiques-et.html 

Primitifs Niçois - Les chapelles peintes des Alpes Maritimes
http://coureur2.blogspot.fr/2012/03/primitis-nicois-les-Chapelles-facades.html

Iconologie - Un couvercle de sarcophage mérovingien - une corniche de l'église de Saint-Amant-de-Montmoreau (Charente) - Archéologie médiévale.
https://coureur2.blogspot.com/2021/04/iconologie-un-couvercle-de-sarcophage.html

Saint-Amant-de-Montmoreau, Sud-Charente - Des vestiges du Haut-Moyen Âge à la naissance du gothique sur les marches Périgord/Angoumois/Saintonge-  une maison tour -  Première Renaissance Française. 
https://coureur2.blogspot.com/2021/07/saint-amant-de-montmoreau-sud-charente.html

Rioux-Martin - L'église romane - L'implantation de l'abbaye de Fontevraud à la Haute-Lande - Les interventions d'Edouard Warin et de Paul Abadie au XIX° s. - Une approche des escaliers romans dans le bassin de la Tude.
https://coureur2.blogspot.com/2022/06/rioux-martin-leglise-romane.html

Du médiéval au contemporain, une invention bien avant classement au patrimoine mondial de l'UNESCO : 
                                      Claude Peynaud  : Le clocher des Frères Perret à Saint-Vaury
http://coureur2.blogspot.fr/2012/01/perret-freres-le-clocher-des-freres_10.html



Aux origines de cet article, quatrième volet du polyptique consacré aux églises du bassin de la Tude et lisières en Sud-Charente sur la transition roman-gothique de ce secteur géographique et principalement par les chevets plats des sanctuaires : quelles questions au regard de la littérature publiée sur les chevets plats de cette période ?
De nouveaux liens et parentés culturelles entre Est en Ouest - des secteurs désenclavés. 

Iconologie - Un couvercle de sarcophage mérovingien - une corniche de l'église de Saint-Amant-de-Montmoreau (Charente) - Archéologie médiévale.
https://coureur2.blogspot.com/2021/04/iconologie-un-couvercle-de-sarcophage.html

Saint-Amant-de-Montmoreau, Sud-Charente - Des vestiges du Haut-Moyen Âge à la naissance du gothique sur les marches Périgord/Angoumois/Saintonge-  une maison tour -  Première Renaissance Française. 
https://coureur2.blogspot.com/2021/07/saint-amant-de-montmoreau-sud-charente.html

Rioux-Martin - L'église romane - L'implantation de l'abbaye de Fontevraud à la Haute-Lande - Les interventions d'Edouard Warin et de Paul Abadie au XIX° s. - Une approche des escaliers romans dans le bassin de la Tude.
https://coureur2.blogspot.com/2022/06/rioux-martin-leglise-romane.html
Article élargi à la formation de l'architecture vernaculaire des XIX° et XX° siècles, de la Charente au Périgord  Bordelais - Une trajectoire du couple escalier/passage, du monde roman au monde moderne.


 Comment situer ce nouvel Article par son intitulé

un préambule


Ce nouvel article est consacré à l'église Notre-Dame à Bors-de-Montmoreau et à la rencontre de la famille des chapelles ouvertes depuis la période de transition roman/gothique sur le bassin de la Tude, dont le point de départ, je le donne en mémoire, est l'étude de la famille des églises à chevets plats du bassin de la Tude, entre XII° et XIII° siècles, à partir des questions archéologiques si passionnantes posées par l'église de Saint-Amant-de-Montmoreau dont nous avons vu avec l'article précédent consacré à une autre église de ce secteur géographique - pourtant à chevet semi-circulaire - l'église de Rioux-Martin, tout l'intérêt qu'une première étude en archéologie du bâti peut amener en richesses scientifiques et perspectives d'études élargies et refondues. Les sources d'archives restent importantes mais lorsqu'elles font défaut ce ne sont plus des obstacles aux approches scientifiques après prises en compte des littératures et celles des placards non publiées, pourtant parfois essentielles aux progrès scientifiques des sujets, de la recherche.

         En thèse doctorale de 3° cycle soutenue à Aix-en-Provence le 26 janvier 2001, j'avais été amené à travailler sur les chapelles ouvertes du sud-est de la France. A cette occasion j'avais inauguré dès 1992 un nouveau chapitre de recherche encore inédit : celui de l'étude de leurs architectures en lien avec les programmes peints qui sont aussi assez souvent des compléments architecturaux amenés par le peintre sur de petites structures apparemment très simples, le plus fréquemment à chevets plats, mais extrêmement intéressantes car évolutives, mouvantes, changeantes et s'inscrivant toutefois dans une réelle famille dynamique originale qu'accompagnait un changement radical de leurs ornementations à partir du milieu du XVI° siècle. Effets du Concile de Trente diront certains. Le Parlement de Paris, en interdisant la représentation des Mystères (1548) qui furent les représentations théâtrales de la mise en scène de la foi au Moyen-Âge, donnait un coup d'arrêt fatal à une veine ornementale de transfert des scènes en programmes peints sur les murs ( G.Sentis, L'art du briançonnais - La peinture au XV° siècle. Préface de Maître Escalier, Président de la Société d'Etudes des Hautes-Alpes. Gaps, 1970, p.29, reprenant une insertion de Marguerite Roques dans Les peintures murales du sud-est de la France - XIII° au XIV° siècle. Préface de Paul Deschamps,1961, p. 33.- Voire aussi E.Mâle : L'art religieux du XIII° siècle en France - Etude sur l'iconographie du Moyen-Âge et sur ses sources d'inspiration. Paris, 1931. Sur un autre volume E.Mâle établit une chronologie de la disparition des Mystères qui est pour lui l'âme même du Moyen-Âge, comme quoi la fin du Moyen-Âge se situe bien atour du Concile de Trente et non pas avec la découverte de l'Amérique. Mais lisons E.Mâle : " Une des premières conséquences de la Réforme fut de rendre suspect  aux catholiques leur vieux théâtre religieux ...Dès 1541, l'échevinage d'Amiens faisait difficulté "à laisser jouer publiquement la parole de Dieu". Sept ans après, le 17 novembre 1548, le Parlement de Paris, par un arrêt célèbre, défendit expressément aux confrères de représenter "le mystère de la Passion Notre Sauveur, ne autres mystères sacrés". L'arrêt du Parlement ne s'appliquait qu'à Paris : l'acte de 1548 ne marque donc pas, comme on l'a dit la fin du théâtre religieux du moyen âge. Les confrères, qui n'avaient pas le droit  de représenter leurs Mystères à Paris, allaient de temps en temps les jouer à Rouen. En Normandie, la célèbre confrérie d'Argentan continuait, comme par le passé, à représenter la Passion...Après 1571, l'antique confrérie ...devient muette. Ce n'est plus que dans quelques provinces reculées que l'on s'obstine encore à jouer les Mystères : à la fin du XVI° siècle on représentait encore la Passion dans les Alpes, à Lanslevillard, à Modane, à Saint-Jean-de-Maurienne" Cf. E.Mâle, L'art religieux de la fin du moyen âge en France - Etude sur l'iconographie du moyen âge et sur ses sources d'inspiration. Paris, 1922, p.485 et 486 - Pour ma part j'ai relevé ces mises en scènes théâtrales dont je fais part en deux fois : une fois sur ce blog : Primitifs Niçois - Les chapelles peintes des Alpes Maritimes http://coureur2.blogspot.fr/2012/03/primitis-nicois-les-Chapelles-facades.html et une seconde fois par article publié : C.Peynaud, "Les chapelles à façades ouvertes et peintes des Alpes-Maritimes - XV°-XVI° siècles". Dans, Provence historique - Rencontres italo-provençales Tome LIII. Fascicule 213, juillet-août 2003, p. 315 à 331). Ces scènes nomades de baraques foraines étaient les théâtres de ces représentions des chapitres religieux qu'on jouait devant et dedans les églises à des époques où l'espace intérieur de la cathédrale et de l'église représentait la quasi totalité de l'espace libre des agglomérations intra-muros (cf. Dieter Kimpel et Robert Suckale, L'architecture gothique en France - 1130 à 1270. Munich 1985, Paris 1990, écrivant p.22 "Les grandes fêtes religieuses furent souvent agrémentées par cette forme primitive du théâtre appelés "Mystères", qui était une source d'attraction supplémentaire. Ces mystères étaient généralement joués dans la nef où se tenaient en même temps les spectateurs. En d'autres lieux les églises cathédrales ont été utilisées pour des fonctions bien plus profanes encore...". Au XV° siècle "Les enfants peuvent y jouer à la toupie, mais les adultes n'y pourront pratiquer la paume ni la lutte[...]Profanant en cela les lieux saints et considérant l'église comme une caverne de voleurs". ajoute Michel Aubrun " La paroisse en France des origines au XV° siècle. Paris 1986/2008, p. 169). C'est dire que si on retrouve le peintre organisateur par son décor peint de l'architecture fictive intérieure de ces petites chapelles, que leur source architecturale bâtie n'est pas dépendante des objectifs iconographiques. Le fait que ces sanctuaires aient été peints ou repeints sur des architectures plus anciennes en est encore un élément qui ne doit guider la recherche que vers des prétextes d'édifications indépendants des fonctions apotropaïques ou curatives des décors peints. Et on remarque que ces chapelles ne sont pas construites intra-muros mais sur les chemins et souvent en bordures extérieures des agglomérations fermées dans leurs enceintes et périmètres. Souvent ou très souvent précédées par un porche à bancs reposoirs - porches pouvant être en bois ou in antis charpentés et plus rarement voûtés en dur, à l'occasion enjambant le chemin ou l'accompagnant, parfois ponctuant le passage d'un cours d'eau (gué ou pont) -  on saisit la fonction d'abri du voyageur sur la route d'autant plus que n'ayant pas d'espace intérieur pour donner des représentations théâtrales avec un public, nous comprenons que ce mécanisme de transposition en décor peint intérieur de la scène théâtrale ne pouvait se produire qu'à partir d'une représentation en façade de la chapelle à condition qu'il y eut un espace extérieur suffisant tant pour la représentation que pour le public... Compte tenu de tous ces paramètres exposés nous avons encore ici une base solide de réflexion pour aller chercher ailleurs l'origine de ces constructions ouvertes en abris. 
                               Les routes de  pèlerinages qui se développent tant vers Rome que vers Saint-Jacques de Compostelle, comme l'expose Emile Mâle mais aussi Marcel Durliat [M.Durliat, La sculpture romane de la route de Saint-Jacques - De Conques à Compostelle. Paris 1990, p.29 à 38] ainsi que Louis Hautecoeur [dégageant le rôle des routes de pèlerinages et celui prépondérant des influences culturelles transalpines de la France du XI° au XIV° s.: Louis Hautecœur, "Les primitifs italiens - Les origines - Les influences françaises". Paris, 1931, p. 33 à 39. Suivi de Saint-François d'Assise et l'art italien. et chapitres suivants de la même publication, et les voies commerciales, cols et vallées],  sont les véritables moteurs et vecteurs de ces architectures sur les chemins des pèlerins et autres usagers. Ces chapelles abris et refuges, lieux d'oboles et de dévotions dont les dédicaces peuvent changer suivant les nécessités du moment, mises en scènes des saints de la Légende Dorée devenus thaumaturges mais encore Evangélistes et autres saints de la Bible appelés en protecteurs du voyage, s'installent en architectures de traditions dont il ne nous reste que quelques foyers et exemples qu'il faut maintenant archéologiquement extraire  - de sur-constructions en récupérations de ces petits édifices pour en construire de plus grands - vers un hypothétique et lent inventaire. Petites constructions hors les murs qui eurent sans doute une importance beaucoup plus grande pour le monde chrétien que celle qu'on peut imaginer maintenant que mon inventaire s'étoffe d'Ouest en Est en revenant à la rencontre de l'Ouest comme nous allons le voir par ce nouvel article : du chemin à la recherche du miracle au miracle sur le chemin, au simple refuge. Dans le même état d'esprit les oratoires qui jalonnaient les chemins avaient des fonction complémentaires tout comme les croix des croisées de chemin, porteuses et génératrices de légendes.[ "Ces croix qu'on trouve aussi ça et là aux carrefours des chemins et surtout à l'entrée des chefs-lieux de paroisse peuvent être des signes de sauvegarde : en 1095, le concile de Clermont, can.29, le dit expressément : "Si quelqu'un, poursuivi par un ennemi se réfugie près d'une croix de chemin, qu'il demeure libre comme s'il l'était dans une église".". Cf. Michel Aubrun, 1986, 2008 op cit, p. 93] 

Voilà ce que je vous propose par cet article
Donner une nouvelle dimension architecturale et historique à ce phénomène des chapelles ouvertes issues de l'art roman et des routes de pèlerinages et de commerces, d'échanges et du voyage, chapelles de routes entre agglomérations, qui se fermeront d'abord en claires voies au XVI° siècle puis en murs et claires-voies au XVII° siècle jusqu'à des constructions de chapelles à façades standards en murs maçonnés, ou le décor intérieur passera de la projection des Mystères - soit par directe récupération d'une représentation théâtrale soit par modèles d'ateliers mis à disposition suivant les choix des commanditaires, soit à d'autres figurations comme l'exemple ci-dessus publié par Gabriel Sentis dans le Dauphiné - jusqu'aux tableaux d'autels et tabernacles sculptés et peints, puis lourdement enrichis par de gros mobiliers polychromes sculptés et dorés à la période baroque à partir de la seconde partie du XVII° siècle lorsque s'accélère le mouvement de fermement progressif de ces sanctuaires, voire que d'autres modes de fermements apparaissent impulsant de nouveaux modèles architecturaux comme ci dessous à l'aube du XVIII° s. rocaille, en "sentinelle" de l'accès au village en fin de crête de Tourette du Château 
en même temps qu'apparaît une nouvelle vague de constructions de chapelles à façades semi-fermées et fermées en pignons de façades sur un modèle standard d'une porte close ou encore à claire-voie, flanquée de petites fenêtres ou sans fenêtres en façades comme avec les chapelles des stations des chemins de croix et assez souvent des confréries de Pénitents.


Pour des regards pluriels sur les chapelles de route : Raymond Oursel, Les pèlerins du Moyen-âge - Résurrection du passé. Paris, 1963, p. 62 et suivantes " Les relais, chapelles et oratoires routiers. Ainsi cheminait-il fortifié d'espérance, et d'autres pieux relais encore bénissant sa course. La civilisation moderne, grande destructrice d'un passé qu'elle récuse, a rasé sans pitié la plupart de ces oratoires et chapelles plantés jadis à travers les terroirs. Plus conservatrice ou moins éprouvées que d'autres , la Bretagne, la Haute-Savoie, la Provence, en sauvegardent elles des floraisons attachantes. A part les chapelles de hameaux, prévues pour la desserte secondaire des écarts trop éloignés de l'église paroissiale, tous, ou peu s'en faut, répondent à une vocation routière [...] D'autres encore gardent les carrefours, ou bien, postées à l'entrée des royaumes maléfiques des défilés obscurs, des cluses alpines, des gorges entaillées par les torrents, des dures ascensions, où le péril rôde à chaque pas, exorcise la peur: on en érige [...] exhaler dans le silence sa prière de réconfort, avant de se confier à l'étape nouvelle. Toutes pouvaient en cas de besoin, servir au voyageur d'abri provisoire ou de refuge..."  

En poursuivant le chemin tracé par Raymond Oursel nous allons découvrir d'autres horizons, d'autres géographies qui font entrer le grand sud-ouest dans le creux de cette boucle en trajectoire de la Bretagne aux versants alpins et provençaux,  d'autres types de conservations qui font que les destructions n'ont pas toutes eu raison de ces petits sanctuaires de routes alors que d'autres ne doivent apparemment leur survie qu'en leur conversions miraculeuses curatives et préventives par leurs ornementations peintes ou sculptées, évolutives, renouvelées ou perpétuées... par l'attachement à des sources miraculeuses et ruisseaux qui coupent le chemin en gués marécageux où dansent les feux follets pendant les saisons chaudes, lieux de fêtes populaires et célébrations rurales de la foi chrétienne...

L'Eglise Sainte-Marie de Bors-de-Montmoreau
 est donc ce monument qui va devenir le témoin d'une origine romane - ou d'une étape romane -  de sanctuaires de routes dans le Sud-Ouest de la France, à la rencontre des versants alpins, qui survivront ou qui s'adapteront à toutes les veines ornementales, de modes ou de choix de l'Eglise qui de toute façon suivent aussi l'évolution des mouvements de l'art les plus puissants, et qui s'adapteront aussi à des évolutions et à des créations architecturales, jusqu'à finalement disparaître des mémoires en exposant cette nouvelle page du blog, par une modeste recherche des chevets plats sur le bassin de la Tude, à un réveil en liens géoculturels et bibliographiques des pionniers.    




1 . Documents

Bors-de-Montmoreau
(la commune est restée autonome avec sa mairie et son propre conseil municipal et maire)

Bibliographie : abbé Michon, op.cit. 1844, p. 313 et p.330,  abbé Nanglard, op.cit., t.III, p.117, t.IV, p. 402; Echo Charentais, un article de 1906Jean George, op.cit., 1933, p.42, Eric Petit, op.cit. 2021, p. 71. à 81.    




 Avec cette église nous entrons, par sa configuration moderne et avant le voûtement de la nef de 1895/96  dans un type commun en Sud-Charente - beaucoup moins visible de nos jours après les voûtements du XIX°-  pour ainsi-dire jamais signalé par les auteurs : celui des églises romanes à nef unique planchéiée articulée à un chœur  plat ou semi circulaire par l'intermédiaire d'un avant-chœur, couvert en berceau pour des sources archaïques mais plus généralement rencontrés couvert en coupole fermée entièrement appareillée, et plus tard plus fréquemment en blocage ouvert d'un oculus zénithal pour monter la cloche si le clocher est original ou plus tardif. Une travée droite peut sophistiquer cette articulation mais pour un chevet plat l'exemple de Saint-Amant-de-Montmoreau est rare sur le bassin de la Tude alors que ce dispositif y est beaucoup plus fréquent pour les églises à chevets semi-circulaires. L'église de Bors-de-Montmoreau va encore enrichir les outils d'étude de ces bâtiments à chevets plats mais pas du tout comme le lecteur ni le chercheur pourraient s'y attendre.
         
          A Bors-de-Montmoreau  il n'y a pas de coupole sous clocher, seulement un berceau articulé à celui du chœur par un arc doubleau (de reprise sous œuvre) épaulé d'un formeret décalé en hauteur, profilé comme une (demi) nervure à ressaut de tores, côté Ouest, à l'identique de celle qui souligne l'arc du berceau sur le mur plat de fond du chœur éclairé par une grande baie en tiers point et une petite fenêtre étroite plein cintre de contre-jour au Sud.  
         
L'intérieur de la nef de l'église de Bors-de-Montmoreau a été très refait au XIX° siècle et des apports de portails gothiques pour des portails ornés de chapiteaux romans de réemplois,  également très lourdement murés à l'extérieur sur les murs gouttereaux,  font que cette église ne présente à priori que peu d'intérêt pour les chercheurs. De toute façon depuis les repérages de Jean George il n'y a pas eu d'investigations archéologie modernes sur cette église bien qu'elles soit très bien entretenue. 
             La publication en 2021 d'Eric Petit apporte de nouveaux éléments d'archives. En cet automne 2021 les toitures ont été refaites. Par cette réfection et par le témoignage des couvreurs (que je remercie), nous savons que les voûtes de la nef sont en briques en conséquence de la restauration du XIX° siècle, en substitution d'un ancien couvrement planchéié dont il reste des vestiges de parquets très anciens dans les combles (inaccessibles) de la nef. 
Nous sommes donc, par la perception extérieure avant travaux d'archéologie du bâti, dans le cadre d'une église romane à nef planchéiée articulée à un chevet plat par un avant-chœur/tour de cloche, avec apport de portail gothique comme il n'est pas rare ni pas très fréquent non plus d'en rencontrer en Sud-Charente. En revanche la multiplication des portails à chapiteaux romans et ceux à structures et chapiteaux gothiques sur les murs gouttereaux pour une absence de portail (original) en façade occidentale pose une véritable question, d'autant plus qu'il ne semble pas que ce dispositif ait été totalement partagé avec d'autres églises du bassin de la Tude et lisières. Toutefois  nous rencontrons des parentés avec ce dispositif : 
             - Saint-Amant de Montmoreau nous avons deux portails en mur gouttereau Nord mais ils sont XV° et XVI°s pour une petite porte en façade occidentale très postérieure.-
             - A Passirac, bordure Ouest du bassin de la Tude, un portail de la façade occidentale est doublé en extrémité Ouest du mur gouttereau Sud par un autre portail roman. L'église de Passirac est toutefois construite avec des recours à des trompe-l'oeil et leurres architecturaux très intégrés.






La figure centrale de la planche ci-dessus représente la façade occidentale avant l'intervention de Pierre Texier : deux jambes de raidissement encadrent une porte simple en plein cintre. Aucune fenêtre d'éclairage de la nef. Cette façade occidentale n'a rien à voir avec une organisation romane; ce que Pierre Texier va "corriger". Du temps de la construction à l'époque romane il n'y a donc eu aucune ouverture sur la façade occidentale.
Pierre Texier est un architecte installé à Chalais au cœur de la vallée de la Tude. Au nombre de ses travaux on signale la réfection de l'église romane de Passirac (1893) dont il a été déjà question avec ses deux portails Ouest.

               
 
Le site est une crète de séparation des eaux entre le bassin de la Tude à l'Ouest et celui de l'Auzonne à l'Est (autre affluent de la Dronne au Sud) qui va aller rejoindre le bassin versant du Toulzot au Nord. Une route ancienne part de Montmoreau, suit les crêtes et va se perdre vers Aubeterre (bassin de la Dronne) après avoir dépassé l'église de Bors construite au départ du versant descendant vers la Tude.
Comme vu, la façade occidentale de l'église est un effet des modifications de la nef à la fin du XIX° siècle. Sur le témoignage de Monsieur Eric Petit de nombreuses sépultures et ossements ont été mis à jours lors de l'aménagement de la voie moderne qui contourne l'église par l'Ouest-Sud-Ouest où on peut voir un sarcophage classé aux MNH et ainsi décrit par l'abbé Michon [1944, op.cit., p.330] : "Pierre tombale devant l'égliseayant une croix à ses extrémités, ; les deux côtés sont ornés d'arcades entrelacées formant ogives". Donc, selon toute vraisemblance, une sépulture d'époque médiévale qui a été déplacée : elle était contre la façade occidental mais ceci ne change une mise à jour d'ossements dans un cimetière datant au moins du bas moyen âge, à l'Ouest du mur pignon de l'actuelle nef, avant sa transformation au XIX° s.  en façade néo-romane. [ L'observation peut aller plus loin dans ce choix d'avoir orienté la construction cardinale du ou des bâtiments religieux sur le bassin dévalant de la ligne de crête côté Ouest face à La Tude. Carol Heitz (op.cit qui était., p. 227 et 228) citant le paragraphe 14 du livre copte sur l'intronisation de Saint-Michel  écrit : "... saint-Pierre explique au Christ  qu'il est , comme ses compagnons, incapable de se représenter les sanctions qui vont être prise à leur mort, au ciel et appliquées dans les terres d'Ouest que l'on considère comme le royaume de la mort. Le Christ lui répond que les justes seront d'abord embrassés et parés par Saint-Michel qui les conduira  ensuite aux grands fleuves de la vie, ils exulteront dans les éons et le père les accueillera avec les forces de la lumière (les anges et les archanges) , les chérubins et les séraphins". Bien que l'église ne semble jamais avoir été dédicacée à Saint-Michel, elle le fut pourtant à Saint-Pierre (et saint Paul). Si avec l'implantation chrétienne à Bors nous sommes effectivement sur une première fondation cénobitique, cette observation peut avoir son importance et doit être signalée pour avancer vers la compréhension d'une absence de façade occidentale d'origine romane pour un cimetière très ancien au plus près de cette façade occidentale tournée vers la Tude, c'est-à-dire vers le "fleuve" même si la Tude est une rivière; pourquoi le versant Est de la crête en site immédiatement voisin a été délaissé au profit de celui à l'Ouest. On ne peut pas nier qu'il y a eu effectivement un  choix...].   
   Un second document nous renseigne un peu plus sur le projet de restauration de 1896 et sur l'état architectural après ces travaux :


Le document est signé du 1° septembre 1896. Il ne prévoit aucune intervention sur la façade Ouest. C'est le second document déjà présenté, signé et approuvé en date du 23 septembre 1896, qui formalise le projet d'une construction de façade occidentale. Façade néo-romane qui complètera l'installation de piles et doubleaux pour un voûtement de la nef primitivement  planchéiée ou charpentée, pour une reconstruction de l'élévation supérieure de la tour de cloche ne touchant à la structure intérieure à la nef que par une reformulation d'arc en place et lieu du mur épais qui marquait la limite Ouest de l'actuel chœur roman. Nous serons également amenés à considérer la cage d'escalier en vis hors œuvre et sa relation tant avec le chevet plat qu'avec la surélévation en tour de cloche . Le massif oriental ne sera pas d'avantage touché par ce chantier sauf par deux percements de fenêtres en première travée du chevet plat. Il y aurait là un manque car la sacristie attenante à la face Nord du chœur est signalée construite en 1864 (E.Petit, op.cit., p. 74). Ce qui ferait que le dessin ci-dessous serait un peu postérieur semblant déjà montrer l'essentiel des ajouts : sacristie, chapelle, escalier mais les ouvertures du clocher ne sont pas conformes aux interventions de Pierre Texier; à savoir des fenêtres à couvrements plats très proches du toit, alors que le projet de rénovation est conforme à ce que nous voyons actuellement de couvrements pleins cintres avec une ligne de toit plus haute. Mais aussi une fenêtre rectangulaire à couvrement plat en ouverture occidentale pour un état actuel de baies géminées couvertes en pleins cintres. Ainsi par ce dessin nous aurions un état architectural de la façade Nord de l'église entre la construction de la sacristie et les modifications de Pierre Texier, soit entre  1864 et 1896 avec une trace dessinée du remplage gothique de la grande verrière partiellement bouchée au chevet. Elément des plus importants qui nous ramène déjà vers Saint-Amant-de-Montmoreau. Toutefois nous allons découvrir une originalité inattendue avec le chevet plat à deux travées qui nous allons approcher en essai d'analyse par le relevé archéologique du bâti et synoptique. En revanche le petit bâtiment construit contre la face ouest de la tour d'escalier a disparu et le grand arc qu'on aperçoit en arrière dans le renfoncement a également disparu dans le percement d'une fenêtre qui pourrait dater des remaniements de 1896. Cet arc qui figure en ce site doit-être questionné de multiples façons et il le sera dans l'analyse archéologique détaillée de l'église  mais pas sur cette page; tout autant que la seconde fenêtre de la cage d'escalier en vis hors-oeuvre. Donc un dessin très riche qui complète la documentation fournie par les remaniements de Pierre Texier sur la nef et tour de cloche.

C'est par des chantiers antérieurs et postérieurs qu'un plan initial, ou qu'un plan très ancien, sans pouvoir dire s'il fut véritablement le premier projet architectural sur le site,  pourra être approché en modifications successives. La question de l'escalier en vis d'accès au clocher était un débat ouvert quand à sa configuration originale. Dès les premiers relevés en archéologie du bâti, une nouvelle réalité apparaît.
              On remarquera que l'architecte Pierre Texier semble avoir fait des sondages pour mettre à même niveau les fondations primitives et celles de son intervention, ce qui exclu à priori la présence d'une crypte qui, par la pente du terrain orientée vers l'Ouest, rendrait en plus cette recherche très aléatoire sans pour autant abandonner cette éventualité lors de fouilles plus approfondies du site.



2  - Etude archéologique du bâti

Introduction des approches archéologiques
 Les codes couleurs isolent les deux principales périodes de constructions, surchargées des apports postérieurs et modifications jusqu'à la fin du XIX° siècle 


Les codes couleurs isolent les deux zones principales de constructions successives du monument, enrichies des apports postérieurs jusqu'au XIX


2 a - Synoptique

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2 b - Méthode d'extraction d'une chapelle ouverte par la pratique de l'archéologie du bâti.

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Les nefs à trois vaisseaux ne sont pas connues dans le bassin de la Tude sauf en extrémité nord avec l'église de Ronsenac attenante à un important prieuré. A Bors-de-Montmoreau nous n'avons aucune certitude d'une église à trois vaisseaux ni d'indication d'un périmètre monastique sauf des terrains vides autour de l'église et une ouverture de grands portails en façade Sud à la liaison du chœur à deux travées et de la nef. Plus un très ancien cimetière en façade Ouest du bâtiment.
Les trois piles à chapiteaux romans [nombreux autres chapiteaux de la même veine en réemplois - veine de ceux de l'église Saint-Denis à Montmoreau] et angles des ressauts dégagés d'un tore ont été récupérées pour former une chapelle à chevet plat ouverte en grand arc sur la travée sud-Ouest, fermée par un mur épais en mur Ouest de la travée Ouest prolongé par une autre travée formant chevet plat. Soit une travée de chœur à chevet plat et voûtée en berceau et une en porche planchéié ou à charpente apparente précédée d'un portique voûté sur sa face Sud.
Cette chapelle a été progressivement fermée par des diminutions successives du grand arc Sud et finalement totalement fermée, avec son mur Ouest alors ouvert dans un autre projet architectural pour communiquer avec une nef planchéiée du XIII siècle  (voire début XIV° ?), sans façade occidentale architecturée mais à très grand portail gothique Sud - porte piétonne et porte cochère  - à chapiteau très élégamment épannelé avec boules en astragale, réceptrices des nervures qui donnaient également naissance à un porche voûté, précédé d'un portail voûté sur nervures. L'ensemble très élégant devait offrir un grand contraste avec la chapelle romane transformée en chœur à chevet plat et grande verrière en tiers point signant une transition gothique qui ramène cette veine architecturale vers une voie conduisant à la conception du chevet plat de Saint-Amant-de-Montmoreau à seulement quelques kilomètres sur l'autre versant du vallon du Thoulzot.


La famille des chapelles ouvertes de l'Est de la France
et le mouvement de fermement de ces petites architectures

Bien évidemment la présence d'une chapelle romane à façade ouverte et intérieur peint (traces évidentes de peintures ocres jaunes et rouges sur les parties les plus anciennes de la chapelle, donc sur les piles articulées et colonnes engagées aux 2/3 sur dosserets aux angles dégagés d'un tore) surprendra certainement. En effet j'ai rencontré ce type architectural dans les Alpes du Sud-Ouest, Sud-Est de la France c'est-à-dire sur les versants provençaux, essentiellement construits aux XV° et XVI° siècles pour des réceptions de décors peints visibles depuis l'extérieur à différents degrés jusqu'au fond des sanctuaires, suivant les variantes de ce type architectural. C'est une période historique pendant laquelle cette partie alpine où on rencontre principalement ce phénomène est peu à peu intégrée au comté, puis duché de Savoie sans autonomie politique et culturelle véritable - sauf des manifestation sporadiques vernaculaires selon les villages, les cols et les vallées -   qui deviendra pour sa plus grande part un comté totalement artificiel du non moins artificiel Royaume de Sardaigne alpin (après avoir été royaume de Sicile) par le jeu des couronnes disponibles en Europe après le traité d'Utrecht terminé en 1715.
Le modèle de chapelle ouverte à arc grand ouvert en façade Sud du porche Ouest existe dans la Vallée de La Tinée à une bonne heure de marche sur un très étroit et vertigineux sentier alpin au hameau (quartier) de Saint-Jean (chapelle Saint-Jean) à partir du village déjà haut perché de La Tour-sur-Tinée.


(retrouvez plus de précisions et d'études sur ce sujet central aux articulations des courants culturels qui ont traversé les Alpes du Sud de la France à l'Italie et inversement, ici à travers les églises - qui complètent sur ce même sujet mes pages sur l'habitat et les chapelles sur ce blog - à la page
  Eglises du sud-ouest des Alpes A travers l'art de la polychromie architecturale
                                     http://coureur2.blogspot.fr/2013/02Bib/eglises-du-Sud-Ouest-des-alpes-alpes.html)

La plus ancienne chapelle ouverte datée du Sud-Ouest des Alpes est celle de

VENANSON

Alpes-Maritimes, haute vallée de La Vésubie, au pied du Mercantour, affluent de la basse vallée du Var.

Si l'origine de son décor peint conservé ne pose aucun problème dans un contexte d'épidémies contre lesquelles Saint-Sébastien devint un saint thaumaturge, il est certain que sa source architecturale est issue de modèles antérieurs et nous avons vu l'exemple de Villars Saint-Pancrace en Dauphiné publié par Gabrielle Sentis, bien après que nous ayons identifié une chapelle romane ouverte sur le mur sud du chœur de l'église de Bors-de-Montmoreau.
Nous avons également vu que des plans en relents de schémas plus ou moins romans d'inspirations d'Ouest pouvaient servir de modèles directeurs pour construire les enveloppes de certains édifices religieux de la vallée du Var et de chapelles dans les vallées de ses affluents dont de la Tinée.
(J'observe une réelle réserve car beaucoup de ces petits bâtiments semblent avoir disparu et leurs décors peints aussi : des approches statistiques seraient donc purement hasardeuses).

Pour Venanson 
 je ne documente pas un éventuel porche, même en bois.
Les porches en bois peuvent encore se rencontrer dans la vallée de la Tinée (Roure, Clans)

[Pour trouver des architectures de chapelles peintes, ouvertes en façades,  à porches maçonnés encore in situ il faut se déplacer plus au sud sur les massifs qui se dédiront peu à peu à la Savoie (chapelles de Lucéram) et à l'Ouest sur les terres frontalières (Sigale - N.D du Bosc) ou restées à la Provence (Vence, Ben Va au nom évocateur "Bon voyage" des fonctions de ces chapelles).]

De premières déclinaisons de transitions depuis des chapelles ouvertes en chapelles peu à peu fermées en claire voies

Les fermements de chapelles ont aussi été en murs pleins avec modifications des plans,
nous ramenant vers la recherche effectuée à Bors-de-Montmoreau
Mougins - Notre-Dame-de-Vie

Les fêtes populaires traditionnelles revivent sur les dehors de la chapelle à l'occasion de réjouissances et de célébrations comme en ce lundi de Pâques 2017




Un retour en Charente au XVII° siècle pour une véritable rencontre entre Est et Ouest
dont je donne ici trois premiers témoins rencontrés.


Chapelle Saint-Jean à la Fontaine de Guérison en bordure du chemin

des Mandoliers issu du carrefour un peu plus bas avec le Petit Chemin de Saint-Jacques

Sud-Charente - Lisières Est du bassin de la Tude

Bibliographie : M.Valette, Pays Poitevin (extraits). Août 1898, p.14. Etudes locales, n° 215 p. 143 et N° 266, p. 156. Repris par  Marc Leproux, Dévotions et saints guérisseurs. Contributions au folklore charentais : Angoumois, Aunis, Saintonge. Préface par Georges-Henri Rivière Conservateur du musée des Arts et Traditions Populaires. Directeur du Conseil International des Musées. Angoulême 1957, p. 184 et 185. "L'église et la fontaine sont placées sous le patronage de Saint-Jean.
La grande Vote a lieu le jour de l'assomption et s'accompagne de la frairie de Laménède (sic) sur le bord de la Beuronne dans une prairie éloignée de toute habitation, bordée de grands bois au nord et à l'ouest. La jeunesse y danse jusqu'à la nuit.
Dans la prairie se trouve une fontaine appelée fontaine de guérison, dont le volume d'eau ne varie point. Toujours limpide et claire, elle guérit les plaies et les douleurs; selon Bertrand, elle guérit les maux d'yeux.
Les pèlerins suivent la foule la veille de l'Assomption, et se plongent dans l'eau jusqu'au cou. Une petite chapelle déserte, située sur le bord de la fontaine, est ornée ce jour là de verdure et de fleurs. Autrefois le curé y récitait des évangiles...
Sur le bord de la fontaine se trouve un poteau de quatre à cinq mètres, gros comme la jambe...le soir de l'assemblée il est criblé d'épingles plantées par les jeunes filles qui désirent se marier...de leur côté les jeune gens les enlèvent avant le coucher du soleil et en piquent deux croix au revers de leur veste ou sur leur blouse afin de trouver une compagne avant la fin de l'année." 


 Lorsque je rencontrais ce petit bâtiment on me le présentais comme une bergerie, mais mesdames Ghislaine Gaudet et Christiane Dumora me confièrent en même temps un document extrait des archives du presbytère de Saint-Quentin, recueilli à Chalais : "à 4 h je récitais les 3 chapelets à la fontaine de Guérison, dans ce lieux ...qu'on nomme pour je ne sais quelle raison chapelle à des ruines où la pluie et le vent pénètrent à des murs sales. Le sol de la dite chapelle est en terre. C'est l'étable de Béthléem. Pour le.... famille Lajeunie propriétaire de la fontaine et de la dite chapelle s'évertue de cacher les murs en y étendant les branchages les degrés d'un vieil autel tout couvert d'un vieux tapis. La garniture qu'entoure l'autel au milieu de laquelle est peinte l'image du sacré cœur est ce qu'il y a de plus propre.
Le reste comme... bouquet est vieux et sale. Les pèlerins n'étaient pas nombreux cette année à la récitation du rosaire mais aussi le temps était mauvais et le chemin plein d'eau et de boue.". Suit une date 19/04/1904.




Depuis, la chapelle a été restaurée mais sans excès : le toit a été réparé et a été isolé par un plancher. Le sol est toujours en terre et le vieil autel décrit a été remonté sur un mur, alors qu'un autre autel "plus propre" en bois ciré a pris la place de l'ancien.
La façade a été enduite en ciment moucheté mais celui d'origine en chaux a été conservé et on le voit dessous le ciment qui s'écaille. Seule la façade était enduite.



Le domaine dont dépendait la fontaine de Guérison et la chapelle Saint-Jean était celui du
 château des Dougnes tout en haut de la grande combe dont la fontaine est la pointe basse.
Ce château est du XV°/XVI° siècle.
La famille Lajeunie était propriétaire des Dougnes.
C'est par mariage que la chapelle et la fontaine passent dans le domaine de La Ménècle
propriété de la famille Des Courtils dont l'actuel propriétaire de la chapelle est un descendant
direct, propriétaire du Maine sur le chemin qui conduit à La Ménècle
L'appentis en préau qi accompagnait le chemin a été démoli mais les vieux chasseurs des villages alentours, dont monsieur Gaudet, se souviennent qu'ils s'y abritaient. 
Nous avons donc ici la chance rare d'une chapelle de route semi-ouverte du XVII° siècle  quasi totalement conservée dans son état original avec en plus son autel sculpté et peint, d'une richesse qui tranche véritablement avec la modestie du bâtiment (bénéfices des oboles des pèlerins ou générosité des propriétaires ?)
Sa façade est structurée à moitié en dur et à moitié en bois et claires voies. C'est une organisation absolument originale que je n'ai jamais rencontrée, transitoire entre les façades à claires voies des chapelles du XVI° au XVII° siècle, et l'architecture vernaculaire à pans de bois dont on peut voir un exemple pas très loin à Saint-Aulaye (Dordogne) sur les bords de la Dronne : cette architecture locale à pans de bois est appelée "doublaude" de la Double Saintongeaise qui est une vaste forêt de pins à quelques kilomètres des forêts de feuillus site de la chapelle. Toutefois des repères de constitution de cette façade se trouvent dans les chapelles de l'Est de la France ci-dessus présentées pour montrer le mouvement de fermement de ces petite chapelles. Voire ces repères, en lien avec l'architecture dite de la "doublaude" à la suite de la présentation de cette chapelle. 


Les fonctions apotropaïques et thaumaturges sont  réparties entre la chapelle et la fontaine qui est une résurgence naturelle qui - même en cette année 2022 de très forte sècheresse - n'a jamais été asséchée bien que le niveau de l'eau ait baissé d'environ de moitie.
Une autre légende s'attache à cette fontaine : celle de sa construction par un soldat rescapé d'un massacré de la fin de la guerre de Cent-Ans lorsque les troupes françaises campèrent sur les bords de la Tude et qu'on fit un pont avec les cadavres des soldats tués pour franchir la rivière avant la bataille de
Castillon le 17 juillet 1453.  Le site s'appelle "Pont de Corps" à côté du village de Médillac où on voit une belle église romane en très bon état.
Ce soldat rescapé serait venu se baigner dans la fontaine et il aurait fait le vœux de construire une chapelle sur le site s'il guérissait de ses blessures.
Il faut préciser que le cours de La Beuronne, à environ quatre cent mètres est le site de ruines de ce qui ressemble fort à une implantation gallo-romaine exploitant le cours d'eau.
Ce site de la fontaine de Guérison pourrait-il être également celui d'un ancien culte païen ?


L'autel en bois est un assemblage d'éléments sculptés, découpés, et peints.
On reconnaît le "sacré cœur" décrit par le texte de 1904 mais on voit aussi les saints qui sont peints de part et d'autre. On identifie encore Saint-Roch avec son chien et l'ange qui amène des onguents dans des pots minuscules pour soigner le bubon, La Vierge à l'enfant, Sainte-Marie Madeleine et Saint-Jean apôtre.
Au dessus nous avons trois croix et trois colombes : Eucharistie. 
 Les colonnes sont d'un trait d'érudition inattendue : c'est un ordre ionique à fûts canelés présentant un entasis et base en rythme tore-scotie-tore sur plinthe.
Le fronton qui subsiste est à rampants interrompus et figure centrale dont le modèle commence à diffuser vers la fin du XVI° siècle depuis Rome pour devenir plus courant au XVII° siècle.
Ce mobilier semble être réalisé avant la généralisation des colonnes torses
La posture de Saint-Jean surprend et pourrait-elle aussi un éléments de datation. En effet ce vieillard barbu en grande robe qui pointe le ciel de son index n'est pas sans faire penser au Platon de l'Ecole d'Athènes de Raphaël dont les modèles en sont publiés par gravures en 1650.
Mais l'attribut de la main gauche n'est pas un livre et on ne peut savoir comment se termine le bâton qu'il tient dans cette main.
Même si l'autel est un peu postérieur à l'édification de la chapelle on doit pouvoir situer la construction du bâtiment dans la première moitié du XVII° siècle.
C'est une chapelle, originale certes par la conception technique de sa façade, mais qui entre totalement dans le courant des chapelles du mouvement de fermement des petits sanctuaires de routes du XVI° au XVII° s. avec abandon des peintures murales dans l'ambiance post-trentienne pour des iconographies peintes sur un mobilier polychrome à ailettes de tabernacle. Ailleurs ces figures de saints, comme à Bors de Montmoreau, mais plus tard dans le XVII° s., voire au tout début du XVIII° s., sont des rondes bosses en bois polychromes et colonnes torses.


Là encore nous voyons que l'architecture utile au voyageur prime à la construction et à l'iconographie et au décor qui s'inscrit ensuite dans la formation historique d'un nouveau mobilier d'église qui tranche carrément avec la modestie de l'architecture de la chapelle et de son originalité bien qu'appartenant au courant architectural historique propre à ces chapelles de routes d'Est en Ouest et inversement.
On connaît l'architecture savante qu'on emploie pour l'autel mais on s'aligne aux courants et aux évolutions de l'architecture des chapelles de route de l'époque pour construite le petit bâtiment.
Les fonctions d'abri et apotropaïques/curatives sont ici clairement confondues bien que fonctionnant sur l'association source/chapelle. Les saints de l'autel sont deux fois des saints guérisseurs : une fois du corps avec Saint-Roch et une fois des âmes avec Marie Madeleine alors que la Vierge à l'enfant annonce le sacrifice et le martyre de Jésus pour un apôtre qui réunit cet ensemble sous le patronage du ciel, de Dieu : le tabernacle et les symboles de l'Eucharistie distribuant l'ensemble ornemental architecturé en tant que temple de la transsubstantiation par le tabernacle et l'élévation de l'hostie sur le ciboire. C'est une chapelle de route dans laquelle on peut célébrer la messe... Et cette possibilité offerte à la célébration de la Passion accompagnée de saints s'inscrit dans une continuité substitutive des représentations des Mystères.


En haut du vallon qui monte au château des Dougnes - site de plusieurs résurgences en ruisseaux et fontaines - rejoint par le chemin des Mandoliers qui monte à travers bois vers la ferme du Maine du domaine de La Ménècle, nous trouvons une autre résurgence bâtie en fontaine en dur, appelée Fontaine des Mandoliers.
La fontaine des Mandoliers et celle de la Guérison ponctuent le départ et la fin du vallon qui passe par la ferme de Chez Blazy seule occupation humaine agricole bâtie (actuellement ruines) de cette vaste combe bordée par des cluzeaux.
Dans cette grande fontaine, d'après le témoignage de Madame Goudet, on y faisait tremper les tiges d'osiers pour les assouplir afin de les rendre propres à la confection des paniers et des chapeaux.



Que ceux qui iront voir ce site s'inclinent devant lui avec autant de respect que j'en ai eu à en faire les relevés et à vous les présenter. 
Qu'ils contribuent à sa sauvegarde.


Des repères pour une constitution de la façade de la chapelle Saint-Jean

Jadis les fêtes religieuses populaires - avec comme support le théâtre des mystères -
 avaient lieu à l'extérieur des chapelles dont le décor intérieur a changé
ou a été reporté sur des mobiliers sculptés et peints en  tabernacles à ailettes, ou à tabernacles avec tableaux d'autel, dans l'esprit qui s'est transformé avant et après le Concile de Trente.
Les chapelles privées, liées à une économie seigneuriale de gestions et de circulations sur les domaines, reversaient les bénéfices de l'autel au clergé (Cf. M.Aubrun, op.cit., 1986/2008, p.77)



 Montbron - Seuil Charente-Périgord


Chapelle dite des Lépreux

Ici les repères avec les chapelles alpines de l'Est de la France sont clairs depuis Notre-Dame-de-Bon-Coeur à Lucéram jusqu'à Notre-Dame-de-Protection à Cagnes et Notre-Dame-de-Vie à Mougins.

La chapelle est à un carrefour de routes, dont une qui est un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, hors les murs du
 village.

La fonction des fenêtres en claire voies n'est pas un dispositif pour tenir en isolement les lépreux, même pour distribuer des repas au travers des claires voies (cf. ces claustras pour distribuer des repas c'est ce qui est publié sur le net) où il n'y a pas assez de place pour faire passer une écuelle sans la renverser  - ce qui serait en plus contraire aux doctrines chrétiennes catholiques -  mais un mode architectural qui a été enrichi d'une travée porche charpentée, rejoignant les modèles provençaux du XV° au XVII° siècles. Sous les fenêtres les bancs reposoirs sont construits avec des fragments de sarcophages anthropomorphes de veine mérovingienne/carolingienne, et autres cailloux taillés.
 D'après l'enquête faite sur le terrain, le site aurait été une sorte de nécropole. En tout cas ce serait un gisement.
Les confréries laïque sont créées au XIII° siècle. Y eut-il une occupation du site par l'une de ces confréries ?
A partir de là on peut orienter des recherches sur plusieurs axes quand à l'occupation ancienne du site. C'est-à-dire  qu'il y a eu d'une part un véritable cimetière qui a peut-être été peu à peu investi par des constructions profanes et qui ont donc repoussé, avant de disparaître elles-mêmes, des constructions liées au culte, aux traditions mortuaires. D'autre part on pourrait essayer de remonter, comme le font certains auteurs, aux persistances romaines d'enterrer les défunts le long des routes. Mais la chapelle dans sa conception actuelle, y compris avant la construction du porche, ne peut guère être antérieure avant les mutations architecturales ailleurs constatées, soit un bâtiment construit en deux chantiers à partir du XVII° siècle.

 On voit ce mode architectural évoluer depuis les chapelles alpines et provençale plus haut présentées et celle ci-dessus également en Provence Orientale, à Vence, jusqu'à la chapelle Saint-Jean à la Fontaine de Guérison sur la commune de Saint-Quentin.
Le type architectural poursuit sa carrière et on le retrouve à Viville où les claires voies sont plus larges mais qui ne changent en rien une appartenance à cette famille architecturale des chapelles de routes sans donner d'argument à des claires voies de distributions de repas à des lépreux au XVII° siècle alors que les villageois allaient danser sur les terrains libérés ou libres autour du sanctuaire comme le confirment les textes mis en jour et publiés par Gabriel Delâge pour cette chapelle de Viville dite aussi "des lépreux".


Champniers - Viville chapelle Saint-Roch

agglomération et diocèse d'Angoulême (Charente)


Bibliographie : Gabriel Delâge, Laboureurs d'Angoumois. Illustrations de Raymonde Delâge. Paris 1988, p. 264 : "Une fête importante se tenait autour de la chapelle Saint-Roch de Viville, dans la paroisse de Champniers. On y venait de tous les environs. En 1776 [...] Mais en dehors de ces scènes de violence de courte durée, les témoins s'accordaient tous à dire que "les autres personnes de la frairie se divertissaient en paix"".







                        3 La question de la transformation architecturale de la chapelle ouverte en église paroissiale

"Le processus amenant à l'émancipation d'une chapelle vis-à-vis de son église mère est connu : "Le degré le plus humble est celui de la simple chapelle qui accueille les fidèles de passage. Puis l'église retient des fidèles pour la messe dominicale , plus tard pour les grandes fêtes. Elle obtient alors un clergé propre, acquiert tout ou partie des dîmes, se fait reconnaître le droit de sépulture. Finalement, le dernier privilège de l'ecclésia matrix, le droit de baptiser, est transféré. La nouvelle paroisse jouit alors de sa pleine autonomie". Encore faut-il pouvoir observer un tel phénomène."  [Cf. Jean-Marc Allard "Le contrôle des paroisses, un enjeu entre les ordres militaires et l'épiscopat : le cas aquitain". Dans, Cahiers de Fanjeaux - Collection d'histoire religieuse du Languedoc au Moyen Âge - 41 - Les ordres religieux militaires dans le Midi (XII°-XIV°) Paris, 2005, p. 28]   

"Les plus souvent, le clergé collateur entretient le chœur et les habitants la nef, d'où les nombreux décalages chronologiques entre ces deux parties.[...] L'église est avant tout un symbole et si elle est le plus bel édifice du village, c'est qu'elle préfigure le ciel." [Cf. Michel Aubrun, 1986/2008, op.cit, pps 144 et 145]

Ces deux citations d'auteurs vont guider l'esprit de l'étude de cette seconde partie de l'église de Bors-de-Montmoreau, à partir d'une reprise de l'étude archéologique du bâti sur le site.  





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Bonnes lectures et bon voyage dans les merveilles de l'art, le plus souvent totalement inédites et toujours parfaitement originales à l'auteur de ce blog.

C'est aussi un blog d'informations, de culture et de voyages



Sommaire/Editorial
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Les Mots d'Azur au château de Mouans-Sartoux - Saison 2017-2018
https://coureur2.blogspot.fr/2017/10/les-mots-dazur-au-chateau-de-mouans.html

  Les mots d'azur au printemps des muses - suite 2016/2017 des soirées au Château de Mouans-Sartoux
    http://coureur2.blogspot.fr/2017/05/les-mots-dazur-au-printemps-des-muses.html

Des poèmes sur la Riviera aux couleurs des Mots d'Azur : suite des rencontres maralpines de poésie
saison 2016-2017
http://coureur2.blogspot.fr/2016/09/des-poemes-sur-la-riviera-aux-couleurs.html

Festival du Livre à Mouans-Sartoux avec les Mots d'Azur
 - 6-7-8 octobre 2017
https://coureur2.blogspot.fr/2017/10/festival-du-livre-de-mouans-sartoux.html

Festival du Livre à Mouans-Sartoux - 7-8-9 octobre 2016 - avec Les Mots d'Azur
http://coureur2.blogspot.fr/2016/10/festival-du-livre-de-mouans-sartoux-7-8.html

Rencontres maralpines de Poésie - Mots d'Azur 2015-2016
http://coureur2.blogspot.fr/2015/09/rencontres-maralpines-de-poesie-et.html

Marie Gay - Pierre-Jean Blazy - Auteurs et Editions - Fondateurs des Mots d'Azur - Marie Gay -
http://coureur2.blogspot.fr/2016/03/marie-gay-pierre-jean-blazy-auteurs-et.html

Psychiatrie - Une histoire et des concepts - l'humain et l'art en enjeux
http://coureur2.blogspot.fr/2016/11/psychiatrie-une-histoire-et-des.html

Des poèmes sur la Riviera aux couleurs des Mots d'Azur : suite des rencontres maralpines de poésie
saison 2016-2017
http://coureur2.blogspot.fr/2016/09/des-poemes-sur-la-riviera-aux-couleurs.html

Jean-Marie Bouet - Fresselines/Larzac - de la poésie aux planches au festival de Fresselines, au Larzac
https://coureur2.blogspot.fr/2012/06/jean-marie-bouet-des-chansonniers-aux.html

Renata- Sculpture contemporaine
http://coureur2.blogspot.fr/2014/06/sculpture-contemporaine-renata-et-le.html

Renata - Pierre Cardin Lacoste - Moulin de Sade - Lubéron 2015
http://coureur2.blogspot.fr/2015/07/renata-pierre-cardin-lacoste-moulin-de.html

Renata - Akira Murata - Espace Auguste Renoir à Essoyes
http://coureur2.blogspot.fr/2015/08/renata-akira-murata-essoyes-ville.html

Renata chez Pierre Cardin - Le regard de Lydia Harambourg Historienne et critiques d'art, correspndans de 'Institut des Beaux Arts de l'Académie de France
http://coureur2.blogspot.fr/2016/07/renata-chez-pierre-cardin-le-regard-de.html

Mag-Bert ou la peinture mnémonique de gestualité figurative
http://coureur2.blogspot.fr/2014/10/mag-bert-ou-la-peinture-mnemonique-de.html

Claude Peynaud - Clichés et antithèses...
http://coureur2.blogspot.fr/2015/05/cliches-et-antitheses.html

Claude Peynaud - Jogging - Méthode d'élaboration d'un Jogging
http://coureur2.blogspot.fr/2014/05/methode-delaboration-dun-jogging-method.html

Claude Peynaud - Le cercle des oiseaux
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Claude Peynaud - Le don de l'aïeule
http://coureur2.blogspot.fr/2011/07/une-theorie-de-construction.html

Claude Peynaud - Une théorie de Construction
http://coureur2.blogspot.fr/2011/07/une-theorie-de-construction.html

Danielle Benitsa Chaminant - Artiste et mémoire de...
http://coureur2.blogspot.fr/2013/01/danielle-benitsa-chaminant-artiste-et.html

Alliot - Vincent Alliot - Visite d'atelier
http://coureur2.blogspot.fr/2014/02/alio-visite-datelier-une-gestualite.html

Rémy Pénard - Art et souvenirs autour de Pierre Courtaud
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Henry Chopin et la bibliothèque de Valérie Peynaud
http://coureur2.blogspot.fr/2013/12/henri-chopin-et-la-bibliotheque-de.html

Sally Ducrow - Land Art et sculpteur ...
http://coureur2.blogspot.fr/2013/01/sally-ducrow-land-art-et-sculpteur.html

Sally Ducrow l'année 2017 - Nationale et internationale - Sculptures - Land-Art - Installatons - Performances...
https://coureur2.blogspot.fr/2017/08/sally-ducrow-lannee-2017-nationale-et.html

Sally Ducrow l'année 2018 - en suivant le chemin de l'aventure internationale de Sally Ducrow
https://coureur2.blogspot.com/2018/07/sally-ducrow-lannee-2018-de-1017-2018.html

CREPS - Boulouris-Saint-Raphaël - Land Art - Sally Ducrow invitée d'honneur
https://coureur2.blogspot.fr/2017/10/creps-paca-boulouris-saint-raphael-land.html

Sally Ducrow : poésie plastique contemporaine
https://coureur2.blogspot.com/2019/06/sally-ducrow-poesie-plastique.html
Valbonne - Echiquier et Mots d'Azur - Fest'in Val - Festival international de Valbonne
http://coureur2.blogspot.fr/2015/08/renata-akira-murata-essoyes-ville.html

Pierre Marchetti magazine...
http://coureur2.blogspot.fr/2011/12/magazine-pierre-marchetti-un-peintre-un.html

La pochade - Pierre Marchetti et l'art de la pochade.
 http://coureur2.blogspot.fr/2012/09/la-pochade-lart-de-la-pochade-et-pierre.html

L'impressionnisme tardif par les souvenirs de Pierre Teillet - Du plainarisme romantique au
 https://coureur2.blogspot.fr/2012/11/limpressionnisme-inedit-par-les.html

Alliance Française - Tiffani Taylor - Savannah Art Walk - ...
http://coureur2.blogspot.fr/2016/01/tiffani-taylor-gallery-une-artiste.html

H.Wood  - un peintre Anglais à Paris au milieu du XIX° siècle
http://coureur2.blogspot.fr/2016/05/hwood-un-artiste-peintre-de-lecole.html

Sophie Marty Huguenin, sculpteur et le marché de Noël à Biot - Les crèches de Cannes - Le partage du pain du père Guy Gilbert
http://coureur2.blogspot.fr/2016/12/sophie-marty-huguenin-sculpteur-et-le.html

Evolution de la gravure à Venise et en Europe du XV° au XVI° siècles - Histoire et techniques
http://coureur2.blogspot.fr/2017/02/la-gravure-venise-et-en-europe-du-xv-au.html

Aux aurores de la peinture moderne et contemporaine occidentale - Giorgione - Les Trois Philisophes
http://coureur2.blogspot.fr/2017/03/aux-aurores-de-la-peinture-moderne-et.html

La décoration intérieure ou la démocratie de l'art
https://coureur2.blogspot.fr/2012/11/wall-painting-fast-track-collection-une.html

Magda Igyarto - Vibrations et expériences de la matière : du visible à l'indicible et de l'indécible au dicible - Peintre, poète et sculpteur
https://coureur2.blogspot.fr/2018/01/magda-igyarto-vibrations-et-experiences.html

Pour ceux qui aiment jouer aux experts 

Vrai ou faux - Houdon ou Houdon
https://coureur2.blogspot.fr/2014/01/houdon-ou-pas-houdon-jouez-lexpert-en.html

Vrai ou faux - Un tableau inconnu de la Renaissance
https://coureur2.blogspot.fr/2013/01/un-tableau-inconnu-de-la-renaissance.html

Vrai ou faux - Traduction originale du manuscrit de Qumram sur la mer morte ( en cours)
https://coureur2.blogspot.fr/2015/01/vrai-ou-faux-traduction-originale-du.html

Pour ceux qui aiment la recherche en académies de nus - modèles vivants
Nus 2015
https://coureur2.blogspot.fr/2015/03/nus-2015-nackt-2015-nude-2015-2015-2015.html
Nus 2014-2015
https://coureur2.blogspot.fr/2014/09/nus-2014-2015-abac-modeles-vivants-nus.html
Nus 2013-2014
https://coureur2.blogspot.fr/2013/09/nus-2012-2013-abac-nus-2012-2013-2012.html 
Nus 2012-2013
https://coureur2.blogspot.fr/2012/10/nus-abac-20122013-associations-des.html

Et pour ceux et celles qui aiment l'archéologie et l'architecture
voici encore un échantillon de mes recherches sur ce blog
And for those who love archeology and architecture
Here again a sample of my research on this blog

L'ancienne église Saint-Nicolas de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/01/monaco-ancienne-eglise-saint-Nicolas-le.html

Techniques et vocabulaires de l'art de la façade peinte
http://coureur2.blogspot.fr/2012/08/un-tour-dans-le-massif-central.html

Les Vecteurs Impériaux de la polychromie occidentale
http://coureur2.blogspot.fr/2012/06/philippines-les-Vecteurs-imperiaux-de.html

Le clocher des Frères Perret à Saint-Vaury
http://coureur2.blogspot.fr/2012/01/perret-freres-le-clocher-des-freres_10.html

Histoire de la Principauté de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/07/histoire-de-la-principaute-de-monaco.html

Le Palais Princier de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/09/palais-princier-de-Monaco-palais-of.html

Versailles - Monaco - Carnolès - Menton: présence de l'art français en Principauté de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2012/09/versaillesmonaco-larchitecture.html

Primitifs Niçois - Les chapelles peintes des Alpes Maritimes
http://coureur2.blogspot.fr/2012/03/primitis-nicois-les-Chapelles-facades.html

Eglises du sud-ouest des Alpes A travers l'art de la polychromie architecturale
http://coureur2.blogspot.fr/2013/02/eglises-du-Sud-Ouest-des-alpes-alpes.html

Des cérémonies et des fêtes Autour de Saint-Nicolas de Monaco
http://coureur2.blogspot.fr/2013/09/des-cérémonies-et-des-fêtes-Autour-de.html

Langages de l'art contemporain - répétition, bifurcation, ...
http://coureur2.blogspot.fr/2013/09/repetition-ordinaire-bifurcation-art-du.html

La polychromie architecturale et l'art de la façade peinte (1° partie) - des édifices civils dans les Alpes-Maritimes
http://coureur2.blogspot.fr/2014/07/la-polychromie-architecturale-et-lart.html

Façades peintes - édifices civils du sud-ouest des Alpes - 2° partie - XX° siècle
http://coureur2.blogspot.fr/2015/01/facades-peintes-edifices-civils-du-sud.html

Aspects de l'évolution des seigneuries historiques de la Principauté de Monaco à travers quelques 
exemples d'architectures polychromes ponctuelles.
http://coureur2.blogspot.fr/2016/01/aspects-de-levolution-des-seigneuries.html

                                                                  
Châteaux de la Creuse - de la fin du moyen âge - XV et XVI° siècle
http://coureur2.blogspot.fr/2011/09/une-histoire-de-lescalier-en-vis.html


1° partie - Archéologie Médiévale - Aspects et singularités du château en France à la fin du Moyen Âge (XV° et XVI° siècles)
http://coureur2.blogspot.fr/2013/10/archeologie-medievale-aspects-et.html

2° partie - Archéologie Médiévale - Aspects et singularités du château en France à la fin du Moyen Âge (XV° et XVI° siècles)
http://coureur2.blogspot.fr/2014/11/2-partie-archeologie-medievale-aspects.html


3° partie - suite des parties 2 et 3 d'Archéologie Médiévale consacrées aux aspects et singularités du château en France autour des XV° au XVI° siècles
http://coureur2.blogspot.fr/2016/04/3-partie-suite-des-parties-parties-1-et.html

Yviers/Charente - Archéologie médiévale - Une synthèse sur l'évolution architecturale du XV° au XVI° et XVII° s. en France - Mutations des donjons et maisons-tours des petits châteaux de la fin de la Guerre de Cent-Ans vers les donjons résidentiels de la fin du XV° siècle au XVI° siècle et  des incidences dans le classicisme français.
https://coureur2.blogspot.fr/2018/04/yvierscharente-archeologie-medievale.html

Allemans en Périgord - Manoir du lau - Archéologie Médiévale
https://coureur2.blogspot.com/2018/09/allemans-en-perigord-manoir-du-lau.html

Maisons-tours et donjons-tours - architectures médiévales françaises du XIII°/XIV° au XVI° - Archéologie médiévale
https://coureur2.blogspot.com/2019/06/maisons-tours-et-donjons-tours.html

Curac - Les énigmes de son château - Département de la Charente - Archéologie Médiévale
https://coureur2.blogspot.com/2019/10/curac-les-enigmes-de-son-chateau.html

Varaignes - Le château de Varaignes, le village et son église. Un site rural d'écologie et de culture sur le département de la Dordogne en Périgord Vert. Archéologie Médiévale.
https://coureur2.blogspot.com/2020/03/varaignes-le-chateau-de-varaignes-son.html

La Tour : un mode architectural français pour la guerre et pour la paix, du XIII° au XVI° siècles. Un exemple à l'Est du département de la Charente.
https://coureur2.blogspot.com/2020/12/la-tour-un-mode-architectural-francais.html

Iconologie - Un couvercle de sarcophage mérovingien - une corniche de l'église de Saint-Amant-de-Montmoreau (Charente) - Archéologie médiévale.
https://coureur2.blogspot.com/2021/04/iconologie-un-couvercle-de-sarcophage.html

Saint-Amant-de-Montmoreau, Sud-Charente - Des vestiges du Haut-Moyen Âge à la naissance du gothique sur les marches Périgord/Angoumois/Saintonge-  une maison tour -  Première Renaissance Française. 
https://coureur2.blogspot.com/2021/07/saint-amant-de-montmoreau-sud-charente.html

Rioux-Martin - L'église romane - L'implantation de l'abbaye de Fontevraud à la Haute-Lande - Les interventions d'Edouard Warin et de Paul Abadie au XIX° s. - Une approche des escaliers romans dans le bassin de la Tude.
https://coureur2.blogspot.com/2022/06/rioux-martin-leglise-romane.html


Fonctions religieuses apotropaïques et traditions funéraires en France -
http://coureur2.blogspot.fr/2015/08/fonctions-religieuses-apotropaiques-et.html 

Maisons alpines d'économie rurale (Alpes-Maritimes)
https://coureur2.blogspot.com/2011/11/maisons-alpines-deconomie-rurale.html

Pour ceux qui aiment l'iconologie, et l'iconographie
For those who like iconology, and iconography

         Autour du rocaille. Dessin préparatoire d'étude - Le jugement de Pâris
             https://coureur2.blogspot.com/2011/07/dessin-preparatoire-pour-une.html  

La Véronique - Image ou non de la représentation
http://coureur2.blogspot.fr/2012/12/la-veronique-de-la-legende-lart.html 

Langages de l'art contemporain - Répétition ordinaire - Bifurcations - Translation...
https://coureur2.blogspot.fr/2013/09/repetition-ordinaire-bifurcation-art-du.html

Fête de la musique à Nice - Place Garibaldi à Nice - Exposition d'artistes Polonais
https://coureur2.blogspot.fr/2013/07/la-fete-de-la-musique-expositions.html

La Mourachonne à Pégomas (exercice de recherche iconographique)
https://coureur2.blogspot.fr/2012/05/la-mourachone-pegomas-nouvelles.html

Cannes en 4 perspectives albertiennes recomposées - dessin panoramique à la mine de plomb
       https://coureur2.blogspot.fr/2018/02/cannes-en-4-perspectives-albertiennes.html 

Iconologie - Un couvercle de sarcophage mérovingien - une corniche de l'église de Saint-Amant-de-Montmoreau (Charente) - Archéologie médiévale.
https://coureur2.blogspot.com/2021/04/iconologie-un-couvercle-de-sarcophage.html

Pour ceux qui aiment la poésie et qui en plus, comme moi, la reconnaisse comme la mère de tous les arts y compris de l'art contemporain
For those who love poetry and more, as I recognize it as the mother of all arts including contemporary art

Rencontres maralpines de Poésie - Mots d'Azur 2015-2016
http://coureur2.blogspot.fr/2015/09/rencontres-maralpines-de-poesie-et.html

Des poèmes sur la Riviera aux couleurs des Mots d'Azur : suite des rencontres maralpines de poésie 2016-2017
http://coureur2.blogspot.fr/2016/09/des-poemes-sur-la-riviera-aux-couleurs.html

Pierre Courtaud - Magazine - Un écrivain, un éditeur un poète, un chercheur en écritures - Un spécialiste de nombreux auteurs.
http://coureur2.blogspot.fr/2012/03/pierre-courtaud-magazine-un-ecrivain-un.html

Henry Chopin et la bibliothèque de Valérie Peynaud
http://coureur2.blogspot.fr/2013/12/henri-chopin-et-la-bibliotheque-de.html

Cannes -1° nuit de la poésie et de la musique au Suquet - 21 juin 2014
http://coureur2.blogspot.fr/2014/06/cannes-1-nuit-de-la-poesiefete-de-la.html

 2° nuit de la musique et de la poésie - Cannes 21 juin 2015
http://coureur2.blogspot.fr/2015/05/2-nuit-de-la-poesie-et-de-la-musique-au.html

3° nuit de la poésie et de la musique  au Suquet- Cannes Moulin Forville le 21 juin 2016
http://coureur2.blogspot.fr/2016/06/3-nuit-de-la-poesie-et-de-la-musique-du.html

Golf-Juan - Performance poétique - Brigitte Broc - Cyril Cianciolo
http://coureur2.blogspot.fr/2015/03/golf-juan-performance-poetique-brigitte.html

Marie Gay - Pierre-Jean Blazy - Auteurs et Edition(s) - Fondateurs des Mots d'Azur
http://coureur2.blogspot.fr/2016/03/marie-gay-pierre-jean-blazy-auteurs-et.html

De Vallauris à Cannes - Le Printemps des Poètes sur la Côte d'Azur avec Les Mots d'Azur
http://coureur2.blogspot.fr/2016/03/de-vallauris-cannes-la-cote-dazur-en.html

 Christophe Forgeot : Poète  - Poésie - Poème
http://coureur2.blogspot.fr/2014/09/christophe-forgeot-un-poete.html

Zorica Sentic - Poète-romancière Franco-Serbe
https://coureur2.blogspot.fr/2012/09/zorica-sentic-poete-romancier.html

La Corse des poètes
https://coureur2.blogspot.fr/2015/08/la-corse-des-poetes-porticcio-village.html

Magda Igyarto - Vibrations et expériences de la matière : du visible à l'indicible et de l'indécible au dicible - Peintre, poète et sculpteur
https://coureur2.blogspot.fr/2018/01/magda-igyarto-vibrations-et-experiences.html

Pour ceux qui aiment les légendes
For those who love legends

The Woodcutter and the Revenant - Sedimentary Memory - Essay - Creuse
Http://coureur2.blogspot.fr/2013/07/la-creuse-memoire-sedimentaire.html

La Creuse - Le Bûcheron et le Revenant - Mémoire sédimentaire - Essai - Creuse
http://coureur2.blogspot.fr/2013/07/la-creuse-memoire-sedimentaire.html

Les routards de la baie d'Halong dans la tourmente https://coureur2.blogspot.fr/2013/10/les-routards

Vietnam - La légende du Dieu des montagnes et du Dieu de la mer
https://coureur2.blogspot.fr/2014/05/vietnam-la-legende-du-dieu-des.html

Pour ceux qui aiment les voitures de collection
Vis-à-vis de Dion-Bouton type E 452 - La voiture emmurée aux enchères à Lyon
https://coureur2.blogspot.fr/2015/09/1900-vis-vis-de-dion-bouton-type-e-452.html

Pour ceux qui aiment l'art lyrique et la musique
Elzbieta Dedek - Pianiste virtuose internationale
http://coureur2.blogspot.fr/2016/09/pianiste-virtuose-internationale.html

Pour ceux qui aiment le cinéma
68° festival du cinéma - Alexandra Robin - Léopold Bellanger  - Cédric Bouet
http://coureur2.blogspot.fr/2015/05/68-festival-cinema-cannes-2015.html

Pour ceux qui aiment la danse
 48° Congrès Mondial de la Recherche en Danse - Avignon du 9 au 13 novembre 2016 - Fabienne Courmont présidente -  UNESCO-CID partenaires 
http://coureur2.blogspot.fr/2016/11/48-congres-mondial-de-recherche-en.html  

Festival d'Avignon à Mouans-Sartoux - Danser Baudelaire - Bruno Niver - Marina Sosnina - Répétition générale
https://coureur2.blogspot.fr/2015/02/du-festival-davignon-mouans-sartoux.html


Pour ceux qui aiment s'habiller et sortir
Eliane Horville - soirées - ville - élégance - conseils - coach
https://coureur2.blogspot.fr/2016/01/soirees-ville-elegance-every-wear.html

Sortir - Manifestations -Performances - Expositions...2012/2017
https://coureur2.blogspot.fr/2013/02/evenements-expositions-manifestations.html


Pour des participations citoyennes


Ordre national infirmier - Recommandations sanitaires
http://coureur2.blogspot.fr/2017/06/ordre-national-infirmier-recommandations.html

Pour ceux qui aiment les multiples beautés de la France 

Les oliviers fantastiques de Lucette
https://coureur2.blogspot.fr/2012/10/les-oliviers-fantastiques-de-lucette.html

Carnet de voyage - Ombres et Lumières - L'eau et les Sables, architectures de villégiatures
https://coureur2.blogspot.fr/2014/01/ombres-et-lumieres-leau-et-les-sables.html

2 - La France en vrac
https://coureur2.blogspot.fr/2014/10/visiteurs-des-pages-pour-voir-le-site.html

1 - CP La France en vrac 1
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